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 [Editeur] La Musardine

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 19 Nov - 9:09



La Pharmacienne, d'Esparbec





La Pharmacienne est un roman pornographique « pur et dur », où les métaphores sont bannies, les adjectifs concrets, et les descriptions méticuleuses sans être délayées. En outre, un humour noir assez décapant ne gâte rien à l’affaire. Les tribulations de Bébé, Laura Desjardins, Beau P’ et son cousin Ernest constituent un vaudeville d’un genre nouveau, lubrique et facétieux. Gageons que sa lecture en surprendra plus d’un qui avait, sur ce type de littérature, des préjugés que l’actuelle liberté d’écriture a rendu désuets.


  • Genre : érotique

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 19 Nov - 9:16

La Pharmacienne, d'Esparbec

Critique de ninik

La Pharmacienne est le plus gros succès d'Esparbec, et La Musardine le réédite aujourd'hui. Outre de superbes illustrations en noir et blanc pour achever chaque chapitre, cette nouvelle édition se retrouve nantie d'un entretien entre Esparbec et Christophe Bier. Ce dernier, grand amateur d'érotisme et de porno, nous a offert entre-autre le Dictionnaire des longs métrages français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm. Cet entretien, qui clôt l'ouvrage, permet de mieux comprendre le parcours d'Esparbec, ses désirs et ses envies. Ainsi, sa fascination pour le sexe féminin, et sa volonté de ne pas faire de l'érotisme mais de la pornographie, en évitant les métaphores, figures de style et autre, sont perceptibles à chaque page du roman. De même, l'auteur aime que ses personnages aient honte, et aime que ses lecteurs deviennent des voyeurs un peu honteux eux-même.
Ceci posé, il est facile de comprendre que l’œuvre d'Esparbec en général, et La Pharmacienne en particulier, n'est pas à mettre en toutes les mains, et qu'il faut aimer aller assez loin, ne pas rechercher la poésie de l'érotisme ou la bit-lit gentillette pleine d'amour.
La Pharmacienne se positionne dans un seul lieu, le temps d'une longue nuit (ainsi que l'après-midi et la soirée qui le précède). Un élément perturbateur arrive dans une famille bourgeoise composée de la pharmacienne BCBG, de son nouveau mari adorant le cul, et des jumeaux (Bertrand et Bertrande, 15 ans) de la pharmacienne. Le cousin taulard du beau-père vient passer la nuit là, et découvre une famille délurée, dont il entend profiter. Ainsi, tout le monde y couche avec tout le monde en cachette, le frère et la sœur, le beau-père et la sœur, et le cousin aura l'occasion, lors de cette nuit sans sommeil, de profiter de l'hospitalité de chaque membre.
Oui, Esparbec aime la honte, et n'est pas gêné par une certaine dose de pédophilie et d'inceste, mais bien entendu, il faut comprendre qu'il s'agit d'une fiction, et accepter d'être choqué pour apprécier l'ouvrage.
Et La Pharmacienne est un excellent livre ! Le style brut de décoffrage que revendique l'auteur (en fait, il cherche à ne pas avoir de style pour ne pas détourner le lecteur de l'histoire) donne un cachet vraiment intéressant à son récit et les personnages qu'il crée sont fascinants. Les dialogues et situations se révèlent cocasses par moment, légère critique de la société BCBG de part ses personnages plutôt prudes en apparence mais, dès que les portes se ferment, la luxure s'y invite.
Esparbec offre au lecteur un récit assez court (le livre fait 200 pages) mais terriblement intense, et extrêmement excitant. Cru, brut, s'attachant longuement à décrire (ou à faire décrire par ses personnages) le sexe, le lecteur est plongé dans un maelström d'excitation, et en ressort fasciné, ne désirant qu'une chose, continuer la découverte de l’œuvre de l'auteur. La Pharmacienne est un excellent livre, et La Musardine lui offre une très belle nouvelle vie grâce à l'écrin de cette réédition.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 27 Nov - 9:41



Osez 20 histoires de sexe et de pouvoir, de collectif





Pour son vingt-septième volume, Osez 20 histoires, la collection de nouvelles érotiques à thèmes de la Musardine, s’intéresse aux liens sulfureux entre le sexe et le pouvoir. 20 auteurs, 20 regards, qui vous conduiront tour à tour dans les coulisses secrètes de la vie politique, financière, culturelle ou intellectuelle, et vous dévoileront les hommes et les femmes de pouvoir comme vous ne les aviez encore jamais vus. Comment jouent-ils de leur pouvoir ? Qu’est-ce qui les rend si fascinants pour les uns, et repoussants pour les autres ? Quelles sexualités ont-ils ? Quelles déviances ? Quelles perversions ? Et les personnes attirées par le pouvoir ? Qu’est-ce qui les attire ? Qu’est-ce qui les excite ? Jusqu’où sont-elles prêtes à aller ?


