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 [Editeur] La Musardine

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ninik

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MessageSujet: [Editeur] La Musardine   Mer 11 Juin - 12:11



La Musardine




La librairie érotique de Paris



  • Site : http://www.lamusardine.com/accueil.php

  • Facebook : https://www.facebook.com/musardine?ref=ts&fref=ts



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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 27 Juin - 9:40



LE BETISIER DES SITES DE RENCONTRES





Les publicités pour les sites de rencontres nous montrent toujours de jolies blondes fragiles séduites par des princes charmants qu’on jurerait sortis d’une comédie sentimentale. Mais la réalité est toute autre !
Composé de petites annonces 100% authentiques glanées sur différents sites, ce livre vous dévoilera l’étonnante galerie de freaks qui les fréquentent : déviants sexuels, bisounours romantiques, pseudo-intellos, vrais mégalos, artistes ratés et autres cas désespérés : Du prince charmant qui écrit des poèmes de niveau CM2 au zinzin qui vous demande de lui faire pipi dessus dès le premier mail en passant par la femme « en quette du grant amoure » et la « bourgeoise et raffinée » dont le vrai prénom est Jean-Pierre, aucun ne vous sera épargné. Bref, à défaut du grand amour ou du plan cul du siècle… le rire est au rendez-vous !

Un an après misere-sexuelle.com (La Musardine) une enquête journalistique très sérieuse sur la face cachée des sites de rencontres, Stéphane Rose (journaliste, auteur, fondateur des Gérard de la télévision…) revient avec ce bêtisier sur les perles qu’il a pu glaner durant les longues heures passées à fréquenter ces sites. Il s’est entouré pour cette mission ardue de son amie Aurélie Stéfani (graphiste et artiste aux multiples facettes). Ils vous livrent la quintessence de leurs errances tumultueuses sur les sites de rencontres dans un seul but : vous faire rire !



  • Genre : humour
  • Nombre de pages : 160
  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 27 Juin - 9:41

LE BETISIER DES SITES DE RENCONTRES

Critique d'hinahon (à lire aussi sur son blog ici)

Ce recueil est un florilège de ce que l'on peut voir sur les sites de rencontre... Et pour avoir moi même été sur de tels sites, je dois dire que je reconnais certaines situations. Pas toutes car à mon avis certaines sont plus sur les sites de rencontres "coquines" que classiques, mais au moins certaines.
On retrouve de tout. De l'adolescent même pas majeur qui traîne sur ces sites à grands coups de fautes d'orthographe et de "Yolo swag" (vu dans certains messages) aux adultes ayant des fantasmes plus bizarre les uns que les autres.
Bien sûr ce recueil faire rire, mais par moment il est aussi un peu triste. En effet, on retrouve aussi des personnes ayant une vision assez défaitiste de la chose, ne sachant pas vraiment se mettre à leur avantage... Et on se doute bien que ça ne va pas être pour eux une partie de plaisir d'être sur ces sites.
Pour ce qui est des fantasmes bizarres tout y passe: uro, bébé adulte (si si, ça existe) et autres soumissions... Que les gens aient des fantasmes ne me choque pas, après tout chacun ses goûts... Mais qu'ils s'affichent comme ça (parfois de façon très crue) me dérange un peu plus. J'imagine facilement des gens de leur famille qui tomberaient sur de tels propos... Pour moi les fantasmes sont dans le domaine privé et je ne me vois pas déjà parler de fantasmes "classiques" sur de tels sites, à la vue de tous, mais alors encore moins ce genre de fantasmes assez "marginaux"...
Certains dérangent, nous mettent mal à l'aise... Difficile de ne pas essayer de faire une analyse psychologique. D'où cela vient il? D'un manque dans l'enfance? Peut on considérer ça comme quelque chose de bizarre et traiter ces gens de pervers?
Je ne pense pas, au final chacun ses goûts mais c'est vrai que ça ne laisse pas de marbre.
Le pire dans ce livre est le fait qu'aucune faute d'orthographe n'a été rajouté. Tout est tel quel, le texte brut... Et franchement parfois, il faut s'accrocher pour déchiffrer puis comprendre ce que certains ont voulu dire...
Ce recueil m'a fait passer un bon moment, certains passages m'ont fait bien rire. Je pense que c'est tout à fait le genre de lecture adaptée pour l'été: assez court et facile à lire.
Et si par hasard vous avez vous aussi côtoyé ce genre de site, alors je pense que vous reconnaîtrez certaines situations "types".

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 30 Juin - 15:47



Osez 20 histoires de sexe torride, de Collectif





Osez 20 histoires, la collection de nouvelles érotiques de la Musardine, vous propose ce nouveau recueil placé sous le signe du soleil, du sable brûlant, des corps huilés, du sea sex & sun, bref : de l’été !
Un livre à glisser dans votre sac de plage entre la serviette de bain et la crème solaire (ou dans votre sac de rando entre le réchaud à gaz et les chaussettes de rechange, ne soyons pas sectaires).
En partenariat avec Dorcelle et Terrafemina.



  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : 256

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 30 Juin - 15:48

Osez 20 histoires de sexe torride, de Collectif

Critique d'Aurel629

Ce roman est un catalogue de tant de non-dits qu’il en devient alléchant. Osez vingt histoires de sexe torride reprend 20 nouvelles écrites par les lauréats d’un concours organisé par Dorcel(le), Terrafémina et la Musardine. Ayant lu Les cinquante nuances de Grey, Crossfire et La trilogie érotique de Sylvia Day, j’avais quelques attentes de lecture. J’ai débuté ce recueil un peu par hasard, mais j’ai réellement pris plaisir à le lire et au final, il ne m’a fallu que quelques jours.
Les vingt nouvelles sont aussi diverses que variées. On y trouve des histoires simples (rencontres en boite de nuit, travail avec un collègue) et des histoires plus originales (Désert, qui relève des milles et nuits et qui m’a fait sourire). L’autre point fort de ce recueil c’est qu’il y a de tout. De la simple relation hétéro à la partouze, et même de la scatophilie (ce qui m’a légèrement décontenancée). Même si je suis ouverte d’esprit et comprends que certaines personnes puissent appréciées ce genre de sexualité, difficile de rester concentré et sérieux quand on lit qu’une quadra urine dans la bouche d’un jeunot…
J’ai souvent peur de tomber sur un livre érotique vulgaire (ce fut le cas pour une de mes lectures personnelles) et j’avais entendu dire que cette édition était assez crue, mais au final, j’ai trouvé les nouvelles très bien écrites et le langage soigné, ni trop ni pas assez. La succession des vingt nouvelles apporte une dynamique et la variété ne fait qu’ajouter du plaisir à la lecture. Ce recueil est pour moi le reflet de l’ouverture d’esprit et la fin de l’hypocrisie liée au sexe ! Il n’y a pas de mal à se faire du bien et ce livre n’en est que le reflet. Je le conseillerai vivement et suis très heureuse d’avoir pu lire un recueil de cette édition.
Un grand merci au site Au cœur de l’imaginarium et aux éditions la Musardine, chez qui j’ai commandé plusieurs ouvrages.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 2 Juil - 7:45



Sexe, mensonges et banlieues chaudes, de Marie Minelli





Repérée dans la collection de nouvelles érotiques « Osez 20 histoires… », auteure de plusieurs guides pratiques dont Osez… les sexfriends, Marie Minelli raconte dans son premier roman les tribulations d’une jeune bourgeoise des beaux quartiers en quête de sensations fortes dans les cités de Seine-Saine-Denis. Avec un ton irrésistible, féminin mais pas cruche, drôle mais pas lourd, branché mais pas bobo, Sexe, mensonges et banlieues chaudes nous entraîne dans les coulisses des médias et nous fait voyager des immeubles cossus de Neuilly aux cités du 93. Un roman écrit par une fille, pour les filles, une comédie érotique et romantique dans la lignée de Sex in the kitchen, d’Octavie Delvaux



  • Genre : érotique

  • Nombre de pages :

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 2 Juil - 7:50

Sexe, mensonges et banlieues chaudes, de Marie Minelli

Critique de Frei (son blog ici)

Sara, de la génération Y, la jeunesse dorée, se rend compte qu'elle n'est pas heureuse avec Amaury, qu'en fait elle ne l'a jamais aimé. La dernière fois qu'elle a jouit avec lui? Elle ne s'en souvient plus. Elle décide donc de le quitter, mais une fois rentrée elle tombe sur une surprise de taille : Amaury et toute sa famille, ainsi que ses amis sont là, pour leurs fiançailles. Elle ne dit pas non. Elle ne dit pas oui. Mais enfile la bague quand même. Quelques temps après, elle se rend compte qu'elle ne se plaît plus dans l'univers où elle vit, au point de la dégoûter. Alors pour fuir, elle cherche un boulot d'elle-même, côtoie des jeunes banlieusard(e)s sur son nouveau lieu de travail et trompe allègrement Amaury...
J'ai eu beaucoup de mal avec ce roman, sur pas mal de points. La femme qui est en moi n'a pas pu s'empêcher de s'offusquer devant une Sara qui accepte de rester avec un homme qui veut la priver de son épanouissement personnel, professionnel et sexuel pour s'occuper de leur vie sociale et des enfants qu'ils pourraient avoir tous les deux, en toute connaissance de cause. La raison? Pour ne pas perdre ses amis aussi riches qu'elle, alors qu'on a plutôt l'impression quelle ne les aiment pas tellement. Elle rappelle sans cesse que ses arrières grand-mères se sont données à fond dans leur vie pour amasser une fortune assez impressionnante, pour pouvoir vivre tranquillement et s'élever assez haut dans les sphères sociales, mais n'a pas l'air de se tenir au fait que ces mêmes femmes se sont sûrement battues pour obtenir leur liberté et vivre en femmes libres.
Qui dit érotisme dit... érotisme. On s'attend à du sexe, on s'attend à de l'excitation. Mais on ne s'attend pas à ce que l'auteur nous décrive tellement l'acte en lui-même qu'elle en décrit les bruits, comme le "splach splach"  du va-et-vient ("J'ai l'impression qu'il va me démonter [...] et font un bruit, splash, splash, qui accompagne nos mouvements." P.65) et les "ah ah aaaah ah" de la jouissance ("La mannequin est sur le point de jouir, elle jette sa tête en arrière et fait "ah ah aaaah ah" en hurlant" P.142). Les scènes de sexes sont banales, décrites à l'excès et ne m'ont pas plus émoustillée que ça, j'ai surtout éclaté de rire quand Amaury atteint l'orgasme, et de la seule chose qu'il semble capable de dire à ce moment là : "Vive... Vive la France!". Je ne sais pas comment Sara fait pour restée exciter avec ça, mais moi ça me ferait fuir le plus vite possible, avec un traumatisme à la clé.
Quand Sara découvre réellement ce qu'est le sexe, elle tombe amoureuse du premier venu, parce qu'il a réussi à la faire jouir sur le capot d'une voiture en réparation, et de là décide vraiment de s'émanciper, de tout plaquer pour un homme qu'elle ne connais que depuis quelques heures, et qui lui a adressé trois mots, à tout casser. C'est le genre de comportement que je déteste par dessus tout dans les romans érotiques, le personnage principal qui tombe amoureux en un temps record pour une raison vraiment superficielle. Pas pour une qualité, pas pour un trait de caractère, mais pour un homme magnifique ou un dieu du sexe. De toute façon, Sara est superficielle de base, il suffit de revenir à pourquoi elle n'a pas voulu quitter Amaury dès les premières pages du livre...
Mais il n'y a pas que Sara, petite sœur de Ella (Hell de Lolita Pille pour le côté jeunesse doré) et Anastasia Steele (Fifty Shades pour la superficialité), mais d'autres personnes, comme ses parents, si peu présents mais toujours là pour signer le chèque ou pour s'occuper de marier leur fille - et encore - , et sa belle-mère, Hombeline, l'archétype de la belle-maman qui s'occupe de tout, et surtout de ce qui ne la regarde pas. Nous avons aussi Djalil, l'élément déterminant dans la vie de Sara, ou alors son copain gay, Stan. Malheureusement, on ne s'arrête pas assez sur ces personnages pour pouvoir s'attacher à eux et les comprendre vraiment.
L'épilogue est une grosse prise de risque qui pour moi est un échec plus qu'autre chose. On se retrouve quelques temps après, on voit comment nos personnages ont évolués mais le fait d'y ajouter des personnes connues et de les détournés de ce qu'ils sont réellement dans la vraie vie ne passe pas, comme Marion Maréchal - Le Pen qui se retire de la vie politique pour ouvrir un centre social d'alphabétisation pour les sans-papiers sénégalais. Quand on voit que Marion suis les traces de sa tante et de son grand-père, ça décrédibilise tout de suite la fin "tout est bien qui fini bien" qu'a imaginé l'auteure. Côté écriture, ça se lit vite, même si Marie Minelli à souvent tendance à nous coller plusieurs détails en plusieurs parenthèses au beau milieu des dialogues dans les premiers chapitres, incitant le lecteur à relire la phrase plusieurs fois pour être sûr d'avoir bien compris.
En bref, une déception pour moi, je ne m'attendais vraiment pas à ça.
Je remercie le forum Au Coeur de l'Imaginarium et les éditions La Musardine pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 2 Juil - 7:53

