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 [Editeur] La Musardine

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 30 Avr - 7:48

Sex and the tv, d'Octavie Delvaux

Critique d'Aelynah

Charlotte, la trentaine vintage et veggie, après le succès de son blog se voit propulser à la télévision pour animer une chronique culinaire végétarienne dans une des émissions à succès du moment.
Entre la productrice de l'émission qui n'attend qu'un faux pas, un être malveillant qui met à sac sa loge ou modifie des produits de beauté bio, la présentatrice qui lui fait du rentre-dedans, ou les jalousies des autres chroniqueuses, Charlotte a rapidement un aperçu réaliste et franchement pas girly de la vie de chroniqueuse tv.

De plus avec le départ pour un mois de son cher et tendre au Brésil, la solitude lui pèse et l'inquiétude un peu aussi. Car son chéri va photographier, sur les plus belles plages brésiliennes, des mannequins peu vêtues et sexy.
Heureusement leurs correspondances vont être une vraie bouffée de chaleur pour elle. A tout niveau vu les échanges érotico-fantasmes qui vont transiter sur la toile du net entre nos deux tourtereaux.
Elle peut aussi compter sur ses deux meilleures amies, Deborah la dominatrice et Morgane la fashionista, actuellement en poste de prof d'histoire-géo dans un lycée pour petits bourgeois.

Les personnages de ce roman ne sont pas piqué des vers et Octavie Delvaux réussit à nous en offrir un panel assez hétéroclite.

Autant Charlotte avec son côté vintage fait de prime abord penser à l'autre Charlotte, celle de Sex and The city, un peu coincée et sage avec son col Claudine et sa petite robe à fleur, autant les deux autres sont hautes en couleur.

Deborah, avec une double vie, orthophoniste le jour, domina le reste du temps est mon personnage préféré. Elle ne mâche pas ses mots, a toujours des dictons complètement farfelus. Par exemple :" Cul sur la houle, QI de moule" en parlant des surfeurs. Elle est de plus plutôt misandre et ses conseils font souvent appel à un peu de violence envers le sexe dit fort. Mais on ressent en elle une sensibilité et une fragilité qui touche. Enfin est-ce mon cas.
J'ai d'ailleurs trouvé assez sympa sa pseudo déprime existentielle qui du jour au lendemain parce qu'elle se retrouve amoureuse du mec qu'il ne faut pas , allez comprendre marié à une autre, décide de tout bazarder, ses soumis comme ses jouets, de les délaisser comme de vieilles chaussettes. Elle va même en oublier un dans sa cave toute une nuit.

Charlotte, comme je le disais plus haut me fait penser à cette autre Charlotte de Sex and The city qui paraissait timide et réservée et qui dans l'intimité ne s'en laissait pas conter. Ici aussi elle va nous surprendre. Entre les e-mails coquins échangés avec son chéri, son aventure d'un soir avec la présentatrice, les gages farfelus et plutôt osés d'un maître chanteur, des soirées en club échangiste, des jolis fantasmes de fessées dans un cadre particulier, elle nous surprend et nous émoustille.
Car elle n'est pas l'oie blanche que l'on pense. Elle manque peut être parfois un peu de repartie mais ne se laisse pas marcher sur les pieds pour autant.
De plus elle est vraiment bien entourée avec ses deux meilleures amies. Car quoique toutes trois très différentes elles sont aussi complémentaires.

La dernière cependant m'a fait hérisser le poil plus d'une fois, Morgane, la fashionista.
Blonde, évaporée, avec des comparaisons toutes plus bizarres les unes que les autres j'ai eu beaucoup de mal à accrocher à un personnage aussi futile et superficiel. Elle tombe amoureuse comme vous changez de culotte, elle ne voit que par la dernière tendance à la mode, pour lesquelles elle tient un blog aidée de ses deux acolytes Jo et Paul. Un point d'humour pour eux d'ailleurs lorsque nous apprenons qui ils sont vraiment et les résultats de leur cohabitation.

Enfin tout ça pour dire que c'est un délicieux moment de détente erotico-chick-lit que ce roman. Je n'en attendais pas plus car comme le titre le laisse entendre il y a beaucoup trop de la série Sex and the city dans ce roman pour ne pas en faire l’amalgame. Il est cependant désopilant, émoustillant et fait passer de savoureux moments à suivre les aventures de nos trois amies.

Savoureux car il y est question de cuisine, de bons petits plats et je ne suis pas végétarienne mais les recettes expérimentées par Charlotte et proposées aux téléspectateurs de son émission sont sous la plume de l'auteure digne d'être goûtée. Ma gourmandise s'est réveillée pour ces plats pourtant peu habituels et comme je ne dois pas être la seule, l'auteure a pensé à nous en les incluant à la fin de son livre. Un bon point pour notre gourmandise.

Autres gourmandises qui se sont dévoilées sous la plume de l'auteur, ce sont les scènes coquines. Celles-ci sont construites elles-aussi comme une recette. Les ingrédients sont intégrés petit à petit pour faire monter la sauce (sans jeu de mots grivois), les mélanges parfois surprenants vont aiguiser les papilles, les saveurs suaves et douces mais aussi épicées et sauvages de certains plats vont nous surprendre agréablement.

Bon appétit à tous, fins gourmets ou fins coquins, ce livre est pour vous !

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 8 Mai - 8:15

Sex and the tv, d'Octavie Delvaux

Critique de Mél DequoijemeMél

Deux ans après Sex in the Kitchen (mon avis : https://dequoijememel.wordpress.com/2013/09/02/mes-lectures-11-sex-in-the-kitchen/) j’avais hâte de replonger dans l’univers de Charlotte et de ses copines.
Depuis deux ans, Charlotte est devenue célèbre dans son domaine : la cuisine végétarienne, après son blog et ses livres de cuisines, elle devient chroniqueuse TV dans une émission quotidienne. Ses débuts sur le devant de la scène sont plutôt angoissant pour elle, surtout que Benjamin son amoureux (l’amant mystérieux du premier tome) va partir un mois au Brésil pour un shooting photo, entouré de belles brésiliennes. Comment Ben pourrait résister à toutes ces belles femmes en bikini ? Charlotte n’a pas vraiment le temps de cogiter, elle est très prise par les événements qui découlent de sa nouvelle notoriété. Mais ça va lui réserver quelques surprises : vol, rivalité, jalousie, chantage et j’en passe et des meilleures, le monde du petit écran est plein de jaloux qui vous veulent du mal !
Charlotte va devoir faire face à tous les problèmes qui vont lui tomber dessus, et elle ne se sent pas à la hauteur de la tâche, elle songe même à arrêter, surtout quand une de ses collègues commence à lui faire des avances. Mais elle pourra toujours compter sur ses deux grandes amies : Morgan, la fashionista, et Déborah, la dominatrice, qui vont lui venir en aide.
J’ai aimé retrouver les personnages fidèles à eux-mêmes, Déborah est en « crise » se morfond à cause d’un de ses soumis qui a préféré rester avec sa femme et perd peu à peu le goût de la domination et va jusqu’à remettre son mode de vie en question, et les dictons sur les hommes vont valser tout au long du roman. Morgan a enfin un boulot de prof, elle passe toujours de petit ami en petit ami et n’hésite pas à s’attaquer à ses élèves qui ne seront pas tendre avec elle, mettant ainsi en jeu son poste d’enseignante.
Ce roman n’est pas vraiment orienté sur la relation entre Charlotte et Ben, puisque Ben est absent une bonne partie du roman, et il y aura même de la distance entre eux à cause de ce voyage au Brésil, l’auteure ne s’attarde pas trop sur leur relation que j’ai ressentie plutôt comme routinière, vu qu’on est plus dans le cas de l’amant mystérieux qui met du piquant, bien qu’au début du roman, pour surprendre sa belle, Ben va se lancer dans un scénario digne de l’amant mystérieux du premier tome.
Quand à Charlotte on la trouve ici moins timide que dans le premier tome, elle ose faire des choses qu’elle n’aurait jamais imaginé faire un jour. Elle qui se cachait derrière l’écran de son ordinateur pour publier ses recettes sur son blog, la voilà sur le devant de la scène filmée et vue par beaucoup de personne à la TV. Ici, elle se révèle, elle prend sa vie en main, elle ne se cache plus derrière son écran, mais a toujours besoin de ses copines pour approuver ce qu’elle fait et l’aider à surmonter les épreuves.
Un roman explosif, plein d’humour et de sentiments. Ce fut un vrai plaisir de retrouver la plume fluide et maîtrisée d’Octavie Delvaux qui signe un second opus mélangeant parfaitement l’érotisme et la comédie légère pour donner une recette délicieuse pour notre plus grand plaisir.
On retrouve une intrigue bien menée comme dans le premier tome qui nous tiendra en haleine jusqu’à la fin du roman.
En bonus, les recettes de Charlotte sont notées à la fin du roman.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 13 Mai - 7:06



Le fruit défendu, d’Esparbec





Une pépite oubliée d’Esparbec enfin rééditée



Tout comme les Biscuitières, roman d’Esparbec publié en 2014, Le Fruit défendu est une œuvre de jeunesse éditée clandestinement dans les années 1990 à quelques centaines d’exemplaires, rapidement épuisée, jamais rééditée depuis. L’inceste entre une mère et son adolescent de fils est le sujet, scandaleux, de ce roman. C’est l’été, dans le midi ; il fait chaud et Bérangère, femme sensuelle et vicieuse, est souvent en tenue légère. Elle s’ennuie, boit de la vodka et se prélasse à demi nue au bord de la piscine. Max, son fils, depuis sa chambre où il s’est enfermé pour réviser ses examens, l’observe. Dans ce huis-clos infernal, va se trouver réalisé le tabou absolu. Œuvre transgressive, Le Fruit défendu nous conduit au cœur d’un mystère sexuel qu’Esparbec ne cesse d’explorer dans toute son œuvre : la sexualité masculine est conditionnée par le rapport à la mère. Œuvre de pure fiction, Esparbec se joue pourtant des clichés psychanalytiques et nous sature de fantasmes comme autant de soleils noirs dans la chaleur étouffante du midi.


