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 [Editeur] La Musardine

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Dim 9 Nov - 10:44

Dictionnaire des fantasmes et perversions, de Brenda B. Love

Critique d'Aurel629

On n’a de cesse d’entendre qu’il faut être normal. Mais qu’est-ce que la normalité ? J’ai lu dans un article que chaque être trouvait normal ce qu’il avait pour habitude de faire. Quelqu’un qui aime le libertinage trouve donc normal de libertiner ! C’est une définition qui aurait pu se trouver dans le dictionnaire des fantasmes et perversions.
Je l’avais déjà souligné dans ma critique sur Osez 20 histoires de sexe torride. Chaque Homme vit la sexualité qu’il a envie, on n’est pas obligé de le comprendre, ni d’approuver mais si cela le comble pourquoi l’interdire ou le juger ?
Lorsque j’ai reçu ce livre, je me suis posée la question « dois-je vraiment lire ces quelques 550 pages de définitions ? ». J’ai apposé une couverture à ce livre, l’ai mis dans mon sac et dès que j’avais quelques minutes je lisais une définition. D’une part j’ai rencontré des mots dont j’ignorais l’existence. Qui peut me dire ce qu’est l’ochlophilie ? Vous ne trouvez pas ? vraiment ? Il s’agit de l’excitation provoquée par le fait d’être en public et de sentir non loin de soi des corps transpirants ou les effluves des parfums. L'ochlophilie se compose également des partouzes et orgies ainsi que du voyeurisme et de l'exhibitionnisme.. D’autre part il permet de découvrir des sexualités que je n’avais encore à ce jour jamais rencontrée. Ce dictionnaire est d’une ouverture d’esprit incroyable et propose à ses lecteurs de découvrir des univers que l’on n'ose imaginer.
Le petit bémol que j’émettrai c’est que cela reste un dictionnaire et la lecture en est très lourde. Quelques définitions font plusieurs pages et la mise en page donne l’impression d’avoir un énorme bloc à lire. L’écriture est plutôt petite et quelques informations ne semblent pas forcément justifiées. Une page et demi pour définir le mot lubrifiant m’a semblé excessif.
A chaque définition est apportée une information historique sur l’origine de telle ou telle pratique, les usages que l’on en fait ou que l’on en a fait et permet de sortir de cet à- priori du catalogue de définition. Je trouve que le fait de l’avoir mis dans mon sac et de le lire à certains moments (dans la voiture, en salle d’attente, au boulot …) m’a permis de ne pas trouver la lecture trop lourde mais je ne conseille pas de le lire en lecture seule. Une ou deux définitions de temps à autre me semble bien suffisant.
Pas une franche réussite mais pas un échec. Livre intéressant et ouvert d’esprit qui permet de découvrir l’inconnu et de mieux comprendre où chacun trouve son plaisir.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 12 Nov - 9:20

Les filles bien n’avalent pas, de Marie Minelli

Critique d'Aurel629

Les filles bien n’avalent pas ou comment envoyer valser les clichés. Merci Marie Minelli pour ce livre haut en couleurs et en humour. Stop aux clichés ultra féministes mis en avant par les médias et les magazines et bonjour la vraie vie.
Et oui messieurs, les filles ne sont pas toutes « cul-cul la praline » et coincée. Halte aux Anastasia des Cinquante nuances de Grey qui est paumée et timide face à ce grand Christian Grey. Vous l’avez deviné, j’ai adoré !
Marie Minelli nous propose une multitude d’idées reçues sur la sexualité des filles. Chaque idée reçue contient une réponse différente ou pas de réponse mais provoque chez moi lectrice lambda un souvenir. Si je prends l’idée reçue n°6, les filles aiment les hommes musclés et bien coiffés, je pense à toutes ces femmes qui fantasment sur Shemar Moore (Esprits criminels dans le rôle de Derek Morgan). Et si je vous dis Matthew Gray Gubler, ça vous parle ? C’est le charmant et très impressionnant Spencer Reid de la même série. Et oui messieurs, certaines femmes préfèrent le charme et l’humour aux muscles. Oh vraiment, je vous surprends ?
Parlons maintenant de l’idée reçue : Les files qui couchent le premier soir sont des salopes (idée reçue n°18). L’auteure nous propose ici des réponses données par deux jeunes d’un collège sur l’éjaculation faciale. Elle souligne avec humour ce que nous enseigne les médias (le magazine de la santé dans ce cas) et démontre par quel biais les idées reçues sont transmises. A la question « que ne fait-on pas dans la « vraie vie » que l’on voit dans les pornos ? Kévin répond l’éjaculation faciale et Ondine parle d’irrespect, et l’auteure conclue que pour être traité dignement il faut répondre à certains critères et ne pas répondre à ses envies. Pourtant les hommes ne se gêne pas pour raconter qu’ils ont couché le premier soir ! Ah mais oui, pardon c’est un Don Juan alors qu’une fille c’est une salope ! Et sinon on se revoit quand ? Puis Marie Minelli nous donne le pourcentage de femmes qui couchent le premier soir (34%). Elle apporte à chaque idée reçue une petite info (pourcentage, témoignages, images caricaturales, …)
Je salue également les petites citations des hommes historiques tournées avec beaucoup d’humour et d’élégance. Arthur Schopenhauer que je ne connaissais pas écrit que les femmes ne savent que s’admirer et ne peuvent penser ! Il a dû écouter Dany Brillant qui disait que tant qu’il y aura des femmes le monde sera plus calme et l’amour sera le premier !
Les idées sont diverses ainsi que les thèmes abordés. Elles reprennent des éléments de la vie quotidienne qui parle à chacune d’entre-nous et qui rassurera celles qui préfères le rasoir à la bande épilatoire ou le petit maigrichon au beau musclé. L’auteure a une façon de tourner en dérision chaque stéréotype que l’on se prête volontiers au jeu de la lecture et celle-ci devient un moment très joyeux.
La plume est fluide et soignée et le traitement différent de chaque idée enlève ce côté un peu catalogue que l’on trouve dans ce genre de livre. Il se lit très facilement et n’oblige pas le lecteur à lire le livre d’un seul trait ! Impossible de perdre le fil.
En bref, un moment de plaisir et de découverte. Merci au forum et aux éditions La Musardine

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 14 Nov - 9:53



Osez 20 histoires de punitions sexuelles, de Collectif





Pour son vingt-deuxième recueil, la collection de nouvelles érotiques à thèmes de la Musardine s’attaque au thème de la punition sexuelle. 20 auteurs de sensibilités différentes mais tous bien résolus à illustrer le fameux adage : qui aime bien châtie bien ! Qui a le plus mérité sa fessée?


  • Genre : érotique/nouvelles

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 14 Nov - 10:00

Osez 20 histoires de punitions sexuelles, de Collectif

Critique d'ATea

Le recueil Osez les punitions sexuelles pourraient bien donner des idées à plus d'un. Si par punition, vous entendez et imaginez des délires sado-masochistes avec chaînes, latex et tortures, je ne peux que vous recommander ce livre car il pourrait bien faire sauter, pardon voler en éclats les préjugés. Ces idées sont assez réductrices et La Musardine, par sa sélection, vous le prouve à travers vingt nouvelles.

Que leur narrateur soit "Victime" ou "Bourreau" ou les deux, que la relation soit homosexuelle, hétérosexuelle ou bisexuelle, les Hommes et Femmes ont écrit pour tous les goûts.

Ainsi la punition relève de plusieurs registres :

- l'humiliation verbale ou les insultes avec l'exemple du Texte 1 : Le Bénéfice du Doute qui montre qu'il n'y pas besoin d'extrême pour enrayer la routine et relancer la flamme, le jeu, l'excitation dans le couple. Ou la façon d'être réduit à l'état d'Objet au sein de son couple comme dans le Texte 7 : Quoi qu’il lui en coûte. Car il y a parfois de ces concessions que l'on n'imagine pas du tout faire, mais qu’une punition engagée peut bien vous réserver des surprises et vous emmener vers des pratiques qui deviendront une preuve d’amour.

- l'utilisation d'objets : Le « commun » Fouet dans le Texte 3 : Maîtresse Delphine qui aborde l’incapacité d’une dominatrice à avouer sa perversion à son amoureux et le Texte 8 : Emma qui transforme un amoureux transi et soumis en dominant par amour et désir fou. Il y a également un autre objet, carrément inattendu : le préservatif féminin agrémenté de lames du Texte 17 : Vagin Maudit qui sort du lot non seulement par le procédé mais aussi par son histoire de fond : la punition d'un violeur grâce à sa propre arme, son sexe.

