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 [Editeur] La Musardine

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 6 Juil - 8:55

Les Contes de mémé lubrique, de LIEBIG ETIENNE

Critique d'Aelynah

C'est avec un petit recueil de nouvelles dite du domaine du pastiche que je découvre l'auteur Étienne Liebig.
Avec un nom pareil on pourrait avoir peur que ce ne soit de la soupe mais non au contraire nous partons à la découverte, outre de mon humour très nul, d'un recueil de nouvelles grivoises sur le thème des contes de notre enfance.
Aladin, Barbe-bleue, le chaperon rouge, Hansel et Gretel, Cendrillon et bien d'autres vont sous la plume parodique et lubrifiante de l'auteur nous dévoiler leur dessous.
Sur la base, les contes ressemblent à s'y méprendre à ceux que nous raconterions à nos enfants, l'histoire est sur les grandes lignes la même, à quoi se rajoute ensuite des "améliorations" ou "modifications" dignes du carré blanc.

Les contes de mémé lubrique est donc un recueil de nouvelles un peu particulier, plutôt olé olé.
Outre le fait qu'il s'agisse de contes que tout le monde connaît à l'origine, la manière dont l'auteur a décidé de les "dénaturer" est plutôt surprenante et à ne pas mettre entre toutes les mains ou toutes les oreilles. J'entends par là les oreilles innocentes qui veulent leur petite histoire du soir avant de s'endormir.

Les remakes de contes existent, on les modernise ou les transforme afin de les adopter au public que l'on espère cibler.

Ici Étienne Liebig a décidé que l'enfant qui est en nous et qui a aimé ces contes devait en découvrir une version plus adulte, moins édulcoré.

Et on peut dire que le changement est radical.
Entre un Aladin dont la mère est la plus grande suceuse du royaume, Barbe-bleue et sa bite en bois, le panier du chaperon rouge empli de beurre à anus pour mère-grand qui s'est trop fait défoncer par père-grand, etc...

C'est donc une lecture pour lecteurs avertis que vous avez entre les mains. Autant l'idée de départ est intéressante et aurait pu être follement décadente mais c'était sans compter sur le vocabulaire employé par l'auteur.
Personnellement je m'attendais à de l'érotique, de l'exotique, du subtilement débauché.
Une plume légère qui m'aurait fait voyager dans les contes de ma jeunesse emplie des fantasmes de mon âge adulte.
Pour le côté fantasme, pas de problème, on peut dire que chaque lecteur devrait au moins une fois y trouver le sien. Car tout y passe, de la fellation à la sodomie, du libertinage gourmand avec la femme en pain d'épice au bal partouze géant du prince de Cendrillon. Tout le monde se mignote, se gougnote, se gamahuche, se branle ou s'enfile à qui mieux mieux et toujours dans la joie et l'allégresse.

Pourtant malgré une découverte des plus instructives en terme d'argot pour des petites choses plus connues sous leur nom commun: sexe, chatte, branlette ..., je n'ai pas été emballée par le style de l'auteur.

Je voulais de la poésie, j'ai trouvé de l'argot, je voulais de l'érotique, j'ai trouvé du vulgaire.

Les contes sont bien ceux de notre enfance mais ils ont été beaucoup trop déformés et même pourrait-on dire défoncés pour plaire à ma vision de la dérision sexuelle , de l'érotico fantaisiste, ou même du porno soft.
J'aime les mots et ici ce sont eux qui m'ont le plus troublée, non pas par leur acuité à me faire rêver mais plutôt par leur crudité sans fard.
Je voulais de la courtisane j'ai eu de la prostituée de bas étage.
Cependant l'idée est érotiquement géniale. Transformer nos princes charmants en princes bandants, nos princesses innocentes en dévergondées ou nos fées pleines d'empathie en maîtresse du sexe.
Cela a le mérite de soulever plus que des questions lorsque l'on se l'imagine, et bien entendu en disant cela je parle des jupes et des queues qui s'y faufilent.
Mais malgré cette idée géniale et la manière très personnelle et hautement coquine d'adaptation de l'auteur, je fais partie des gens qui n'ont pas adhéré à son choix de vocabulaire pour en exprimer toute la substantifique moelle du vice.

Avis donc aux amateurs de langage un peu cru et argotique, ce petit bijou est pour vous.
Pour les autres, vous découvrirez quelques expressions bien imagées dignes des meilleures tenancières de maison close, de quoi animer une soirée entre adultes sur le thème, ou surprendre votre conjoint par votre connaissance du sujet.
Ce n'est donc pas une lecture coup de cœur ni coup d'autre chose si je veux rester dans le style de l'auteur, mais ça reste un bon moment de détente. Enfin peut être pas pour tout le monde.
En résumé, ici conte ne rime plus avec enfance mais bien avec concupiscence et indécence...

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 11 Juil - 8:23



Zénobie la mystérieuse, de Léo Barthe





Imre, graphiste polyvalent, recueille une jeune chienne qui a toute l’apparence d’une femme. Reste à éduquer cette idéale bête de compagnie, à lui apprendre la propreté dans la promiscuité d’un petit appartement. Mais est-ce le maître qui dresse la femme-chienne ou le contraire ? L’animal, dont l’innocence constitue une tentation permanente, initie l’homme aux joies charnelles les plus aiguës. Jusqu’à quel degré d’humanité parviendra cette bête nue qui marche à quatre pattes et ne sait pas se servir de ses mains ? À travers ce texte, Léo Barthe invite à une rêverie exempte de toute censure, autour d’un thème qui hante depuis toujours notre imaginaire.


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : 288

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 11 Juil - 8:28

Zénobie la mystérieuse, de Léo Barthe

Critique de Malka

J'ai découvert Léo Barthe avec son roman Camille également publié chez La Musardine, que j’avais beaucoup apprécié. C'est donc avec une certaine impatience que je me suis plongée dans « Zénobie la mystérieuse » et je n'ai pas été déçue.

Comme pour Camille, ce qui frappe dans « Zénobie la mystérieuse », c'est la plume belle et juste de l'auteur, qui offre une intensité toute particulière à son récit, de par le choix des mots et l’atmosphère qu'il construit au fil des pages.
Dans ce roman, il y a trois parties bien distinctes, mais je ne m'attarderai que peu sur les dernières, pour ne pas spoiler le plaisir de futurs lecteurs.

Donc dans ce début de roman, le narrateur, Imre, illustrateur solitaire, recueille une étrange créature : une femme-chienne. D'après les informations d'un magazine scientifique, qu'il a eu l'occasion de feuilleter, il s'agirait d'une expérience : une mutante, une chienne dans un corps de femme, animal de compagnie d'un genre particulier.
Quand le narrateur adopte cette étrange créature, qu'il nomme Zénobie, il s'arme de gentillesse et e patience pour l'éduquer. Zénobie, de son côté, se montre particulièrement aguicheuse et obscène, avec toute l’insouciance d'un animal qui n'écoute que son instinct. Le narrateur fait alors preuve d'une retenue touchante, malgré le désir et l'excitation qui ne le quittent plus. Il respecte cette chienne, qu'il apprend à considérer petit à petit comme une humaine, vu son intelligence.
Qui est vraiment Zénobie ? Cette question l’obsède également. Est ce une mutante enfuie d'un laboratoire ? Un jouet sexuel laissé à l'abandon ? Ou une femme en quête de soumission extrême tel que le propose son amie Élodie qui se verrait bien dans le rôle de la chienne ?
Quelle que soit la réponse, la situation est loin d'être saine. Pourtant l'auteur a l'art de manier les situations tordues avec élégance et poésie. En effet, la douceur et la tendresse échangées au quotidien accompagnent des scènes crues et intenses.

Les deuxième et troisième parties du roman dévoilent le secret de Zénobie, ses sentiments, son ressenti. On s'aperçoit au fil des pages que l'expérience du narrateur avec Zénobie met en avant sa vraie nature : celle d'un homme gentil, respectueux et tendre. Un vrai gentil, idéaliste et intelligent. Différent des autres hommes et très seul finalement. Zénobie a comblé la solitude dont il souffrait sans vraiment s'en apercevoir. C'est un personnage vraiment attachant.

Le roman baigne dans une tension sexuelle constante. L'auteur sollicite tous les sens du lecteur et en appelle à sa sensibilité. Il arrive à donner à cette rêverie, cette situation si farfelue, une crédibilité légitime et un aspect érotique à la fois cru et délicat.
L'intensité de la lecture marque sensiblement le lecteur. On ne peut rester indifférent, car Léo Barte titille, provoque et touche de par ses mots, et la force de son récit.

En conclusion, la lecture de « Zénobie la mystérieuse » fut tout aussi intense que celle de Camille. J'ai même préféré l'histoire, particulièrement bien menée. Je suis devenue fan de l'auteur et de sa plume. Je compte bien découvrir d'autres livres ! Je remercie le forum « Au cœur de l'imaginarium » et les éditions « La musardine » pour cette excellente lecture !

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 16 Juil - 9:27

Le collier de cuir, de Scarla

Critique de Malka

Le collier de cuir est le premier roman érotique de l'auteur, Scarla. Esparbec nous offre un éclairage non négligeable sur l'auteur et ses influences en préface. Scarla, musicien, teinte, selon lui, le roman d'une musicalité qui lui est propre, d'un ton percutant. Il avertit également le lecteur sur le côté crade et décalé (hors norme) du récit et évoque également une association sexe-musique bien intrigante pour le lecteur, qui se plonge alors dans le roman avec des attentes sur ce sujet.