  • Genre : érotisme pornographique

  • Nombre de pages : nc

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 13 Mai - 7:07

Le fruit défendu, d’Esparbec

Critique de Frei (à lire aussi sur son blog ici)

Réédition d'un roman datant des années 90 d'Esparbec et dont une suite devrait voir le jour, Le fruit défendu est un roman pornographique dans la lignée des précédents ouvrages de l'auteur. Cette fois-ci axé sur l'inceste, Esparbec met en scène Bérengère et Max, une mère et un fils qui vont commettre l'un des plus grands tabous...

Nous sommes centré sur le complexe d’Œdipe, car l'auteur va au delà de la relation sexuelle : le fils tombe amoureux de la mère, qui, elle, ne finit plus que par dire non uniquement par jeu et non par conviction. On suit donc l'asservissement de cette femme par son fils complètement pervers, qui, lui, va connaître une montée en puissance, "dominant" au final Bérengère qui acceptera tout de lui malgré ses maigres tentatives - avouons-le, sans grande conviction - de revenir à une relation mère-fils normale. (Freud aurait pu avoir Le fruit défendu comme livre de chevet, je ne pense pas que ça lui aurait déplu ! ).

Ce jeu (qui n'en est plus un), monte d'un cran petit à petit : ce qui n'est au début que du voyeurisme finit en plan à plusieurs, en passant par d'autres petites étapes : la découverte du corps de l'un et l'autre, l'exhibitionnisme... Le tout va crescendo.

Cependant, on ne reste pas seulement avec Max et Bérengère, on découvre également leur famille : la sœur de Max tout aussi perverse que lui, ou encore le mari de Bérengère, un ex-militaire qui passe son temps à dormir. Mais aussi le voisin kinésithérapeute qui couche avec toutes ses clientes, entre autre... Chacun d'entre eux apporte leur petite part à l'histoire.

Côté écriture, Esparbec ne fait pas dans la fioriture, les tournures de phrases alambiquées bourrées de métaphores et autre synonymes pompeux : appelons une chatte, une chatte. Le texte est donc cru, mais reste plaisant à lire car l'auteur ne tombe pas dans la vulgarité dans laquelle il serait facile de se laisser aller. Les scènes de sexes sont nombreuses, mais n’écœure pas car l'auteur fait varier ces scènes, ce n'est en aucun cas répétitif. 

Malgré un thème plutôt dur qu'est l'inceste, je n'ai pas été dérangée plus que ça et ai avalé ce roman en deux petites soirées seulement ! J'ai hâte de voir la suite, qui semble tout aussi prometteuse !

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 16 Mai - 7:50



Osez 20 histoires de sexe à plusieurs, de collectif





Le libertinage connaît de nombreuses formes, et autant de possibilités fantasmatiques qu’ont exploré avec enthousiasme les plumes de la collection Osez 20 histoires dans ce nouveau recueil. Vous n’avez jamais fait l’amour à plusieurs ? Du plan à trois au quatuor échangiste en passant par la partouze ou le gang bang, à la maison, en club ou dans d’autres lieux insolites, sans parler des occasions d’expérimenter la bisexualité, les 20 nouvelles qui composent ce livre vous révèleront toutes les combinaisons possibles. Mais faites très attention avant de l’ouvrir : après l’avoir lu, vous risquez grandement d’avoir envie d’inviter des amis dans le lit conjugal…


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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 16 Mai - 8:33

Osez 20 histoires de sexe à plusieurs, de collectif

Critique d'ATea

Osez faire l'amour à plusieurs, un titre alléchant.
Voici les 20 nouvelles qui sont proposées. Par la suite, je ne citerais que les titres des nouvelles pour plus de lisibilité.

1 - Le Mari de Françoise d'Anne de Bonbecque.
2 - Peines de Coeur de Clarissa Rivière
3 - EchangiSMe de Dolores Gerko
4 - Le chemin des vignes à vélo d'Orium
5 - Consultation de ChocolatCannelle
6 - Inspiration de Frédérique Gabert
7 - La totale de MMK
8 - VIP en POV de Johnny B
9 - Vélo elliptique d'Aline Tosca
10 - Adultère et punition de Jacques Fauvet
11 - Zladia est amoureuse d'Adrien Carel
12 - Belleza spa de Rita
13 - Douce albion de Julie Drussy
14 - Oh putain ! de Noann Lyne
15 - Sur la route de John Faredes
16 - Dur réveil d'Ornella Caldi
17 - Mari, boy et adorateur de Ian Cecil
18 - La double inconstance de Camille Destouches
19 - J'aime mon entreprise, mon entreprise m'aime d'Aude Alisque
20 - Oublier de Julien Ligny

Osez 20 histoires de sexe à plusieurs. Il faut être au moins trois dans l'acte sexuel. Un loupé donc pour la nouvelle Sur la route. Quoique savoureuse et maniant la troisième personne à merveille, ce qui donne à l'auteur la possibilité d'adhérer à l'histoire sans problème, de pénétrer dans les pensées du personnage principal et de sourire à une évocation récurrente qui veut qu'il y ait un mécanisme du désir, il ne comporte que deux acteurs à la fois. Certes, elle retrouve un autre amant le lendemain, mais pour ma part, l'amour à plusieurs, c'est à l'instant T. Dommage donc. Je n'inclurais pas cette nouvelle dans le reste de mon analyse.

Sexe à plusieurs, cela sous entend que d'autres horizons s'ouvrent, grâce à la seule intervention de nouveaux désirs, de nouvelles possibilités. Pour ce qui est des nouvelles mettant le couple au centre, deux envies sous-jacentes ressortent : Réanimer le désir (Le Mari de Françoise, Adultère et punition), ou initier l'autre (Le chemin des vignes à vélo, Mari boy et adorateur)

Pour d'autres nouvelles, le couple est à l'origine d'une perte de désir mais le narrateur principal ira allumer la flamme ailleurs avec des effets souvent positifs sur le couple lui-même. Je pense notamment à Belleza Spa et Dur Réveil. La nouvelle Oublier, elle, est consécutive à une rupture, qui reste en filigrane tout au long de la nouvelle sans pour autant l'alourdir…

Et pour d'autres encore, le sexe à plusieurs se fait en dehors de toute notion de couple initial, que l'initiation soit orchestrée par un "proche" (J'aime mon entreprise, mon entreprise m'aime, Oh putain!) ou un inconnu (La totale)

Cette diversité des raisons balaient de façon équitable plusieurs raisons de se laisser aller. Et si les raisons sont diverses et variées, les manières de vivre ce fantasme le sont tout autant.

C'est ainsi que vous entrerez dans des relations de soumission/domination avec les nouvelles : EchangiSMe, Adultère et punition, La double inconstance, Mari Boy et Adorateur.
Mais dans ces quatre nouvelles, une chose m'est apparue. Je ne suis pas spécialement une adepte de la narration à la première personne. En effet, même si la plupart des nouvelles dans ce recueil s'en sont sacrément bien sortie, ce genre de narration n'est pas plus garante de partage des sentiments avec le lecteur, ou de sensations que la troisième personne. Et, dans les quatre nouvelles citées, l'histoire en a souffert. Le "Je" prend trop de place, bloque les sensations, alourdit la narration, la ralentit et empêche l'identification à l'un des personnages. Nous sommes simples spectateurs, mais sans même ce côté voyeur qui aurait pu émerger. Par ailleurs, j'ai trouvé un manque d'originalité général dans ces quatre nouvelles, avec des phrases classiques, peu subtiles et trop caricaturales des relations SM. Ceci contribue donc à un sentiment de frustration car les schémas de narration sont trop proches et annulent un peu la quantité à mon sens.


Par contre, j'ai aimé que cette monotonie soit contrebalancée par la diversité des autres nouvelles, y compris dans leurs formes (Mail, souvenirs racontés ou vécu instantané, imaginés pour exciter ou non) :

Certains choisiront des clubs libertins (VIP en POV, Oh Putain!, Oublier), une consultation de sexologie (Consultation) ou des moments orchestrés entre couples, même si la narratrice principale n'était généralement pas au courant (Le Mari de Françoise, Le chemin des vignes à vélo), des voyages aussi, dont la raison officielle n'est bien sûr pas de créer de telles situations mais où la narratrice peut rêver que le rapprochement physique favorise ce genre de situation (Peines de Coeur, J'aime mon entreprise, mon entreprise m'aime).