- une pratique :
• la Sodomie (Texte 2 : Garance, 6 : Amours Félines, 10 : Promenons-nous et 15 : Fallait pas),
• la Fessée (Texte 16 : Jalousie féroce, dans un contexte d’échangisme. Si les scènes sont bien retranscrites, je n'ai pas réellement perçu de punition dans le texte. Il souffre d’un déséquilibre selon moi. Il y a certes la fessée comme punition de l’infidélité, il y a certes le sexe fort comme punition de la punition, mais j’ai trouvé l’impact assez soft et gentillet, face au plaisir des deux amants qui me semblent plus investi, et du coup trop présent. Cela dit, les passages sont très bien écrits.),
• l'Absence de lubrifiant (Le texte 9 : Vide nous offre une belle scène de sexe, violente, animale, physique avec un inconnu qui contraste avec la vie routinière de la narratrice. Le texte 10 : Promenons-nous nous entraîne lui aussi dans une relation bestiale, mais où l’auteur dans sa dernière phrase insiste un peu trop sur cet aspect. Son récit était assez direct et d’une façon assez assumée pour qu’il n’y ait pas de méprise),
• le Sexe à plusieurs, renforcé par un candaulisme imposé (Le Texte 13 : Match nul 5 à 1 est le seul texte où la punition est donnée pour briser quelqu'un. Une sourde vengeance bien orchestrée mais qui dure un peu en longueur et peut freiner/endormir l'élan vengeur en chacun de nous),
• l'Urofecal (Le texte 15 : Fallait pas n'a pour ainsi dire rien provoquer dans ma lecture, ni plaisir, ni dégoût. Je suis passée dessus plusieurs fois mais rien à faire. Il se lit facilement mais ne m'a rien laissé d'autre à dire mis à part qu’il aborde le libertinage dans un couple et d’un ami, victime consentante.)

- Une abstinence forcée : (Attention, quand je parle d’abstinence forcée, je ne dis pas que l’abstinence dure tout le texte, il se peut, qu’au cours du texte, l’un des deux craque et sombre dans le plus violent des plaisirs !) Le Texte 4 : Le diable au corps est une petite perle à mes yeux. Ce texte fait vivre un instant profond, riche sans histoire de fond. Et c'est appréciable d'autant plus que justement la part physique/spontanée a été sacrément bien travaillée : La tension sexuelle est entretenue juste ce qu'il faut pour maintenir le lecteur en haleine sans le frustrer. On ressent le désir de la prof, l'excitation du danger, l'attirance mutuelle, l'insolence du jeune et la dernière phrase laisse songer à une suite des plus prometteuses, doux jeu sexuel qui se met en place. Dans la même idée d'abstinence forcée, le Texte 5 : Pas de foutre sur mes cuisses est également très bien écrit sur le thème de la séparation. Par contre, à l’inverse du Texte 13, déjà abordé, la punition n’est pas là pour briser le conjoint. Dans ce texte, il est à noter que les deux modes de communication utilisés, à savoir les pensées et les descriptions, sont bien maniés, nous plaçant tour à tour en observateur puis en acteur de cette vengeance. Le Texte 12 : Leçon Romaine aborde la frustration d’un homme face à sa collègue qui l’a séduit durant deux ans, et qu’il va punir en la privant au maximum de son plaisir. Le texte nous offre les impressions et pensées des deux côtés, au rythme des heures qui s’écoulent d’une écriture très fluide. Le Texte 14 se charge de faire intervenir la sphère virtuelle. Le désir monte par cet inconnu obsédé, malpoli, insultant. Mais lorsque cet inconnu se retrouve face à sa victime, il pourrait bien y avoir un changement de rôle… Le tout dans une boutique alimentaire pour alimenter la gourmandise de chacun.

- Jouer avec les principes d'une personne : Certains peuvent sembler "superficiels" comme les rapports pendant le cycle menstruel pour le Texte 20 : La Trace, d'autres plus "profonds" avec une sentence infligée dans un confessionnal pour un fervent chrétien dans le Texte 18 : A confesse, qui en plus, nous offre un beau retournement de situation sur la fin. (Et une belle morale pour une histoire de bénitier, c'est plutôt bien pensé!), une jeune fille qui n'a pour ambition que de briser le cœur de sa mère en séduisant son nouveau beau-père dans le Texte 19 : l’Âge ingrat.


Plusieurs types de relation : amoureuses, familiales, sexuelles, amicales, professionnelles, inconnues, temporaires, furtives, réelles, virtuelles...
Que la punition soit l'expression d'un fantasme, d'un jeu sexuel, d'un jeu amoureux, d'une réconciliation ou d'une sentence finale, d'un désir ou d'une soif de vengeance, d’un désaccord politique. La punition est dans ce recueil un levier pour le plaisir de l'un, de l'autre ou des deux mais (presque) toujours pour le notre!

Si certains ne m'ont pas spécialement marqué notamment par le choix du traitement du thème, la fluidité de l'écriture m'a permis de les lire avec plaisir. Au final, Un seul texte m'a laissé sur le bas-côté, que ce soit dans le fond et sur la forme. Le Texte 11 : La Dolce Vita n'a pour moi pas abordé le thème de la punition. La scène de la punition est préparée, préparée, et préparée puis coupée avant même d’avoir commencée. Par l’arrivée d’une tierce personne, l’auteur nous laisse penser que la punition aura lieu dans l’étape suivante, celle qui n’est pas écrite. Par ailleurs, le jeu de l’Italien (mimiques, façon de s’exprimer, références, …) a été usé et abusé. Son style a ainsi rendu la lecture fastidieuse, ainsi que l’abus des pointillés. La fluidité et la légèreté ont fui la plume. Son trouble à la page 129-130 est surfait, lorsqu’il apprend l’identité de sa future partenaire. J'ai trouvé le temps long pour savoir qui parlait, homme ou femme, d'autant que cette ambiguïté n'a pas été voulue et maîtrisée mais plutôt subie puisqu'il n'y a pas d'intérêt ici à ce qu'il y ait une confusion des genres. En fait, on peut supposer qu’il s’agit d’un homme à partir de sa connaissance, Marcello, de la relation entretenue, ainsi que de la façon dont il s’exprime.


Au final, dans l’ensemble, ce fut une lecture agréable, variée et je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium ainsi que les Editions de la Musardine pour cette critique intéressante à construire.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 18 Nov - 10:29

Osez 20 histoires de punitions sexuelles, de Collectif

Critique d'Aurel629

Osez … 20 histoires de vengeance sexuelle… euh pardon de punitions sexuelles. Tout est là !! Il me semblerait qu’il s’agisse plus d’histoires de vengeance vis-à-vis d’affronts commis par les « victimes » que de punitions. Hormis ce titre inadapté, les vingt nouvelles sont à la hauteur de mes attentes. J’ai, je l’avoue, déjà quelques Osez des éditions la Musardine et celui-là je l’attendais avec impatience. Ayant lu quelques trilogies du type fifty shades of Grey ou Crossfire, j’avais hâte de décrire comment, par le biais de nouvelles écrites par des personnes lambda, ces mises en scène seraient développées sur quelques pages.
Comme je vous le dis, il s’agit plus à mon sens de vengeances que de punitions. Je ne vais pas vous faire un cours de vocabulaire, mais j’ai recherché les définitions de punition et de vengeance. Voilà ce que j’ai trouvé :
Vengeance : Action de se venger, de se dédommager d'un affront, d'un préjudice : Méditer une vengeance
Punition : Action de punir, d'infliger un châtiment, une peine ; ce châtiment, cette
peine.
Même si chaque auteur met en place des situations différentes, dans des contextes différentes et que quelques-une des histoires peuvent être rangées dans la catégorie punitions, il m’a plus semblé voir de la vengeance que de la punition.
Prenons l’exemple de la nouvelle n°5 : Pas de foutre sur mes cuisses : Sylvia se sent maltraitée par son mari qui l’ignore totalement. Elle décide de lui donner une leçon et d’organiser une séance de sexe où, comme elle le dit, elle va se venger. Il en va de même pour le texte 7, Quoi qu’il en coûte, où Armelle se voit contrainte à la prostitution après l’affront qu’elle a fait à son mari durant leur nuit de noce. Après une discussion avec son client, elle comprend que rien ne changera et se venge de son mari en devenant vraiment une prostituée que lui aussi devra payer.
Différents thèmes sont abordés : le train-train d’un couple marié depuis plusieurs années, l’ignorance d’un mari, les relations ambiguës entre enseignants et étudiants, la position de chacun dans un couple (Emma, nouvelle n°8)…
J’ai beaucoup apprécié la lecture de Leçon romaine, où deux collègues se rendent à un congrès et où Claudio se venge des deux années de frustration qu’il a ressenti par l’ignorance totale d’Amandine à son égard. Le lien entre chaque moment donné (nouvelle répartie en paragraphe selon une heure donnée) permet de rendre la lecture de cette nouvelle plus fluide, tout en laissant le lecteur s’imaginer ce qui a pu se passer dans cette chambre d’hôtel entre les plages horaires.
Le lecteur se laissera également guider par les situations toutes plus variées les unes que les autres, présentes dans beaucoup de nouvelles. Cream Cheese en est le parfait exemple. Cet inconnu si froid et sûr de lui face à son ordinateur va se retrouver piégé à son propre jeu. Alors qu’il vient chercher un plaisir gourmand chez elle, elle va en faire son quatre heure. Tel est pris qui croyait prendre.
Mon petit coup de cœur va à la nouvelle 13, Match Nul 5-1, où Caroline va mettre en place une scène surréaliste pour se venger de son petit ami qui a refusé de la présenter à ses amis. Ian Cecil a mis en place un récit plein d’humour et de contraste. Ian, qui a invité ses 5 amis pour la finale de la coupe de Monde de Football, se voit contraint d’observer Caroline se « prostituer » auprès de ses amis qui ne se font pas prier pour prendre part à la petite surprise de Ian.
Encore une fois, la Musardine offre à ses lecteurs un panel de nouvelles diverses qui amène à ce livre une dynamique que l’on reconnaît bien et une fluidité de lecture indéniable. Les vingt nouvelles sont construites et pleine de situations de vie quotidienne à laquelle chacun de nous peut s’identifier et qui permet aux lecteurs de s’y projeter. Les divers auteurs manient le vocabulaire avec beaucoup de précautions, ce qui permet de parler d’érotisme sans être vulgaire ou rébarbatif.
Même si à mon sens il s’agit plus de vengeances que de punitions, ce Osez est à la hauteur de tous les Osez que j’ai pu lire. Les auteurs savent s’imprégner de la vie de tout un chacun et agrémenter de petites touches pour que chaque lecteur y trouve son compte.
Merci au forum et aux éditions La Musardine pour leur partenariat toujours aussi riche.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Dim 23 Nov - 10:36