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : nc

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 27 Nov - 9:53

Osez 20 histoires de sexe et de pouvoir, de collectif

Critique d'ATea

Mêler sexe et pouvoir, c'est bien tendancieux comme titre… Lorsque j'ai commencé ce recueil Osez 20 histoires de sexe et de pouvoir aux éditions La Musardine, j'avais une certaine idée du genre d'histoires que j'espérais y trouver. A juste titre puisque onze titres répondent à ce que j'imaginais, c'est-à-dire liées à la profession de l'un ou l'autre, voire des deux ou bien au statut d'autorité à un moment M.  
Qu'en est-il des neuf nouvelles restantes me direz-vous ? 
Pour commencer, j'ai été surprise par le choix judicieux du pouvoir matériel (Argent, logement) indépendamment du travail que l'on retrouve dans la N°3. Devenir chien d'Anne de Bonbecque, la N°6. Vendredi de Viviane Faure (Même si la relation sexuelle est trop peu abordée car noyée dans un contexte au final peu exploité) ou la N°17. Le prix du cul de Julien Ligny. Note particulière pour cette dernière et son twist final qui questionne sur le réel pouvoir. 
A noter trois nouvelles qui abordent le pouvoir encore différemment des précédentes : 
- Celui d'un dealer dans la nouvelle N°5. L'infini et le néant de MMK. Récit maîtrisé pour nous faire entrer dans une relation homosexuelle à trois avec un style naturel plus qu'appréciable ! 
- Celui dans le cadre d'un jeu sexuel entre deux amants où l'homme endosse un rôle de pouvoir dans la N°11. You can leave your hat on de Vagant
- Ou encore dans la N°13. La proie de Frédérique Gabert qui utilise une légende que je ne peux vous révéler au risque de gâter l'effet, même si l'on peut deviner la fin rapidement puisque ce scénario a déjà été utilisé. Ceci n'altère pas le style de l'auteur qui nous embarque dans sa danse...

Après les avoir lues, j'apprécie donc ces initiatives qui élargissent l'horizon et contrebalancent d'autres choix à mon sens, trop faciles parce qu'abordant la Domination, le SM comme la nouvelle N°8. Les Soeurs du Sacrifice de Léon de Griffes (Quand bien même le fait d'y inclure la politique et des hommes de pouvoir entrent dans le thème, le procédé est sans surprise et le style ne met pas vraiment en scène de tension sexuelle). Il y a également la nouvelle N°3 déjà citée qui, au delà de ce pouvoir par l'argent, est consacrée à une relation SM avec une histoire peu envoûtante. 
D'autres récits par contre, m'ont laissé entièrement de marbre de par leur choix : 
La N°4. Méchante salade de concombres de Pénélope G. Smith. En fait, au-delà de nombreux allers et retours laissant penser à un brouillon, je l'ai trouvée dérangeante dans son histoire, sans apprécier de notion de pouvoir. Il s'agit à mon avis plus d'un jeu de vengeance, de jalousie et de punition plutôt que d'un réel pouvoir. 
La N°18. Wonder Croupe contre les hommes d'Aude Alisque, qui malgré son univers original, loufoque et inattendu dans ce contexte ne m'a pas accroché dans son délire BD. 
La N°19. Agnès d'Allibert que j'ai relu plusieurs fois vu l'incompréhension qui règne au niveau de l'histoire, mais sans succès. Le récit est brouillon, confus et m'a laissé sur le bord de la route. 