Le récit se déroule à la première personne du point de vue de Jean, agent immobilier. Le ton est vite donné et l'utilisation du présent rend la narration plus vivante. Le lecteur entre dans le récit et, entraîné dans sa lecture, n'est pas prêt de la délaisser !
Dès le début, l'auteur aborde la fascination de Jean et son excitation pour une de ses clientes. Son obsession pour elle l’entraîne dans une spirale d’excitation et d'ennuis, car la belle ne se laisse pas avoir si facilement et parvient rapidement à le mener par le bout du nez. Elle entretient sa fascination et son désir, en fait son esclave personnel et lui offre son collier de cuir, symbole du contrat d'obéissance et d'appartenance passé avec elle. Mais, elle sait aussi le mettre dans l'embarras. Les situations cocasses où Jean est obligé de se travestir ou se retrouve nu et démuni dans une maison inhabitée s'enchaînent. L'embarras, et l'exquise gêne attisent l'envie de celui-ci aussi bien qu'ils l'agacent. On sent le piège qui se met en place inexorablement. On sait qu'il se refermera forcément sur Jean. Pourtant, jusqu'au dénouement final, il reste difficile d'imaginer ce qui se trame. Et même si la fin n'est pas surprenante, elle est cohérente et s'appuie sur les indices égrenés au fil du récit.

Cette cliente n'est pas la seule femme que convoite Jean. Il trouve du réconfort auprès de Liliane, une amie qui aime que l'on s'occupe d'elle et Christine, la copine de son collègue qui apprécie sa figure paternelle.
Ce sont des femmes décrites avec soin, aussi bien au niveau vestimentaire ou de leur posture (on les visualise parfaitement) qu'au niveau de leurs fantasmes, que Jean assouvit avec dévouement, toujours en quête de plaisirs partagés. Jean se sent quand même comme un homme-objet, manipulé selon le bon vouloir de ces dames qui pensent avant tout à leurs désirs et plaisirs personnels. Jean se fait d'ailleurs happer par le plaisir en toute simplicité, sans mesurer les conséquences au plan personnel. Il s'engouffre dans une escalade de sexe et d'auto destruction.

Cette recherche du plaisir à tout prix a été soulignée dans la préface par Esparbec et il est vrai qu'on ne peut qu'apprécier ce personnage ordinaire qui ne se pose pas de question, mais profite de la moindre occasion qui se présente à lui. Pas de réflexion extrême, pas de culpabilité parasite ou d’ego exacerbé.
Les scènes de sexe sont certes très crues (et hards, voir crades), mais elles sont justes et se coulent dans le récit avec cohérence. Elle s'inscrivent dans l'intrigue sans surjouer, donc possèdent leur utilité.

En conclusion : Le collier de cuir est un court roman que j'ai dévoré en une soirée. Je n'ai pas été sensible à la musicalité évoquée par Esparbec, mais ai apprécié la plume fluide de l'auteur. Le récit et l'enchaînement des scènes, qui dévoilent peu à peu le jeu auquel se livrent ces femmes fascinantes, m'a scotché au livre. On ne tombe pas dans le cliché, bien au contraire et c'est un vrai plus pour le roman : Jean est un type ordinaire, les femmes sont sublimées par son regard, mais le récit de leur histoire apporte des nuances ( de perversité)
Je remercie le forum « Au cœur de l'imaginarium » et les éditions « La Musardine pour cette belle découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 22 Juil - 9:38



I love porn. Guide de survie à l'usage du porn addict, de Carl Royer





Comment mater du porno à toute heure sans jamais vous faire griller ? Quel cursus scolaire entamer pour devenir acteur de film X ? A quoi reconnaît-on un masturbateur maladif d’une personne saine d’esprit ? Quelle est la différence entre une MILF et une cougar ? Vous trouverez les réponses à ces questions dans I LOVE PORN. Pensées, quizz, tests, portraits de stars du X et autres conseils vous feront voir le porno autrement. Vous êtes porn addict ? N’ayez plus honte et riez avec nous ! Vous n’êtes pas porn addict ? Ce livre s’adresse aussi à vous : vous comprendrez enfin pourquoi vous trouvez votre petit ami chaque nuit à 3 heures du matin derrière son ordinateur, l’air embarrassé.


  • Genre : humour

  • Nombre de pages :

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 22 Juil - 9:40

I love porn. Guide de survie à l'usage du porn addict, de Carl Royer

Critique de Malka

Le guide de survie à l’usage du porn addict est un petit livre humoristique, qui traite avec malice et bonne humeur d’un sujet parfois encore tabou.

Il se compose en différentes rubriques adressées au lecteur, pour le renseigner, le conseiller, mais jamais avec sérieux. C’est un livre à prendre avec le sourire et pour sourire. Pas besoin d’être un porn addict pour l’ouvrir, bien au contraire, car celui-ci pourrait être déçu de sa légèreté.
On commence par une présentation de l’auteur Carl Royer qui parle de sa propre expérience de l’époque de son adolescence à nos jours, de l’évolution des vecteurs de diffusion du porno (merci internet) et de l’actuelle facilité d’y accéder. Il évoque également le tabou qui l’entoure et sa nécessaire existence. Il s’agit de la partie la plus sérieuse du guide. Dommage qu’elle n’ait pas été un peu plus approfondie. En effet, abordé en introduction au début du guide, ce sujet laisse vite place aux rubriques courtes et diverses. L’auteur explore le côté fun du porno, ce qui est à la mode, avec une plume taquine et en images plus ou moins explicites.

La première rubrique, « Le journal de Carl » , propose des épisodes de la vie d’ado de l‘auteur. On ne sait s’ils sont véridiques ou non, mais ils auraient pu l’être, ou alors peut être s’ inspire-t-il de son vécu avec quelques libertés. Il s’agit de situations cocasses, voire gênantes, mais toujours amusantes. L’écriture est légère, et respecte le style « journal intime ». Si on y trouve les déboires d’un ado ordinaire, on sourit à l’évocation des téléchargements interminables (d’une époque révolue), d’une rencontre sur internet pas très fiable, même s’il est certain d’avoir trouvé la femme de sa vie, ou de l’intrusion de sa mère dans sa chambre à un bien mauvais moment.

Une autre rubrique présente les différents archétypes des acteurs et actrices pornos, leurs caractéristiques physiques, phrases fétiches, cibles et public. Hommes et femmes sont représentés, on retrouve les classiques, mais aussi les stéréotypes habituels. On frôle parfois le cliché dans leur appellation : la ronde, la cougar, le vieux pervers, le cocu…
D’autres rubriques proposent des astuces de porn addict, des statistiques plus ou moins instructives (très peu détaillées, voire simplifiées à l‘extrême), de vraies publicités qui prêtent à sourire, des historiques de personnes célèbres inventées (ou pas), des expressions et des titres détournés avec humour.

Le ton est toujours enjoué, pas forcément original, mais amusant au final.
Ce guide peut aider à dédramatiser avec humour un sujet encore tabou, le biais pour aborder un sujet qui pourrait gêner, avec dérision et sans prise de tête.

Au final, il s’agit d’un petit guide adressé aux « porn-addict » , mais pas obligatoirement. Il ne propose pas une réflexion approfondie, mais de la légèreté et beaucoup d’humour. Par contre, il n’est pas, vous l’aurez compris, à mettre entre toutes les mains. Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium, et les éditions La Musardine pour cette lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Dim 26 Juil - 8:04

Le collier de cuir, de Scarla

Critique d'Aurel629

Il n’y a pas de pire stéréotype que le quarantenaire, un peu enrobé, binoclard et peu apprécié des femmes. C’est un peu ce que vit Jean, un agent immobilier seul et sans enfant.
Voici le premier livre érotique de Scarla et j’ai juste envie de dire, vivement le second. Voilà un écrivain, qui n’use et n’abuse pas des synonymes, paraphrases et autres tournures langagières qui lassent rapidement le lecteur. Le vocabulaire est soigné et précis, et l’écriture fluide. Comme je le disais, l’auteur nous présente donc Jean, qui va se voir vagabonder entre trois femmes aux styles totalement différents. Il y a d’abord celle qui semble inaccessible mais tellement belle, Karine. Cette dernière est une cliente de l’agence immobilière qui va, à travers le symbole du collier de cuir, utilisé Jean comme une sorte de « toutou sexuel ». Puis, nous faisons la découverte de Liliane, une amie qui semble vouloir vivre une sexualité refoulée. Et enfin, Christine, la petite amie de son collègue un peu lourd, Patrick. Celle-ci arbore un look teenagers et se comporte comme une lycéenne à la découverte du sexe.
Jean va donc passer entre les doigts ( je dirais même les cuisses) de ces trois jeunes femmes qui vont alors lui proposer trois sexualités totalement différentes. Karine, dans le jeu de la soumission/domination dans lequel Jean va découvrir une part de sa personnalité qu’il ne semble pas connaître. La belle Karine lui fait, au sens propre comme au sens figuré, totalement tourner la tête. La maison louée par la jeune femme va alors devenir son terrain de jeu préféré et Jean, tiraillé par l’envie et le dégoût, passera de l’envie de s’enfuir à l’envie d’obéir. Ce jeu, amené par l’auteur, laisse le lecteur en suspens, car on se demande jusqu’où ce personnage ira. Puis on découvre Liliane dans la scatophilie (elle aime lui faire pipi dessus, sans aucun doute). Leur relation démarre lorsque Jean invite cette dernière à boire un verre, et qui finit totalement ivre. Lorsque Jean la ramène à son appartement, la soirée prend une toute autre tournure et un jeu de séduction et de parties de jambes en l’air commence. Cette relation pourrait presque sembler banale à côté des deux autres, et c’est le sentiment que l’on retrouve lorsque l’on découvre la fin du roman. Et enfin Christine, la femme enfant qui souhaite être soumise. Je trouve que cette relation est quelque peu étrange car, bien qu’elle montre un aspect soumise, celle-ci dirige Jean dans leur relation, comme s’il était incapable de mener le jeu, alors qu’avec les deux premières femmes, il semble plus impliqué dans la relation. Malgré le fait que Karine le maltraite (gentiment), il a un rôle acteur dans leur relation, comme avec Liliane et je trouve cela dommage, en tout cas j’aurai peut-être préféré voir un Jean plus imposant, presque comme une façon de se viriliser par rapport à la relation qu’il a pu avoir avec Karine. Malgré tout, l’histoire est passionnante et la fin improbable. Je souligne toutefois les performances de Jean, qui bien que précoce, tient bien la route pour un quinqua ! (^^).
En conclusion, un petit livre qui se lit en quelques heures et qui nous permet de passer un très bon moment. Merci au forum et aux éditions La Musardine pour ce nouveau partenariat