L’éducation d’une demi vierge, d'Anonyme





Edmée, dix-sept ans, renvoyée de son pensionnat parisien pour débauche excessive, se retrouve à Vienne, dans un établissement de redressement dont la sévérité n’entrave en rien ses appétits lubriques… Tel est le point de départ de ce roman sulfureux qui fut publié originellement sous le titre Sélect Luxure en 1911, avant d’être condamné à la destruction le 23 décembre 1914. Cent ans plus tard, La Musardine a décidé de le ressusciter.


  • Genre : érotique/pornographie

  • Nombre de pages : non précisé

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Dim 23 Nov - 10:37

L’éducation d’une demi vierge, d'Anonyme

Critique de Frei (à lire aussi sur son blog ici)

L'éducation d'une demi-vierge a été publié la première fois en 1911, puis interdit en 1914, pour revenir en version tronquée en 1958. Réédité cette année par La Musardine, c'est avec plaisir que je me suis lancée dans l'histoire d'Edmée, alias Sœur Angèle depuis son entrée au couvent...

Nous suivons donc Sœur Angèle en première partie, qui se confesse auprès de la Mère Supérieure, car elle a dévergondé tout le couvent. En effet, la Mère l'a trouvée dans un dortoir rempli de jeunes filles nues qui étaient tellement fatiguées après leur orgie qu'elles n'ont pas pris le temps de se rhabiller. Pour la seconde partie, nous retrouvons simplement Edmée avec sa mère et son amant, qui forment un couple à trois.

Les thèmes principaux sont donc le saphisme et l'inceste. Bien que j'ai du mal avec le deuxième thème en général, dans L'éducation d'une demi-vierge, ça ne m'a pas plus dérangée que cela. Peut-être le contexte, ou la façon dont l'histoire est racontée, mais il y a un petit quelque chose qui m'a fait accepter ce qui me fait grimacer d'habitude. Les scènes de sexe se ressemblent et se suivent, il n'y a pas une grande originalité de ce côté-là, mais néanmoins elles sont traitées de façon convaincantes et plaisantes. En somme, c'est un texte érotique très émoustillant!

On comprend très facilement après lecture, pourquoi ce texte a été interdit en 1914. L'inceste, la Sœur qui s'adonne au saphisme avec ses camarades dans un couvent... Mais il aurait été dommage que cet épisode tombe dans l'oubli, car la plume de l'auteur(e) est plaisante à lire. Bien que l'on pourrait s'inquiéter que ce soit écrit dans un style totalement vieillot aux expressions à rallonge, on se retrouve avec un texte qui a traversé le temps et qui se laisse lire, comme s'il avait été écrit hier.

En bref, un texte érotique plaisant à lire que je conseille fortement à ceux qui aiment le genre. Merci au forum Au coeur de l'Imaginarium et aux éditions La Musardine pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 28 Nov - 9:31

Les soirées de Charles, d’Armand Aurèle

Critique d'Aurel629

Armand Aurèle nous met l’eau à la bouche dès la première de couverture. Un homme entouré de quatre femmes sont assis autour d’un repas. On a alors qu’une envie, ouvrir ce livre et découvrir quelles sont ces soirées !
Pour réaliser ses soirées, Charles trie scrupuleusement ses invités qui se voient contraints de répondre à un questionnaire dont notamment la question 13. Tous ces invités sont là pour des expériences sexuelles de Charles mais aussi pour avertir les protagonistes de leur secret les plus inavoué. Le livre se divise en chapitre relatant une scène imaginée destinée à répondre à cette fameuse question 13 d’un personnage. Chaque chapitre est lui-même divisé en paragraphes qui donnent le point de vue de chaque personnage. Cette mise en page m’a bien plu car elle donne à l’écriture du livre une dynamique qui transporte le lecteur au fil des pages.
Le fait que le lecteur ne connaît pas l’intitulé de la question 13 ni le sens exact des expériences de Charles apporte une lecture active. J’entends par là qu’à travers les différentes scènes imaginées par Charles, le lecteur tente de découvrir ce que ce dernier veut apporter à ses convives. J’ai particulièrement été très surprise par la première scène où le serviteur de soirée devient une soubrette qui fait la vaisselle. Ce n’est que lors du débriefing que j’ai compris le but exact de ce moment.
En conclusion : un réel plaisir pour les yeux. C’est un livre que j’ai avalé (sans mauvais jeu de mots !!). Armand Aurèle publie ici son premier roman érotique et je l’espère, pas le dernier ! Encore merci au forum Au cœur de l’imaginarium et aux éditions La musardine pour la qualité de ses partenariats !

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 4 Déc - 9:46



S’occuper en t’attendant, de Marion Favry





Dans son premier roman, Marion Favry raconte l’éducation libertine d’une femme, amoureuse d’un homme qui l’a quittée et ne reviendra pas : marié, il préfère sa légitime à sa maîtresse. Pour s’occuper en attendant (de l’oublier), elle explore la gamme infinie des plaisirs charnels : les amours saphiques, la sodomie, le triolisme… L’histoire est écrite à la première personne, et l’intensité pornographique de ce « je » féminin surprend et charme par son ton, très franc, et son vocabulaire explicite et cru.


  • Genre : érotique/pornographie

  • Nombre de pages : non précisé

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 4 Déc - 9:48

S’occuper en t’attendant, de Marion Favry

Critique de Frei (à lire aussi sur son blog ici)

Quand je lis un roman érotique, j'attends deux choses spécifiques pour ce genre de livre. La première, que l'histoire soit émoustillante. La deuxième, est qu'il y ait un minimum d'histoire derrière, que ce ne soit pas du sexe pour sexe uniquement. Après, je me base sur mes critères de base : que ce soit bien écrit, entre-autre. Et S'occuper en t'attendant est largement en dessous de mes attentes. Et à vrai dire, j'en suis surprise ! Ce n'est pas le premier livre que je lis de La Musardine, et même si tous ne m'ont pas plu pour diverses raisons, dans l'ensemble ça restait généralement plaisant à lire et j'en sortais juste mitigée, cela n'en était pas au point de me forcer à lire un chapitre tous les soirs pour finir le livre. Parce que là, ça a été le cas.

Enfin bref, rentrons dans le vif du sujet.

Premier problème, il n'y a pas d'histoire derrière, pas de temps de répit entre deux scènes de sexe, on renchaîne sur une autre directement. En fait, on ne fait que ça, suivre les déboires sexuels du personnage principal. Il y a juste un petit speech comme quoi elle couche pour oublier son amant, elle râle contre lui (dans sa tête) à chaque fin de chapitres pendant un laps de temps assez court et c'est tout, ça ne va pas plus loin.

Deuxième problème, l'histoire n'est absolument pas émoustillante. Tout d'abord, parce que c'est extrêmement répétitif, les mêmes pratiques reviennent à chaque fois et dans le même ordre. Ce sont des pratiques toutes plus banales les unes que les autres, même si une fois ou deux l'auteure s'autorise une pratique un peu osée, ça ne va pas plus loin. En clair, ça manque d'originalité. Ensuite, le vocabulaire utilisé est anti-émoustillant. Les phrases "Vu le morceau à y fourrer, c'était mieux ainsi" ou "Je me sens garnie comme un panier gastronomique du jour de l'An" sont un répulsif à plaisir, très clairement. Une, deux phrases, j'aurais fermé les yeux... Sauf qu'il y en a tout le temps ! Le problème réside aussi dans le fait que le personnage principal passe son temps à comparer ses coups d'un soir à son ancien amant, et de leur trouver tout un tas de défauts en pleine action (et comment oublier son amant si on passe son temps à le comparer aux autres, mmh?). Non, ce n'est absolument pas émoustillant.