Sexe, mensonges et banlieues chaudes, de Marie Minelli

Critique de la lecturienne

Ici la Lecturienne, je vous retrouve pour vous parler d’une nouvelle publication des éditions de la Musardine : Sexe, mensonges et banlieues chaudes de Marie Minelli. Ce livre est annoncé comme une comédie érotique et romantique : comédie, oui ; romantique, si on veut ; érotique : vraiment sans plus.
 
Dans ce roman nous suivons Sara Bastide-Rubinstein, dont les parents sont multimillionnaires. Une de ces filles qui dépensent sans compter, où le luxe est normal, où les fêtes et les obligations de paraître sont multiples. Une de ces filles qui pensent que leur vie est parfaite et que toutes les filles du monde les envient. Mais Sara n’est pas vraiment une de ces filles creuses et superficielles, qui n’attendent que d’épouser un homme riche pour profiter de la vie. Elle sait que si sa mère et sa grand-mère ont réussi à pousser les portes de ces milieux très fermés c’est grâce à leur travail acharné. Elle a donc fait des études de journalisme, mais n’est actuellement qu’illusoirement embauchée dans la fondation de sa belle-mère Hombelline de Saint-Sauveur. Sara fréquente son fils, Amaury, depuis l’école primaire, ils sont en couple depuis tellement d’années qu’il apparaît évident aux yeux de tous qu’elle est la future Madame de Saint-Sauveur.
Mais Sara ne l’entend pas ainsi, elle se sent prisonnière de son couple, de sa belle-famille, explose d’être la « fille de ». Elle rêve d’une vie à elle, où elle serait maîtresse de son destin.
Et pour cela rien de tel qu’une candidature à CV anonyme !
 
Pour moi, il y a dans ce livre trop de clichés sur la vie de la jeunesse dorée des beaux quartiers ne vivant que de fêtes et d’orgies. Comme si ces jeunes ne s’intéressaient à rien d’autres que de leurs petites personnes, ce qui est sûrement vrai pour certains, mais certainement pas le cas de la totalité. Les descriptions de ce milieu sont effleurées, fantasmées, ce qui les rend peu crédibles, à mes yeux en tout cas.
 
Ces imprécisions de décor, sont accentuées par le fait qu’il y a, au final, très peu d’érotisme dans ce livre. Le sexe n’est pas tellement présent tout en étant omniprésent. Les personnages passent peu à l’acte et quand ils le font, c’est très cru. Pas d’érotisme, pas d’attente grandissante qui entraînerait le lecteur dans l’excitation des protagonistes. Non, l’auteur va droit au but. Les descriptions sont trop abruptes. Dommage.
 
Il est intéressant c’est de voir ce personnage de Sara qui se cherche. Il est temps pour elle, à près de 28ans, de se trouver et de savoir ce qu’elle veut faire de sa vie. Elle analyse qu’elle n’est pas heureuse avec Amaury.
Un instant pourtant, j’ai cru qu’elle allait changer d’avis et simplement réorienter son couple vers quelque chose qui la satisferait plus, mais non. Elle préfère lui tourner le dos, repartir à zéro. Mais toute cette partie n’est pas très claire non plus. Il y a un saut dans le temps de trois mois, où sa situation professionnelle devient fantastique, mais comment ? pourquoi ? pourquoi n’a-t-elle pas pu obtenir cette place auparavant ?
 
Ce livre est vraiment trop imprécis, beaucoup d’éléments sont survolés, par facilité peut-on supposer. Rien ne s’ancre dans la réalité et pourtant on voudrait nous faire croire que si.
Il est difficile de croire que Sara et Amaury puissent être ensemble depuis tant d’années, vivre sous le même toit et avoir partagé tant de choses.
Si on retire les quelques scènes de sexe, moins de dix pages, on se retrouve avec un livre très moyen de chick-lit.
 
Un lecture moyenne, l’écriture fluide de l’auteur est agréable à suivre, mais rien ne tient vraiment la route, un certain nombre d’informations sont téléphonées, d’autres sont données sans nécessité et en vrac. Trop de fouillis, d’approximations, font que ce texte reste médiocre.
Par contre je dois reconnaître que j’ai beaucoup aimé la couverture, simple mais joliment travaillée.
 
« Comme s’est difficile de se forcer à désirer quelqu’un, et comme c’est déprimant de se dire qu’on ne fera l’amour qu’avec cette personne qu’on ne désire pas, tout le reste de sa vie… »
 
« J’ai été dure avec lui… Son torse musclé et imberbe, ses cheveux dorés, son style so british, ses attentions envers moi… Il n’est pas si mal, en fait. N’importe quelle fille du quartier serait comblée de l’avoir pour prince charmant. D’ailleurs, n’importe quelle fille de n’importe où serait honorée d’épouser Amaury de Saint-Sauveur. »
 
« Peut-être avais-je besoin de cette période de transition, d’être un peu à eux deux pour n’être vraiment à personne, à personne d’autre que moi-même. »
 
Je remercie les éditions de la Musardine et le forum Au Coeur de l'Imaginarium, pour la découverte de ce livre.

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Dernière édition par ninik le Dim 6 Juil - 18:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 2 Juil - 7:55

Sexe, mensonges et banlieues chaudes, de Marie Minelli

Critique de Malka

Sara s’ennuie et étouffe sous les contraintes de sa vie de privilégiée. Elle aspire à du changement et se met en quête de liberté.
A travers ce roman, Sara mène une rébellion plus difficile qu’il n‘y parait. Elle est enfermée dans une vie entièrement planifiée pour elle (un fiancé qui ne la satisfait pas, un boulot avec belle maman). Elle n’a pas choisi ce qui lui arrive, le subit, sans pouvoir dire un mot, sous la pression d’un monde réglementé par la bienséance et les apparences. Pourtant, Sara fait preuve d’un esprit critique assez surprenant envers ce monde, et même d'un certain cynisme, puisqu’elle a toujours connu cette vie aisée et facile.
Sans doute est-ce lié à sa prise de conscience ou à son envie de liberté et d’indépendance, latentes avant même que l’histoire ne débute (le prologue est en ce sens particulièrement savoureux). Sara est donc un personnage qui va connaître une évolution et même une révolution initiée avant tout par le sexe: tout débute par une scène où elle joue les voyeuses et qui sert de déclencheur à l’histoire. Elle y trouve l’envie et l’excitation nécessaire pour forcer le destin et trouver cette nouvelle vie tant convoitée.
Les autres personnages restent assez stéréotypés. On ne les voit pas ou peu évoluer. Dans le roman tout tourne avant tout autour de Sara. Même Djalil, son prince charmant des banlieues semble peu présent.
Amaury le riche fiancé et ses parents coincés et rigides ou les copines superficielles, apparaissent soit totalement dépravés soit totalement prudes et conservateurs, donc clairement basés sur des stéréotypes bien ancrés. Par contre, les banlieusards, même s’ils répondent aux clichés habituels, ont fait des études et se montrent professionnels.
Si les clichés employés contribuent au côté léger et amusant du roman, certains deviennent parfois pesants. D’un côté les riches malsains ou stricts et irrécupérables, trop soucieux de préserver leur petit confort personnel et de l’autre les gentils et courageux banlieusards, cela manque un peu de nuances. On regrette un peu, également, le clivage total entre les deux mondes, dont Sarah reste le seul lien. Certaines rencontres auraient pu être amusantes…
La romance entre les deux protagonistes, Sarah et Djalil, arrive de façon un peu abrupte, mais se met ensuite bien en place. L’auteur prend bien des détours pour réunir ses deux personnages, comme dans toute romance qui se respecte. Sara en bave à cause de Djalil, mais gagne grâce à cette expérience, et au contact de ses nouveaux amis, une évolution positive de sa personnalité (avec plus de tolérance, de générosité et de mordant) ainsi que son indépendance.
Dans le roman, on trouve des scènes de sexe, variées et bien écrites. La justesse des descriptions, des sensations et des émotions leur donne du cachet. Pourtant, si les lieux et les situations sont diversifiées, certaines ne se fondent pas toujours naturellement dans le contexte et paraissent un peu calculées.
Les style et le ton du roman sont agréables. La plume fluide, légère et naturelle de l’auteur, le ton humoristique et ironique, font de " Sexe, mensonges et banlieues chaudes", un livre qui se lit facilement et rapidement.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 2 Juil - 8:05