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 13 Aoû - 8:56



Sexe : le grand quiz, de Marc Lemonier





Le livre : Etes-vous certain de tout savoir sur la sexualité et l’érotisme ? Voici plus de 400 questions pour vérifier vos connaissances sur les pratiques sexuelles des plus communes aux plus étranges, mais aussi sur les grands textes littéraires, les films coquins, les écrivains libertins et les personnalités les plus sexy de notre temps.



L’auteur : Journaliste spécialisé en urbanisme et écrivain, auteur à la Musardine du récent Secrets de maisons closes, Marc Lemonier a publié de nombreux ouvrages sur le cinéma, la chanson, la culture populaire française et l’histoire parisienne. Derniers titres parus : Au temps béni de la clope au bec, aux éditions Hors Collection, Tour de France des crimes insolites, aux éditions City, Vive les dimanches aux éditions Gründ. Il a également publié des biographies de Claude Nougaro, Edith Piaf, Jean Gabin, Louis de Funès et Michel Audiard.


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : 64

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 13 Aoû - 9:00

Sexe : le grand quiz, de Marc Lemonier

Critique d'Aurel629

Difficile de faire une chronique sur un quizz. Je ne savais pas trop comment m’y prendre alors, je me suis mise dans la peau d’une lectrice lambda qui devait juste répondre à un quizz sur le sexe ! J’ai alors appelé quelques copines et pendant un petit apéro au soleil, nous avons réalisé ce petit questionnaire.
Marc Lemonier m’a permis de passer un superbe moment entouré de personnes que j’aime et avec qui j’aime plaisanter. Même si je dois avouer qu’au final, nous nous sommes rendues compte que nous ne savions pas grand-chose ! Qui peut sérieusement savoir que signifie les initiales D.A.F de Sade ? auteur né en 1740 ? Ou encore l’orthographe exacte de cunnilingus (merci le correcteur automatique) ? Lorsque j’ai reçu mon cahier de devoirs, je ne m’imaginais pas sécher sur autant de questions.
Notre petit cahier de vacances a été un pur moment de délires et de partage. Marc Lemonier a divisé son questionnaire en rubriques variées qui nous offre un panel de sujets intéressants et dont les noms sont vraiment très clairs d’onan donnant, tout sur le zizi, l’o à la buche, les évadés de l’enfer, l’ivre des records… . Il faut également souligner la qualité des questions et de la mise en page, il ne s’agit pas seulement de questions de sexe à proprement parlé ou encore de questions à réponses fixes mais il y a des QCM, des questions d’orthographes, de vocabulaire, de cinématographie … Dire qu’il existe 10 expressions imagées pour décrire une caresse buccale du sexe féminin… Je fus également surprise car je m’attendais à des questions assez crues et sans grand intérêt , surtout lorsque j’ai vu sur la première de couverture « 300 questions de culture générale sur le sexe » ! Non mais, vraiment, 300 questions ?? HEUREUSEMENT, l’auteur a amené cela avec tellement de légèreté et d’humour que finalement on ne se rend pas compte de la vitesse avec laquelle on avance. Je me suis totalement amusée et quelle a été ma surprise lorsque j’ai découvert la subtilité de certaines questions. Toutefois difficile de se rendre compte que finalement on y connaît si peu de choses ! Quelques illustrations plus ou moins explicites accompagnent les questions, et apportent un côté plus léger à ce quiz.
En bref, nous avions passé une excellent soirée. Un pur moment de joie et de rire grâce à un partenariat riche et drôle. Merci au forum au cœur de l’imaginarium et aux éditions de La Musardine pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 17 Aoû - 10:06

Osez 20 histoires de sexe à plusieurs, de collectif


Critique de Malka

La Musardine propose dans sa collection Osez 20 histoires, le recueil Osez 20 histoires de sexe à plusieurs. Le sujet est à la fois explicite, chaud et peut se montrer délicat à traiter. J’avoue ma curiosité de voir comment pouvaient l’aborder les auteurs, mais ce fut également l’occasion de retrouver des plumes familières telles que ChocolatCannelle, ou MMK, ainsi que celle d’en découvrir d’autres.

Beaucoup de ces nouvelles proposent une expérience inédite pour les protagonistes. L’emploi de la première personne permet une plongée dans la découverte, les sensations, l’excitation et le plaisir ressenti. Qu’ils soient hommes ou femmes, ils savourent une pratique du sexe à plusieurs dans des situations diverses : chez eux, en pleine nature, ou dans des clubs. La nouveauté, une réticence pour une pratique qui ne leur est pas familière, mais aussi l’envie de braver les interdits les emmènent dans une intimité partagée et dans des contrées inexplorées du plaisir. Les auteurs nous y entraîne à leur suite, sachant provoquer des situations à la fois stimulantes et perverses, dans un langage souvent cru et provocateur. Ils titillent le lecteur, parfois, en remettant en question les habitudes engluées dans le quotidien de leurs personnages, ou en contant les raisons qui les poussent à chercher l’avilissement et l’oubli, ou encore tout simplement en évoquant leur quête de nouvelles expériences et de plaisir.

Le thème a été abordé essentiellement sur cet axe, et les nouvelles n’évoquent pas de personnage dont la pratique du sexe à plusieurs soit le fait d’une habitude établie et régulière. Les auteurs ont préféré aborder les sentiments et l’excitation d’une première expérience, mais il est dommage que cette aspect n’ait pas été abordé.

Il existe également différents degrés dans les scènes de sexe proposées.
Parfois, les scènes à plusieurs ne sont pas concrétisées et restent à l’état de fantasme, de prétexte à l’avilissement personnel. Certaines nouvelles s’éloignent du sujet, même si les personnages multiplient les conquêtes, il n’y a pas de scène à plusieurs.

Par contre, dans chacune des nouvelles, les auteurs apportent de la profondeur à leur récit, car les expériences vécues ne sont pas sans conséquences et proposent une prise de conscience pour les personnages. Leur côté instructif fait évoluer la connaissance de soi ou du couple et renforce l’image que le personnage a de lui-même, de sa relation avec l’autre que ce soit de façon positive ou négative. L’aspect psychologique, même si il n’est que brièvement évoqué, garde donc son importance et propose un final toujours intéressant à lire.

En conclusion, j’ai aimé chaque nouvelle du recueil sans exception. En effet, même si l’axe choisi reste le même, les auteurs ont su garder leur touche personnelle et proposer des nouvelles toutes différentes et agréables à lire. Je remercie le forum « Au cœur de l’Imaginarium » et « Les éditions La Musardine » pour cette excellente lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 25 Aoû - 8:29

Secrets de maisons closes, de Marc Lemonier

Critique de Malka

Le sommaire détaillé nous laisse entrevoir de nombreux récits, suivant la chronologie historique pour évoquer celle des maisons closes. Dans les titres, on entraperçoit des noms de célébrités tel Flaubert, Maupassant, Toulouse Lautrec ou même Edith Piaf, ou des sous titres cocasses comme « Un bordel d’ecclésiastiques ». On entame donc la lecture avec curiosité.

L’auteur nous précise que chaque récit (ils sont au nombre de trente cinq), nommés selon des noms de rues ou des bordels eux même, offre des morceaux d’histoires véridiques, de secrets volés. On est en droit de se demander si les sources sont fiables, si on peut porter crédit à la lecture, sans se poser de questions. Une biographie impressionnante découverte à la fin du livre répond à cette inquiétude légitime. Les sources sont diverses, mais pertinentes (livres historiques, biographies et autobiographies, correspondances etc.…), et semblent fiables. Je me suis souvent référée à ces sources lors de la lecture, pour les vérifier. Elles témoignent d’un travail de recherche assez impressionnant et minutieux. Quand l’auteur prétend donner un aspect véridique à ses récits, ce ne sont pas des paroles en l’air.
Il avertit également le lecteur sur son choix de point de vue, essentiellement masculin et alerte sur les conditions de vie des filles de maison, pas si libres qu’on ne veut le penser et souvent plutôt forcées que consentantes, résignées à accepter leur sort, la plupart piégées dans une vie de misère. S’attendre à de la légèreté dans cet ouvrage serait une erreur. L’auteur donne la gravité nécessaire à un sujet loin d’être innocent. Sa prise de recul est appréciable et recentre le lecteur. L’ouvrage n’est ni léger, ni voyeur. Il témoigne d’un passé plus noir que rose.