Parlons maintenant des Onze récits qui abordent le pouvoir tel que je l'imaginais. J'attendais un contexte professionnel avec une soumission psychologique, une sorte d'abnégation, d'oubli par peur, par intérêt, par désir aussi de ce que le pouvoir représente… J'attendais une intensité et une tension sexuelle entre deux personnages (ou plus) entre l'émergence d'un interdit, un tiraillement pour l'un ou l'autre. Une sorte d'impunité de celui qui tient les rênes, de résistance et d'abandon de celui qui "subit"… 
Et je peux d'ores et déjà vous annoncer que sur les onze titres restants, Neuf m'ont transporté… Un beau bilan en fait ! 
Commençons par les deux qui ne m'ont pas accroché à savoir la nouvelle N°1. Pour quelques pages de plus d'Auguste Boson. J'en attendais plus que ce qui a été proposé puisque le clin d'oeil à la Transylvanie est resté inexploité par la suite alors que l'on connaît la fibre séductrice des vampires. En échange, une histoire prof-élève qui ne m'embarque pas, d'autant plus que je n'ai pas trouvé les dialogues naturels et réalistes.
Puis vient la nouvelle N°12. Marie-Charlotte d'Héloïse Lesage. Même si le style de l'auteur est agréable, je n'ai pas forcément apprécié la nouvelle : elle manquait de peps et de tension à mon goût. 
Quant aux autres, j'y ai trouvé tout ce que je cherchais, que ce soit dans les milieux très hiérarchisés de la restauration avec N°2. Banana Split de Rita, des militaires avec N°7. A vos ordres, mon colonel ! de Juliette Di Cen, ou des douanes avec N°14. Fouille au corps d'Emmanuelle, que ce soit dans des entreprises privées comme dans N°10. Journal d'une stagiaire de Nicolas Toukly, dans N°15. Une stagiaire aux archives de Vespertille (Note toute particulière pour celle-ci qui nous plonge dans un jeu de piste maîtrisé.), ou dans 20. Maîtresse d'Ornella Caldi (Celle-ci associe d'ailleurs à l'histoire de pouvoir au travail, une histoire de pouvoir dans l'espace privé) ou dans les milieux éducatifs et sanitaires avec N°16. L'année du bac de Vincent Rieussec ou N°9. Vice & Versa de Lizzie Hopkins. (Où il s'agit de pouvoir directement punissables par la loi, ajoutant une tension supplémentaire dans la relation) 
Chacune des nouvelles a offert des styles très agréables à la lecture, des histoires qui tiennent en haleine ainsi qu'une érotisation savoureuse de chaque situation ! C'est sur une note ultra-positive que j'achève cette chronique de La Musardine, que je remercie pour ce partenariat ainsi que le forum Au coeur de l'Imaginarium.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 1 Déc - 10:33

La Pharmacienne, d'Esparbec

Critique d'Aelynah

Vous le savez j’aime beaucoup les écrits érotiques des éditions La Musardine. Ils sont généralement affriolants et soft, du moins ceux que j’ai lu jusque là, et donnent une idée agréable et juste d’un érotisme poétique et suave.

Pour ne pas rester cantonnée à mes goûts simples et gentillets, j’ai décidé cette fois de tenter autre chose.
C’est l’avantage des récits, ils vous permettent des fantasmes livresques que vous ne seriez pas prêts à réaliser dans la réalité. Et on peut dire que sur ce titre, l’auteur et La Musardine n’ont pas menti.

Esparbec se définit lui-même comme un « pornographe à part entière », cela donne déjà une idée plus que réaliste du contexte de lecture dans lequel je vais me lancer.

« La pharmacienne », considéré comme un des romans classiques de l’érotisme contemporain, n’a du nom de classique que son appellation, ou alors nous n’avons pas la même définition de ce terme. En cela le résumé est plus adapté et son appellation de roman pornographique « pur et dur » est tout à fait réaliste. Ma curiosité était donc titillée.

Ici pas de poésie ni d’enrobage dans le lyrisme, la plume est incisive et brute. La crudité des propos va tout à fait avec l’ambiance et les scènes de sexe, loin d’être naïves et suaves, sont décrites avec détails. Les descriptions sont minutieuses et chaque geste est détaillé de façon à ne nous faire rater aucune action, aucunes caresses, aucun frémissement des personnages.

Les dialogues sont lubriques à souhait et chauffent le lecteur en même temps que les images qui défilent dans sa tête et sous ses yeux. Car dans cette nouvelle version éditée par La Musardine, nous avons la chance de bénéficier, outre la plume effrontée et turgescente de l’auteur, des illustrations lascives et sensuelles d’Alex Varenne. En noir et blanc et placées à divers endroits du livre, elles rajoutent un côté presque voyeur à la lecture. Personnellement je les ai trouvées magnifiques et presque trop softs pour le roman. Mais elles y rajoutent une petite touche de douceur dans ce monde de turpitude et de décadence qui n’est pas sans éveiller le lecteur à un émoi plus sensible et profond.

De son côté, le scénario est même parfois carrément facétieux, digne d’un vaudeville érotique.
Entre l’amant sous le lit ou sur le rebord de fenêtre, les chassés-croisés dans la nuit, ou simplement les occasions qui font le larron, on ne s’ennuie jamais… et les personnages non plus.
Petit à petit la chaleur monte et les sourires parfois cachent aussi des troubles et émois.

Lecteurs imaginatifs et chaud bouillants, voici une lecture pour vous. Pas de voile, ni de flouté dans cet érotisme nature et sans complexe.

Pudibonds ou prudes, abstenez-vous car tout y passe.