Quant à la qualité d'écriture, je ne suis pas satisfaite également. L'écriture n'est pas fluide et les phrases sont courtes, donnant une impression d'urgence qui n'a pas lieu d'être dans ce roman. En effet, quelle urgence quand on enchaîne juste les coups d'un soir sans autre histoire à côté?

En bref, j'en ressors surprise et déçue, je m'attendais à mieux. Néanmoins, merci au forum Au coeur de l'Imaginarium et aux éditions La Musardine pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 9 Déc - 10:58

L’éducation d’une demi vierge, d'Anonyme

Critique d'Aelynah

Je dois tout d'abord dire que la préface de Sophie Rongieras est à elle-seule une petite histoire à ne pas manquer, dévoilant par quels moyens détournés est arrivé ce livre entre vos mains. L'on pourrait qualifier cette préface de petite mise en bouche instructive.

Commencer un livre érotique par une entrée en matière dans un couvent est un point qui m'a déjà, je l'avoue, fait sourire et imaginer le pire. L'antre de Dieu serait-il donc celui de la luxure et du saphisme, en plus d'être celui d'une éducation stricte pour la jeunesses bourgeoise et aristocratique ?

Serait-ce donc un sophisme que de croire en cette innocence calfeutrée, éloignée du péché ?

Car à en lire notre auteur(e), cette éducation si prisée par les classes élevées ne serait-elle qu’un moyen détourné de former des jeunes femmes aux devoirs conjugaux ? De là à se poser la question, il n'y a qu'un pas que je me suis empressée de franchir.
Me voici donc entrant au couvent en compagnie de notre dernière recrue, la jeune Edmée (17 ans).
Nous allons découvrir ensemble la sainte parole et probablement beaucoup d'autres choses plus légères. Je m'en délecte d'avance. Tout cela grâce à la préface qui nous en donne un aperçu succinct mais attirant.

Les petites touches d'humour ne manquent pas, non pour ridiculiser, mais mettre en exergue les différences entre les agissements et les sermons de certaines catégories de cadres religieux.

L'auteur, ce ou cette anonyme, a une plume sûre et coquine à souhait pour ce qui est de réveiller les papilles et faire briller les pupilles.
Ces jeunes demoiselles, peu prudes pour un sou, nous exposent leur plaisir comme un peintre son œuvre.
Et les caresses tendres et savamment délictueuses tout autant que délicieuses vous ouvrent de nouveaux horizons libertins ou plutôt vous y plongent dans la plus parfaite sincérité.
Comment être choquée par cet élan de douceur et de gougnotterie entre filles donné avec autant d'abandon que de partage.

Le couvent cache par son voile bien d'autres émotions que la dévotion seule.

Pardonnez mes paroles irrespectueuses pour ceux qui s'en sentiraient gênés mais si vous êtes ici ce jour à lire cette chronique en particulier ce ne serait qu'hypocrisie ou timidité de jouer les puritains.

Ensuite lorsque par un quelconque stratagème que vous découvrirez bien tout seul notre jeune novice est amenée à s'échapper du couvent les choses se sont alors accélérées.

La jeune gourgandine déjà bien éduquée va trouver en famille arts et manières à s'améliorer encore.
Libertinage, incestueuses libations tant saphiques que phalliques vont vous être dévoilées. Le tout dans un vocabulaire digne du livre Les mots et la chose, trésors du langage érotique de Jean-Claude Carrière ou du dictionnaire érotique moderne.

Car ce verbiage caressant, sans crudité aucune, ajouté aux mains et autres langues expertes et baladeuses de nos protagonistes, sont un atout pour une lecture délicieusement excitante et plaisante, même pour qui ne tenterait pas certaines pratiques.
Ce livre nous montre le pouvoir des mots, sans le choc des photos (humour). Il nous montre surtout que la plume est un instrument qui peut être utilisé de façon remarquable pour aiguiser l'appétit des plus gourmets, ou instiller aux plus innocent(e)s les idées les plus pernicieuses.

C'est donc avec le regard voilé et les joues rosies de plaisir, que je vais vous laisser sur votre faim afin d'aller de ce pas continuer à prouver à mon cher et tendre époux que la lecture peut être un divertissant passe-temps seule ou ou à deux.

Puritains, amants classiques ou sans imagination, passez votre chemin ou laissez vous guider par la plume anonyme de notre auteur(e), sans honte ni pudeur.
Découvrez l'interdit et délectez-vous en.

Gourmandes et gourmands, épicuriens de tous horizons, venez-vous abreuver à cette source d'érotique fraîcheur.

En un mot comme en cent, les Editions La Musardine nous ont confiés là une jolie pépite qu'il eût été dommage de laisser se perdre dans les méandres des ouvrages inconnus ou méconnus.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 15 Déc - 11:58



Dictionnaire des fantasmes et perversions, de Brenda B. Love





Attention, ouvrage MYTHIQUE ! Initialement paru en 1997 aux éditions Blanche, ce dictionnaire n’est plus disponible depuis plusieurs années. Un manque intolérable désormais comblé, qui vous permettra de découvrir l’essentiel des perversions, des plus cocasses aux plus effrayantes, mais toujours fascinantes, qui agitent nos sexualités tourmentées.


  • Genre : érotique

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 15 Déc - 12:01

Dictionnaire des fantasmes et perversions, de Brenda B. Love

Critique d'ATea

Comment écrire une critique d’un dictionnaire ? C’est la première question qui m’est venue en voyant ce partenariat et puisqu’il n’y a rien de mieux que de se confronter au problème pour le dépasser, je me suis inscrite.
Bon, la deuxième raison fut le sujet que je trouvais pour le moins intéressant.

Intriguée j’étais et charmée, je l'ai été dès la réception.
Une couverture de toute beauté, sobre et classe, agrémentée du titre écrit dans un police sans fioritures. Le format du livre est adapté, la souplesse autant que la taille, ainsi que la police d’écriture du contenu.

Sur la forme, hormis l’erreur d’impression de l’index TUV, je dirais que quelques petites choses m’ont marqué par rapport au format dictionnaire.

Répertorier les mots par un index au début de chaque lettre, ce n’est pas très pratique à mon sens, puisqu’en fait, rien ne distingue les pages « Index » des autres et du coup, il devient plus pratique de chercher tout de suite le mot voulu. Peut-être ceci aurait pu être amélioré par un système d’encoches pour distinguer les lettres d’une part ou un index final avec un renvoi au numéro de page. Cette dernière aurait également permis de supprimer les mots non traités en détail au cœur du livre.

Les mots-valises, du type aphrodisiaques ou dysfonctionnements, regroupent plusieurs mots pour un même concept mais ne se démarquent pas assez à mon sens. Peut-être un soulignage en plus du format gras faciliterait la recherche.


Sur le fond, j’ai étudié les lettres A-B-C-D en détail et par la suite, j’ai saisi les mots au hasard, allant de références en références. La première méthode a l’avantage de balayer beaucoup de notions distinctes, riches et m’a permis de me faire une idée du travail effectué. C’est une lecture intellectualisée je dirais, contrairement à la deuxième que je trouve plus passionnée. Il s’agit d’une lecture curieuse et on se rend compte que l’on lit les mots à un rythme effréné. Cette lecture a d’intéressant l’approfondissement d’un contexte, d’un lien entre tout ce que nous lisons. Les deux sont tout autant agréables l’une que l’autre parce que le Dictionnaire des fantasmes et perversions n’est pas que la succession de termes et de définitions froidement plaquées comme on peut l’entendre dans le mot « Dictionnaire ». Non, il s’agit de bien plus que cela.

Les mots se voient découpés pour en révéler leur origine, suivi de la définition pure. Et après cela, vous aurez droit dans un style fluide, compréhensible, aisé à lire, à divers apports :
- à travers les Âges et l’Espace : Histoire, Ethnologie, Anthropologie, Faits divers et Témoignages, les Lois d’hier et d’aujourd’hui. …
- à travers les Arts et Médias : Littérature (des Contes aux romans), le Cinéma, la Danse, la Photographie, …
- à travers la Connaissance : Psychologie, Psychologie de l’Enfance (Développement, Contes), Psychosociologie, Recherches scientifiques, Médecines douces,…
- à travers de Divines Idées : Religions et Mythologie.
- à travers les Espèces : Biologie, Zoologie

A travers les Hommes et au-delà. Parce que la Sexualité est ce qui permet à tout être vivant de perdurer, de ressentir la vie, de ressentir une palette d’émotions.