On plonge ensuite dans une introduction qui pose les jalons chronologiques des maisons et les fils de réflexion, que proposent les récits. Des origines à 1946 (date de leurs fermetures), les maisons évoluent, mais la prostitution, elle, ne change pas et les filles perdent de plus en plus de droits et de libertés au fil du temps. L’auteur aborde dès cette introduction leur assimilation à une simple marchandise.
Même si, des maisons abattage aux palaces, le cadre et la clientèle n’est pas la même, les filles peuvent débuter dans le luxe, mais connaîtront forcément, en prenant de l’âge, la dégringolade jusqu’en bas de l’échelon. Les perspectives d’avenir ne sont pas glorieuses !

Quand l’auteur entre dans le vif du sujet avec le premier récit, il débute en 40 avant JC à Rome. Il enchaîne l’évolution en proposant des points de vue aussi divers qu’étonnants : clients, tenanciers, bien sûr, mais aussi policiers, ministres chargés d‘éviter des scandales etc…. Une narration vive raconte les secrets roses et noirs des maisons, décrivent des filles tantôt envoûtantes, tantôt charmantes, canailles, ou miséreuses. Mais, le point commun de toute maison, et cela à travers les âges, reste d’en proposer pour tous les goûts. Les filles sont présentées tels des animaux. Il faut offrir aux clients un cheptel, une variété, de la plus familière à la plus exotique. Elles sont assimilées à de vulgaires objets de plaisir, simple source de gains, dont les revenus bien maigres les empêchent d’envisager la moindre fuite. L’évolution de la réglementation, au nom de l’ordre moral et public, loin de leur fournir des garanties, les emprisonnent un peu plus, par des règlements toujours plus rigides

Les récits s’enchaînent et ne se ressemblent pas. L’auteur trouve toujours un point d’ancrage différent pour évoquer le sujet, pour découvrir les dessous des maisons. Ces secrets se dévoilent sans pudeur, voire sans détour et de façon crue. Ils peuvent même se montrer choquants. Le point de vue essentiellement masculin s’explique par le manque d’écrits et de témoignages des filles elles-mêmes. On retrouve bien quelques carnets, dont un livre de compte, bien révélateur sur les conditions de travail. Ceux-ci se situe en fin de livre. Les filles ne s’épanchent pas, mais on peut comprendre qu’elles n’en aient pas envie.

L’auteur se permet des intrusions dans ses récits pour apporter son avis, son jugement et interpeller le lecteur. Loin d’être neutre il dénonce l’exploitation des filles à travers les âges, ces secrets bien gardés, aux détails plus sordides que croustillants. On découvre ainsi les vices de certaines célébrités : bestialité de l’un, la torture des animaux pour l’autre, ou même les pratiques pédophiles. Il dévoile également, à travers ce goût pour les jeunes enfants, l’ébauche du tourisme sexuel. Ce côté abject refroidit largement le lecteur. Heureusement que d’autres (très peu nombreux) tel Toulouse Lautrec font preuve d’un peu plus d’humanité. Il observe les filles dans leur intimité pour leur redonner leur dignité perdue à travers ses toiles, en montrant leur beauté, leurs moments de tendresse, quand elles reprennent visage humain et ne sont pas de simples objets de soumission au désir et au plaisir de leurs clients.

En conclusion, Secrets de maisons closes est un livre surprenant, passionnant, qui amène à réfléchir avec sérieux sur la prostitution à travers les âges. Les nombreux récits se lisent avec intérêt et plaisir. Certes, ils chamboulent le lecteur, mais ils remettent les idées en place et apportent un triste témoignage sur le rabattage et sur les conditions de vie des filles. Dans l’introduction l’auteur se demande si la situation actuelle a apporté un mieux. Des maisons aux trottoirs, quel progrès ? Est-ce que les choses ont vraiment changé finalement ? Il ne donne aucune réponse sur ce sujet complexe et épineux, mais apporte les bases d’une vraie réflexion. Ce livre est une excellente surprise et un coup de cœur. Je remercie le forum « au cœur de l’Imaginarium » et les éditions « La Musardine » pour cette lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 29 Oct - 10:09



Rayon hommes, de Camille Saféris





Enfin réédité en poche, Rayon Homme raconte l’histoire d’un grand magasin qui ouvre un rayon dans lequel on peut acheter… des hommes. Un premier roman épicé, drôle et cash : de l’aventure, du frisson, de l’émouvant… et des scènes de sexe non simulées ! Par Camille Saféris, auteur protéiforme qui compte à son actif une vingtaine d’ouvrages et de best-sellers.


  • Genre : guide

  • Nombre de pages : nc

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 29 Oct - 10:12

Rayon hommes, de Camille Saféris

Critique d'Aelynah

"Chères clientes, venez vite découvrir nos modèles, une large gamme d'hommes pour tous les goûts: viril, tendre, sensible ou Bad boy, il y a forcément celui dont vous avez besoin! Le Rayon hommes, une nouvelle façon de voir l'amour...au dernier étage de votre magasin!"

Que feriez-vous si du jour au lendemain ce nouveau rayon apparaissait dans votre magasin?
C'est ce que vont vivre Zoé et Vanessa un jour où elles étaient allé faire quelques emplettes aux Grandes Galeries.
Un site de rencontre en vrai, des hommes en vitrine, une location courte ou longue durée, il y en a pour toutes.
7 minutes d'essai avant de se décider et … emballer c'est pesé si le produit vous convient vous repartez avec, c'est le concept révolutionnaire que nous fait découvrir Camille Safieris dans son roman frais, croustillant et tendrement loufoque.

Ces personnages sont natures, sensibles et un peu désœuvrés à tel point que l'on ne peut que les aimer de suite.

Tout d’abord, Barnabé, ce vendeur rayon bricolage qui se retrouve muté au Rayon Hommes pour servir ces dames et les conseiller au mieux de leurs envies vers le mâle le plus à même de leur correspondre. Pour lui, qui a déjà du mal dans sa vie sentimentale, se retrouver à conseiller les femmes qu'il ne comprend pas est une gageure. Lui qui rêve de romantisme et de relation durable se retrouve avec une sex-friend et un rendez-vous bi-hebdomadaire de sexe.

Puis viennent Zoé et Vanessa, deux jeunes trentenaires  libérées et à la recherche complètement opposée.

Vanessa veut le plaisir à tout prix, d'ailleurs, elle ne fait ni une ni deux et à peine son lèche-vitrines terminé qu'elle va de suite essayer. C'est une risque tout, une aventurière du sexe, celle qui au lycée était surnommée "Mary a tout pris" à cause de son appétit insatiable.

À côté d'elle Zoé fait fleur bleue, timide et un peu gauche. Elle tergiverse beaucoup, avance, recule, ne sait pas ce qu'elle veut et quand elle pense le savoir, se rend souvent compte que c'est trop tard. C'est ainsi qu'elle va se faire souffler celui qu'elle pensait être son homme idéal parmi les beaux mâles de la vitrine.
Leurs caractères complémentaires et opposés vont nous faire sourire et nous ramener en mémoire les copines de Sex and the city. Leurs conversations sur les prouesses des mâles et surtout les fiches du carnet de mâles de Zoé sont à se tordre de rire.
Car dans leur échantillonnage test elles vont nous entraîner dans cette quête impossible de l'homme idéal pour l'une et de l'amant de rêve pour l'autre.

Et que devient Barnabé dans tout ça?
Lui qui a au premier coup d'œil flashé sur Zoé, celle qu'il surnomme en son cœur "nez pointu", va tenter à sa manière, bien maladroite, de se faire remarquer par sa belle et ainsi lui faire sa déclaration. Plus malchanceux tu meurs, plus incompris aussi. Il est désopilant et tendrement attachant.

De scènes cocasses en quiproquo, nous allons suivre leurs aventures avec plaisir et enthousiasme.

De plus, les passages disséminés du livre Nouvelles sexualités contemporaines du Pr Donald Bromsky vont nous donner un contexte scientifique décalé des relations humaines au travers d'articles très intéressants et parfois hilarants (voir la vie sexuelle des hamsters par exemple).
C'est donc au fil d'une plume fluide et pétillante, que l’on apprécie un roman tendre, drôle et addictif, un tantinet émoustillant et surtout très actuel de notre manière de consommer l'amour.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 17 Nov - 10:11



Le Corps et l'argent, d'Ogien Ruwen





Trouverons-nous un jour qu’il est parfaitement juste et naturel de se faire payer pour porter le bébé d’une autre, pour se faire prélever un rein, ou en échange d’un service sexuel ?
Dans la plupart des sociétés démocratiques modernes, on est libre de donner certaines parties ou certains produits de son corps – rein, lobe de foie, sang, sperme, ovocytes, etc. – mais pas de les vendre. On est libre de mettre ses capacités sexuelles ou procréatives à la disposition d’autrui gratuitement, mais beaucoup moins de le faire contre paiement. Pourquoi ? Le don est-il toujours un bien et l’échange contre de l’argent toujours un mal ?
Contre ce préjugé, Ruwen Ogien plaide pour le pluralisme, c’est-à-dire pour la liberté de mettre son sexe et son corps à la disposition d’autrui gratuitement, mais aussi contre paiement, en dehors de toute répression légale et de toute réprobation morale. Une invitation brillante et décapante à repenser complètement l’opposition morale entre don du corps et commerce du corps, au-delà des clichés philosophiques ou religieux.