Il y a aussi ces situations qui prêtent à confusion, où la tension sexuelle est divinement bien distillée à travers les lignes et à laquelle, les personnages vont donner un coup de pouce comme dans Douce Albion et Vélo elliptique.

Et, puis il y a ceux/celles qui se trouveront dans des situations quotidiennes où le désir fait brusquement déraper la situation pour leur/notre plus grand plaisir. Je pense notamment à Inspiration qui part d'une séance de footing matinal, Belleza Spa lors d'une séance chez l'esthéticienne, Dur réveil dans une soirée où l'on s'ennuie.


J'ai trouvé dans chacune de ces nouvelles, le moyen de m'embarquer dans l'histoire sans trop de difficultés.
Un petit bémol pour Le Mari de Françoise qui fait un rappel constant du strabisme de l'un des participants, cassant à chaque fois la fluidité tout comme le désir. La totale et ce côté féerique auquel je n'ai pas adhéré, n'étant pas grande fan de révélation de ce genre, VIP en POV qui use de beaucoup de répétitions, Mari, boy et adorateur avec ce surnom Kikounet et des mots trop mielleux

Et un point à souligner : l'introduction du préservatif dans trois nouvelles. Douce Albion, Oh putain! et Mari, boy et adorateur. J'ai trouvé cela intelligent d'associer ce partenaire inconditionnel dans de telles situations de façon aussi naturelle et sensuelle.

Je quitte ce recueil avec une impression donc mitigée. Je n'ai pas eu de réels coups de coeur, ni de réelles déceptions à l'encontre des nouvelles, mais la lassitude sur la sélection des nouvelles à dominance SM gâche un peu mon plaisir final. Je regrette qu'il n'y ait pas eu plus de nouvelles avec ce rapport de domination comme dans J'aime mon entreprise, mon entreprise m'aime, qui a su manier le rapport hiérarchique sans être dans le caricatural.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 21 Mai - 8:26



L'avilissement absolu et autres textes de domination féminine , de Robert Mérodack





Dans tous les domaines du livre (essais, traductions, journalisme, scénarios de BD), Robert Mérodack (1947-2001) se consacra à l’exploration du sadomasochisme. Il fut le romancier le plus prolifique du genre, sous d’innombrables pseudonymes (Leslie Fenton, Bruno H. Loison, William Thynes…). Ses récits sont forts, réalistes mais non dépourvus d’humour et de fantaisies. Il fut aussi bien inspiré par les femmes soumises (voir L’œillet de Louise précédemment publié) que par les dominatrices, comme vous le découvriez dans ce volume de 400 pages présenté par Christophe Bier, grand spécialiste de la littérature de genre, notamment érotique, auteur du monumental Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques.


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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 21 Mai - 8:31

L'avilissement absolu et autres textes de domination féminine , de Robert Mérodack

Critique de Malka

Dans la série « Domptés, dressés, subjugués », « L’avilissement absolu » est le deuxième volume paru. Le premier volume « L’œillet de Louise » se centrait sur des femmes soumises, tandis que dans celui-ci l’auteur se centre sur les hommes.
Il est question dans ces deux volets d’explorer toutes les possibilités du jeu SM, même les plus extrêmes. Robert Merodack, présenté comme un auteur prolifique, n’hésite pas varier les pseudos pour écrire des romans et nouvelles dont les scènes vont de la domination à l’humiliation, aux sévices, à la violence, du sadomasochisme aux sévices non consentis. Il a su également proposer des écrits de diverses formes : essais, pastiches, traités et pseudo manuels de dressage, roman téléphonique (dont il a initié le genre).
Certains textes n’ont connu qu’une faible diffusion et, si les situations proposées semblent extrêmes, Robert Merodack a le soucis de l’esthétisme et souhaite créer une illusion de réalité pour le lecteur, pour le faire quitter la fiction, et peut être favoriser l’immersion ?

La lecture du livre confirme les intentions de l’auteur. Si les situations proposées bousculent fortement le lecteur, voire le pousse dans ses retranchements, on ne peut nier la qualité de l’écrit et de la narration. On ressent fortement les écrits, sans pouvoir prendre de recul, car la narration et le soucis du détail immergent le lecteur, le capturent et l’entraînent malgré lui. Robert Merodack a, en ce sens, réussi à transmettre à travers ses écrits bien plus que le message sadomasochiste : il prouve le pouvoir qu’il déploie sur le lecteur par ses mots et la force de ses écrits. Le style riche, fluide et agréable de l’auteur y contribue également. Même si la tension monte et que les sévices imposés s’intensifient, la plume de l’auteur nous emporte. Il y a comme un paradoxe entre cette écriture confortable et les situations de plus en plus malsaines lues au fil des pages.

Les situations extrêmes se retrouvent dans chacun des écrits présentés : Dans la première nouvelle « L’avilissement absolu », un homme met en place tout un stratagème pour s’installer en toute discrétion dans les toilettes d’une plage et recevoir en toute tranquillité l’urine des demoiselles qui viennent se soulager. Dans le court roman La loi du Talion, un homme et son fils engagent une gouvernante qui ne manque pas d’imagination et de cruauté pour les dominer, les humilier. Dans ce récit, les situations proposées s’intensifient progressivement jusqu’à un final particulièrement dérangeant. L’inceste se retrouve par touches multiples tout au long du récit. Les scènes d’humiliation et de souffrance se multiplient et peuvent choquer même les esprits les plus ouverts. Je ne m’attarderai que brièvement sur la trilogie du garçonnet. Les situations à la limite de la pédophilie ont déclenché un signal d’alarme dans mon esprit (travers d’instit peut être…). Je me suis vue incapable de continuer la lecture de ce récit où les enseignantes et éducatrices dépassent la limite de la bienséance et se servent de leur atouts et de la sexualité des jeunes garçons et de l’humiliation à répétition, pour les dresser et leur apprendre à être dociles). Le dernier écrit « L’organiste » semble plus classique, basée sur le fétichisme et sur la domination, l’homme n’y étant qu’un homme-objet, qui peut être transféré d’une dominatrice à l’autre.
Si Mérodack réussit à immerger le lecteur par des récits riches et travaillés : dans « l’avilissement absolu », la profusion de détails pour mettre en place le dispositif, pour que le soumis arrive à ses fins, donne de la crédibilité. L’utilisation d’un point de vue à la première personne vient conforter cette immersion.
Dans La loi du Talion, Merodack joue avec l’alternance de points de vue et l’ironie pour intensifier le récit : la peur d’être surpris, que les secrets de longue date se dévoilent. De plus, l’alternance de point de vue entre la dominatrice dont on connaît la méchanceté, l’amour du jeu et la cruauté, et celui des soumis (père et fils) permet de comprendre le décalage entre leurs intentions. L’auteur sait également habilement doser le suspens en ce qui concerne les stratagèmes et « jeux » imaginés par la belle dominatrice.
Dans tous ces récits, domination, humiliation, excitation et sexe sont intimement liés. Mais ici, pas de sensualité. Juste le sexe qui soulage une excitation portée à son comble par l’humiliation et la violence. Il revêt toujours un caractère assez malsain où le respect et l’affection n’ont pas leur place, bien au contraire.
Si l’auteur maîtrise à la perfection la narration et ses récits, il est dommage que les personnages manquent un peu de profondeur. Même s’ils ont tous leur propre histoire, on tombe vite dans le schéma: la femme belle et désirable, excitante et dominatrice et l’homme immédiatement séduit par sa beauté, à ses pieds, prêt pratiquement à tout. On assiste donc systématiquement à une dualité souffrance et soumission, vénération et excitation, sans d’autres nuances. L’aspect psychologique, les blessures possibles (qui contribuent à ce rapport de domination et les conséquences qui en découlent) y sont totalement inexistants.

En conclusion: Dans ce volume, nouvelles et courts romans sont particulièrement bien écrits et la narration maîtrisée. Les écrits s’avèrent riches, les situations proposées extrêmes, intenses, violentes et perverses. Certaines choquent et chacun peut y opposer ses limites selon son ressenti et son vécu. L’auteur sait bouleverser les à-priori et interpeller le lecteur, l’amener à réfléchir. Pourtant l’aspect psychologique des personnages reste peu travaillé.
Ce fut une découverte assez mémorable et je remercie le forum « Au cœur de l’Imaginarium » et   Les éditions « La Musardine » pour cette lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 2 Juin - 8:20

Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours, de Marie Minelli

Critique d'Aurel629

Marie Minelli est une écrivaine que j’ai découvert il y a quelques mois grâce à son livre « Les filles bien n’avalent pas ». L’humour et le côté complètement décalé de ce bouquin m’a amené à postuler pour un nouveau livre : Comment transformer votre mec en Brad Pitt en 30 jours.
Qui n’a pas dans son entourage une fidèle supportrice et admiratrice de l’acteur et de sa compagne ? Bien sûr lorsqu’on regarde son chéri, aie aie aie, on n’a pas le même. Marie Minelli nous propose donc de transformer notre chéri en un type glamour, sexy, qui en fait rêver plus d’une.
Il faut prendre se livre avec beaucoup de recul et de second degré car l’auteure use et abuse des clichés à propos des hommes et des femmes de façon outrageuse. L’ouvrage est composé comme un petit journal de 30 jours avec à chaque jour un conseil. Le proverbe « à chaque jour suffit sa peine » prend ici tout son sens… Les trois premiers jours sont sans remous (vérifier que vous n’êtes pas mariée à Brad, Renoncez à épouser Brad (eh oui, les chiens ne font pas des chats), et le trois Pouvez-vous transformer Jean chéri en Brad ! Marie Minelli entre alors dans le vif du sujet avec le 4ème jour où votre Jean Chéri parle-t-il la langue de Shakespeare ?? J’avoue avoir posé la question à mon Jean Chéri qui m’a répondu « hein ??? » !
L’auteur nous propose donc de façonner notre chéri en Brad. Elle-même fait l’exercice avec son Jean Chéri, qui n’a rien d’un chéri. Les clichés annoncés au début du livre (il pète dans le lit …) en disent long sur ce personnage qui n’a rien de Brad Pitt.
Les différentes rubriques proposées ajoutent une touche d’humour et de dynamisme dans ce livre qui pourrait vite s’avérer ennuyeux, surtout pour celles qui n’idolâtrent pas le beau Brad. L’avis de certaines lectrices, plus décalés parfois que Marie Minelli elle-même m’ont bien fait rire.
Encore une fois, Marie Minelli a su jouer des clichés et des stéréotypes de la télévision et des médias. Elle est parfois provocante, mais n’est-ce pas là sa signature ? Ce petit livre m’a permis de me détendre et de rire et sourire de l’image que peuvent avoir certaines femmes de l’homme parfait.
Je remercie la Musardine pour ce nouveau partenariat et le forum Au cœur de l’imaginarium pour me l’avoir proposé.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 4 Juin - 10:01



Le collier de cuir, de Scarla





Vous ne verrez plus jamais votre agent immobilier du même œil…



Voilà certes le plus cocasse et le plus insolite des romans érotiques jamais écrits. On y assiste aux turpitudes d’un agent immobilier binoclard et timoré qui devient le jouet d’une étrange cliente. Il a beau faire, impossible d’échapper à l’emprise qu’elle exerce sur lui, cela tourne à l’obsession, et bientôt le voici transformé en « esclave », condamné à porter un collier de chien qui le soumet aux caprices pervers de sa diabolique maîtresse. Comme si elles avaient flairé sa métamorphose, d’autres femmes vont se jeter sur lui comme des cannibales sur un missionnaire, l’entraînant dans une ronde infernale… Haute en couleur, cette œuvre est celle d’un musicien qui a su faire passer dans sa prose toutes les nuances de son art. Il en résulte un récit haletant au tempo enlevé : pas un instant d’ennui, l’action rebondit sans cesse, les péripéties s’enchaînent dans un texte plein d’humour, au style vivant et imagé, qui mêle allègrement les situations les plus burlesques aux plus torrides scènes érotiques, car sa drôlerie ne lui enlève rien de son « efficacité ». Saupoudrez le tout d’une bonne dose de suspense et vous obtiendrez un « roman sexuel » qui ne ressemble à rien de ce qui se fait actuellement.


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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 4 Juin - 10:06

Le collier de cuir, de Scarla

Critique de Frei

Jean, agent immobilier binoclard et célibataire, tombe sous le charme d'une de ses nouvelles clientes, Karine. Tout de suite, elle prend les choses en main et initie Jean à un jeu de soumission/domination dès leur première rencontre. Parce que cet agent ne sait pas dire non ni tenir ses résolutions, les quelques femmes qu'il croise dans sa vie le tiennent au creux de leurs mains et en font ce qu'elles veulent, pour peu qu'elles y mettent les formes...

Préface écrite par Esparbec lui-même, le ton est très vite donné, Scarla écrivant comme son préfacier : sans synonyme, métaphore et autre langage poétisé quand il s'agit de sexe. Ça promet, pour qui aime bien l'écriture d'Esparbec !

On navigue entre trois femmes, chacune avec un caractère et des préférences différentes : Karine, la maîtresse dominatrice, Liliane, qui veut revivre un de ses fantasmes de jeunesse et Christine, la femme-enfant qui aime être traitée telle quelle. Notre pauvre agent ne sait plus ou donner de la tête !

Comme je le disais plus haut, niveau scènes de sexe, c'est cru, comme un roman d'Esparbec. Pas de fioritures ou autre, on rentre dans le vif du sujet. Ces scènes sont nombreuses et s'enchaînent, mais comme on varie suivant les envies des trois femmes, on ne s'ennuie pas un seul instant ! Détaillées, variées, nombreuses, en somme un roman érotique émoustillant.

Côté écriture, le texte est écrit à la première personne, du point de vue de Jean. On en sait donc plus sur ses impressions et ses sentiments, sur ce qui se déroule dans sa petite vie qui était bien calme avant que Karine ne débarque.

La fin est époustouflante et est totalement inattendue ! Quand dans ce dernier chapitre, Scarla dévoile ce qu'il en est de tout ça, on tombe de haut ! J'en ressors satisfaite, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce court roman que j'ai avalé en deux petites soirées !

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 6 Juin - 8:37



Camille, de Léo Barthe





En mars 2015, Jacques Abeille signe son nouveau roman Le Veilleur du jour aux éditions Le Tripode, où il a déjà publié Les Jardins statuaires, Les Barbares, La Barbarie et Les Mers perdues, tous salués par la critique. L’occasion pour nous de rappeler qu’il est aussi un grand auteur érotique, sous le pseudonyme Léo Barthe, personnage qu’il a créé dans Le Veilleur du jour (Flammarion, 1986) pour explorer en toute liberté, mais non sans vicissitudes, les sous-entendus et les interdits de la littérature amoureuse. Aux éditions La Musardine, on lui doit notamment Camille (réédité en février 2015) et Zénobie la mystérieuse (2008).

Aux abords du XIXe siècle, et aux confins d’une province reculée, dans une noble demeure délabrée, Gérard grandit sous l’autorité ombrageuse d’un oncle aigri en ignorant tout du monde et des affres de l’amour. Lorsque accidentellement surgit dans sa vie Camille, charmant adolescent selon l’apparence, Gérard, de découverte en découverte, perdra son innocence en suivant une instruction libertine pour le moins fiévreuse et périlleuse. Mais qui est Camille, et qui se cache derrière cet être mi-ange, mi-démon ? Quelle destinée l’oblige à soumettre son corps à des cruautés qui mènent à l’extase, entraînant Gérard dans son sillage ? La flamboyante passion qui unit les protagonistes de ce long rêve halluciné résistera-t-elle aux révélations d’un passé aussi trouble que mystérieux ?



Pour développer sans tabous ce grand roman d’amour initiatique et romantique, Léo Barthe enchâsse dans une langue subtile et raffinée les termes les plus crus du vocabulaire charnel, confirmant une fois de plus ses immenses talents : celui de conteur habité des « choses » du corps – et du cœur –, et celui d’écrivain souverain au royaume des mots…


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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 6 Juin - 8:59

Camille, de Léo Barthe

Derrière le pseudonyme de Léo Barthe, se cache Jacques Abeille, romancier. Celui-ci se sert en effet du nom du personnage d'un de ses romans, pour signer ses écrits les moins conventionnels et dont le lectorat peut s'avérer différent. « Camille », loin d'être le premier roman de l'auteur, que ce soit sous le nom d'Abeille, ou celui de Barthe, m'a clairement donné l'envie de découvrir son univers et ses différentes facettes.

Dans « Camille », un homme évoque ses souvenirs de jeunesse, son premier amour et son initiation aux plaisirs de la chair. Le récit, mené à la première personne, expose ses souvenirs, qui se coulent dans un quotidien monotone, dans une campagne isolée du monde et de la société.
Ce flash-back permet une prise de recul au narrateur sur la situation passée. Celui ci expose ainsi ses sensations et propose des explications, tout en relativisant leur importance et leur portée sur la suite des événements. Il ponctue son récit de remarques sur son état d'esprit de l'époque, avec un regard éclairé, mais en préservant le suspens, sans trop se livrer. Le tout reste suffisamment bien dosé pour garder l'intérêt du lecteur.

Dès le début du roman, le récit frappe par son style riche et élégant, fluide, mais soutenu. La plume sûre et subtile passe de moments poétiques aux passages les plus crus. La justesse dans le choix des mots ne peut que permettre au lecteur de se régaler.
Les descriptions et la narration sont également soignées. En effet, une narration rythmée et sans temps mort contribue au confort de lecture, lecture qui devient vite addictive.
L'oscillation entre moments poétiques et crus se retrouve au sein même de la narration, qui offre d'un côté une analyse des émotions, des moments de contemplation et de création artistique, une exploration des sentiments et des sens, et de l'autre des situations et mises en scènes punitives très osées. L'auteur jongle avec ces scènes adroitement et déploie sa plume, mais sans jamais tomber dans le vulgaire.
Ce soin apporté à la forme et au style représente la vraie force du livre, ce qui emporte vraiment le lecteur. Cela ne signifie pas pour autant que Léo Barthe néglige l'histoire, bien au contraire ! Tout simplement, il la sublime par ses mots.