Vous apprendrez aussi à l’occasion l’origine de certaines phrases passées dans le langage quotidien, les acronymes et les détournements de langages, les abus de langages, beaucoup de pratiques dont je suis sûre que vous ignoriez l’existence jusqu’alors… Et si certaines peuvent franchement vous surprendre, titiller, dégoûter, vous deviendrez, (même sans pratiquer), plus ouverts, plus éveillés face à la diversité qui s’offre à vous. Le tout sans trouver de jugement, mais en lisant des mises en garde nécessaires et bien dosées (notamment quant aux drogues, MST, pratiques dangereuses, strangulations,…)

Et vous apprendrez bien d’autres choses encore, parce que, pour approfondir tout ça, de nombreuses sources sont citées et la bibliographie est riche. C’est vraiment ce que j’ai apprécié dans ce livre. Il n’a pas enfermé des pratiques ou des mots dans une définition, au contraire il ouvre sur des horizons divers et variés, pour aider à comprendre, aller plus loin, éveiller son lecteur. Si je n’ai pas lu tous les mots encore, c’est bien parce que je me perds dans les sources, le flot de connaissances. Et je compte prendre mon temps, les savourer, y revenir, en relire, en redécouvrir et prendre le temps de consulter les renvois.

Je vous le recommande vivement. Je ne le lâche plus, j’aime piquer ici et là des mots au gré des envies, et j’ai toujours l’impression d’en découvrir de nouveaux. C’est une mine de connaissance et un réel plaisir décomplexé.

Je remercie énormément le Forum ainsi que La Musardine pour ce partenariat qui est un coup de cœur absolu. Et je félicite Brenda B.Love (au si beau nom qui ne pouvait pas mieux tomber !) pour le travail effectué.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 24 Déc - 8:55

S’occuper en t’attendant, de Marion Favry

Critique d'Aelynah

Marion vient de se faire larguer par son amant, parti retrouver sa femme.
Alors par vengeance, par dépit mais aussi par curiosité elle décide de continuer sa découverte du libertinage seule.
Enfin si l'on peut dire car nombreux vont être ceux qui l'accompagneront ou la guideront vers son but inavoué, sa recherche de l'oubli de cet amant aimé et détesté à la fois.

Je suis prévenue par le quatrième de couverture, il s'agit d'un récit franc, brut, au vocabulaire explicite dans la bouche d'une femme.
Pourquoi pas ? me suis-je dit , découvrons-la dans sa recherche de l'oubli et sa liberté d'être.

Pourtant les premiers chapitres passés, je ne suis pas sûre que je vais aimer. En fait cela ne me fait aucun effet.
Je n'attends pas de grimper au rideau dans mes lectures érotiques mais au moins un frisson d'anticipation ou de jalousie. Là, cela fait documentaire sur la débauche vu par une femme nature et mature.

Je découvre cependant les "dessous" du libertinage et ces clubs particuliers, ces "boîte à culs" où je ne serai probablement jamais amenée à pénétrer. Tout n'y semble pas aussi glauque et malsain que parfois l'on pourrait croire, nous les ignares, les "coincés" pourrait-on même dire, au vu des images qui nous sont dévoilées.
Car la plupart des classiques sont laissés au placard pour faire ressortir parmi d'autres certains des plus hard de ces scènes de film porno. La levrette, le cunnilingus ou la fellation paraissent presque trop sages et simplets comparés, par exemple, à ce fist qu'elle expérimente dans la chatte béante d'une partenaire.

Cependant d'autres passages plus doux cassent le rythme parfois cru et brut. Dans ces expérimentations, la douceur d'une découverte saphique, un peu de triolisme érotique ou simplement des caresses nouvelles nous montrent enfin un peu de frisson. Tout comme ces pratiques, ces écrits sont alors plus poétiques tout en restant proches de la crudité. Sa gourmandise pour le fruit ouvert et juteux de sa partenaire d'un jour, son trouble si profond à la vision d'une poitrine généreuse et pourtant sagement découverte, toutes ces visions me redonnent foi en ma lecture.

Le frisson semble vouloir se faufiler jusqu'à moi. Y restera-t-il, ou une autre scène plus crue, plus hard ou, plutôt, trop hard pour mes yeux pourtant pas si innocents que ça va-t-elle gâcher ce rendez-vous coquin ?

La plume de l'auteure est vraiment particulière, tantôt légère et poétique, tantôt crue et repoussante pour mon niveau d'acceptation. Elle sait cependant nous tenir en laisse pour ne pas nous laisser refermer le livre sur un passage bouleversant nos idées trop étriquées dans leur costume de tous les jours.

Grâce à elle nous sortons de notre environnement, ou peut être à cause d'elle nous découvrons d'autres univers que l'amour fidèle et simple du petit couple amoureux.
Cela peut en choquer certains, mais n'oublions pas que la réputation de La Musardine n'est pas d'être sage mais au contraire de nous faire sortir des sentiers battus et jalonnés de nos restrictions personnelles, religieuses ou sociales.

Et ce livre est un bon exemple de ce circuit hors piste. Laissez derrière vous votre costume de tous les jours et suivez-la dans celui du jouisseur, du voyeur ou tout simplement du coquin qui sommeille en vous.

Sa forme aussi est particulière car les chapitres ne se suivent pas forcément dans le temps mais plutôt dans les enchaînements d'expériences, tantôt une position, tantôt une situation, chaque découverte différente a son chapitre afin de nous situer et éventuellement nous permettre, qui sait, de ne lire ou relire que les épanchements qui pourraient nous plaire.

Au final, malgré le petit refroidissement du début sur mes idées coquines, l'auteure a su, sur la longueur, me faire découvrir le libertinage, ou plutôt son libertinage, au travers de ses yeux et des réactions de son corps.
Même si je n'ai pas ressenti de grand élan de passion ou de frisson, je ne regrette en rien ma lecture, qui m'a ouvert les yeux ainsi que d'autres choses plus intimes pour l'auteure sur des plaisirs parfois méconnus ou rejetés d'emblée par pudeur ou simplement par préjugés.

La Musardine nous a donné ce qu'elle nous a promis, et c'est à nous ensuite de nous surprendre à apprécier ou non cette crudité dans la plume d'une femme.
Cela ne fera pas partie de mes lectures érotiques les plus marquantes mais une fois la barrière des premiers chapitres passée, alors j'ai pu apprécié tranquillement mes découvertes.
Un seul reproche, que ce soit justement ces chapitres-là qui entament le roman car ce sont ceux qui ont failli me faire capituler avant la bataille.
Après, pour d'autres ce sera peut être l'inverse mais je tenais à le souligner tout de même. Tant pis si, en le lisant à votre tour, vous me trouvez trop prude ou trop sectaire pour certaines pratiques. Je suis ce que je suis et La Musardine m'a encore surprise si ce n'est totalement conquise.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 30 Déc - 10:50

S’occuper en t’attendant, de Marion Favry

Critique d'Aurel629

La Musardine est réputée pour ses romans érotiques plutôt crus, mais dont le fil conducteur est tout de même présent. S’occuper en t’attendant de Marion Favry est le premier roman qui ne répond absolument pas à mes attentes de lectrice. Trop de sexe tue le sexe. Il n’y a pas une seule page où il n’est pas question de sexe.
Marion vient de se faire quitter par l’homme dont elle était folle amoureuse. Ce dernier a décidé de retourner avec sa femme. Pour l’oublier et pour noyer sa peine, Marion décide de découvrir le sexe dans tous ses états avec d’autres partenaires. Elle ne va pas hésiter à découvrir tous les univers ! Boites, sauna, clubs échangistes. Le récit est divisé en deux, d’une part on a la vision de Marion durant l’acte où elle exprime ses envies, ses besoins, ses attentes et une autre présentée en italique où elle parle directement à Haboob, son ancien amant, en pensant à ce qu’elle pourrait lui dire s’il était là. Elle compare ses conquêtes à ses relations avec Haboob et elle explique qu’aucun n’est à la hauteur de son amant.
J’ai trouvé la plume très lourde et maladroite. L’omniprésence du sexe en devient lassante et a même fini par m’user. Habituellement, je finis mon roman quelques jours avant la date de ma chronique, mais pour le coup , je viens de le finir et j’ai dû me forcer à le lire jusqu’au bout. Les relations qu’a Marion avec tous ces hommes sont d’une banalité indéniable et j’ai l’impression que l’auteure a fait un copier-coller de toutes les histoires. Le vocabulaire employé met à rude épreuve le respect de la gente féminine (non je ne suis pas féministe, mais tout de même, nous ne sommes pas des choux à la crème qui attendent justement la crème).
Dans Osez vingt histoires de sexe aux sports d’hiver, il y a une nouvelle qui reprend les aventures de Julie et Zoé. La première vient de se faire quitter par un jeune homme et Zoé l’invite au ski pour lui expliquer l’habituel : rien de tel que le sexe pour oublier un homme. Julie a bien compris et s’envoie en l’air de manière constructive dans le sens où elle en oublie sa peine de cœur. Ici, Marion semble au contraire entretenir sa douleur en allant voir ailleurs.
La quatrième de couverture ne cache pas le côté brut mais annonce un non-recours à la vulgarité, or j’ai trouvé que la manière dont Marion accepte de se faire traiter ou même la manière avec laquelle elle se considère donne un côté vulgaire à ce personnage. De plus, le manque d’originalité de ce roman dont la fin est des plus banale ne donne même pas la satisfaction d’être arrivé au bout.
Je suis rarement si dure mais pour le coup je suis passée totalement à côté. Merci quand même au forum et aux éditions La Musardine.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 31 Déc - 9:53



Osez… 20 histoires de sexe aux sports d’hiver, de Collectif





Pour son 23ème recueil, « Osez 20 histoires », la collection de nouvelles érotiques à thèmes de la Musardine, vous amène aux sports d’hiver. Des pistes enneigées aux chalets confortables en passant par la cabine des remontées mécaniques ou la chambre du moniteur de ski, vous découvrirez votre station de ski préférée telle que vous ne l’aviez encore jamais vue, à travers 20 histoires écrites par 20 plumes différentes, mélangeant des amateurs et des professionnels.