Sexe, mensonges et banlieues chaudes, de Marie Minelli

Critique de ninik

Préparer une critique et s'intéresser à un auteur peut parfois réserver des surprises. Découvrir que Marie Minelli, avant de se lancer dans ce premier roman qu'est Sexe, mensonges et banlieues chaudes, a commencé à écrire pour la Musardine, d'abord des nouvelles dans leur collection Osez..., puis des Guides, toujours dans cette même collection, n'est pas surprenant. La voir animer une émission érotique sur une chaîne de radio, ou écrire des chroniques dans Elles ou Sensuelle reste assez logique. Mais découvrir qu'elle a été scénariste pour la série de M6 Scènes de ménage, a de quoi déstabiliser et faire sourire.
De même, il est rapidement perceptible que l'auteure a mis beaucoup d'elle, de son passé et de sa famille pour dresser le portrait de la vie dorée racontée dans Sexe, mensonges et banlieues chaudes. Fille de mannequin et de diplomate, elle a, tout comme son alter-ego fictif, toujours vécu à Neuilly-Sur-Seine et son personnage principal, Sara, est elle-aussi chroniqueuse. Cependant, la jeune femme inventée par Marie Minelli rêve d'une autre vie. Etouffée par ses futurs beaux-parents, restant avec son fiancé parce qu'elle n'ose pas le quitter, elle va découvrir son désir d'émancipation en assistant à une scène voyeuriste, et y parvenir en décrochant, dans le plus grand secret et l'anonymat, un métier. Obligée de se faire passer pour une habitante des cités, elle fait la connaissance de Djalil, et rêve de s'enfuir avec lui, fuyant sa vie dorée mais pourtant si terne.
L'écriture de Marie Minelli et sa manière de décrire les golden-boy français fait beaucoup penser à Brett Easton Ellis, mais d'une manière beaucoup plus légère et en enlevant une grosse louche de noirceur. En effet, les deux auteurs ont à cœur de pointer du doigts la jeunesse dorée (d'un côté américaine et de l'autre, française) en citant à tout bout de champ les marques, les magasins, les noms des restaurants à la mode. Bien entendu, là ou Ellis s'enfonçait dans l'horreur et la noirceur la plus sanglante, en lisant son lecteur dans une folie qui gangrenait tout, Marie Minelli opte pour la légèreté, et pour une certaine perversité dans la manière qu'a cette jeunesse de concevoir le sexe.
Tout cela se révèle assez caricatural, finalement, avec d'un côté les riches, pervertis, faisant des orgies entre amis (mais la séquence où deux amies de Sara lui montrent comment faire une fellation est assez délicieusement inoubliable), et de l'autre les banlieues, avec la kebaberie, l'ambiance détendue, les gens sympas. Et bien entendu, d'un côté le fiancé de Sara, imbu de lui-même, frigide, sans saveur, et criant « vive la France » chaque fois qu'il jouit (petit plus franchement too much, mais en même temps amusant ) et de l'autre Djalil, inaccessible, beau, gentil, amant formidable... Et, en quittant tout pour le retrouver, à un moment du récit, cette émancipation de son monde sonne finalement comme le fait de quitter une dépendance pour une autre, mais elle permettra à la jeune femme de concilier les deux mondes, à ses yeux, et d'enfin exercer le métier qu'elle rêve, de la manière qu'elle le désire.
L'écriture, légère et agréable, rend la lecture de Sexe, mensonges et banlieues chaudes, rapide, aisée et loin d'être désagréable, malgré les points noirs relevés. Ces derniers montrent d'une part qu'il s'agit d'un premier roman, mais aussi que l'auteure ne désire pas livrer une critique sociale teintée de sexe, mais une petite friandise, amusante, légèrement critique, et sensuelle.
Car, bien entendu, il s'agit d'un roman érotique. Les séquences chaudes ne sont pas trop nombreuses, montrant là-encore que Marie Minelli souhaite de la légèreté, et une véritable histoire, où ces séquences s'inscriront de manière cohérente, et elle y parvient. La plume de l'auteure rend ces moments plutôt excitants, jamais vulgaires, bien qu'un peu crus, et les rendent très agréables à lire.
Au final, Sexe, mensonges et banlieues chaudes s'oubliera sans doute rapidement, mais reste assez agréable à lire.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 12 Juil - 15:18

Osez 20 histoires de sexe torride, de Collectif

Critique d'Hinahon (à lire aussi sur son blog ici)

Tout d'abord, je me dois de pousser un coup de gueule.... Pourquoi « torride » doit toujours rimer avec vulgarité ??
Si l'on regarde la définition du mot « torride » on trouve :
torride, adjectif, (latin torridus) : Où il fait très chaud, brûlant : Ville torride en été.
Aucun signe de vulgarité dans cette définition...
Je ne suis pas facilement choquée (d'ailleurs ici le langage ne me choque pas) mais là ça m'a énervé... Les auteurs manqueraient-ils de vocabulaire ? En effet, il me semblait pourtant que le champs lexical du sexe était bien plus développé que « bite, couilles, cul, touffe, chatte, foutre » et j'en passe. Certains auteurs de ce recueil (une minorité malheureusement) ont su écrire des histoires torrides sans utiliser ce genre de vocabulaire « barbare »... Réduire le sexe à une sorte de boucherie avec de tels mots crus, je trouve cela dommage. Pour moi, une bonne histoire sensuelle est bien plus excitante qu'une histoire écrite à coup de « bite », « chatte dégoulinante » et autres « camion de foutre ». A notre époque, il est facile de trouver des histoires (souvent bâclées) avec ce genre de vocabulaire. Je suis donc peut être trop exigeante, mais j'attends plus d'un recueil comme celui ci : plus de recherche dans le vocabulaire surtout... Certaines histoires ne m'auraient de toute façon pas plu parce que je n'ai pas aimé la situation en elle même, ce qui ne me gène pas du tout, par contre le vocabulaire me gène plus...Du coup, même si certaines nouvelles restent pour moi de belles réussites, je suis passée à côté de ce recueil.
Je vous propose maintenant un résumé de ce que j'ai pu penser de ce recueil :

Selon mes goûts personnels, j'ai pu trouver 3 grands groupes de nouvelles :
Celles que j'ai vraiment aimé
Celles auxquelles il manquait un petit quelque chose pour que j'accroche vraiment
Celles que je n'ai vraiment pas aimé

Dans la première catégorie, on trouve des nouvelles comme :
La révérence de Sève Maël, Rencontre de Chiara Fratelli, Le fruit de l'amour de Enoria Menair.
Dans ces trois nouvelles, on trouve un point commun : un effet de surprise.
Dans la première, c'est un univers feutré, presque confidentiel dans lequel on arrive. Pour ceux qui l'ont vu, vous retrouverez l'ambiance de « Eyes Wide Shut », comprenez une partie fine confidentielle qui est à la fois intrigante et aussi un peu effrayante... J'ai aimé cette prise de risque et la façon dont l'auteur a mis tout cela en lumière.
Dans la deuxième, l'auteur utilise quelque chose qui parlera à beaucoup de gens de nos jours : la rencontre sur internet. On retrouve ce petit côté du risque de ne pas connaître la personne que l'on va rencontrer. On sort de sa zone de confort, et après tout, on dit souvent que la vie commence quand l'on sort de cette fameuse zone... Ici, l'auteur a su tenir le suspens jusqu'à la fin et c'est vraiment bien amené. J'ai aussi vraiment aimé le côté feutré de cette chambre d'hôtel, décrite mais pas trop qui laisse là aussi place à l'imagination.
La dernière joue sur l'idée du fruit défendu. Cette histoire est assez sensuelle, pas vulgaire et nous entraîne dans une histoire bien écrite. Encore une fois, on retrouve le lâcher prise, l'envie de prendre des risques. Mais après tout (et là je me garde bien de vous donner la réponse, chacun sa vision des choses...) la clé d'une sexualité épanouie ne serait elle pas de se laisser une part de risque, d'inconnu ?