« Camille », comme son titre l'indique, se centre sur l'histoire de Camille et du narrateur, deux personnages que tout oppose. Gérard est un jeune homme mélancolique et innocent. Camille, jeune homme de la haute société, cache bien son jeu. C'est un personnage dont la personnalité se façonne de nombreux secrets et de nombreuses facettes : à l'image pure et prude se superposent des attitudes tantôt hautaines, tantôt perverses et cruelles. Ses comportements changent bien souvent selon ses caprices et ses sautes d'humeur. C'est également un personnage en souffrance. On découvre au fil du récit ses blessures et cicatrices, les abus qui en sont à l'origine.
Camille semble à la fois s'amuser et souffrir de la relation entretenue avec Gérard et pousse toujours le jeu à l'extrême. Les sévices mis en scène sont sensés alléger sa peine. Dans la jouissance et le châtiment repose la quête de l'avilissement. C'est un aussi un excellent moyen pour réfuter les sentiments de Gérard, de mettre une barrière entre eux, tout en gardant une relation uniquement physique.
Au début du récit, le narrateur, vierge, s'avère niais et sans connaissances sur les plaisirs du corps. Camille lui apprend tout : premiers émois, premières relations sexuelles. Celui ci ne se pose d'ailleurs aucune question sur le sujet de l'homosexualité. Les caresses et gestes échangés lui semblent naturels, et ça lui suffit (son isolement l'a libéré du poids du jugement de la société). Cette innocence le rend attachant aux yeux du lecteur, qui apprécie de suivre son initiation, même quand celle-ci dérive. On remarque que dans ce cas, Camille s'arrange toujours pour garder le mauvais rôle.
Gérard va également mettre sa créativité au service de sa passion, peut être pour exprimer son amour, puisque Camille le lui interdit ou pour le sublimer, quand Camille ne cherche qu'à le salir. Il souhaite y représenter son insouciance, sa liberté.
Si les représentations faites gardent un caractère érotique, on note tout de même sa volonté de sublimer les corps.
L'histoire se centre donc sur eux, sur le ressenti du narrateur, son exploration des plaisirs (regard neuf sans jugement sur ses nouvelles expériences), des sentiments d'un amour naissant puis grandissant, aboutissant bientôt à l'amertume, puis à l'incompréhension. Les sentiments partagés ont été équivoques, passionnels, tendres, mais sauvages et coupables.
Camille aime Gérard à sa façon, mais le sait innocent et cherche à le souiller, avant son départ. Car le départ est inévitable : la vie de Camille est une fuite.

La révélation finale laisse le lecteur perplexe par sa logique (on ne l'a pas vu venir), par son culot et sa prise de risque. Léo Barthe fait avancer le narrateur et le lecteur sur des terrains qu'ils auraient sans doute préféré éviter. Le lecteur partage ainsi son hésitation entre plaisir et révulsion.
Le narrateur raconte cet épisode de sa vie avec précision. Il ne l'a toujours pas oublié, mais le désire-t-il vraiment ? Cette initiation l'a trop marqué pour qu'il puisse complètement s'en remettre et l'occulter. Le lecteur en ressort pareillement chamboulé.

En conclusion : j'ai vraiment adoré le style de l'auteur. L'histoire racontée est forte et bien menée. Elle m'a marquée et c'est avec grand plaisir que je plongerai dans Zénobie la mystérieuse du même auteur, toujours en partenariat avec les éditions La Musardine que je remercie pour cette excellente lecture. Merci également au forum Au cœur de l'Imaginarium !

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 9 Juin - 8:36



Osez la première fois, de Marie Minelli





Le premier guide Osez qui s’adresse aux ados et à leurs parents

Quand on interroge les gens qui ont déjà fait l’amour, plus de la moitié d’entre eux considèrent que leur première fois se situait quelque part entre « pas terrible » et « complètement horrible ». Pourquoi ? Parce qu’ils avaient peur, manquaient de confiance en eux, n’avaient pas choisi le bon partenaire, ou simplement parce qu’ils n’étaient pas encore prêts. Voici un guide qui vous dit tout, tout ce qu’il faut savoir avant de faire l’amour la première fois, sans stress, sans appréhension, et sans risque. Grâce à son franc parler et son humour, Marie Minelli aborde sans complexes toutes les questions qui peuvent tracasser à l’aube de ce grand moment : comment choisir le bon partenaire ? Est-ce que ça fait mal ? Comment en parler ? Comment se protéger ? Comment faire une fellation, un cunnilingus ? Comment faire l’amour ?… Vous y trouverez de nombreux témoignages, l’avis d’une gynécologue, des tests qui vous aideront à savoir si vous êtes prêt à sauter le pas, mais aussi des astuces et des tutos pour vous préparer à l’acte et ainsi démarrer votre vie sexuelle avec confiance et assurance. Vous aurez enfin toutes les clés en main pour ne plus envisager votre première fois comme une fatalité ou une simple formalité, mais pour la choisir et en faire une belle expérience.


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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 9 Juin - 8:38

Osez la première fois, de Marie Minelli

Critique d'Aurel629

Osez la première fois est un petit livre que pourrait posséder bien des jeunes. Marie Minelli engage un questionnement que nous avons tous affronté un jour.
Alors que nous vivons dans un monde où le sexe est omniprésent, les questions dites basiques comme comment c’est, la première fois ? Suis-je prêt(e) ? ne cessent de disparaître. L’auteure et blogueuse Marie Minelli propose ici un petit guide vers une sexualité nouvelle. Elle y mêle témoignages, conseils, avis d’une gynécologue et même des tests pour savoir si on est prêt ou pas. Elle parvient à mêler sérieux et humour et donne des conseils que peu pourraient avoir.
Ce que je trouve très intéressant dans ce livre, c’est la manière très habile de l’auteure à amener ce sujet tout en évoquant des points essentiels qu’il ne faut pas oublier tels que la contraception (on y trouve même un tableau des différents moyens de contraception, leur prix et même leurs qualités (note + avis), les MST et IST, la religion, les envies des uns et des autres. Les sujets sont abordés en toute simplicité, en évoquant évidemment les conséquences mais surtout ce que l’on évite en se protégeant et en veillant à son ou ses partenaires. Elle évoque également des sujets que beaucoup n’aborderaient pas même vis-à-vis de leurs ami(e)s. Je pense notamment à la panne d’érection, ou aux filles qui simulent l’orgasme histoire de ne pas vexer leur chéri.
La lecture est simple et rapide. Les sujets abordés sont divers et les réponses apportées amènent un certain soulagement. J’ai proposé ce livre en lecture à une jeune ado (16 ans) qui m’a exposé son avis et s’est dite rassurée quant à bien des questions. Si je devais revenir en arrière et refaire ma première fois, j’aurai aimé tomber sur un livre de ce genre pour me rassurer.
Le seul petit hic que j’apporterais à ce bouquin, c’est le jugement un peu dur, je trouve, vis-à-vis des religions. Plusieurs jeunes nous expliquent leur sexualité avant le mariage. Religieux, ils attendent le partenaire « éternel » pour passer à l’acte. Je ne porte pas de jugement sur les avis proposés (par l’auteure ou par les jeunes), mais je trouve que chacun est libre de penser ce dont il a envie et ce en quoi il croit et si le fait d’attendre le ou la partenaire idéal(e) leur semble la meilleure chose, pourquoi pas ? L’auteur amène différents points de vue dont Amina 17 ans qui ne souhaite pas attendre mais dont les parents croyants attendent le sang sur les draps, ou encore Carole que les religions emmerdent et d’autres comme Nina qui y croit dur comme fer (pardonnez-moi l’expression !! ). Marie Minelli évoque également ces groupes américains, les Clean Teens qui avancent la théorie de « je suis propre car vierge », mais il me semble difficile de penser qu’il y a corrélation entre la réalité et les épisodes de One Tree Hill. Les séries américaines n’ont pour but que d’exagérer la réalité et l’image apportée n’est pas celle de la réalité.

Pour conclure, j’ai une fois de plus aimé découvrir un ouvrage de Marie Minelli qui manie la plume comme personne et qui relate d’un sujet délicat avec beaucoup de styles et de sérieux. Merci aux éditions La Musardine, à l’auteure et au forum pour ce partage.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 15 Juin - 8:18



Le Sexe et la loi (nouvelle édition), d'Emmanuel Pierrat





Le seul ouvrage de référence sur les rapports entre sexualité et univers juridique, dans sa troisième édition revue et mise à jour



La loi s’est toujours crue investie d’un droit de regard sur la sexualité des individus. Elle a même prévu une hiérarchie des sanctions selon les nuances de la libido – mieux vaut, par exemple, être zoophile que pédophile, nécrophile que violeur, voyeur que proxénète –, et d’ailleurs certaines pratiques sexuelles – fétichisme, gérontophilie, triolisme, échangisme, etc. –, à condition de rester discrètes, n’encourent aucune sanction devant les tribunaux. Le Sexe et la Loi se propose de faire un tour d’horizon de la sexualité sous ses formes les plus diverses et du traitement que lui réserve la loi. On y trouvera les réponses à de multiples questions : Quelle peine encourt-on à harceler sa secrétaire ? À quels tracas s’exposent les couples sado-masochistes ? Peut-on faire l’amour en public ? Qu’est-ce que le devoir conjugal ? Est-il licite de coucher avec sa nièce ? Que risque-t-on pour un viol de cadavre ? etc. Emmanuel Pierrat recense les rapports ambigus qu’entretiennent encore le sexe et la loi dans une enquête remise au goût du jour par les dernières évolutions des années 2010 : le mariage pour tous a été autorisé, les clients de prostitués peuvent désormais être poursuivis, le débat sur la sexualité criminelle ou délictueuse s’est accru et le Conseil constitutionnel en viendrait presque à autoriser le harcèlement sexuel. Servi par une plume ironique, ce regard sur les curieux rapports entre le sexe et la loi évoque l’ancien droit comme la loi actuellement applicable. Quelques affaires retentissantes et beaucoup d’anecdotes illustrent des situations parfois sordides mais bien souvent rocambolesques.