  • Genre : érotique/pornographie/nouvelles

  • Nombre de pages : non précisé

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 31 Déc - 9:58

Osez… 20 histoires de sexe aux sports d’hiver, de Collectif

Critique d'Aurel629

En cet hiver qui démarre froidement, rien de mieux qu’un petit recueils de nouvelles érotiques proposées par La Musardine pour se réchauffer. La couverture de ce Osez…20 histoires de sexe aux sports d’hiver ne laisse aucun doute planer sur le contenu érotique du livre. On y voit une jeune femme courir en petite culotte dans la neige.
Je pars pour la première fois au ski cette année et j’avoue que je n’étais pas forcément pressées mais après cette lecture, je ne verrai pas du même œil les tiges des téléskis ou les serveurs des restaurants. Une fois de plus, les vingt auteurs des nouvelles se sont donnés rendez-vous pour écrire l’un des meilleurs Osez qu’il m’ait été donné de lire.
Les nouvelles sont aussi diverses que variées bien que les thèmes se recoupent. On retrouve le séjour entre amis avec dans ce groupe un couple qui ne tient plus la route, sans être ancré dans une routine comme c’est le cas dans La Vénus des Neiges de Blanche de Saint-Cyr. Gilles est en couple avec sa femme qui est enceinte. Il ne supporte pas les changements apportés à son corps par la grossesse et la jeune femme se voit contrainte de rester au chalet. Éric, un ami du couple, rentre plus tôt que les autres et propose à cette future maman de faire un bonhomme de neige. Finalement elle finit par expliquer à Éric qu’elle ne se plaît pas dans ce corps plantureux, cette poitrine deux fois plus imposante. Et face aux critiques dures de son mari, elle a fini par ne plus se trouver jolie. Eric lui propose de se regarder dans la glace et ils finissent par coucher ensemble. Finalement elle décide de rentrer sur Paris plus vite que prévu. On retrouve ce thème dans les nouvelles : Le blanc purgatoire des amours de jeunesse de Julie Derussy ou encore Sextoys de Montagnes de Romuald Ward et la nouvelle 14. Bien qu’elles abordent toutes les quatre le même thème, les histoires sont différentes. Dans la nouvelle de Julie Derussy c’est François, en couple avec Isa qui s’envoie en l’air avec la narratrice de l’histoire dont on ignore le nom. Dans Sextoys de Montagnes c’est la routine qui a amené Pauline et Jérôme a laissé leurs deux enfants pour se retrouver mais Jérôme ne semble pas sur la même longueur d’onde que sa femme. Elle finit par aller skier seule et semble trouver refuge auprès de la barre du téléski. Il en est de même pour Sonia qui finit par suivre deux livreurs.
On retrouve ensuite les voyageurs solitaires de dernières minutes. Certains s’adonnent aux joies du voyeurisme (histoire n°4 Nuance de Rose) où un homme d’une quarantaine d’année observe caché une jeune se donnait du plaisir seule puis accompagnée par une femme et par un homme et puis à trois. Il finit par se faire repérer et la couleur violacée de son sexe en érection finit par s’entremêler aux roses nuancées du sexe de la jeune demoiselle. Encore une fois, plusieurs histoires se confondent avec celle-ci pour le thèmes mais les récits sont totalement différents et offrent aux lecteurs une variété qui donne envie de poursuivre la lecture.
Enfin, il y a les parties de jambes en l’air à plusieurs qui donneraient presque envie de partir au ski entre amis. C’est le cas de Ce soir, c’est soirée disco d'Aude Alisque ou encore La neige et le feu.
La seule nouvelle qui ne m’a pas plus c’est Ma bite en flocons de Julien Ligny. Le titre en dit déjà long mais la vulgarité de cette nouvelle finit par très rapidement lasser le lecteur. L'histoire d'un homme qui ne pense qu’à s’envoyer en l’air avec d’autres et qui pense que tout lui est dû.

La légèreté des nouvelles et la diversité des récits rend ce recueil des plus agréables à lire. De plus, on sort des sentiers battus habituels. Encore une fois, la Musardine est à la hauteur de sa réputation et c’est avec impatience que j’attends le prochain Osez.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 8 Jan - 11:59

S’occuper en t’attendant, de Marion Favry

Critique d'ATea

J'ai eu du mal à achever ce livre. Sur la forme autant que sur le traitement du fond, pourtant l'intrigue d'une femme qui cherche à se libérer de l'emprise d'un homme à travers plusieurs relations reste intéressante.

J'y ai trouvé un style lourd qui accroche avec beaucoup de répétitions sur la forme, dans les expériences, avec un éternel retour sur son amant/amoureux.

Au niveau de la structure, les scènes sont traitées différemment. Certaines sont allongées sur un chapitre entier, d'autres très courtes sur lesquelles nous passons dessus. Mais, à chaque fois, une pensée, un texte pour Haboob. (D'ailleurs, ce prénom m'a gêné dans ma lecture, je ne le trouve pas beau, je trouve qu'il accroche, qu'il donne un côté doudou à un homme, dans une histoire pornographique, j'ai trouvé ça dommage.)

Une redondance qui se comprend par l'amour qu'elle éprouve pour lui, mais qui en fait est assez lassante. On retrouve les hauts et les bas de la vie quotidienne, ceci dit. Mais voilà, cette vie quotidienne n'est pas mise en valeur, ce livre ne restera pas plus dans ma mémoire. Cette succession d'amants évolue néanmoins au cours du livre, timidement cependant… Si au début, ils ne sont que de passage, elle commence tardivement à leur donner des surnoms, des initiales, les laissant s'installer dans un autre quotidien. Elle regrette parfois les relations suivies même si elle refuse tout sentiment avec certains. La fin semble clore l'histoire, sauf que l'évolution au fil du texte ne se fait pas réellement sentir. Elle parle de flou à un moment, pour le renier ensuite, etc… Une histoire sans fin, ni faim, ni plaisir.

Au gré des relations, l'auteur aborde le libertinage, l'échangisme, quelques positions, le saphisme et le triolisme, la concurrence des hommes et des objets aussi. Et sur ce point, le livre pose ici et là des phrases qui m'ont semblé bizarres comme si elles étaient là pour nous initier, dans le style, la narratrice qui déclare (dans d'autres mots) "J'ai entendu que les hommes aimaient bien ça". J'ai eu cette vague impression de vouloir nous apporter des connaissances sur le plaisir féminin aussi bien que masculin. Pour ma part, je trouve qu'il suffit juste de lire pour donner des idées aux lecteurs, et non l'aborder aussi froidement dans la narration.

Je remercie le forum et la Musardine pour ce partenariat même s'il ne me reste plus grand chose de cette lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 15 Jan - 10:45



Trois romans érotiques de la Brigandine, de Collectif





« La Brigandine » est le nom d’une maison d’édition qui publia, à la fin des années 70, des romans populaires à coloration érotico-pornographique. Derrière les pseudonymes exotiques de leurs auteurs (Georges le Goulpier, Hurl Barbe…) se cachaient des écrivains connus, tel Jean-Pierre Bouyxou. Leur liberté de ton et le joyeux esprit libertaire qui les animaient ont vite contribué à rendre leurs livres populaires chez les amateurs d’érotisme et de contre-culture. La Musardine est heureuse de vous faire découvrir ce pan méconnu de la littérature porno avec La Loque à terre, Cime et châtiment et Fête de fins damnés, trois romans vintage du glorieux catalogue de la brigandine.