  • Genre : documentaire

  • Nombre de pages : nc

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 17 Nov - 10:18

Le Corps et l'argent, d'Ogien Ruwen

Critique d'ATea

L'Argent, cette chose malfaisante et déshumanisante qui monnaie l'Âme, le Corps et ses attributs...  Enfin, c'est ce qu'on veut nous ancrer dans la tête. Dans cet ouvrage, Ruwen OGIEN nous guide sur d'autres pistes de réflexion... Deux impressions persistent sur ce livre, et correspondent aux deux parties de l'analyse de Ruwen OGIEN.
La première prépondérante pose les mots du débat, leurs définitions et implications philosophiques, psychologiques et sociales. Ruwen nous éclaire sur les notions de propriété de soi-même,  de libre-disposition de soi et sur l'utilité sociale. Il aborde également les subtilités entre métier légal, illégal et les non-métiers... Toutes ces explications servent à acquérir des bases communes avant d'embarquer dans son analyse même s'il préfère "choisir une méthode plus pragmatique, moins prisonnière de l'idée qu'il est nécessaire de trouver des fondements à nos idées morales pour les justifier. C'est bien ce que je compte faire. Je partirai du constat que la liberté de donner quelque chose de son propre corps est très largement acceptée, pour toutes sortes de bonnes raisons morales et non morales. Et je me demanderai si ces mêmes raisons ne pourraient pas servir à justifier également le droit d'échanger quelque chose de son propre corps contre un paiement. " (P.17)
A partir de là, on apprend beaucoup grâce à la richesse des références, des notes et commentaires au cœur de l'écrit ainsi que dans les notes de bas de page. Au niveau historique par exemple, il fut un temps où les professeurs n'avaient pas le droit d'être payés pour leur activité, car le savoir était divin et ils ne pouvaient jouir d'un salaire. Ou bien le fait que les chanteurs d'opéra étaient appréciés lorsqu'ils chantaient gratuitement, sinon ils se trouvaient traités de ... putain.  Nous en apprenons également d'un point de vue législatif, à savoir que la prostitution serait avant tout un problème de voirie (P.25). Ruwen expose des témoignages avec toute la part de subjectivité que cela comporte, et des faits pour ne pas nier ses aspect tout en marquant le peu d'intérêt dans un débat. (P.29) Le philosophe élabore ses théories et expose ses idées avec des allusions à des commentaires qui lui sont faits. J'ai particulièrement apprécié qu'il avoue ne pas avoir pensé à tel aspect ou reconnaisse la pertinence de certains arguments qui lui sont opposés tout en précisant qu'ils ne pouvaient le développer à cet instant. J'ai trouvé cette démarche très humble en fait.
En poursuivant le débat, il aborde des idées plus pragmatiques : Si l'on reconnaît le métier de Travailleur du sexe, quel diplôme, quelle qualification? Un chômeur pourra-t-il perdre son droit s'il refuse d'exercer cette profession? Et l'argent finalement, a-t-il sa place dans les relations sexuelles? Ne sera-t-il pas responsable d'une modification des rapports intimes?
Ruwen OGIEN décortique également certains mots qui définissent déjà les limites du débat : La Marchandisation, par exemple. Galvaudé, ce mot n'empêche-t-il pas une ouverture du débat? Ne limite-t-il pas la discussion à la pensée de celui qui a créé le mot, à savoir Kant ? D'ailleurs, un point sur lequel j'ai particulièrement accroché : la référence à 1984 de Georges Orwell avec les mots et leur pouvoir de conditionner un débat, un état d'esprit, un mode de pensée...
Toute cette partie est très intéressante, même si certaines phrases doivent être lues plus d'une fois pour en comprendre le sens et l'essence. Ceci est moins évident dans la seconde partie, où la réflexion semble être en marche, entraînant par la même occasion des tournures plus ardues à suivre.
Celle-ci aborde le don d'organes, et cette "marchandisation" avec des arguments très intéressants.
En voici un. Ruwen OGIEN n'assimile pas le don d'organe à une relation sexuelle, mais fait réfléchir sur l'impact de l'argent dans une relation. Les interactions entre ces deux sujets touchant au corps sont enrichissants. Un don d'organe n'entraîne pas d'échange d'argent, il serait donc plus "noble". Pour autant, est-il réellement plus altruiste que le souhait de procurer du bien-être à travers une relation sexuelle tarifée? Imaginons la situation de la seule personne compatible avec le malade. Cette personne-là se retrouve entre atteindre son intégrité, accepter de se mettre en situation inconfortable en devenant malade, et vivre avec l'idée qu'elle décide de la vie ou de la mort d'un proche... L'argent n'entre pas en ligne de compte, pour autant le choix d'accepter de donner est-il plus sain, plus évident, plus moral, plus sincère ? N'est-ce pas le poids de la culpabilité qui fait pencher la balance ? Peut-on reprocher à une personne de ne pas vouloir donner son rein ou autre? La relation affective n'est-elle pas plus emprisonnante qu'un lien établi et défini par une transaction qui s'achève suite à un contrat équitable ? 
Les réflexions sont assez intéressantes, mais souffrent de multiples redondances. Peut-être que ma formation professionnelle où j'ai abordé le don d'organes (et ses enjeux), favorise ce sentiment ? J'avoue ne pas savoir faire la différence... Cet aspect a d'ailleurs entraîné une petite panne de lecture dans le genre Essai, mais il me pousse à poursuivre avec Prostitution et Dignité de Norbert CAMPAGNA, que je vous présenterais bientôt et que Ruwen cite beaucoup par ailleurs. Il est également à noter que ce livre reste un bon complément à ma lecture précédente : La Putain et le Sociologue d'Albertine et Daniel WELZER-LANG.
Je remercie les Editions de la Musardine et le forum Au coeur de l'Imaginarium pour ce partenariat qui me laisse une impression positive par le nombre de réflexions mobilisantes qu'il a amené.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 19 Nov - 9:09



La Pharmacienne, d'Esparbec





La Pharmacienne est un roman pornographique « pur et dur », où les métaphores sont bannies, les adjectifs concrets, et les descriptions méticuleuses sans être délayées. En outre, un humour noir assez décapant ne gâte rien à l’affaire. Les tribulations de Bébé, Laura Desjardins, Beau P’ et son cousin Ernest constituent un vaudeville d’un genre nouveau, lubrique et facétieux. Gageons que sa lecture en surprendra plus d’un qui avait, sur ce type de littérature, des préjugés que l’actuelle liberté d’écriture a rendu désuets.


  • Genre : érotique

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 19 Nov - 9:16

La Pharmacienne, d'Esparbec

Critique de ninik

La Pharmacienne est le plus gros succès d'Esparbec, et La Musardine le réédite aujourd'hui. Outre de superbes illustrations en noir et blanc pour achever chaque chapitre, cette nouvelle édition se retrouve nantie d'un entretien entre Esparbec et Christophe Bier. Ce dernier, grand amateur d'érotisme et de porno, nous a offert entre-autre le Dictionnaire des longs métrages français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm. Cet entretien, qui clôt l'ouvrage, permet de mieux comprendre le parcours d'Esparbec, ses désirs et ses envies. Ainsi, sa fascination pour le sexe féminin, et sa volonté de ne pas faire de l'érotisme mais de la pornographie, en évitant les métaphores, figures de style et autre, sont perceptibles à chaque page du roman. De même, l'auteur aime que ses personnages aient honte, et aime que ses lecteurs deviennent des voyeurs un peu honteux eux-même.
Ceci posé, il est facile de comprendre que l’œuvre d'Esparbec en général, et La Pharmacienne en particulier, n'est pas à mettre en toutes les mains, et qu'il faut aimer aller assez loin, ne pas rechercher la poésie de l'érotisme ou la bit-lit gentillette pleine d'amour.
La Pharmacienne se positionne dans un seul lieu, le temps d'une longue nuit (ainsi que l'après-midi et la soirée qui le précède). Un élément perturbateur arrive dans une famille bourgeoise composée de la pharmacienne BCBG, de son nouveau mari adorant le cul, et des jumeaux (Bertrand et Bertrande, 15 ans) de la pharmacienne. Le cousin taulard du beau-père vient passer la nuit là, et découvre une famille délurée, dont il entend profiter. Ainsi, tout le monde y couche avec tout le monde en cachette, le frère et la sœur, le beau-père et la sœur, et le cousin aura l'occasion, lors de cette nuit sans sommeil, de profiter de l'hospitalité de chaque membre.
Oui, Esparbec aime la honte, et n'est pas gêné par une certaine dose de pédophilie et d'inceste, mais bien entendu, il faut comprendre qu'il s'agit d'une fiction, et accepter d'être choqué pour apprécier l'ouvrage.
Et La Pharmacienne est un excellent livre ! Le style brut de décoffrage que revendique l'auteur (en fait, il cherche à ne pas avoir de style pour ne pas détourner le lecteur de l'histoire) donne un cachet vraiment intéressant à son récit et les personnages qu'il crée sont fascinants. Les dialogues et situations se révèlent cocasses par moment, légère critique de la société BCBG de part ses personnages plutôt prudes en apparence mais, dès que les portes se ferment, la luxure s'y invite.
Esparbec offre au lecteur un récit assez court (le livre fait 200 pages) mais terriblement intense, et extrêmement excitant. Cru, brut, s'attachant longuement à décrire (ou à faire décrire par ses personnages) le sexe, le lecteur est plongé dans un maelström d'excitation, et en ressort fasciné, ne désirant qu'une chose, continuer la découverte de l’œuvre de l'auteur. La Pharmacienne est un excellent livre, et La Musardine lui offre une très belle nouvelle vie grâce à l'écrin de cette réédition.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 27 Nov - 9:41



Osez 20 histoires de sexe et de pouvoir, de collectif





Pour son vingt-septième volume, Osez 20 histoires, la collection de nouvelles érotiques à thèmes de la Musardine, s’intéresse aux liens sulfureux entre le sexe et le pouvoir. 20 auteurs, 20 regards, qui vous conduiront tour à tour dans les coulisses secrètes de la vie politique, financière, culturelle ou intellectuelle, et vous dévoileront les hommes et les femmes de pouvoir comme vous ne les aviez encore jamais vus. Comment jouent-ils de leur pouvoir ? Qu’est-ce qui les rend si fascinants pour les uns, et repoussants pour les autres ? Quelles sexualités ont-ils ? Quelles déviances ? Quelles perversions ? Et les personnes attirées par le pouvoir ? Qu’est-ce qui les attire ? Qu’est-ce qui les excite ? Jusqu’où sont-elles prêtes à aller ?