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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 15 Juin - 8:20

Le Sexe et la loi (nouvelle édition), d'Emmanuel Pierrat

Critique d'ATea

Pour commencer, le choix de la couverture est merveilleux. La photo est très symbolique, très parlante : "Mon corps n'appartient qu'à moi!" Mais comme pour toute loi, il y a des transgressions, déviances, ou tout autre terme. Il faut donc au moins ce livre pour comprendre toutes les intrications, tous les tenants et aboutissants de la relation ambiguë que la loi entretient avec le sexe à travers les âges et époques. 

Ce qu'il y a de particulièrement savoureux dans ce livre? Le ton ironique servant les explications de la loi. Celles-ci habituellement ennuyeuses dans les Codes deviennent claires et concrètes grâce à des "démonstrations par l'absurde", on va dire. Je me souviens encore de cette phrase selon laquelle il vaut mieux être "zoophile que pédophile, nécrophile que violeur, voyeur que proxénète, voire désormais client de prostitué..." L'auteur met une sacrée dose d'humour sur des sujets pas très sains. Vous aurez le luxe d'avoir de multiples anecdotes (et certaines complètement hallucinantes!) pour illustrer les propos et apprendre énormément de nuances. Par exemple, si les hommes peuvent être accusés de viol, les femmes bénéficieront du chef d'accusation : attentat à la pudeur avec violence. Vous apprendrez aussi que si le but d'un viol est de vous soutirer de l'argent ou autre, il ne sera retenu qu'en élément matériel mais non poursuivi en tant que tel car ce n'était pas le motif. Autant de nuances qui jouent sur des affaires au niveau judiciaire mais qui du coup, posent question sur le ressenti de la Victime. Se sentira-t-elle aussi entendue ou se considérera-t-elle comme ignorée dans sa chair ? Ce livre porte tout un tas de réflexions de ce genre. Il vous pousse à vous questionner, à analyser et comprendre les mécanismes de la loi et les conséquences dans la vie. 

Au-delà de petites fautes de frappe disséminées ici et là, l'écriture est agréable, fluide, légère et décomplexée. Elle sert complètement le sujet et le lecteur. Pour moi qui travaille dans un milieu où le sexe et la loi est un sujet très fréquent, je suis absolument ravie de l'avoir reçu. Il met à ma portée des données que j'aurais eu peine à chercher/trouver/comprendre aussi aisément. D'ailleurs, le découpage des parties ainsi que le référencement des articles est logique et pratique, permettant de trouver facilement réponse à mes questions. 

Je remercie Emmanuel PIERRAT pour avoir effectuer un tel travail, les Editions de la Musardine d'éditer un tel livre et le forum d'avoir proposé le partenariat. 

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 17 Juin - 8:17



Secrets de maisons closes, de Marc Lemonier





Entre fiction et documentaire historique, découvrez les légendes noires et roses des maisons closes.



En trente-cinq histoires, l’auteur dévoile trente-cinq « secrets », issus d’autant de bordels, de la Rome antique à l’Europe contemporaine. Nous rencontrerons des clients célèbres, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Pierre Louÿs, le Prince de Galles ou les agents de la Gestapo française, Edith Piaf ou Martine Carol. Bordels pour ecclésiastiques, rendez-vous homosexuels et lesbiens, des amateurs de flagellation et de sodomie, lieux de spectacles pornographiques et de partouzes, ce livre évoque tous les aspects de la vie secrète des maisons closes, des maisons luxueuses de « grande tolérance » aux taules d’abattage. Depuis l’Apollonide de Bertrand Bonello (2012) et la série Maisons Closes diffusée sur Canal +, l’univers des « bordels » ne cesse de fasciner le grand public. L’image négative de la prostituée soumise et maltraitée s’efface en effet derrière des groupes de femmes à la personnalité bien trempée qui font tourner ces établissements à l’univers feutré d’une main de fer. A partir de témoignages de clients et de très rares récits de prostituées de l’époque, Marc Lemonier reconstitue l’ambiance des maisons closes, et relate des événements réels ayant pu s’y dérouler, sur un mode fictionnel. Un véritable voyage dans le temps, entre volupté, sensualité et faits historiques. Le livre est illustré d’une trentaine de photographies et d’illustrations reflétant la réalité des maisons closes décrites.


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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 17 Juin - 8:19

Secrets de maisons closes, de Marc Lemonier

Critique d'ATea

"Poussez la porte et entrez donc dans cet univers vieux comme le monde (ou presque) qu'est la prostitution.
Après quelques pages richement documentées, écrites par l'auteur Marc Lemonier qui nous parle de la Prostitution à partir de -3000 avant JC, il vous entraînera à travers des faits véridiques dans divers endroits, que ce soit à travers le monde entier, en Orient, en Occident, dans tous les coins de France et de Navarre jusqu'à certaines ruelles très précises de Paris. Il vous fera sauter les âges et les époques, de l'an -40 avant JC aux côtés des romains Marius et Ignacius, jusqu'à nos jours, avec cependant plusieurs parties consacrées au XXème siècle. Il mettra en scène ce qu'il a exposé dans son introduction, en allant plus loin, en nous révélant des choses plus précises, plus intimes. Il approfondira les connaissances du milieu acquises dans l'introduction en le rendant plus concrète, en nommant des personnes, en leur donnant une identité.

Sous la douce couverture de ce recueil donc, c'est non seulement une fresque historique des Maisons Closes de différents rangs, qui est dévoilée, mais aussi de multiples anecdotes sur des personnalités dont le nom vous dit "vaguement" quelque chose, ou sur d'autres beaucoup plus connues. On y croise des notoriétés publiques, timides parfois comme le Jeune Napoléon, ou beaucoup moins farouches comme le Futur Roi d'Angleterre, Albert. On y croise des Politiques, des Écrivains, des Peintres et Journalistes. On assiste à la première idée de quelque chose : des tableaux, des nouvelles, un roman, les prémices du reportage en immersion.

Avec ce livre, on se cultive et ce avec une écriture rapide, intéressante et joueuse, humoristique. La première nouvelle fut pour moi, la plus longue dans la narration du fait de l'insertion de définitions, des racines étymologiques. Mais pas la moins intéressante ! À dire vrai, chaque secret m'a enchanté. J'ai pu aussi lire et découvrir l'histoire des Maisons Closes avec l'implication historique notable, surtout lors de la période de l'Occupation, mais aussi ce labyrinthe législatif à coups d'autorisations, d'interdictions, de dérogations. Un sujet bouillant qui a toujours déchaîné les passions si j'ose dire !

Par ailleurs, ce livre est aussi une invitation à pénétrer l'intimité des Filles. Leurs conditions de vie, les multiples taxes, les multiples trafics, changements d'identité, pertes de dignité, leurs tarifs mais aussi leurs sensibilités dont certains ne doutent pas et veulent mettre en valeur. Je pense notamment au peintre Henri Toulouse-Lautrec dont je découvre une facette, et des peintures que je ne connaissais que de vue.

D'ailleurs, Marc Lemonier souhaite rendre hommage aux Filles, cela se sent à travers ses mots. Il éprouve et transmet un profond respect pour celles qui offraient leurs corps pour satisfaire le plaisir des autres. (Et parfois le leur !) 

Ce livre est un réel plaisir intellectuel à lire que je recommande. Il se lit facilement, que ce soit par petites touches ou par paquet. Il fera son petit effet, j'en suis sûre! Je remercie La Musardine ainsi que le forum pour cet agréable partenariat."

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 20 Juin - 9:01

Le Sexe et la loi (nouvelle édition), d'Emmanuel Pierrat

Critique d'Aurel629

Le sexe et la loi, d'Emmanuel Pierrat, est un ouvrage qui n’a pas créé chez moi un élan dans la lecture. J’ai, je l’avoue, eu beaucoup de mal à le commencer. Lorsque je l’ai débuté, j’ai vu toutes ces lois et ces rappels et je me suis dit « mon dieu dans quoi me suis-je engagée ? ». Mais comme je suis de nature à terminer un livre commencé, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai lu. Et là je dis heureusement.
Emmanuel Pierrat nous propose un roman sur l’évolution de la vision du sexe (surtout en matière de justice) au cours des quelques 150 dernières années. Le sujet est passionnant et l’écriture incroyable. Une fluidité dans l’écriture et un usage des termes permet au lecteur de s’engager directement vers une lecture sans commencer à devoir réfléchir à ce que signifient les termes. Le premier chapitre intitulé « chéri fais-moi mal » est juste ahurissant. J’y ai appris tellement de choses ! J’ai beaucoup apprécié les rappels aux affaires jugées et surtout la diversité des sujets évoqués. En lisant ce roman, j’ai repensé aux films L’emprise ou C’est pas de l’amour, où la violence conjugale est présente et où l’autorité n’agit pas, ou encore aux multiples reportages sur les viols (encore un film sur France 2 mais j’ai oublié le nom). L’auteur reprend tous ces thèmes et bien d’autres (le devoir conjugal, le viol sur conjoint, les MST, l’avortement, la contraception) et nous emmène dans l’histoire de ces derniers avec un ton plein de légèreté malgré la dureté du propos. Il n’a pas hésité à revenir sur les incohérences de la loi française, européenne ou mondiale. Ainsi, on ne viole pas un homme ou une femme, et ce même s’il y a pénétration d’un objet, si ce n’est pas l’acte sexuel qui est le but de l’infraction ! En gros, si vous vous prenez un bâton dans le popotin pour une cigarette, il n’y a pas viol mais acte de cruauté !