  • Genre : érotique/pornographie

  • Nombre de pages : non précisé

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 15 Jan - 10:56

Trois romans érotiques de la Brigandine, de Collectif

Critique d'ATea

La Loque à Terre, Fête de fins damnés et Cime et Châtiments. Non, vous ne rêvez pas, ces titres vous disent vaguement quelque chose. Relisez-les, saisissez les jeux de mots, les références… Et cela vous fera peut-être penser aux calembours et autres détournements de noms que les films pornographiques aiment parfois nous servir. 
Chaque titre renvoie ainsi au contexte de son histoire.

Prenez par exemple, La Loque à Terre écrit par Georges de Lorzac, où un homme rend visite à ses parents après une rupture. Et, il faut le dire, il est sacrément dépendant émotionnellement de ses géniteurs. Avant d'arriver jusqu'à chez eux, il faut d'abord qu'il gravisse cet escalier sans fin, un périple fou semé d'embûches sexuelles, mais sachez-le, le plaisir n'est pas vraiment de la partie pour le narrateur qui subit plus qu'il n'en profite. Et l'on voit cette ascension comme un développement personnel où le narrateur analyse souvent mais comprend rarement sa situation, et pour en voir la fin, il doit devenir un homme, se mettre debout et cesser de ramper entre les étages… Devenir Locataire de ses parents sans être une Loque à Terre, vous voyez? A mon sens, l'égarement de son narrateur dans les escaliers amène à l'égarement du lecteur de par une similitude des scènes, érotiques ou non, des questionnements à rallonge et souvent confus, des rencontres avec les habitants de l'immeuble. Si cela peut-être intriguant au début, cela est trop redondant au delà de deux cycles. Bien sûr cela trouve un sens avec la montée progressive de la folie du narrateur, qui finira en apothéose avec une révélation finale mais j'ai trouvé une façon d'écrire redondantes dans le choix de ses mots, et de ses expressions. Y compris pour ce qui est des scènes érotiques qui restent trop épisodiques à mon goût. Ce qu'il faut sûrement lier à la ligne éditoriale de la Brigandine qui demandait qu'environ le tiers du texte proposé soit érotique, ce que j'ignorais en choisissant le partenariat, d'où une certaine frustration dans ce premier texte. 

On passe à la Fête de fins damnés, de Gilles Soledad. Ca sonne un peu entre réjouissances et apocalypse. Et c'est exactement ça, les damnés (deux loubards intoxiqués) se laissent aller lors d'une coupure d'électricité générale, mais ils ne sont pas vraiment fins… Plutôt en proie à une violence inouïe, ils célèbrent un no man's land, où le pillage et les meurtres deviennent la règle pour s'amuser. La fête explose à chaque coin de rue, entre sang et sexualité sous contrainte. Les conventions sont jetées aux orties avec une succession de pillages, explosions, viols jusqu'au meurtre d'un flic qui donne l'occasion à l'histoire de prendre un envol avec la fuite des deux personnages. Et cette ambiance noire transpire dans chaque ligne grâce à un décor savamment planté. Si bien qu'il est encore inscrit dans ma mémoire plusieurs jours après, j'ai eu des images dans les yeux à la lecture (ce gros bazar, cette anarchie, ces cris, ces corps qui courent partout) et les mots subsistent encore dans cette ambiance. Le Néo-Polar est bien là. Quant aux personnages, nous les (re)connaissons au fil des pages, aux pas, aux mots utilisés. Ils deviennent familiers, assez pour s'inscrire dans nos mémoires comme on reconnaîtrait un personnage de film.

Quant à Cime et Châtiment, de Pierre Charmoz (nom d'emprunt), mis à part le lien d'un narrateur sans le sou qui tombe amoureux d'une femme et quelques morts, vous ne trouverez pas d'autres liens avec l'Oeuvre célèbre de Dostojevski. Il n'y a pas de folie, ni de paranoïa de la part du narrateur, puisque, chose importante, il n'est pas la cause des meurtres commis. En fait, tout part d'un suicide en montagne, de l'enquête de la fille et de ce témoin présent par hasard (notre narrateur donc). Ils seront liés par un enchaînement de péripéties, dont la plupart sont de nature érotique. Cela se lit facilement, l'intrigue rebondit régulièrement juste à la fin des chapitres pour vous engager à continuer, ce qui conservera votre attention jusqu'au bout. Les scènes érotiques sont plurielles, écrites avec violence ou tendresse. Plusieurs sentiments et émotions (Rivalité, Amour, Amitié, Passion, Tendresse et même Curiosité) parsèment les relations et les scènes mobilisent plusieurs aspects : Saphisme. Triolisme (1h2f ou 2h1f ou avec inconnu), Voyeurisme, Désir adolescent sans pédophilie. 

Au delà de ces calembours, je n'ai trouvé aucun autre point commun à ces livres que le format court des romans et la facilité de les lire. Ce fut d'ailleurs la ligne éditoriale de ce catalogue qu'est la Brigandine devenu pirate. Les textes sont souvent écrits rapidement pour être lus tout aussi rapidement et surtout alimenter le catalogue, comme cela est expliqué dans la préface instructive. Pour autant, la préface vous apporte un éclairage sur les interprétations parallèles, les insinuations dans les textes à chercher. Pour autant, si cela est intéressant d'un point de vue culture et littéraire, j'ai trouvé justement que cette tendance à l'écriture automatique dans les deux premiers textes apportait un récit sans scénario précis et donc des passages très vagues au contraire du troisième texte dont le scénario est étudié pour éviter tout enlisement et perte de fil rouge qui nuirait au déroulement.

Je remercie La Musardine et le Forum pour leur partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 18 Mar - 8:52



Sex and the tv, d'Octavie Delvaux





La seule comédie érotique et romantique made in France !
Les coulisses de la télévision, où règnent jalousie et luttes de pouvoir, réservent bien des surprises à Charlotte, devenue chroniqueuse cuisine dans une émission quotidienne. Entre les avances très hot de la présentatrice vedette et les menaces d’un mystérieux maître chanteur, la jeune femme ne sait plus où donner de la tête.
Et c’est sans compter le départ de son chéri pour le Brésil qui laisse le champ libre à de nouvelles expériences sexuelles… Heureusement, ses deux meilleures amies – Morgane, la fashionista délurée, et Déborah, la dominatrice en mal d’amour – répondent toujours présentes…
Tentations, fantasmes, sextapes et trahisons sont au programme de cet opus à l’érotisme torride et à l’humour toujours aussi décoiffant.

Après le succès de Sex in the Kitchen, Octavie Delvaux redouble d’imagination et nous prouve une fois de plus qu’elle n’a pas la langue dans sa poche pour retranscrire les aventures de ces filles espiègles et piquantes, en phase avec notre époque.


  • Genre : érotique

  • Nombre de pages : 352

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 18 Mar - 8:55

Sex and the tv, d'Octavie Delvaux

Critique d'Aurel629

Une comédie érotique et romantique made in France éditée par la Musardine ? Il ne m’a pas fallu longtemps pour sauter sur ce partenariat bien alléchant. Sex and the tv est la suite de Sex in the Kitchen, mais ce tome 2 se lit sans avoir lu le premier. Nous suivons dans ce roman les déboires de la jeune et brillante cuisinière Charlotte, et de ses deux acolytes Déborah et Morgane.
Charlotte voit sa carrière décoller grâce à une chronique dans une émission tv sur D17. Ce roman nous plonge alors dans les coulisses de la tv française. Octavie Delvaux a su manier la langue avec dextérité et humour. J’ose le dire : la Musardine a publié un livre soft . Les scènes de sexe sont discrètes et tellement bien écrites. Elles reflètent parfaitement l’image que le lecteur peut se faire de la petite Charlotte qui mange bio et sain. On imagine la jeune femme mince, bien dans sa peau qui nous couvre de ses conseils diététiques. Celle-ci n’a pourtant que l’apparence d’une fille sage. Avec son amoureux, Benjamin, elle vit une passion. Ce couple a une sexualité des plus épanouies de par les petits jeux menés par ce dernier. Toutefois, pour des raisons professionnelles, Benjamin doit quitter la France et sa capitale pour le Brésil. Les deux amants se promettent fidélité mais finalement rien ne va se passer comme prévu. Véronica, la présentatrice de l’émission va tout faire pour séduire Charlotte. Celle-ci craque et se retrouve au cœur d’un chantage qui pourrait bien mettre un terme à sa carrière.
L’écriture de ce livre est fluide, le texte est complet sans apporter trop de détails inutiles. Je n’y ai retrouvé aucune vulgarité. Les scènes de sexe sont courtes et vont à l’essentiel, les détails apportés permettent aux lecteurs d’imaginer parfaitement la scène sans trop s’éloigner de la sensualité et de la simplicité apportées par ce roman. De plus, même si Charlotte occupe la quasi-totalité du roman, Octavie Delvaux a également mise en avant Morgane et Déborah, la fashionista et la dominatrice. Les deux amies de la jeune fille connaissent également quelques péripéties amoureuses qui apportent le comique à ce roman. On se retrouve facilement avec ses amies dans ce roman.
Merci au forum et à la Musardine pour ce très sympathique partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 10 Avr - 9:28