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : nc

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 27 Nov - 9:53

Osez 20 histoires de sexe et de pouvoir, de collectif

Critique d'ATea

Mêler sexe et pouvoir, c'est bien tendancieux comme titre… Lorsque j'ai commencé ce recueil Osez 20 histoires de sexe et de pouvoir aux éditions La Musardine, j'avais une certaine idée du genre d'histoires que j'espérais y trouver. A juste titre puisque onze titres répondent à ce que j'imaginais, c'est-à-dire liées à la profession de l'un ou l'autre, voire des deux ou bien au statut d'autorité à un moment M.  
Qu'en est-il des neuf nouvelles restantes me direz-vous ? 
Pour commencer, j'ai été surprise par le choix judicieux du pouvoir matériel (Argent, logement) indépendamment du travail que l'on retrouve dans la N°3. Devenir chien d'Anne de Bonbecque, la N°6. Vendredi de Viviane Faure (Même si la relation sexuelle est trop peu abordée car noyée dans un contexte au final peu exploité) ou la N°17. Le prix du cul de Julien Ligny. Note particulière pour cette dernière et son twist final qui questionne sur le réel pouvoir. 
A noter trois nouvelles qui abordent le pouvoir encore différemment des précédentes : 
- Celui d'un dealer dans la nouvelle N°5. L'infini et le néant de MMK. Récit maîtrisé pour nous faire entrer dans une relation homosexuelle à trois avec un style naturel plus qu'appréciable ! 
- Celui dans le cadre d'un jeu sexuel entre deux amants où l'homme endosse un rôle de pouvoir dans la N°11. You can leave your hat on de Vagant
- Ou encore dans la N°13. La proie de Frédérique Gabert qui utilise une légende que je ne peux vous révéler au risque de gâter l'effet, même si l'on peut deviner la fin rapidement puisque ce scénario a déjà été utilisé. Ceci n'altère pas le style de l'auteur qui nous embarque dans sa danse...

Après les avoir lues, j'apprécie donc ces initiatives qui élargissent l'horizon et contrebalancent d'autres choix à mon sens, trop faciles parce qu'abordant la Domination, le SM comme la nouvelle N°8. Les Soeurs du Sacrifice de Léon de Griffes (Quand bien même le fait d'y inclure la politique et des hommes de pouvoir entrent dans le thème, le procédé est sans surprise et le style ne met pas vraiment en scène de tension sexuelle). Il y a également la nouvelle N°3 déjà citée qui, au delà de ce pouvoir par l'argent, est consacrée à une relation SM avec une histoire peu envoûtante. 
D'autres récits par contre, m'ont laissé entièrement de marbre de par leur choix : 
La N°4. Méchante salade de concombres de Pénélope G. Smith. En fait, au-delà de nombreux allers et retours laissant penser à un brouillon, je l'ai trouvée dérangeante dans son histoire, sans apprécier de notion de pouvoir. Il s'agit à mon avis plus d'un jeu de vengeance, de jalousie et de punition plutôt que d'un réel pouvoir. 
La N°18. Wonder Croupe contre les hommes d'Aude Alisque, qui malgré son univers original, loufoque et inattendu dans ce contexte ne m'a pas accroché dans son délire BD. 
La N°19. Agnès d'Allibert que j'ai relu plusieurs fois vu l'incompréhension qui règne au niveau de l'histoire, mais sans succès. Le récit est brouillon, confus et m'a laissé sur le bord de la route. 

Parlons maintenant des Onze récits qui abordent le pouvoir tel que je l'imaginais. J'attendais un contexte professionnel avec une soumission psychologique, une sorte d'abnégation, d'oubli par peur, par intérêt, par désir aussi de ce que le pouvoir représente… J'attendais une intensité et une tension sexuelle entre deux personnages (ou plus) entre l'émergence d'un interdit, un tiraillement pour l'un ou l'autre. Une sorte d'impunité de celui qui tient les rênes, de résistance et d'abandon de celui qui "subit"… 
Et je peux d'ores et déjà vous annoncer que sur les onze titres restants, Neuf m'ont transporté… Un beau bilan en fait ! 
Commençons par les deux qui ne m'ont pas accroché à savoir la nouvelle N°1. Pour quelques pages de plus d'Auguste Boson. J'en attendais plus que ce qui a été proposé puisque le clin d'oeil à la Transylvanie est resté inexploité par la suite alors que l'on connaît la fibre séductrice des vampires. En échange, une histoire prof-élève qui ne m'embarque pas, d'autant plus que je n'ai pas trouvé les dialogues naturels et réalistes.
Puis vient la nouvelle N°12. Marie-Charlotte d'Héloïse Lesage. Même si le style de l'auteur est agréable, je n'ai pas forcément apprécié la nouvelle : elle manquait de peps et de tension à mon goût. 
Quant aux autres, j'y ai trouvé tout ce que je cherchais, que ce soit dans les milieux très hiérarchisés de la restauration avec N°2. Banana Split de Rita, des militaires avec N°7. A vos ordres, mon colonel ! de Juliette Di Cen, ou des douanes avec N°14. Fouille au corps d'Emmanuelle, que ce soit dans des entreprises privées comme dans N°10. Journal d'une stagiaire de Nicolas Toukly, dans N°15. Une stagiaire aux archives de Vespertille (Note toute particulière pour celle-ci qui nous plonge dans un jeu de piste maîtrisé.), ou dans 20. Maîtresse d'Ornella Caldi (Celle-ci associe d'ailleurs à l'histoire de pouvoir au travail, une histoire de pouvoir dans l'espace privé) ou dans les milieux éducatifs et sanitaires avec N°16. L'année du bac de Vincent Rieussec ou N°9. Vice & Versa de Lizzie Hopkins. (Où il s'agit de pouvoir directement punissables par la loi, ajoutant une tension supplémentaire dans la relation) 
Chacune des nouvelles a offert des styles très agréables à la lecture, des histoires qui tiennent en haleine ainsi qu'une érotisation savoureuse de chaque situation ! C'est sur une note ultra-positive que j'achève cette chronique de La Musardine, que je remercie pour ce partenariat ainsi que le forum Au coeur de l'Imaginarium.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 1 Déc - 10:33

La Pharmacienne, d'Esparbec

Critique d'Aelynah

Vous le savez j’aime beaucoup les écrits érotiques des éditions La Musardine. Ils sont généralement affriolants et soft, du moins ceux que j’ai lu jusque là, et donnent une idée agréable et juste d’un érotisme poétique et suave.

Pour ne pas rester cantonnée à mes goûts simples et gentillets, j’ai décidé cette fois de tenter autre chose.
C’est l’avantage des récits, ils vous permettent des fantasmes livresques que vous ne seriez pas prêts à réaliser dans la réalité. Et on peut dire que sur ce titre, l’auteur et La Musardine n’ont pas menti.

Esparbec se définit lui-même comme un « pornographe à part entière », cela donne déjà une idée plus que réaliste du contexte de lecture dans lequel je vais me lancer.

« La pharmacienne », considéré comme un des romans classiques de l’érotisme contemporain, n’a du nom de classique que son appellation, ou alors nous n’avons pas la même définition de ce terme. En cela le résumé est plus adapté et son appellation de roman pornographique « pur et dur » est tout à fait réaliste. Ma curiosité était donc titillée.

Ici pas de poésie ni d’enrobage dans le lyrisme, la plume est incisive et brute. La crudité des propos va tout à fait avec l’ambiance et les scènes de sexe, loin d’être naïves et suaves, sont décrites avec détails. Les descriptions sont minutieuses et chaque geste est détaillé de façon à ne nous faire rater aucune action, aucunes caresses, aucun frémissement des personnages.

Les dialogues sont lubriques à souhait et chauffent le lecteur en même temps que les images qui défilent dans sa tête et sous ses yeux. Car dans cette nouvelle version éditée par La Musardine, nous avons la chance de bénéficier, outre la plume effrontée et turgescente de l’auteur, des illustrations lascives et sensuelles d’Alex Varenne. En noir et blanc et placées à divers endroits du livre, elles rajoutent un côté presque voyeur à la lecture. Personnellement je les ai trouvées magnifiques et presque trop softs pour le roman. Mais elles y rajoutent une petite touche de douceur dans ce monde de turpitude et de décadence qui n’est pas sans éveiller le lecteur à un émoi plus sensible et profond.

De son côté, le scénario est même parfois carrément facétieux, digne d’un vaudeville érotique.
Entre l’amant sous le lit ou sur le rebord de fenêtre, les chassés-croisés dans la nuit, ou simplement les occasions qui font le larron, on ne s’ennuie jamais… et les personnages non plus.
Petit à petit la chaleur monte et les sourires parfois cachent aussi des troubles et émois.

Lecteurs imaginatifs et chaud bouillants, voici une lecture pour vous. Pas de voile, ni de flouté dans cet érotisme nature et sans complexe.