Pour les suivantes, ma lecture a souvent été freinée par plusieurs choses : soit par une vulgarité trop présente ou alors une confusion dans l'histoire.
Dans cette « catégorie » on retrouve :
Sensuel en Corse de Théophile Dessoy : A peu près au milieu de l'histoire, il y a un passage un peu confus. J'étais un peu perdue dans l'histoire... J'avais l'impression que l'action était allé trop vite et que l'auteur m'avait comme « déposé sur le bord de la route ». Je ne suivais plus le train de l'action. Je ne savais pas comment le protagoniste était arrivé là, comment la deuxième personne l'avait rejoint. J'ai su me raccrocher un peu plus loin mais c'est vrai que ça a freiné un peu ma lecture. J'ai aimé la fin, que j'ai trouvé intéressante. En effet, il y a un parallèle assez intéressant entre ce qui se passe en réalité et ce que le « héros » raconte. Cela relève le côté « coquin » de l'histoire. J'ai trouvé que ça ramenait aussi un petit plus de folie. Dommage que le petit passage confus ait un peu diminué mon plaisir de lecture.
Océane de Niko : Ici on embarque à bord d'un train. J'ai aimé le lieu car qui n'a pas déjà imaginé une histoire dans ce moyen de transport ? Encore une fois le côté prise de risque...
On retrouve un écrivain en manque d'inspiration, et cette inspiration, il la trouvera peut être pendant ce trajet. Une histoire entre réel et fiction et ce n'est pas pour me déplaire. J'aime quand on est à la frontière des deux. Par contre, il m'a manqué un petit quelque chose pour vraiment accrocher, et le plus dur serait de vous dire quoi... Je sens qu'il m'a manqué quelque chose, mais pour une fois je n'arrive pas vraiment à mettre le doigt dessus...
Emplettes coquines de Dametcaro : Cette histoire partait d'une base originale : on retrouve 2 personnes étrangères l'une pour l'autre, dans un grand magasin (et même pour être précise dans un haut lieu de fantasme : une cabine d'essayage). L'auteur, ou plutôt les auteurs je pense, avaient une idée qu'on voit peut : jouer avec les 2 points de vue. Un des points de vue est écrit en italique mais malheureusement, au début de la nouvelle, il y a eu un mélange... L'italique n'est pas utilisé pour la bonne personne et même si par la suite cette erreur est rattrapée, on perd quand même un peu le fil. Et c'est ce qui pour moi a gâché le plaisir de cette nouvelle. Vraiment dommage car l'histoire en elle même était assez bien écrite.
Un autre lieu de Florian CaliKen : Dans cette histoire, une femme se retrouve propulsée dans une dimension parallèle, bien que très proche de la réalité. Dans ce nouvel univers, on retrouve le même monde mais d'une façon plus « parfaite ». C'est comme une version idéale de ce qu'elle vivait avant. Et elle compte bien en profiter. Cette histoire aurait pu être très bien faite, mais malheureusement, l'auteur qui avait su m’appâter avec cet univers, m'en a donné trop peu ! On ne comprend pas vraiment comme elle est arrivé dans cette réalité parallèle. Et j'aurais bien voulu en savoir plus, comment elle était arrivée, si elle gardait la possibilité de repartir, est ce vraiment la réalité ou alors est ce un rêve ? Trop de questions sans réponse pour moi à la fin. De plus, l'univers m'a plus intéressé que la situation « torride » elle même...
La Scribe de Stuc Régences : Ici, bien que j'ai apprécié la forme de la nouvelle (un récit dans un récit) c'est aussi ce qui m'a éloigné de l'histoire... En effet le fait que l'histoire soit raconté par quelqu'un dans un texte écrit qu'on lit a, pour moi, mis trop de distance. On devient spectateur d'une scène qui a été écrite par une personne elle même spectatrice... On sait que l'écrit est la conséquence d'un pari, un cadeau d'anniversaire. On sait aussi que c'est une histoire qui s'est produite dans le passé. Même si c'est assez bien écrit, à la fois par l'auteur réel que par le scribe (personnage devenu lui même auteur sous la plume de l'auteur réel) toute cette distance ne m'a pas permis de m'intéresser à l'histoire, ni même d'apprendre à vraiment connaître les personnages. Peut être que cette histoire aurait mérité d'être plus développée, de sortir de la forme de la nouvelle pour gagner un peu plus en proximité. De plus, avec la mention d'une spectatrice dans le récit en lui même, la distance est accrue (on devient alors la troisième « ligne » de spectateur de la scène...). Petite déception...
Une nuit, un été, trois possibilités de Paul Julian : Tout d'abord, ce qui a suscité mon intérêt dans cette nouvelle, c'est le fait qu'elle soit écrite comme une pièce de théâtre, en scène. On pourrait craindre ici aussi une distance, mais le côté théâtre nous garde quand même plus proche de l'action. On retrouve ici un thème assez classique des histoires érotiques : un triangle amoureux. Malheureusement, il s'avère être sans surprise. J'ai vite compris qui serait le troisième protagoniste et donc ça a un peu gâché les choses, comme si j'avais été spoilée par quelqu'un d'extérieur alors qu'en fait, c'est l'histoire elle même qui s'en est chargé. L'histoire reste intéressante et bien écrite (bien qu'un des personnages soit un peu trop mélo dramatique) mais son côté trop prévisible gâche la fin.
Le miel et le feu de Noémie Arnaud : Nouvelle écrite en chapitres, un peu bizarre pour un écrit court. Pour moi elle est aussi mal positionnée dans le recueil : elle suit une autre nouvelle de forme originale, ce qui enlève de l'originalité à celle ci . On retrouve ici l'envie d'inconnu, la prise de risque (quoi qu'au final la prise de risque s'avère moins grande qu'on ne le pensait – ce qui amène un twist intéressant à l'histoire). Par contre, on trouve aussi une comparaison loin d'être sensuelle (doigts comme une « pince de crabe », pas forcément le genre de chose qui donne envie..) et toujours un vocabulaire vulgaire pas forcément appréciable... Un peu dommage, vu le reste de la nouvelle, j'aurais aimé un peu plus de recherche pour le vocabulaire, ce qui aurait vraiment complimenté l'histoire. Dommage.
Cocon de chair de Julien Courant : Je dois avouer que dès le début j'ai eu peur de ce que cette histoire me réservait... En effet, le titre ne m'attirait pas vraiment, il aurait même limite eu tendance à me dégoutter... Cependant, si on met de côté ce titre et la fin qui nous donne une explication sur ce choix, l'histoire est bien amenée, bien écrite et intéressante. Je pense aussi que mon à priori sur le titre m'aura fait prendre trop de recul sur cette nouvelle pour vraiment apprécier l'histoire.
Sea, sex and Julien d'Aline Tosca : Cette histoire est parfaite pour la saison (si bien sûr on la lit par un jour ensoleillé, et pas comme aujourd'hui pour moi, un jour digne du mois de novembre...). On retrouve la plage, le soleil, la mer... les vacances quoi ! Et bien sûr les vacances ensoleillées et le sexe sont souvent un bon cocktail pour une bonne lecture estivale. J'ai eu tout d'abord peur à cause d'une scène assez vulgaire (que j'ai trouvé au final justifié – pour moi l'un des seuls usages justifié de la vulgarité dans ce recueil), mais la suite plus retenue m'a vraiment plu. On retrouve quelque chose de plus « soft » bien plus propice à faire monter la température ! Même si je me doutais du principal, je l'attendais avec impatience et c'est ce qui pour moi a fait l'intérêt de cette nouvelle.

Enfin il y a les nouvelles que je n'ai pas aimé... Le reste du recueil en résumé... Et là, je resterai dans le général pour ne pas trop me répéter. En effet, j'ai souvent la même chose à reprocher à ces nouvelles...
Tout d'abord la vulgarité : Un manque flagrant d'imagination dans le choix des mots malgré un champs lexical étendu... Ou alors des mots que personnellement je n'aime pas : comme le mot « con » pour le sexe féminin... Je ne trouve vraiment pas cela élégant... Je trouve cela d'autant plus dommage que certains auteurs ont réussi à écrire des nouvelles sans avoir recours à des mots crus comme « bite, chatte, couilles »... Quand on voit de nos jours que ce sont des mots qu'on entend très souvent prononcés par des adolescents, j'aurais voulu un vocabulaire un peu plus recherché venant d'adultes... Certes la vulgarité est parfois « utile » comme dans la nouvelle « Sea, sex and Julien » où elle permet de montrer la brutalité d'un homme et le manque de connexion entre les partenaires. Mais par moments, cette vulgarité a pour moi gâché de bonne histoires. Je pense que certaines nouvelles, réécrites avec des synonymes moins crus auraient pu me séduire... De plus, l'utilisation à répétition de ce genre de vocabulaire est très lassant. On passe d'une histoire à une autre sans beaucoup d'intérêt... Heureusement qu'il y a quelques nouvelles qui sont de belles parenthèses dans cet océan de vulgarité... On finit vraiment par ne pas voir une grosse différence. Certes les histoires sont différentes, mais avec le même vocabulaire... On se demande même parfois si ce n'est pas le même auteur à chaque fois. De plus, pour des personnes qui commenceraient à se lancer dans ce genre de lecture, je pense que le recours à ce genre de vocabulaire pourrait les laisser de côté et donc passer à côté d'une partie de son public. En effet, les personnes aimant l'érotisme limite romantique ne trouveront que très peu de nouvelles pour leur plaire. Certaines personnes effectivement aiment être bousculées par ce genre de langage, mais entre la répétition et le fait qu'une partie du public recherchant plus de sensualité soit mis à part, ce recueil pour moi, a raté le coche.
Il y a aussi les histoires où en plus de la vulgarité, on tombe dans des situations sordides : relations avec un mineur, ou un homme complètement saoul en plein milieu de la rue... J'ai du mal à voir ce qui peut être excitant dans certaines de ces situations... Au contraire, j'ai parfois été à la limite du dégoût. J'ai tenu à ne jamais abandonner une nouvelle pour vous donner un avis global, mais j'ai parfois été tentée de passer à la suivante... C'est cependant très personnel, peut être que d'autres personnes les auraient apprécié, auraient su voir plus loin que le premier plan cru et sordide, mais malheureusement, cela n'a pas été le cas pour moi. Ce n'est pas que je sois choquée (après avoir lus des livres comme 'Les Biscuitières' et « Culte » qui laissent peu de place à la retenue et qui vont même dans des recoins sombres de la sexualité, je ne suis pas facilement choquée) mais c'est plus que j'ai trouvé cela moins bien écrit et amené quand dans les livres cités ci dessus, ce qui a rendu les nouvelles plus sordides que certaines scènes bien plus crues dans le contenu.
Enfin, il y a les histoires qui donnent trop de détails inutiles, comme si il fallait combler un nombre de mots minimum... ou alors des histoires qui pour moi sont beaucoup trop fouillis et pas assez abouties...

Du bon comme du moins bon dans ce recueil, qui n'aura pas su combler mes attentes à 100%.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 18 Juil - 9:38



LE SALON DES POUPEES d'ARKADINE EVE





La nuit, Vanessa erre dans les rues obscures, en quête d’aventures. À son retour, elle retrouve son gentil mari. Ensemble, ils jouent à la poupée. Et c’est Vanessa, bien sûr, qui fait la poupée... Une très étrange et très vicieuse histoire d’amour. Un joyau de la plus pure pornographie.

Eve Arkadine n’est pas une « pornographe de bas étage ». Elle écrit pour donner du plaisir à ses lecteurs, c’est un fait, mais aussi pour s’en donner à elle-même. Jamais ajoute-t-elle, elle n’a eu autant de plaisir qu’en écrivant ce qu’elle aurait aimé subir. Et peu importe de savoir qui se cache derrière ce mystérieux pseudonyme, cette plume avérée, déjà auteure de La Fiancée des bouchers dans la collection Lectures amoureuses, risque d’enflammer vos sens.



  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : 128

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 18 Juil - 9:39

LE SALON DES POUPEES d'ARKADINE EVE

Critique de Frei 'à lire aussi sur son blog ici)

Le salon des poupées raconte l'histoire de Vanessa, 22 ans, et son mari, Effixe (abréviation de François-Xavier), 41 ans et leur couple est assez particulier dans l'ensemble. En effet, Effixe aime les poupées, il les collectionnes, et quand il couche avec Vanessa, ils jouent à la poupée: elle, immobile, se laisse poudrer et habiller, laisse son mari se toucher jusqu'à l'orgasme, puis laver, raser, et coucher. Comme une poupée. Mais Vanessa est nymphomane, et il lui faut bien plus que ça pour être satisfaite, mais c'est un pan de l'histoire que je vous laisse découvrir...

Le thème de la femme-objet et très présent, mais venant de la plume d'une femme exprimant ses fantasmes, ça ne me dérange pas plus que ça, tandis que de la plume d'un homme, je trouverais ça pervers. Cela vient sûrement du fait que malgré le thème abordé, l'auteur ne tombe pas dans le glauque, le malsain, et reste derrière ces limites. Les scènes de sexes sont nombreuses, très bien écrites; et prennent plus de place que l'histoire, mais ça ne m'a pas dérangé étant donné qu'elles sont bien amenées et sont justifiées, on ne se retrouve pas à lever les yeux au ciel en se disant: "Encore ?!". Qui veut une lecture émoustillante y trouvera son compte très facilement. 