Ce livre m’a paru tellement léger qu’il ne m’a fallu que quelques heures pour le dévorer. Un réel plaisir pour les yeux et mon petit cerveau, qui, bien occupé en ce moment, a été soulagé de ne pas devoir trop réfléchir.
Je remercie évidemment l’auteur pour ce merveilleux livre qui me servira encore, et aux éditions La Musardine ainsi qu’au forum.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 25 Juin - 9:07

Le fruit défendu, d’Esparbec

Critique d'Aurel629

C’est avec une certaine réserve que je fais cette chronique sur le fruit défendu d’Esparbec. Je ne connaissais pas cet auteur, mais la couverture et le titre m’ont donnés envie de lire ce roman. C’est le premier que j’ai lu sur les cinq reçus ce jour-là et c’est le dernier terminé avec une certaine réticence.
Bérengère est une mère de famille qui passe le plus clair de son temps nue près de sa piscine. Son fils, Max, privé de sortie car il n’a pas eu son baccalauréat, va alors mener un petit jeu pervers qui va l’amener à entrer dans une relation incestueuse avec sa mère. Cette dernière n’y sera évidemment pas réticente. Max va réussir à entreprendre une relation qui va amener sa mère à coucher avec ses copains et cette dernière va finir sous l’emprise totale de son fils. L’auteur explique le comportement de la mère, par son passé. Le frère de celle-ci abusait déjà d’elle, autant seul qu’avec ses amis. Il obligeait Bérengère à se montrer nue, ou à réaliser des fellations sur ses amis et lui-même. On apprend également qu’ils la sodomisaient à tour de rôle. Dès lors, j’y ai ressenti un étrange malaise et il m’a été difficile de lire ce livre.
De plus, je trouve l’écriture assez lourde et les scènes de sexe sont à mon sens dérangeante. En effet, Esparbec utilise un langage d’adolescent, justifié par le jeune âge de Max, mais celui-ci est répétitif (« Oh putain, se répétait-il, Oh putain je lui vois sa grosse moule » p19, alors qu’il venait d’écrire une phrase similaire p18, « mes coucouilles » sont répétées une bonne dizaine de fois p 128-129-130). Cette lourdeur est présente jusque la fin du livre. J’entends bien que l’auteur a sans doute voulu utiliser un vocabulaire adapté par rapport à la perversité, au talent de manipulation et à l’âge de Max mais trop c’est trop ! Il me semble également difficile de faire croire à quiconque que l’on peut dormir d’un sommeil assez profond pour ne pas sentir que l’on se fait « baiser » (pardonnez mon vocabulaire mais je reprends les termes du roman) par deux jeunes et qu’en prime, Bérengère accède à l’orgasme. Certes on apprend qu’elle était réveillée mais le jeune homme, ami de Max y croit dur comme fer ! Les ados ne sont pas idiots ! De plus, ce comportement enfantin de la mère qui cherche à justifier son comportement par des refus aussi peu convaincus que convaincants amène à ce roman un côté répétitif et navrant ! J’ai pourtant lu pas mal de romans érotiques et il m’est rarement arrivé d’être repoussée par un de ces livres. Je travaille dans un milieu où les enfants sont parfois abusés par leurs parents, frères, sœurs, oncles … alors j’imagine qu’il doit y avoir un lien.
L’auteur amène également divers personnages tous aussi obsédés que les deux premiers, ce qui n’allège en rien toute cette histoire. L’arrivée de nouveaux personnages tout au long du roman aurait pu permettre d’amener une dynamique, mais ils sont tous aussi pervers et manipulateurs les uns que les autres. Les scènes de sexe sont omniprésentes et n’amènent pas de continuité ou de sens concret à cette histoire ! En gros, je dirais que Max a le rôle du proxénète et Bérengère celui de la prostituée, sauf qu’au lieu d’en faire bénéficier des clients, le fils propose les services (ou plutôt le corps) de sa mère à ses amis.
Je ne dirais pas que ce roman ne peut pas plaire, bien au contraire, mais pour ma part, les relations incestueuses sont vraiment très difficiles à lire et cette relation mère-fils m’a énormément dérangé. J’ai lu d’autres romans d’Esparbec (bah oui quoi, je ne suis pas fermée) et je les ai trouvé plutôt bon, donc peut-être n’est-ce qu’une erreur sur une de mes lectures. Certes ce côté un peu incestueux et violent apparaissait, mais ne me dérangeait pas plus que ça. Je pense notamment à la pharmacienne par exemple qui ne m’a pas laissé un très bon souvenir, mais celui-ci ne m’a pas fait imaginer que je ne choisirai plus cet auteur !
Je remercie les éditions La Musardine et le forum pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 27 Juin - 7:17



Un site nommé désir, de Lou Borgia





« Un site nommé Désir… », c’est le nom que Lou a donné au site qu’elle a créé avec ses amies, Adèle – DJ dans une boîte de filles – et Victoire, qui rêve de gloire sur les podiums. Le but de ce site communautaire est de parler librement de sexe, entre jeunes qui n’ont pas atteint la trentaine. Les trois filles adoreraient pouvoir en vivre et abandonner tous les petits boulots qui assurent leur pain quotidien. Mais pour cela, il faut intéresser les publicitaires… Côté cœur, il y a l’amoureux que Lou a quitté pour cause de jalousie maladive et qui continue à la harceler. Mais aussi Miss Mojito, une jolie Cubaine qui brûle de lui faire découvrir les plaisirs entre filles. Et, surtout, il y a ce mystérieux internaute qui reproche à Lou de n’avoir aucune idée de ce qu’est le désir et qui lui lance un défi : remettre au goût du jour le concept de flirt…


Voici, dans les grandes lignes, le point de départ de la nouvelle comédie new romance érotique by La Musardine, 100% made in France et 100% cul. Mais alors très cul. Et très drôle aussi.


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : nc

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 27 Juin - 7:20

Un site nommé désir, de Lou Borgia

Critique d'Aelynah

Lou Borgia est l'auteure mais elle a aussi donné son nom à l'une des protagonistes de ce roman des éditions La Musardine.
Lou, l'héroïne, fait partie d'un trio de filles peu timides et surtout très complices.
Elles sont à l'origine de l'idée d'un site web pour que des gens de leur âge puissent s'exprimer sur leurs besoins, leurs envies, leurs fantasmes ou même leurs petits tracas de la vie sexuelle.

Au début, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. La Musardine surprend, choque parfois mais surtout ne rend pas insensible.
Alors quand j'ai lu le synopsis, je l'ai trouvé presque trop fleur bleue pour être honnête.
Et puis je me suis lancée.

C'est une vraie lecture vacances.
Un brin de fraîcheur, un peu d'érotisme, des beaux gosses torrides et des femmes fatales, le tout emballé dans cette histoire de site créé autour du sexe.

Les personnages sont sympathiques et leurs points communs comme leurs différences nous les rendent attachiants. Non, non, je n'ai pas fait de fautes. J'ai bien écrit à la fois attachants ET chiants. Car chacun va nous donner envie de le secouer, de le consoler ou de lever les yeux au ciel.
Lou est une femme libérée, sex-addict même, mais pourtant en attente du mec qui la rendra heureuse tout en imaginant qu'IL sera peut être Elle.
La création de son site était à la base un hobby, à la longue il devient son bébé, son envie de se dépasser et de se découvrir.

Victoire, agent immobilier qui s'ennuie le jour, Domina parfois, beauté torride toujours, elle est celle qui participe, au travers des sondages, des questionnaires un peu psy du site. "Émotionnellement frigide" à ses dires, elle ne s'éclate que dans l'exhib ou le modernisme des ustensiles sexuels les plus divers. Elle profite ainsi des sexy-bags de Lou lorsque celle-ci a mis en ligne son article.

Et puis Adèle, la plus renfermée, la plus difficile à cerner, Web-designer le jour en Free lance, elle est aussi DJ dans une boîte lesbienne certains soirs pour agrémenter les fins de mois. Elle semble plus coincée que les deux autres, plus timide et en même temps plus fougueuse dans ces réactions. A voir sa façon de réagir à l'attaque de la "sexual-killeuse" sur Lou.

A elles trois, la lectrice pourra y trouver au moins une facette de sa personnalité.

Lorsque l'histoire se retrouve pimentée par le défi lancé par Ventadour, le contexte change.

« Je lui lance donc ce défi. Lou, pour que ton site ressemble à ce que tu dis qu’il est, pour qu’il mérite de porter le beau nom que tu lui as donné, acceptes-tu d’affiner avec moi le concept de flirt ? ».