Pudibonds ou prudes, abstenez-vous car tout y passe.

Adeptes de la fessée, de la sodomie ou de la fellation, vous serez gâtés, et par la nature assez généreuse de certains de ces messieurs mais aussi par la gourmandise sans équivoque de ces dames.
Ici le sexe est élevé au rang de vocation, les personnages aiment ça, sans complexe, sans tabou. Et même si certaines pratiques ne sont pas les vôtres, Esparbec vous entraînera tout de même avec lui et cette petite famille dans les méandres de la lubricité familiale et à tous âges.
C’est donc une fascinante découverte que cette pharmacienne et un délicieux moment coquin de lecture, à cependant ne pas mettre entre toutes les mains.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 8 Déc - 10:38

Osez la première fois, de Marie Minelli

Critique de Malka

J’ai découvert Marie Minelli avec son roman « Sexe, mensonges et banlieues chaudes », puis avec son petit guide rempli d’humour, « comment transformer son mec en Brad Pitt en 30 jours » . Elle est l’auteure de nombreux autres livres dans la collection « Osez… » chez La Musardine et celui-ci m’a tenté, curieuse de voir comment elle traiterait le sujet.

Ce livre est clairement adressé aux « débutants ». Marie Minelli opte pour le franc parler. Pas de tabou ou de gêne mal placée. Mais même si le guide ne manque pas de bon sens, il s’appuie principalement sur des généralités. Son rôle ne consiste pas à donner des informations pointues. Il offre plutôt des conseils pratiques et des réponses aux questions que les lecteurs pourraient se poser, aussi saugrenues peuvent-elles passer, car il n’y a pas de sottes questions. Marie Minnelli a bien conscience des inquiétudes de ceux qui veulent « passer à l’acte » pour la première fois et qui envisagent ce moment comme une épreuve. Elle n’oublie pas pour autant de leur conseiller de prendre le temps : pas d’urgence, chacun son rythme.

L’auteure évoque dès le début la difficile caractérisation des termes, à travers les divers mots et expressions et diverses significations pour chacun. Varier les sources ne résout pas le problème, même si un docteur vient à la rescousse, car chacun perçoit la sexualité de manière subjective selon sa sensibilité et son expérience.

Puis l’auteure aborde les différentes raisons qui poussent à se lancer, les analyse avec logique, mais son ton reste léger, simple et adressé à un public jeune. Le tout se ponctue d’anecdotes et de témoignages. L’auteure cherche à dédramatiser, déculpabiliser, relativiser, donc à aider le lecteur à trouver son bien être dans sa tête et dans son corps, pour se sentir prêt. L’avis du docteur vient éclairer le sujet de manière professionnelle.

Marie Minelli apporte des conseils pour la préparation du moment redouté, pour que le lecteur puisse se décontracter, des références cinématographiques, littéraires ou musicales pour se mettre dans l’ambiance, des astuces pour mettre son corps en valeur.
Certains témoignages tombent parfois dans le préjugé et semblent excessifs. Heureusement l’auteure rectifie le tir, en rappelant la liberté de chacun à vivre son expérience à son aise, sans pression.

Une partie s’avère particulièrement pertinente quand elle aborde les sujets délicats de consentement et de viol. Même si l’auteure tente encore d’alléger le ton, le message passe. Elle insiste sur la différence entre réalité et fantasme, rappelle la loi et informe sur les sites appropriés.

L’auteure n’oublie pas bien sûr de traiter des détails plus techniques, en restant bien ancrée dans la réalité, de façon pragmatique et en gardant toujours pour objectif de dédramatiser. La différence entre ce moment maintes fois fantasmé et la réalité peut sembler énorme, mais là encore le lecteur est amené à relativiser entre son expérience et la vision apportée par le porno entre autre. L’auteure insiste particulièrement sur le consentement et le respect mutuels entre partenaires.
Si elle évoque les problèmes possibles, elle déculpabilise, conseille et donne un inventaire complet des différents types de contraception, ainsi qu’une mise en garde sur le manque de discrétion sur les réseaux sociaux.

Pour rendre le propos plus léger, les paragraphes du guide restent courts, aérés, clairs et organisés. Cette organisation rend la lecture plus facile, accessible, plus aisée pour trouver des repères. Chaque partie est agrémentée de conseils, témoignages et visions d’un professionnel, ce qui permet au lecteur de piocher parmi ces informations et se faire une idée, s’informer, se rassurer.

En conclusion, ce guide s’avère facile d’accès pour les jeunes, rempli de bon sens. Il peut les aider à dédramatiser et déculpabiliser. Le ton léger met à l’aise, même si il s’appuie sur des généralités.
Je remercie les éditions « La Musardine » et le forum « Au cœur de l’Imaginarium » pour cette découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 10 Déc - 11:05



Guide historique du Paris libertain, de Marc Lemonier





Ecrit par un spécialiste du genre, auteur notamment de Secrets de maisons closes (la Musardine, 2015), ce livre vous propose une promenade dans le Paris libertin du Moyen-Age à nos jours, à la rencontre de personnages haut en couleurs : rois et reines débauchés, lorettes, grisettes ou prostituées célèbres, courtisanes à la beauté parfaite, lesbiennes chics, stripteaseuses de revues, artistes et écrivains… Chapitré suivant le découpage par arrondissements et par quartiers de la ville, ce Paris libertin est aussi à lire comme un guide touristique et culturel. Il permettra au lecteur de se promener dans la ville en organisant son parcours à la découverte de lieux précis, décrits dans l’ouvrage, en particulier lorsqu’ils sont visitables ou lorsque des éléments significatifs (des sculptures, une façade particulière) sont visibles depuis l’espace public. L’ouvrage est illustré d’une centaine de photographies et illustrations, reflétant bien l’ambiance de la ville de tous les plaisirs.


  • Genre : guide érotique

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 10 Déc - 11:12

Guide historique du Paris libertain, de Marc Lemonier

Critique d'Aelynah

Je me suis laissée tenter pour une fois par la chronique d'un guide touristique et culturel un peu particulier puisqu'il s'agit, comme son nom l'indique, du guide historique du Paris libertin.
Vous vous doutez bien que cela ne se lit pas comme un roman mais plutôt comme un livre de chevet à découvrir un peu chaque fois, et pas forcément dans un ordre préétabli.
Délimité en quartier, les parties de ce guide vous transportent à votre guise rive droite ou rive gauche, du forum des Halles à Montparnasse en passant par le Louvre, les Grands Boulevards, les Champs Elysées, Montmartre ou le quartier latin.
Empli d'anecdotes cinématographiques ou historiques, vous déambulerez entre ces pages au gré de votre humeur et découvrirez ainsi des multiples adresses coquines existantes ou ayant existé, mais toujours empreintes de luxure et libertinage.
Je ne suis pas parisienne, et contrairement à la chanson cela ne me gêne pas, mais il est vrai que cela aurait peut être été un plus pour imaginer plus facilement certains quartiers assez méconnus du grand public parfois, et de moi-même surtout. Qu’à cela ne tienne, un bon plan sous les yeux et vous voilà les pensées dans le rose moelleux des alcôves ou le rouge plus passionné des maisons closes, ou encore l’ambiance sombre d’un cinéma de quartier qui s’est encanaillé.
Je m'imagine alors bien, déambulant l'air de rien,  mon guide rose fluo sous le bras et découvrant, émerveillée, ces hauts lieux d'une culture des plaisirs. Car outre le guide qui est lui-même hautement intéressant par tous ces articles très documentés (on sent la recherche pointue en amont), l'illustration elle-même de certains par des photographies d'époque, esquisses ou couvertures de revues est un plus qui ajoute un côté vivant au récit.
Et si  pour vous donner envie je vous proposais comme ça, juste pour le plaisir quelques adresses sympathiques mais hautement sulfureuses ?

Étant bretonne je me dois donc de commencer par Montparnasse puisqu’il s’agit du quartier où me dépose le train m’amenant à la capitale des plaisirs.
Savez-vous que c’est ici rue Delambre que l’on a pu voir la toute première pin-up connue ? Il s’agissait de Fernande Barrey, sculpturale, dodue et souriante à souhait, elle posa pour un grand nombre de cartes postales érotiques au début du 19esiecle.
Petit arrêt ensuite au musée d’Orsay, qui comprend dans ses collections « un bon nombre d’œuvres qui relève de l’érotisme le plus échevelé. »
Dans le Quartier Latin maintenant, souffrez que je vous emmène au 20 rue Jacob, le rendez-vous international des femmes de lettres et des artistes lesbiennes. Cette rue fut considérée comme le berceau du saphisme intellectuel chic avec pour exemple Natalie Clifford Barney. Elle tenait salon dans un hôtel particulier du quartier. Et contrairement aux caricatures, on disait d’elle « elle était charmante, et plus qu’attirante avec sa blondeur et ses robes blanches ». Ce fut une des plus belles femmes de son temps.
Paris n’est rien non plus sans ses maisons closes qui datent, il faut le dire de l’époque romaine.
Ce petit guide vous en fera découvrir quelques-unes devenues restaurants ou d’autres dont le nom se chuchotait dans les hautes sphères de l’Église pour ces sous-sols sont bizarrement décorés (à découvrir).
Adeptes du strip-tease, en privé ou non , sachez que sa naissance française fut déclarée au Divan Japonais ou Concert Lisbonne, rue des Martyrs et ce dés 1874 dans une pantomime « le coucher d’Yvette » créée par Blanche Cavelli. Autre strip-tease célèbre celui de Mata Hari place Iéna.
Ou encore Joséphine Baker, quasi nue, stupéfia les Parisiens, le 2 octobre 1925, en dansant des charlestons endiablés dans la première représentation de la « Revue Nègre ».