Malheureusement, il y a un côté assez répétitif dans cette histoire. En effet, Florence, une amie de Vanessa, va répéter trois/quatre fois la même information sur son amie, même si elle a déjà abordé ce point deux fois avant avec Effixe. J'ai aussi trouvé la façon dont Vanessa "chasse" la nuit assez répétitif, car au final de ce côté là, c'est le même scénario. Il ne faut pas non plus chercher des personnages trop travaillés, les informations principales sont là: Vanessa est nymphomane, Effixe aime jouer à la poupée, Florence est une callgirl, et ça s'arrête là. Mais étant donné que l'on lit plus ce livre pour son côté érotique et non la profondeur de la psychologie des personnages, on passe au dessus de ce détail

Le tout se laisse lire plutôt bien: c'est fluide, agréable à lire, et le vocabulaire utilisé est ni trop riche, ni trop simpliste. Ayant parcouru ce livre en une heure, je le trouve un peu court, mais toute l'histoire est là, et la fin est plutôt bien amenée. Quant à la couverture, elle est tout à fait représentative du personnage principal, Vanessa: une poupée.

Merci au forum Au coeur de l'Imaginarium et aux éditions La Musardine pour ce partenariat!

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 28 Juil - 10:30



MÉNAGE À TROIS, d'Eric Mouzat





Un couple amoureux et une potentielle rivale. Est-ce viable ? Attendez de découvrir qui est Mélanie… Un accrochage de pare-chocs sur un parking et une vie bascule. Deux vies plus exactement. Car c’est le coup de foudre immédiat entre Quentin et la narratrice de Ménage à trois, qui quitte pour ce bel homme son rustre de mari. Mais si l’amour est là sans conteste, il manque à notre héroïne le piment d’une sexualité qu’elle n’aime vivre que dans la soumission. Quentin et elle vont donc « apprendre » à théâtraliser leurs ébats au gré de diverses combinaisons avec des personnages de rencontre. Le couple curieux ne manque pas d’appétit sexuel ni d’inspiration en matière de fantasmes, et c’est ensemble, soudés et solidaires, qu’ils dépassent leurs appréhensions et leurs limites pour vivre un amour complet. Pourtant, il reste une ombre au tableau : qui est cette Mélanie que Quentin n’arrive pas à oublier, et comment l’immiscer dans leur vie sans nuire au couple ?



  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : 160

  • Format : papier







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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 28 Juil - 10:31

MÉNAGE À TROIS, d'Eric Mouzat

Critique d'Aurel629

Eric Mouzat nous propose de suivre les aventures de Camille, jeune institutrice mariée à un homme qui semble la combler. Ce qu’elle aime, c’est être soumise. Leur vie sexuelle est couronnée par des gifles, des insultes et est guidée par les envies de son mari.
Camille rencontre Quentin, un jeune homme charmant, sur le parking d’un supermarché. Elle percute sa voiture, et se sent déstabilisée lorsque ce dernier garde son calme et l’invite à régler le problème devant un café. Troublée, la jeune femme accepte et lui donne son numéro de téléphone après que son mari lui ait ordonné de rentrer. Quelques jours plus tard, ils se retrouvent et font l’amour ensemble. Camille, amoureuse de Quentin, décide alors de quitter son mari pour son amant.
La jeune femme livre son lourd secret à son nouvel ami, le sexe, elle adore ça, mais ce qu’elle aime par-dessus tout c’est être soumise. Pour initier Quentin à ses désirs, elle lui propose un stage de quelques jours. S’en suit alors des rencontres qui ne feront qu’augmenter leur complicité et leur amour. Camille va découvrir ses limites, mais elle sent bien qu’il manque quelque chose. Quentin lui explique alors sa rencontre avec Mélanie. Cette jeune femme qui lui a brisé le cœur, et qu’il ne parvient pas à oublier.
Ce livre m’a bien plu. Il lie sentiment et érotisme. J’ai trouvé formidable cette complicité entre les deux personnages, qui bien qu’ils ne se connaissent pas, sont parvenus à se comprendre et à trouver un juste milieu pour que chacun trouve sa place et s’épanouisse. Le vocabulaire est soigné et les idées originales. Les passages érotiques sont bien écrits, dans un vocabulaire adéquat, et je n’ai trouvé aucun passage vulgaire ou superflu.
Le seul petit bémol que je mettrais vient du fait que Mélanie, qui dans la quatrième de couverture, laisse à penser qu’elle sera très présente, n’apparaît qu’en toute fin de livre. Camille décide de la recontacter lorsqu’elle a compris que Quentin ne s’en libérera jamais et ils se retrouvent quelques semaines plus tard lors d’un week-end. Hormis cela, qui ne dérange pas, mais qui contrecarre le résumé, j’ai adoré ce livre et le recommanderai.
Merci au forum au cœur de l’imaginarium et aux éditions la Musardine que j’apprécie de plus en plus.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 2 Aoû - 8:46

Osez 20 histoires de sexe torride, de Collectif

Critique d'ATea

Pour commencer, je tiens à préciser que les numéros entre parenthèses renvoient à leur ordre dans le recueil.

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Le thème annoncé : L'Eté

Fruit d'un concours de nouvelles érotiques, le recueil nous propose vingt nouvelles dans une ambiance estivale et ensoleillée, en tout cas, selon le résumé. J'ai lu les nouvelles, vierge (c'est le cas de le dire) de toute influence puisque je n'ai pris connaissance du résumé qu'à la fin de ma première lecture. Lorsque j'y ai vu cette précision, j'ai été sacrément étonnée puisque je n'ai que très peu ressenti cette ambiance. Quatre titres m'ont évoqué l'été, dont deux uniquement parce que le mot Été y était cité : (13) Une nuit, un été, trois possibilités. (18) Eté. Jour 1. (19) Les Vieilles Pierres du Sud. (20) Sea, Sex & Julien.

Ma deuxième lecture m'a laissé encore plus surprise. Hormis une allusion légère au mois d'août ou la simple évocation des vacances, peu de textes vous font plonger réellement dans l'ambiance de l'été.

Ainsi, on rencontre plusieurs personnages venant alimenter cela : Un homme qui se retrouve dans un stage de théâtre : (1) Sensuel en Corse. Deux femmes en vacances dans le désert : (7) Désert. Une mère qui envoie son fils en vacances chez le père : (10) Un temps de chienne. Le contexte des soldes d'été : (15), Papillons.

L'on rencontre aussi des textes où la description de la chaleur ambiante ou du paysage peuvent vous emmener en vacances : (3), La révérence. (11), La Scribe. (16), Cocon de chair. (17), La métamorphose.

Ce qu'il en ressort est plus de l'ordre de l'insouciance liée aux grandes vacances et aux connaissances éphémères. Par ailleurs, certaines nouvelles parlent de ces rencontres éphémères dans un contexte qui pourrait tout aussi bien se dérouler à une autre saison. En conclusion, même si le thème est clamé et faisait l'objet du concours, je n'ai pas trouvé de réel lien entre les nouvelles.

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Passé ce premier constat, les onze hommes et onze femmes (deux nouvelles ont été écrites en binôme : un couple mixte et un couple féminin) vous entraînent dans les affres du désir grâce à quelques grands mécanismes.

Ce qui fait vivre et vibrer nos personnages, ce sont ces Inconnus en majorité. (12 textes) Céder à l'envie, à l'aventure, repousser la peur du danger, jouer avec ses limites, même si nos personnages ont toujours ce moment de doute qui précède le passage à l'acte. Nos personnages aiment perdre le contrôle…

Ou le prendre d'ailleurs car le deuxième thème qui en ressort relève de la domination (8 textes). Je ne parle pas ici de BDSM pur, même si l'une de nos protagonistes enchaînent les relations sexuelles, y compris lorsqu'elle lui font physiquement mal. ((6), Même Obscure). Nous ne pouvons parler de BDSM, mais plutôt de cette relation déséquilibrée où l'homme devient objet de plaisir (2) Prends Feu! jusqu'à ce que l'homme puisse se sentir humilié "Rouge comme une pivoine et nu comme un ver!", maintenu de force par la femme, "immobilisé, pitoyable, tout penaud". Cette relation où la femme est l'Initiatrice (19), Les vieilles pierres du Sud. (20), Sea, Sex and Julien. Cette relation où l'on se bande les yeux, où l'on accepte d'être à la merci de l'autre : (3) La révérence, (5) Rencontre, (14) Le miel et le feu. Cette relation où il existe déjà une hiérarchie dans la vie quotidienne : (16) Cocon de Chair.

Les plans à plusieurs et la part d'exhibitionnisme/voyeurisme tiennent à eux deux, une place majeure. (11 textes). Le lien entre le premier thème des Inconnus et le deuxième thème de l'abandon de nos règles intérieures et notre libération charnelle est ainsi fait.

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Le recueil Osez est bien sûr un recueil d'histoires de sexe torride, il n'empêche que certaines nouvelles vous offrent une réflexion un peu plus profonde (C'est le cas de le dire!). En quelques pages, certaines nouvelles arrivent à soulever certaines choses.

La perte de libido au sein d'un couple est multi-factorielle. La vie quotidienne et sa mortelle routine, les tracas qui nous éloignent de l'autre ou de soi-même, le fait que certaines relations deviennent trop tendres, romantiques, fades. Cet inconnu (qui parfois n'est pas si inconnu que ça… mais ne révélons pas le secret de l'une des nouvelles!) va vous offrir de l'aventure. Cette prise de risque, cette nouveauté qui va raviver ce qui nous caractérise : la Passion. Ce qui va vous rendre désirable, déchaînée et libre. Ceci passe notamment par l'infidélité, Que celle-ci soit révélatrice d'une problématique profonde ou purement physique, elle se retrouve dans 4 textes. (1) Sensuel en Corse. (12) Le fruit de l'amour. (13) Une nuit, un été, trois possibilités. (14) Le miel et le feu.
Mais la perte de libido ne se résume pas au couple et peut également être lié à la séparation récente (6) Même Obscure, (17) La Métamorphose, au quotidien célibataire avec le texte (10) Un temps de chienne mais également à l'âge vieillissant (3) La Révérence.
Et où la sexualité vous permet de vous retrouver, de vous recentrer sur vos envies, de façon égoïste parfois, et s'accorder ce lâcher prise.
Du coup, j'ai moins apprécié la nouvelle (12) Le fruit de l'Amour, qui pour moi était prévisible dès le départ et trop moralisatrice. La protagoniste est trop convaincue du bien fondé de la Fidélité pour ne pas céder. Elle a donc un mérite, nous rappeler que la Vie est remplie d'incertitudes.