Sex and the tv, d'Octavie Delvaux

Critique de Malka

L’entrée dans le roman se fait facilement, car le style fluide de l’auteure rend le récit très agréable à lire. A la fois clair et soutenu, il entraîne dans les aventures de Charlotte et de ses amies, Déborah et Morgan.
Les personnages, les descriptions, l’ambiance et les dialogues sont traités avec soin et dynamisme. Les chapitres, bien que longs, se lisent très vite. Ils se distinguent par le choix des titres, tous tirés de celui d’émissions TV, car c’est bien sur le milieu de la télévision que se centre l’intrigue. En effet, Charlotte personnage principal de ce roman, vient d’être engagée comme chroniqueuse pour une rubrique de cuisine bio dans une émission TV populaire. Elle découvre ce milieu, qui l’implique dans des situations scandaleuses. Elle connaît bien des déboires: entre le vols de ses vêtements, ou des ingrédients de sa recette, la jalousie, la futilité et le mépris qui l’entourent sur le plateau. Pourtant, Charlotte retombe toujours sur ses pieds avec sérénité. C’est une jeune femme équilibrée, moderne et libérée. On aime ses réparties, son attitude pétillante, son goût des vêtements vintage à contre courant de la mode. C’est une battante, même si elle semble un peu timide. Charlotte possède une personnalité forte et attachante. Ses deux meilleures amies, mais aussi sa relation de couple heureuse et épanouie avec Benjamin contribuent à son équilibre et l’aident en cas de problème.
L’auteur installe à merveille la relation entre Charlotte et Benjamin, dont la tendresse et l’amour sont bien mis en évidence. Leur vie intime ne manque pas non plus de surprises et de piquant. Malgré les difficultés que rencontrent le couple, leur complicité, l’authenticité de leur affection l’un pour l’autre restent évidentes.
Parfois, Benjamin prend des allures de prince charmant trop parfait, pourtant il ne manque pas de crédibilité. L’auteur arrive à nous convaincre, malgré tout.
Morgan et Déborah, les deux bonnes copines, toujours complices et présentes en cas de besoin ne manquent pas d’humour également.
Morgan, prof d’histoire (qui raconte du grand n’importe quoi à ses élèves avec désinvolture) s’avère une passionnée de mode, bloggeuse et toujours habillée en suivant les dernière tendances, même les plus improbables qui soient. Son côté à la fois déjanté et blasé en fait un personnage quelque peu frivole, mais aux réparties tantôt décapantes, tantôt hilarantes. Pourtant, ses jugements et propos dérapent parfois et la rendent beaucoup moins amusante.
Déborah, orthophoniste de profession, Domina le reste du temps, ne manque pas de mordant non plus. Ses vannes, bien que crues, font toujours mouche. Pourtant, son comportement de Domina semble excessif et pas toujours très crédible: quand elle met en danger la santé et la réputation de l’un de ses soumis par exemple. Elle exècre les hommes et on se demande si la soumission qu’elle exerce n’est pas une forme de vengeance envers la gent masculine. D’ailleurs, lors des discussions entre les trois amies, on tombe souvent dans les clichés. Les hommes apparaissent par catégories quelque peu caricaturales: les lourdauds, les machos, les hommes-objets et les princes charmants (comprendre les amoureux des demoiselles: Benjamin, bientôt rejoint par un nouveau prétendant au titre).
Malgré ce manque de nuance à ce sujet, les dialogues sont souvent drôles. On sourit et rit franchement aux répliques des jeunes femmes.
Les scènes érotiques ponctuent également le récit. Elles sont amenées avec naturel et jamais gratuites. Elles sont sans détour et crues, mais se teintent toujours de sensualité et d’audace.
Charlotte se montre libérée et entreprenante, toujours à l’affût de nouveauté, de désir et de plaisir. Avec cet attrait du personnage pour le risque et la découverte, l’auteur varie les situations rencontrées au fil de l’histoire: jeux érotiques et passionnés avec son amoureux, plaisir de la nouveauté dans sa relation lesbienne, variante des supports (échanges de mails très chauds) et assouvissement des fantasmes du couple dans des situations spéciales et dans des lieux plus ou moins adaptés pour ce genre d’activité.

En conclusion: Malgré quelques défauts, c’est un livre qui se lit avec grand plaisir, car il est drôle et ne manque pas de fraîcheur. La plume de l’auteure soignée m’a entraînée dès le début de la lecture. Merci au forum « Au cœur de l’Imaginarium » et aux éditions « La Musardine » pour ce bon moment de lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 28 Avr - 10:08



Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours, de Marie Minelli





Il vous arrive de fermer les yeux en pensant à Brad Pitt quand votre chéri vous fait l’amour ? Allez jusqu’au bout de la démarche : transformer le VRAIMENT en Brad Pitt ! C’est ce que vous propose Marie Minelli dans ce programme condensé et ultra efficace de 30 jours : sexualité, beaugossitude, look, galanterie et tout ce qui distingue Brad Pitt du commun des mortels n’aura plus aucun secret pour vous. Et si l’entreprise échoue, vous pourrez au moins en rire, seule ou avec lui. C’est d’ailleurs l’unique but de ce petit livre rigolo… mais qui dit quand même des choses vraies !


  • Genre : humour

  • Nombre de pages :

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 28 Avr - 10:11

Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours, de Marie Minelli

Critique de Malka

Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours est un petit livre de Marie Minelli qui se propose de donner des avis et conseils, évidemment complètement décalés, en se basant sur deux stéréotypes bien ancrés. D’un côté, Brad Pitt, image idéalisée de l’homme, présenté dans le livre comme parfait sur tous les plans… évidemment, c’est Brad Pitt, objet des fantasmes, mais pas des miens. Je tenais à le préciser en ce début de chronique : je le trouve physiquement assez insignifiant (désolée pour les fans). Cela n’a cependant pas endormi ma curiosité, puisqu’il s’agit bien ici de l’exploitation de son image et d’un fantasme. L’auteur le précise d’ailleurs, remplacez donc Brad Pitt par celui que vous souhaitez et le tour est joué. L’homme idéal semble d’un coup bien interchangeable. D’un autre côté, vous avez donc le mec à transformer selon vos idéaux. Là, je m’avoue bien dépourvue, mais ça ne m’a pas empêchée de jouer le jeu et de continuer ma lecture. Je me suis même sentie presque soulagée parce que sérieusement, Jean-chéri (surnom donné au mec à transformer et nommé ainsi dans l’ensemble du livre) a tout du gros bof et cumule bien des clichés: imaginez-vous le mec qui passe son temps entre foot et console, vous traite comme une boniche, fait preuve d’un mauvais goût et d’un sans gêne à toute épreuve. Il est de plus raciste en plus d‘être macho. Bref, soyons clair : Jean Chéri est complètement à l’opposé de l’idée que l’on se fait de « Brad Pitt » et du prince charmant.
Vous le comprendrez donc, ce petit livre a tout de la parodie et reste à prendre au dixième degré . L’humour y est simple et décapant, parfois un peu bateau et frôlant le cynisme tant les clichés sont sur-exploités. Si on arrive à passer outre, on arrive toutefois à s’amuser.

Le livre suit une progression dans le temps. N’oublions pas que l’on n'a que 30 jours et vu l’état de Jean Chéri, ça fait peu. A chaque jour, son conseil et la touche Brad Pitt qu’il faut enseigner à Jean Chéri d’amour. On propose de le remodeler, de le relooker, de changer son image, de le refondre en un Brad sans doute au final bien imparfait, mais quand même plus appréciable que le Jean Chéri de départ et qu’un Brad Pitt trop parfait, justement. Plusieurs rubriques jalonnent ce parcours du combattant : ce qui est Brad, ce qui ne l’est pas, ce que dit Brad, ce que dit Jean chéri, ce que fait Brad, ce que fait Jean Chéri… le tout assorti en image, ponctué de questions de lectrices en détresse, toujours avec humour, même s’il nous fait parfois grincer des dents.
Si Marie Minelli donne le conseil de rester avec son Jean Chéri d’amour, plutôt que de rêver à un Brad Pitt inaccessible et sans doute très pénible (preuve à l’appui), j’avoue que personnellement, je conseillerais de fuir l’un et l’autre…
Sous couvert de l’humour, ce petit livre donne une image quand même négative et clichée de l’homme et de la femme. Certes, les fantasmes font parti de la vie et les imperfections tout autant, mais un peu de nuances et moins de facilités n’auraient pas gâché l’humour sous-jacent.

En conclusion : même si Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours manque de nuances et de finesse, c’est un livre divertissant, à lire en couple ou à plusieurs pour une bonne partie de rigolade. Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium et les éditions La Musardine pour ce plaisant moment de lecture.

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