Mais j’ai aussi beaucoup apprécié les informations sulfureuses énoncées par l’auteur sur l’un de nos hauts lieux de la politique française, l’Élysée.

Mais si je m’écoutais je ne m’arrêterais plus. Le plus simple étant donc à vous, lecteurs et amis parisiens éventuels, de faire votre itinéraire à votre guise, selon vos envies de découvertes.
De plus pour les fans de vieux films tels Casque d’Or ou le journal d’une femme de chambre de Buñuel, ou plus littéraires vous trouverez parsemé dans ce guide bon nombre de détaillées, le tout donnant au lecteur avide d’en savoir plus de quoi assouvir sa faim.

C'est donc pour qui veut s'encanailler culturellement un guide à ne pas rater et à découvrir, pourquoi pas en amoureux lors d'une visite coquine de notre belle capitale.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 14 Déc - 10:39



La Putain et le sociologue, de Daniel Welzer-Lang et d'Albertine





Le discours d′une prostituée " bien dans sa peau "...
Pendant plus de 3 années, Albertine et Daniel Welzer-Lang, sociologue, ont parlé, échangé, correspondu. Albertine raconte son travail, les modes de recrutement, ses préparatifs, les différents types de clients, ce qu′ils demandent, ce qu′elle fait ou non, ce qu′elle ressent. Elle explore également les techniques sexuelles, le savoir-faire particulier propres à la rencontre tarifée.

... l′analyse d′un sociologue engagé
Intervenant au fil de la parole d′Albertine, Daniel Welzer-Lang propose des analyses sociologiques qui relient le travail accompli par Albertine et le travail du sexe dans son ensemble, y compris dans ses évolutions récentes et les débats actuels initiés par les " moralistes " qui veulent pénaliser les clients. Il propose de comparer la rencontre tarifée avec une escorte de luxe et les " belles rencontres " actuelles recherchées par tous sur les réseaux sociaux.

Un livre précieux pour comprendre les débats sur la prostitution
Ce livre permet, en cette période de prises de positions purement idéologiques, d′entendre la parole d′une pute qui raconte son métier comme le ferait n′importe qui et les transformations actuelles des prostitutions.

Daniel Welzer-Lang, professeur de sociologie à Toulouse, est auteur de nombreux ouvrages sur le genre et les sexualités dont, aux éditions Payot : La Planète échangiste, Nous les mecs, essai sur le trouble actuel des hommes et Propos sur le sexe. Albertine, basée sur la Côte d′Azur, exerce l′activité d′escorte de luxe dans le monde.


  • Genre : documentaire

  • Nombre de pages : 192

  • Format : papier





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Dernière édition par ninik le Lun 14 Déc - 10:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 14 Déc - 10:46

La Putain et le sociologue, de Daniel Welzer-Lang et d'Albertine

Critique d'ATea

Albertine, escorte de luxe. Daniel, sociologue. Un duo qui fait réfléchir sur le travail du sexe, ses mutations, ses particularités et ses analogies avec des métiers reconnus.
Dès le début, grâce à une introduction nécessaire, nous connaissons les deux interlocuteurs, la façon dont ils ont construit leur relation en dehors et à travers ce livre. Les intentions, les modalités, le genre d'attraction qui s'exerce entre eux aussi. Et vous pouvez d'ores et déjà mettre de côté une hypothétique relation charnelle. Oui, ils l'abordent. Dans cette introduction, à la place de non-dits, de doutes ou de suspicions, se trouvent les bases d'une communication réelle. Et cela portera ses fruits tout au long de cet échange.
Albertine et Daniel partagent des valeurs et n'hésitent pas à se positionner franchement notamment par rapport aux Moralisateurs et à la notion de travail, au mariage et au positionnement catholique comme dans ce passage :  Depuis que l’Église catholique adhère officiellement au féminisme, elle fait des violences faites aux femmes son leitmotiv pour dénoncer les pratiques sociales contraires à sa morale. (...) Si l'on suit cette logique - l'interdiction des pratiques sociales qui contribuent aux violences sexistes -, on aimerait entendre ces entrepreneurs de morale réclamer : L'interdiction du mariage ou de la vie de couple, contextes dans lesquels s'exercent principalement les violences faites aux femmes : une femme sur vingt a été violentée physiquement dans les douze derniers mois. Une femme meurt sous les coups de son compagnon tous les deux jours et demi. (P77-78)
Là ou les sociologues s'arrêtent à un état des lieux comme le dit Daniel, "Les sociologues osent rarement dépasser cette remarque. On constate la lacune, on la signale au passage... Et cela s'arrête là. Au mieux, le texte publié décrit de manière ethnographique quelques situations, comme je l'ai fait dans La planète échangiste." (P125), Albertine y pose des mots réels et crus, non crus comme on peut l'entendre, mais justes, factuels et techniques. Les émotions dans tout ça, vous me direz ? Elles ont aussi toute leur place, là réside la force de son écrit. Il y a d'ailleurs une très belle analyse de Daniel quant à la pudeur, la gêne et le désir qui s'invite.
Albertine nous parle de son métier et de tout ce qu'elle mobilise : l'Amour du corps, des techniques sexuelles et du bien-être, un sens prononcé de la psychologie avec une écoute de l'autre, une communication essentielle mais aussi des règles à respecter, un cadre défini, des droits et devoirs, des compétences et des prestations en fonction, les moments appréciés, l'épanouissement personnel et les tâches plus compliquées à effectuer comme dans tout métier finalement. Tout ce qu'elle aborde dans sa réalité, permet de distancer si ce n'est tous, au moins une bonne partie des préjugés. Tout dépend du nombre de préjugés avec lesquels nous entamons cette lecture...
Certain(e)s d'entre nous peuvent être dérouté(e)s par certaines analogies. Prenons un exemple : 
Traditionnellement, les femmes étaient censées s'oublier pour s'occuper de l'autre (mari, l'amant), l'aider et le satisfaire. Cette vision évolue de nos jours vers un modèle plus égalitaire. De fait, il semble qu'au moins dans un premier temps, avant que l'habitus ne reprenne le dessus, femmes et hommes s'écoutent, essaient d'accorder leurs désirs aux possibilités, à l'état physique, mental et érotique de l'autre.
Pour Albertine, la problématique est plus simple en professionnelle devant offrir un service de luxe, il lui faut prendre en charge, rassurer, accompagner, aider, soigner le client. Cette dimension émotionnelle entre en ligne de compte dans d'autres métiers typiquement considérés comme naturellement féminins : caissières de supermarché, infirmières, etc. C'est un travail invisible, en général non valorisé et non payé comme tel. Pour l'escorte de luxe, il fait sciemment partie de la prestation, sans doute de manière centrale.
Et un deuxième : 
En empruntant à l’anglais, nous avons pris l’habitude de distinguer deux facettes du soin : le cure et le care. La première indique des pratiques pouvant assez facilement être décrites, la seconde une attention ou une sollicitude envers la personne concernée. En santé, la première vise la maladie, la seconde le malade.
Le premier passage est issu du livre (P137), le dernier passage d'un colloque Le soin aujourd'hui : questions vitales et textes clés, qui s'est déroulé le 23 janvier 2015, et dont parle cet article sur le site Infirmiers.com. A savoir que des débats ont déjà lieu sur le métier d'assistante sexuelle pour les personnes en situation de handicap, interdit en France. Pour aller plus loin, vous pouvez poursuivre avec cet article sur ce sujet, ainsi que des lettres officielles pour défendre cette activité. 
Albertine soulève donc cette notion du bien-être et de l'importance de la sexualité. Et si vous rencontrez des difficultés à l'aborder en tant que travail, elle propose une autre interprétation avec élégance : "Je suis en quelque sorte une faiseuse d'orgasme, idée qui me plaît bien. Je donne à avoir des orgasmes à mes partenaires et à moi-même. Il s'agit néanmoins d'une production, artisanale certes, mais une production. Peut-être devrions-nous d'ailleurs envisager le travail du sexe comme une production de jouissance dans un monde tellement préoccupé à produire quelque chose. Je produis du plaisir de la jouissance, de l'orgasme, donc de la détente et du bien-être." (P141 et P150) 
Si l'on parle de la notion de vie professionnelle, il faut donc aborder la vie personnelle. L'impact sur la vie privée d'un travailleur du sexe est non négligeable. Se sentir obligé de définir ses amoureux comme n'étant pas des clients, comme si l'on ne pouvait pas lui attribuer des relations non tarifées en dehors de son travail... En tout cas, c'est ce que la loi fait, en menaçant tout compagnon de proxénétisme. La femme publique n'a pas le droit au privé, à l'intime. L'activité peut être acceptable socialement si elle est présentée comme passagère et nécessaire pour payer des études hautement plus "glorieuses", mais s'y investir et vouloir en vivre devient honteux, révélant une sorte de manque d'ambition ou de perversion car, comment peut-on monnayer son corps ? 
C'est ce que je tenterais d'éclaircir dans mes lectures suivantes, avec Le corps et l'argent de Ruwen OGIEN, et Prostitution et dignité de Norbert CAMPAGNA, édités aux mêmes éditions. La Putain et le Sociologue est une collaboration riche en questionnement, en éclaircissement. Une ouverture d'esprit et un regard critique sur un sujet tabou, voici ce qu'on y trouve...
Je remercie les Editions de la Musardine et le forum Au coeur de l'Imaginarium d'avoir proposé ce partenariat lu en une journée.

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