La plupart des autres nouvelles a contrebalancé et s'est concentré sur l'histoire de sexe sans réel arrière-plan, ce qui n'est pas désagréable non plus. Une légèreté est appréciable dans ce cadre-là. Je pense à nouveau au texte (1) Sensuel en Corse. (Que j'ai déjà cité dans la première partie sur le fond des histoires mais qui, selon moi, brille davantage pour sa légèreté.) mais aussi à (4) Océane, (8) Emplettes coquines, (9) Un autre lieu, (10) Sea, sex and Julien.

--

Au niveau de la forme, il est à noter que les hommes se sont mis plus facilement à la place des femmes puisque sept hommes ont choisi la voix d'une femme, contre… 0 femmes qui ont choisi un homme. Dommage. En tout cas, le changement de sexe est assez bien réussi et je n'ai pas ressenti de difficultés de la part des hommes à s'identifier aux femmes. Le langage et le déroulé des histoires étaient réalistes et laissaient l'esprit vagabonder au fil des mots.

Si chaque nouvelle fut intéressante par le fantasme choisi, quelques nouvelles m'ont laissé sur le côté avec leur traitement, et le style d'écriture pas assez fluide :
(9) Un autre lieu de Florian CaliKen. Des dialogues irréalistes et une fin trop cérébrale qui empêchent de rentrer dans l'histoire provoquant ainsi une rupture dans l'enchaînement des nouvelles.
(12) Le fruit de l'amour d'Emporia Menair. Sûrement celle qui m'a le moins plu au niveau du fond : la présence de citations bien pensantes, le côté moralisateur, et en même temps, ce déroulement si prévisible, qu'au niveau de la forme : l'écriture est, pour moi, trop mièvre. D'autant plus dans un recueil de nouvelles érotiques. La représentation du sexe féminin est surfaite, et en rien excitante pour ma part.
(20) Sea, Sex and Julien. J'ai trouvé le style trop technique, trop froid. Il manquait de l'émotion et la sensation de lire une histoire avortée m'a laissé sur ma faim. D'autant plus qu'il s'agit de la dernière nouvelle!

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Quelques bémols :
(4) Océane. Une chute qui révèle une incapacité à continuer l'écriture, à aller au fond du sujet. Une nouvelle avortée selon moi qui pourtant était écrite de manière limpide.
(11) La Scribe. Le début et la fin pour moi sont trop lourdes, trop insistantes et contrastent largement avec le reste de la nouvelle qui était fluide et agréable à lire.
(13) Une nuit, un été, trois possibilités. Le fond de l'histoire est intéressant, le style de l'auteur agréable à lire mais les parties sont trop inégales à mon goût.
(5) Rencontre de Chiara Fratelli - J'ai hésité à le mettre dans les mentions spéciales ci-dessous, ce qui m'a fait flancher, c'est la lourdeur et l'insistance pour révéler la fin, et la véritable identité de l'un des deux personnages. Cela coupe un peu la spontanéité et la subtilité de l'histoire. Trop est l'ennemi du bien, j'aurais apprécié rester sur cette impression de savoir et que cela se termine dans un mot plus que dans un paragraphe…

--

Et pour finir sur une note positive, des mentions spéciales pour la qualité tant sur le fond que sur la forme :
(3) La révérence de Mael - J'ai déjà abordé le fond de cette nouvelle, il est à noter et souligner la plume de Maël qui sert sa nouvelle divinement bien.
(8) Emplettes Coquines de DametCaro - Dommage qu'une erreur de mise en page entraîne une incompréhension. Si cela peut déstabiliser. La relecture vous permettra de le savoir et d'apprécier ce duo qui a très bien fonctionné. Une belle association de la plume masculine et féminine. Une belle complémentarité.
(10) Un temps de chienne de Rita - La chaleur, la torpeur de l'été vous saisit, la libération de la femme se sent à travers les mots et c'est dans un sourire que vous quittez la nouvelle.
(14) Le miel et le feu - de Noémie Arnaud - J'ai également abordé le fond de cette nouvelle, je soulignerais les jeux de mots, le parallèle avec le brasier qui vous embarque et est nécessaire dans le couple.
(15) Papillons de Walter Van Der Mantzsche - L'utilisation de sextoy dans les lieux publics peut vous amener à vous libérer plus que vous ne le pensiez! Et Walter sait vous embarquer et vous donner envie d'appuyer sur la télécommande à distance...
(16) Cocon de Chair de Julien Courant - Deux parties équilibrées pour une histoire plaisante à lire.
(17) La Métamorphose d'Alexandre Dauria. - Plusieurs parties, où tout s'accorde, tout est maîtrisé, y compris le langage SMS dont la longueur est savamment choisie pour jouer sur les sous-entendus, sur la spontanéité. Une très bonne adaptation de ce mode de communication. Quant au reste du texte, le style est fluide et agréable.
(18) Eté. Jour un. de J.W. Trent. Si les hommes alcoolisés ne sont pas forcément très légers, l'écriture retranscrit franchement bien l'état du protagoniste et le rend poétique. Un style d'écriture qui donne toute sa beauté à ce petit moment.
(19) Les Vieilles Pierres du Sud. de Liam Lehrer. La nouvelle est peut-être sans surprise, mais elle a cette simplicité qui en fait une nouvelle agréable à lire.


C'est un bilan plutôt positif, même si le nombre de mentions spéciales est inférieur à la moitié de nouvelles, mais par certaines nouvelles de qualité, plaisantes que je pourrais relire avec plaisir.
Je remercie le forum The Imaginarium et les éditions La Musardine pour cette découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Dim 3 Aoû - 7:51

LE BETISIER DES SITES DE RENCONTRES

Critique d'ATea

J'ai choisi ce partenariat parce que j'ai rarement eu l'occasion et l'envie d'acheter des Bêtisiers, et que je voulais m'y confronter dans le cadre de la critique. A la réception, j'ai été assez surprise de la couverture. Habituée aux belles couvertures des éditions La Musardine, celle-la m'a paru bâclée comme un site de basse catégorie justement. Sur la forme pure du livre, les polices d'écriture qui deviennent minuscules, sont absolument désagréables mais pourront servir pour les prochains tests visuels chez l'ophtalmo...

Sur le fond, le résumé est sans équivoque. Le Bêtisier des sites de rencontres nous promet des annonces authentiques et désopilantes. C'est le cas de le dire car pour prendre la température, j'ai consulté deux-trois blogs de personnes inscrites sur des sites de rencontre et qui relatent leurs expériences. Conclusion : ils remarquent tous le même style d'annonces, depuis l'existence de ce mode de communication.

Vous irez du poétique au plus cru, il y en a pour tous les goûts. Vous trouverez des lapsus, des réflexions drôles, des déviances, des personnes qui sont hors-sujet, des traits philosophes, de l'humour lourd. Des âmes à la recherche d'une sœur ou des corps en demande de sensations.

Mais pour la lecture, je vous conseille d'investir dans un décodeur : la fidélité aux annonces est telle que vous vous retrouvez face à des annonces incompréhensibles à cause d'une orthographe non pas approximative mais carrément hallucinante pour certaines annonces. Cela peut vous faire passer l'annonce. Et celle d'après, et la suivante encore, voire carrément vous faire fermer le livre. Vous pouvez être un peu lassé de cette redondance. Dans le cadre de la critique, pour être sure de ne pas passer à côté de quelque chose, j'ai lu peut-être trop rapidement. Ce genre de livre, c'est celui que l'on laisse traîner et que l'on lit morceau par morceau au risque d'attraper une indigestion. D'ailleurs, dans la voiture pour mes compagnons de route, ils aiment saisir une ou deux phrases au vol mais le referme au même rythme que moi.

Vous êtes amené à sourire, rire, être effrayé, dégoûté aussi. A l'image de la sexualité, en fait. Parce qu'il s'agit de quelque chose d'intime, de quelque chose que vous ne pouvez partager avec tout le monde mais, dans ce livre, vous trouverez des personnes libérées, ouvertes d'esprit, ou présentant carrément des troubles relationnels. Exposer sa sexualité et des photos de cette façon, révèlent un aspect des sites de rencontre et de ceux qui y vont par curiosité. Vous trouvez là, les perversions des Hommes, le mal-être, la solitude, le désespoir. Cette face cachée que les publicités omettent de préciser sur leurs spots publicitaires. L'exhibitionnisme de ceux qui s'y inscrivent et le voyeurisme de ceux qui lisent.

D'ailleurs, ce bêtisier me met mal à l'aise parce qu'il nous amène à nous moquer de personnes parfois instables et en souffrance. Nous rions du malheur des autres. Cela peut paraître rabat-joie effectivement, pourtant il s'agit bien de cela. Et, j'aurais aimé savoir ce que ces personnes ressentent lorsqu'elles découvrent qu'elles sont affichées et deviennent la risée de la société. Peu seront fières de cela, je pense. Cela enfoncera peut-être même leur sentiment de malaise tandis que ça "rassure" ceux qui lisent et se disent qu'ils sont au-dessus de ces gens.

Certes les poèmes sont parfois mièvres, maladroits, loin de notre belle littérature, mais il n'en reste pas moins que ce sont des personnes d'une grande sensibilité qui ont écrit, et qui pour certains n'ont pas grand chose qui les retient à la vie.
D'autres enchaînent les fautes d'orthographe, parce qu'ils n'ont peut-être pas eu un cadre et qu'elles sont liées à un manque d'instruction.
L'agressivité de certains propos met le doigt sur des personnes qui en ont peut-être bavé, et ne connaissent plus que ce mode d'expression.
Et la Solitude voit dans ces sites son unique chance, son unique espoir d'être acceptée par quelqu'un d'autres.

Alors oui, nous pouvons relancer le débat du "Peut-on rire de tout?" encore et encore. Mais de ce livre, je ne retiendrais qu'une seule phrase d'humour : "Range ton gland, j'suis pas un écureuil" et une impression que nous avons besoin d'enfoncer les autres pour sortir la tête de l'eau nous-mêmes. Il existe beaucoup de citations sur cela, une m'a marqué :
Dire du mal des autres est une façon malhonnête de se flatter. Oscar Wilde


Et, quand au cours de mes recherches je suis tombée sur le genre de coaching qui vous apprend à rédiger vos annonces pour accrocher "tout ce que vous voulez" et qui commence par "Femme qui rit…" Je me dis qu'avec eux, nous aurons droit à bien d'autres bêtisiers…

Néanmoins, je suis contente d'avoir participé à ce partenariat entre le Forum The Imaginarium et les Editions de la Musardine qui m'ont permis d'écrire cette critique et de réfléchir, une fois de plus, sur les relations humaines et ce qui nous lie…

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Dim 3 Aoû - 10:44

LE BETISIER DES SITES DE RENCONTRES

Critique de Frei (à lire aussi sur son blog ici)

A l'heure d'internet où presque toute la population est connectée en permanence à différents sites et autres réseaux sociaux, certains sont connectés sur des sites de rencontres, dans l'espoir de trouver le grand amour, une amitié, ou juste un coup d'un soir. Dans ce recueil, vous trouverez les perles des sites de rencontres les plus drôles, mais aussi les plus étranges, et dans certains cas, certaines qui font peur...