Le sexe est alors mis en retrait et en même temps exacerbé par la frustration et les fantasmes des personnages. Vous le verrez, les consignes sont simples et pourtant pas si faciles que cela en pratique.
Leur défi : expérimenter le flirt, se laisser séduire, ne pas passer à l'acte, faire le tour du sujet pour en faire un post complet pour le blog.
Car Ventadour et Lou se sont portés volontaires, lui, parce qu’il a lancé le défi et Lou, par fierté et énervement aussi face aux réactions des internautes.

Quelle bonne idée que ce défi !!
Une idée fraiche et particulièrement désuète qui pourrait faire voir l’Amour et les relations de couples aux jeunes de maintenant (oui d’un coup je me sens vieille) avec un œil neuf et surtout plus tendre. Les relations se baseraient alors sur autre chose que le sexe, même s’il reste une donnée importante de l’équation. La communication, que dis-je, Communication prendrait une part nouvelle dans cette relation et dans le futur des couples. Plus de relations kleenex, plus d’incompréhension, bon ok… moins d’incompréhension, soyons réalistes les hommes et les femmes restent des animaux bizarres aux relations complexes.
Et vive les Bonoba !! (vous comprendrez ce point en découvrant plus avant Ventadour et son avatar sur le site).

Et la suite va surprendre car elle est à la fois celle que l'on espérait et différente, excitante et touchante, voyeuse et exhibitionniste.
En un mot, j'ai adoré ma lecture. Peut être pas un coup de cœur, ni un coup de...sang, à quoi vous attendiez-vous, petits coquins?
Mais un merveilleux moment de détente, plein d'humour, d'amour, d'amitié, de réparties cinglantes ou touchantes, d’émotions complexes et pourtant si simples.

Les personnages vont réussir à nous amener devant toute une gamme de perceptions. Mais eux aussi vont en passer par un panel de sensations parfois surprenantes, parfois excitantes, parfois déstabilisantes mais toujours décrites avec légèreté, humour et simplicité.

Qu'il soit question de Titine ou Folamour, de Lou, d'Alex, d'Adèle, de Miss Mojito, de Victoire ou de Tristan on les suit tous avidement.
Le site qui prenait une place importante au début du roman s'efface progressivement devant les états affectifs de chacun pour revenir en guest star pour le final.

Voir évoluer nos trois complices dans leurs amours, dans leurs brouilles et embrouilles m'a fait sourire de nombreuses fois.
Les scènes érotiques sont bien écrites et joliment tournées. Les fantasmes imagés de Lou, les caresses qu'elle se prodigue ou qu'elle partage, les émotions qu'elle ressent ou celles qu'elle répartit dans son entourage sont plus sages que ce à quoi je m'attendais d'une Edition de La Musardine.
Aurais-je été pour autant déçue? Pas le moins du monde, telle ma lecture de "Sex on The TV" d'Ophélie Delvaux, j'ai apprécié chaque instant pour ce qu'il est : une détente coquine et frivole.

Alors si vous êtes prêts à partir en vacances et qu'un peu de coquineries vous semble opportuns à emmener, ce roman est pour vous.
Car je suis sûre que certains passages lus à deux pourront en enthousiasmer plus d'un et d'autres les instruire de belles manières telle « la technique fatale du Secret de l'Air ».

Alors bonnes lectures coquines à tous.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 30 Juin - 7:57

Osez la première fois, de Marie Minelli

Critique d'ATea

Voici ma critique d'Osez la première fois, de Marie Minelli, qui ne fut pas réellement un plaisir sur tout le long du livre. Dommage !

"Si j'ai choisi ce partenariat, c'est pour Marie MINELLI. Je connaissais son écriture, son humour après Les filles bien n'avalent pas. Et j'avais envie de la retrouver.

J'ai pris plaisir à suivre ses traits d'humour pour aborder cette étape importante qu'est la première fois. Mais comme elle le souligne si bien, quelle première fois ? Elle a su choisir des morceau de témoignages pertinents qui amènent à la réflexion.
Ce que j'ai préféré, retrouver l'idée dans les dernières pages qu'il fallait oublier tout ce qu'on avait appris. Parce qu'il est vrai que ce qui se trouve dans ce livre est lu, re-lu, et re-re-lu. Grâce à l'avènement d'internet principalement, mais aussi au développement des cours d'éducation sexuelle, aux interventions médiatiques (radios, télé, …). Pour autant, la Musardine ne pouvait pas faire l'impasse sur cette étape importante de la sexualité. Du coup, la facétie de Marie permet d'aborder les divers aspects avec légèreté plutôt qu'en effrayant/stigmatisant/dramatisant quoi que ce soit, et de n'importe quelle manière.
- Des Textes structurés loin d'être moralisateurs mais au contraire, qui suscitent la réflexion personnelle, et peut-être même le partage autour des questions éthiques abordées,
- des tests drôles et savoureux dans les formulations.
- des réflexions poussées, parfois provocantes pour détendre l'atmosphère,

Et ce livre s'adresse autant aux mecs qu'aux filles... Même si dans le chapitre du consentement, les agressions des hommes sont réduites à une phrase, et à ce propos, peut-être que la partie législative du Sexe et la loi d'Emmanuel Pierrat aux mêmes éditions, pourrait éclairer et apporter des précisons sur les abus sexuels perpétrés sur les hommes.

Du côté des choses qui me plaisent moins : 
- des témoignages, parfois banalisés comme ceux de jeunes de 14 ans qui ont déjà consommé alors que, au risque de paraître vieux jeu, je trouve cela dommage de brûler les étapes avec dans la même veine, 
- des jugements de valeur : l'épilation où elle stigmatise ceux qui ne sont pas de son avis (Épilateur et vieille ménagère, association déjà retrouvée dans son précédent livre), la contraception où elle donne un avis plus que subjectif et qui du coup, peut devenir des blocages pour ceux qui lisent (A savoir que le stérilet est censé faire mal, l'implant n'a aucun effet secondaire décrit, l'anneau vaginal serait systématiquement perçu lors des rapports sexuels...)

Et pour moi, deux gros bémols. 
Le premier en ce qui concerne l'IVG qui est déclarée non traumatisante et de monnaie courante (page 135), il me semble que même si c'est un droit inaliénable, ce jugement de valeur n'a pas lieu d'être et est violent. Combien de jeunes filles peuvent mal vivre cette étape? 
Le deuxième sur une phrase abordant le suicide page 149. "Et surtout, ne faites pas comme ces jeunes ados qui envisagent le suicide pour "si peu" : certes, c'est douloureux, ..." : Ce qui peut faire sourire des adultes, peut s'avérer être dur à avaler pour des ados. Un peu plus de mesure dans les propos ne serait pas de refus. Je peux comprendre que Marie Minelli a souhaité dédramatiser sauf que sur un livre, sans accompagnement ou parole échangée, l'adolescent(e) se sentira une fois de plus mal écouté, incompris, et n'osera peut-être pas aborder la question avec un adulte par la suite. C'est peut-être tiré par les cheveux écrit comme cela, mais je côtoie assez de jeunes dans ces cas-là pour penser à ces cas de figure. 

En fait, ces deux phrases me laissent un sentiment de bâclé, de vite écrit sans penser aux conséquences, à la portée des mots. Et écrivant cela, je me souviens avoir déjà écrit la même chose à propos de l'auteure.
Chose que j'ai déjà ressenti à la page 59 avec la section "Quand le faire" qui tombe comme un cheveu sur la soupe après un paragraphe fort intéressant sur les épisodes traumatisants des viols en tant que première relation. Il n'y aucune transition, aucune marque de changement de sujet, et surtout aucun développement à cet instant précis. 

Au final, je remercie les Editions de la Musardine ainsi que le forum pour la découverte de ce guide, mais je pense que ce sera le dernier écrit que je lirais de Marie Minelli. Si le sujet a été par deux fois intéressant, porteur et bien embarqué, le manque de constance dans le traitement m'a gâché le plaisir de la lecture. Et le fait que ce soit le même schéma avec cet auteur sur les deux livres me font prendre cette décision. "

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 6 Juil - 8:52



Les Contes de mémé lubrique, de LIEBIG ETIENNE





Aladdin et la crampe merveilleuse
Barbe-Bleue et Bite en Bois
Le Petit Chas peu rond, rouge
Hansel et Gretel pas trop farouches
Cendrillon, la pouffe à deux ovaires
La Belle au bois dormant, mais au cul bien éveillé
Le petit poussait, sa mère tirait
Riquet à la houppe et à la bite de serin
Le Brave Petit Tailleur de pipe
La Bergère et le Ramoneur qui ramone
Le Petit Joueur de flûte obsédé
La Belle et la Bite
Ali-Baba et les Quarante Branleuses

Auteur de l′incontournable Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle, Étienne Liebig a déjà exploré le domaine du pastiche avec Le Parfum de la chatte en noire, où il parodiait avec un grand talent de mimétisme et un profond sens de la dérision les meilleurs romans policiers, et Sexercices de style, variation érotique des Exercices de style de Raymond Queneau. Il a par ailleurs publié des ouvrages très sérieux chez Michalon et un livre d′humour chez J′ai lu, les Nouveaux cons. Il collabore actuellement à l′émission Les Grandes gueules sur RMC.


  • Genre : pastiche érotique

  • Nombre de pages : 208

  • Format : papier





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