En effet, on trouve de tout dans ce recueil, et principalement des annonces bourrées de fautes d'orthographes qui donnent un double sens à certaines phrases, ou les rendent totalement illisibles. Les demandes étranges sont présentes, allant de l'homme qui cherche une personne aux pieds plats ou d'autres qui cherchent une personne pour forcer leur femme à coucher avec un autre, ce genre d'annonce qui fait peur étant donné que ce sont de vraies annonces qui sont reprises ici, seuls les pseudos et les photos ont été changés.

Fantasmes inavoués, poètes à la recherche de la première expérience sortant du commun ou à la recherche de la personne qui fera oublier son ex, on trouve de tout dans ce recueil, et on ne peut pas s'empêcher de rire à la lecture de certaines annonces horripilantes.

Ce recueil, vous l'aurez compris, regroupe le pire des sites de rencontres et permet de passer une bonne demi-heure à rire! Merci au forum Au coeur de l'Imaginarium et aux éditions La Musardine pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 6 Aoû - 10:50

LE BETISIER DES SITES DE RENCONTRES

Critique Violaine281

Je remercie les éditions La Musardine et Au coeur de l'imaginarium pour m'avoir fait rire avec ce partenariat.
Ce recueil est un repère des pires annonces parues sur les sites de rencontres. Tout est authentique et cela fait bien sourire au fil de la lecture.

Chaque annonce reflète aussi notre époque et cette difficulté à trouver l'amour. Les gens sont en quête d'amour mais ils sont pour la plupart fragile car leur expérience amoureuse a pu être merveilleuse mais tout aussi catastrophique Malgré eux, les annonces qui sont dans ce livre, font sourire le lecteur car elles mettent en évidence les fantasmes, les idées saugrenues, le manque de confiance de certains/es.

Parfois on se dit, non ce n'est pas possible qu'il ou elle ait marqué ça. Mais si, les gens écrivent comme ils pensent et parfois on voit de belles fautes d'orthographe se balader. Ce livre est fait pour détendre le lecteur mais au-delà on peut analyser les choses en se disant que la vie n'a pas gâtée certains, que trouver l'amour est source d'efforts importants et surtout on voit bien que ceux qui ont eu un vécu amoureux difficile ont du mal à se valoriser et avoir confiance en eux.

ce qui me dérange dans ce livre, ce sont les fantasmes parfois très crus. Les gens ne pensent certainement pas aux conséquences, sur eux ou sur leurs proches, que leurs propos pourraient avoir.

Je pense que c'est un livre humoristique à consommer à petite dose, le lire d'une seule traite est compliqué car on sourit un peu moins.
il est donc recommandé de le lire à la plage, en dilettante.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 15 Oct - 9:40



Les soirées de Charles, d’Armand Aurèle





Comment une partouze, organisée en thérapie de groupe, peut-elle transformer ses participants ? C’est la question que pose Armand Aurèle, auteur confirmé de littérature et de théâtre dont c’est ici le premier roman érotique sous pseudonyme. Le temps du livre est celui de la soirée. Le récit alterne, façon caméra subjective, les points de vue de chaque protagoniste. Un jeu de rôle porno grandeur nature.


  • Genre : érotique

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 15 Oct - 9:43

Les soirées de Charles, d’Armand Aurèle

Critique d'ATea

A peine sorti de son emballage, je contemple cette couverture allumeuse où le mélange du noir et blanc et du bordeaux est, pour ma part, terriblement accrocheur. La scène en est d’autant plus mise en valeur. Je commence à lire quelques mots sachant pertinemment qu’il faut que j’achève mon autre livre sur le feu… Finalement, je l’ai lu d’une traite tellement il est prenant, et écrit avec une fluidité remarquable. Armand Aurèle manie les mots et le désir d’une main de maître. Je vais tenter de vous transmettre l’envie de le lire mais je tiens à vous signaler que le dernier paragraphe révèle une petite partie du dénouement. Vous êtes prévenus ! 
 
L’histoire se déroule à notre époque. Un passionné de sciences comportementales accueille à son domicile six personnes aux problématiques personnelles différentes. Que ce soit leur baptême de ce genre de soirée ou non, chaque personnage arrive avec une idée assez précise de ce qu’il pense y trouver. La plupart du temps, du plaisir et une histoire à raconter mais ils ne se doutent pas du véritable impact de cette soirée sur leur personne et leur entourage. Ils ignorent tout du déroulement, et chacun se retrouvera à un moment sous les projecteurs, sans y être forcé pour autant. En lecteur, nous comprenons au fur et à mesure que chaque mise en scène a été conditionnée par un questionnaire renseigné au préalable. Ainsi, chaque chapitre met à l’honneur une scène érotique. D’ailleurs, les scènes érotiques sont fines, écrites et lues avec plaisir. Les descriptions des lieux, de la mise en scène, des sensations et pensées sont agréables parce que savamment dosées. Il n’y en a ni trop, ni trop peu.
 
Sur l’agencement même des scènes érotiques, j’ai trouvé très intéressant la succession des points de vue subjectifs. Plusieurs sensations, même celle de l’ennui ou du dégoût, sont ainsi mobilisées, décrites minutieusement par les personnages avec, en parallèle, une tendance à intellectualiser un aspect de leur propre vie. C’est ainsi que chaque personnage gagne en épaisseur au fur et à mesure de la lecture. Armand Aurèle vous balade avec une grande habileté dans les méandres de chacun des cerveaux et chacun des désirs aussi, et ce, de façon aléatoire puisqu’aucun ordre d’intervention n’est établi. Mais justement, même avec 7 personnages, vous n’aurez pas besoin de vous remémorer qui a parlé en premier, deuxième ou troisième dans le précédent chapitre car, au fur et à mesure de votre lecture, vous reconnaîtrez dès les premiers mots, dès les premiers tics de parole, à qui vous avez à faire. Ce petit jeu d’enquête est assez agréable d’ailleurs. Et il s’agit également d’un élément qui me fait dire que, chaque personnage possède sa personnalité propre, étayée, et on apprécie ou pas celui/celle qui parle mais, comme une personne physique qui se tiendrait devant nous, on le reconnaît en tant qu’Être Humain. A partir de là, on voit tout son passé, son vécu qui se déroule, ses failles, ses blessures. Si certains pensaient être chez Charles pour une explosion de désir physique uniquement, nous pouvons, en tant que lecteur, leur redonner Corps et Âme. (Et un gros cœur aussi !)
 
Par ailleurs, j’ai trouvé la partie du débriefing un peu lourde puisque je trouvais que les enjeux de ce qu’il se passait pendant les séances, étaient bien assez explicites. En effet, les personnages expriment assez bien leurs sentiments justement, ce qu’ils éprouvent, ce à quoi ils pensent dans chaque chapitre. Chacun avance intérieurement même s’il n’est pas l’objet de toutes les attentions. Par contre, j’ai été frustrée on va dire, que Charles qui s’est retrouvé dans deux situations dont il n’avait pas l’habitude, ne reviennent pas davantage sur cela, ne soit pas mis mal à l’aise ou questionné. 
(Et maintenant, le dernier paragraphe… Attention, mini-révélation.)
 
La dernière phrase, avant l’épilogue, nous laisse entrevoir une suite pour le couple Thomas-Patricia, mais elle me laisse perplexe. Je ne pense pas qu’il y aura de suites parce que cela pourrait perdre en saveur (A moins que l’Auteur ne décide de me faire mentir et dans ce cas-là, je serais ravie de le relire !) mais une chose me chagrine davantage sur le plan thérapeutique. En effet, Charles convie ses invités pour qu’ils réalisent quelque chose de particulier dans leur vie/comportement. Or, comme dans toute thérapie, on pense savoir pourquoi on vient, mais on ne peut pas réellement prédire les « dommages collatéraux ». Malgré tout, il ne s’agit pas au thérapeute de réparer ce qui peut être brisé. Si le couple Thomas-Patricia se sépare, il leur appartient d’évoluer sans que le thérapeute n’essaie de « trouver une solution » et ainsi d’ôter à Thomas toute possibilité d’agir comme un Adulte qui se retrouve dans une période de crise. Peut-être Charles aurait-il besoin d’une séance de je-ne-sais-quoi pour traiter son besoin de sauver tout le monde et toutes les situations Wink
 
 
Ce partenariat était vraiment un plaisir et une belle découverte. Je remercie le Forum Au Cœur de l’Imaginarium ainsi que les éditions de la Musardine, qui savent nous gâter ! Et un encouragement pour l’Auteur, Armand Aurèle, dont l’écriture est fraiche et attractive !

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Dernière édition par ninik le Jeu 30 Oct - 9:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 16 Oct - 11:11



Les filles bien n’avalent pas, de Marie Minelli





« Les filles bien n’avalent pas », un cliché parmi d'autres sur la sexualité féminine que Marie Minelli a pris un malin plaisir à passer au vitriol. Elle dénonce dans ce livre résolument humoristique tous les stéréotypes sexistes qui collent aux femmes et à leur sexualité. Les clichés, on peut s'en indigner, mais on peut aussi en rire !


  • Genre : érotique/humour

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 16 Oct - 11:14

Les filles bien n’avalent pas, de Marie Minelli

Critique d'ATea

Dès la réception, j'avais ouvert au hasard pour avoir une première idée de ce livre au format agréable et à la couverture sobre et sympa. Je suis tombée sur l'Idée reçue 14. Un humour savamment dosé. Du sarcasme. J'ai souri franchement et me suis dit que si le livre maintenait ce rythme, ça allait me plaire. J'ai donc repris le livre à partir du début pour les besoins de la critique et ne pas passer à côté de quelque chose par trop d'allers-retours. (Pour un livre érotique, ce serait dommage!) 

Dès l'introduction, Marie MINELLI vous titille, vous pique, vous fait esquisser encore un sourire parce que les choses écrites ont toutes été entendues un jour ou l'autre. Oui, le conditionnement est vraiment bien installé dans la Société!
Par la suite, ce sont 35 idées qui sont détaillées. La majorité de ces 35 idées sont décrites au moyen d'un texte léger, sarcastique, et agrémenté de petit bonus variables d'une idée à une autre : Témoignages, Sondages, Etudes Scientifiques, Graphiques, Tableaux, Top-list, Photo re-visitée, Références Musicales ou Cinématographiques, Citations célèbres et re-visitées aussi…  

Dans ces 35 idées reçues, vous trouverez plusieurs thèmes : 

- La relation Homme/ Femme en dehors du Sexe : le Romantisme face au Machisme (trop souvent confondue avec la Virilité), la Violence conjugale (Et même si ce n'est pas le propos du livre, je trouve intelligent d'y glisser un petit mot sérieux à ce sujet), les Inconnus deux heures avant (ou moins) et la rencontre avec le Prince Charmant, la Drague de rue (On ne confond pas avec le harcèlement!), le Pouvoir. 
- L'accession au plaisir : la Masturbation (avec ou sans utilisation du Porno), les Préliminaires (ou leur absence!), le Cunnilingus (Cunnilinctus d'ailleurs si on s'en réfère au Dictionnaire des Fantasmes et Perversions de la Musardine), la Fellation, la Sodomie, l'Ejaculation faciale, la Spermophilie. (Parce que les filles bien n'avalent pas et ne parlent pas mal non plus… Enfin on en reparlera à la fin du livre)
- Les Fantasmes : Ses Potes, Lesbianisme, le Lieu (surtout celui à éviter)
- Les Attributs : Odeurs, Beauté et Mannequinat, Epilation, Taille du Pénis, le Clitoris,
- Ce qui refroidit Monsieur : la Grossesse, la Ménopause, les Règles,… (mais qui n'empêche pas Madame d'avoir des envies sexuelles!) et les Excuses qu'on peut utiliser pour le glacer instantanément (Idée 30)
- Divers : Gynécologue et Pilule, Performances décrites aux copines, la Maniaquerie, le Féminisme.
- Et ceux dont la présence m'ont paru étrange, incongrue : la Bouffe (Idée 22 : Un essoufflement dans l'humour, l'inspiration ou dans la lecture peut-être? En tout cas, aucun sourire particulier à la lecture), la Jeune Femme Musulmane (Idée 31 : Pourquoi une religion particulièrement mise en avant dans le texte et les témoignages, même s'il est à noter que les autres religions sont citées à la fin du texte, j'aurais joué sur le multi-culturalisme dès le début), la Moto (Idée 32 : Je me pose la même question que pour l'Idée 22, un essoufflement ou alors y avait-il un nombre d'idées à atteindre particulièrement ? Ceci permettant l'émergence d'idées reçues pas réellement investies car trop peu agrémentées de bonus) 

Le rythme reste soutenu, chaque idée n'est pas développée de la même façon, ni avec le même investissement (A noter l'absence de texte dans l'Idée 20 par exemple) ou encore la différence en nombre de pages (Certaines s'étalent sur 4 à 6 pages, quand d'autres restent timidement à 1 ou 2 pages). Mais au final, cette variation de rythme vous permet aussi de faire une pause lors de votre lecture "chronologique". 
Une petite remarque à propos des deux pages intitulées "Si les filles parlaient comme les mecs" et "Halte aux préjugés", celles-ci sont placées entre l'Idée 33 et 34 sans aucun lien avec l'une ou l'autre. Est-ce voulu? Ces petites interpellations auraient, à mon avis, eu davantage leur place dans la continuité de l'Idée 35 : "Les filles sont des petites choses fragiles qu'il faut protéger à tout prix". 

Par la suite, 15 idées proposées sont effleurées, caressées par un ton taquin, un sourire au coin des lèvres… 
On retrouve les mêmes thèmes mais avec des sujets différents par exemple : 
La Relation Homme/Femme en dehors du Sexe : Parler après l'acte, les femmes Vénales, la Promotion Canapé, la Psychologie de Comptoir, les Sites de rencontre.
L'accession au Plaisir : l'utilisation du Visuel
Les Fantasmes : les Viols (Je ne me suis pas trompée de catégorie), le Libertinage,
Les Attributs : le Point G, le Physique, l'Epilation (encore), les Talons.
Divers : le Féminisme.

La Conclusion reste un délice à lire, la plume de Marie MINELLI est fluide jusqu'au bout de son livre, et quoi de mieux qu'offrir un test-type des magasines féminins où l'on sait quoi répondre pour arriver à quel résultat, avec des recommandations personnalisées tout aussi comiques. Elle ne pouvait pas mieux finir finalement ! 

On se rend compte avec tout ce livre que les Médias nous conditionnent plutôt pas mal dans la vie de tous les jours. En fait, je m'en doutais forcément mais lire certains extraits (Notamment dans l'Idée 18) amènent à réfléchir. Les Médias tentent d'aborder la sexualité pour paraître ouverts et libres (Comme la Société se dit être, permettez-moi d'en douter), mais ils se retrouvent bien vite confronté au politiquement correct, et effectivement les enfants de quatre ans n'ont pas forcément besoin d'entendre parler d'éjaculation faciale au déjeuner mais alors, y a-t-il un intérêt à en parler s'il faut sans arrêt penser au public ? Pourquoi ne pas laisser les Médias qui en ont fait une spécialité, en parler librement ? Ainsi Oreilles et Yeux ne pourraient pas se plaindre d'être heurtés puisqu'ils auraient connaissance du type de contenu dès le départ. Comme lorsque l'on choisit un partenariat avec la Musardine. D'ailleurs, les Editions de la Musardine permettent cette ouverture d'esprit en toute connaissance de cause, mais aussi des émissions radio. Par exemple, je viens de découvrir "Point G comme Giulia" en podcast, et quoi de mieux qu'offrir la parole aux auditeurs et à leurs expériences pour partager sur les expériences aussi diverses et variées qu'il y a d'humains… (Et par la même occasion, faire voler en éclat l'idée 42 selon laquelle le Point G n'existe pas !)

Une note particulière pour l'utilisation de la Ménagère dont j'ai particulièrement aimé le détournement et la plupart de ses phrases si décalées, et osées.

Ce livre pourrait bien être l'oeuvre d'une féministe puisqu'elle prône, à raison, le plaisir des femmes, la libération sexuelle, le droit de l'exprimer comme on veut, quand on veut. (Et après avoir lu l'idée 19, vous ne pouvez plus vous risquez à déblatérer des idées reçues sur la sexualité de la Féministe Wink) Féminisme ou non d'ailleurs, peu importe le nom que l'on donne… (Et à propos de cela, le mot féministe ne doit pas être perçu comme péjoratif, je vous recommande vivement de lire/écouter le discours intégral d'Emma Watson aux Nations Unies) 
Par contre, j'ai senti notamment au niveau de la beauté, qu'elle était suspicieuse à propos de la motivation des femmes à se faire belle, et que celles-ci le faisaient pour rentrer dans une norme. Même si effectivement, certaines sont dans cette catégorie-là, je pense qu'il y a des femmes qui aiment se faire des soins pas très agréables pour leur bon plaisir après, cela leur permet aussi de se recentrer. Bon ok, certaines le font en s'épilant, d'autre en allant au ciné, mais finalement, c'est leur choix. Ce fut le seul point où j'ai trouvé le jugement hâtif et le rejet extrême.
Parce que sinon, Marie MINELLI ne vous dit pas de faire tout ce qui est abordé dans le livre et/ou faire ce que vous n'avez pas envie pour se la jouer libérée à tout prix, non, elle ne dit pas ça. Au final, avec son humour, Marie nous envoie une Idée principale, primordiale même : Que votre sexualité / façon de vivre soit aussi unique que vous l'êtes! Vivez ce que vous avez envie de vivre réellement, sans qu'aucune conscience collective intervienne. Faites sauter les verrous, et trouvez vos clefs du plaisir. Et par la même occasion, c'est un livre que l'on peut laisser traîner à l'attention de ces Messieurs, (Conjoints, Potes, Inconnus de moins de deux heures aussi si vous n'avez pas autre chose à faire de mieux…) pour que leurs représentations évoluent tout en douceur, tout en sourire... 
 
Ce fut une lecture sympathique, divertissante et je remercie la Musardine pour ce partenariat ainsi que le forum Au Coeur de l'Imaginarium, qui laisse libre cours à de belles rencontres et aux plus beaux scénarios !

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 30 Oct - 9:32

Les soirées de Charles, d’Armand Aurèle

Critique de Frei (à lire aussi sur son blog [url=http://onceuponatime.ek.la/les-soirees-de-charles-armand-aurele-a112702516 ]ici[/url])

Charles organise des soirées d'un genre particulier. Avec des invités triés sur le volet, il se livre a des expérimentations comportementales à travers des soirées échangistes. Que ce soit pour révéler une homosexualité latente, des désirs de dominations/soumission ou aider deux personnes à ouvrir les yeux sur leur situation. A travers diverses scènes imaginées par Charles, ses invités vont évoluer....

Alternant entre les points de vue de chaque invités, nous découvrons leur façon de voir les choses, et comment ils appréhendent la suite de la soirée. Bien au delà du simple roman érotique, nous avons là la vision de différentes personnes sur un même événement, et ce que cela leur apporte. Sans découpage de chapitre ni de rupture, nous avons les avis tour à tour, nous restons donc vraiment dans le moment présent. Mis à part le débriefing de fin de soirée, nous ne revenons pas sur ce qui s'est passé. Il n'y a donc pas de dialogues, ou très peu. La narration se base sur les monologues intérieurs des invités, leur avis du moment, comment ils voient la scène qui se déroule sous les yeux, comment ils la vivent.

Même si on le devine pour quelques-uns des personnages, on ne comprend pas comment telle ou telle mise en scène peut les aider. Notre organisateur leur a fait remplir des questionnaires avant la soirée, il savait donc ce qu'il faisait. Mais pour le lecteur, ce n'est qu'au moment du débriefing (très studieux, au passage) que les dernières pièces du puzzle nous sont données, et on comprend tout de suite les choix de Charles.

Notre maître de soirée est au final qu'observateur et ne prend pas part aux ébats qu'il a organisé, pour pouvoir aider au mieux ses convives. Et quels ébats! Armand Aurèle va droit au but, ne faisant pas dans la dentelle et la fioriture à ce niveau-là, mais sans tomber dans le vulgaire. Particulièrement émoustillant, ces ébats rythment notre histoire, car pour nos six participants, il faut bien contenter tout le monde... Le tout est extrêmement bien écrit.  La plume fluide de l'auteur nous transporte à travers cette soirée pour le moins particulière.

En bref, j'ai passé un excellent moment en compagnie de ce livre! On frôle presque le coup de cœur! Merci au forum Au coeur de l'Imaginarium et les éditions La Musardine pour ce service presse.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Dim 9 Nov - 10:43



Dictionnaire des fantasmes et perversions, de Brenda B. Love





Attention, ouvrage MYTHIQUE ! Initialement paru en 1997 aux éditions Blanche, ce dictionnaire n’est plus disponible depuis plusieurs années. Un manque intolérable désormais comblé, qui vous permettra de découvrir l’essentiel des perversions, des plus cocasses aux plus effrayantes, mais toujours fascinantes, qui agitent nos sexualités tourmentées.


  • Genre : érotique

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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