Adeptes de la fessée, de la sodomie ou de la fellation, vous serez gâtés, et par la nature assez généreuse de certains de ces messieurs mais aussi par la gourmandise sans équivoque de ces dames.
Ici le sexe est élevé au rang de vocation, les personnages aiment ça, sans complexe, sans tabou. Et même si certaines pratiques ne sont pas les vôtres, Esparbec vous entraînera tout de même avec lui et cette petite famille dans les méandres de la lubricité familiale et à tous âges.
C’est donc une fascinante découverte que cette pharmacienne et un délicieux moment coquin de lecture, à cependant ne pas mettre entre toutes les mains.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mar 8 Déc - 10:38

Osez la première fois, de Marie Minelli

Critique de Malka

J’ai découvert Marie Minelli avec son roman « Sexe, mensonges et banlieues chaudes », puis avec son petit guide rempli d’humour, « comment transformer son mec en Brad Pitt en 30 jours » . Elle est l’auteure de nombreux autres livres dans la collection « Osez… » chez La Musardine et celui-ci m’a tenté, curieuse de voir comment elle traiterait le sujet.

Ce livre est clairement adressé aux « débutants ». Marie Minelli opte pour le franc parler. Pas de tabou ou de gêne mal placée. Mais même si le guide ne manque pas de bon sens, il s’appuie principalement sur des généralités. Son rôle ne consiste pas à donner des informations pointues. Il offre plutôt des conseils pratiques et des réponses aux questions que les lecteurs pourraient se poser, aussi saugrenues peuvent-elles passer, car il n’y a pas de sottes questions. Marie Minnelli a bien conscience des inquiétudes de ceux qui veulent « passer à l’acte » pour la première fois et qui envisagent ce moment comme une épreuve. Elle n’oublie pas pour autant de leur conseiller de prendre le temps : pas d’urgence, chacun son rythme.

L’auteure évoque dès le début la difficile caractérisation des termes, à travers les divers mots et expressions et diverses significations pour chacun. Varier les sources ne résout pas le problème, même si un docteur vient à la rescousse, car chacun perçoit la sexualité de manière subjective selon sa sensibilité et son expérience.

Puis l’auteure aborde les différentes raisons qui poussent à se lancer, les analyse avec logique, mais son ton reste léger, simple et adressé à un public jeune. Le tout se ponctue d’anecdotes et de témoignages. L’auteure cherche à dédramatiser, déculpabiliser, relativiser, donc à aider le lecteur à trouver son bien être dans sa tête et dans son corps, pour se sentir prêt. L’avis du docteur vient éclairer le sujet de manière professionnelle.

Marie Minelli apporte des conseils pour la préparation du moment redouté, pour que le lecteur puisse se décontracter, des références cinématographiques, littéraires ou musicales pour se mettre dans l’ambiance, des astuces pour mettre son corps en valeur.
Certains témoignages tombent parfois dans le préjugé et semblent excessifs. Heureusement l’auteure rectifie le tir, en rappelant la liberté de chacun à vivre son expérience à son aise, sans pression.

Une partie s’avère particulièrement pertinente quand elle aborde les sujets délicats de consentement et de viol. Même si l’auteure tente encore d’alléger le ton, le message passe. Elle insiste sur la différence entre réalité et fantasme, rappelle la loi et informe sur les sites appropriés.

L’auteure n’oublie pas bien sûr de traiter des détails plus techniques, en restant bien ancrée dans la réalité, de façon pragmatique et en gardant toujours pour objectif de dédramatiser. La différence entre ce moment maintes fois fantasmé et la réalité peut sembler énorme, mais là encore le lecteur est amené à relativiser entre son expérience et la vision apportée par le porno entre autre. L’auteure insiste particulièrement sur le consentement et le respect mutuels entre partenaires.
Si elle évoque les problèmes possibles, elle déculpabilise, conseille et donne un inventaire complet des différents types de contraception, ainsi qu’une mise en garde sur le manque de discrétion sur les réseaux sociaux.

Pour rendre le propos plus léger, les paragraphes du guide restent courts, aérés, clairs et organisés. Cette organisation rend la lecture plus facile, accessible, plus aisée pour trouver des repères. Chaque partie est agrémentée de conseils, témoignages et visions d’un professionnel, ce qui permet au lecteur de piocher parmi ces informations et se faire une idée, s’informer, se rassurer.

En conclusion, ce guide s’avère facile d’accès pour les jeunes, rempli de bon sens. Il peut les aider à dédramatiser et déculpabiliser. Le ton léger met à l’aise, même si il s’appuie sur des généralités.
Je remercie les éditions « La Musardine » et le forum « Au cœur de l’Imaginarium » pour cette découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 10 Déc - 11:05



Guide historique du Paris libertain, de Marc Lemonier





Ecrit par un spécialiste du genre, auteur notamment de Secrets de maisons closes (la Musardine, 2015), ce livre vous propose une promenade dans le Paris libertin du Moyen-Age à nos jours, à la rencontre de personnages haut en couleurs : rois et reines débauchés, lorettes, grisettes ou prostituées célèbres, courtisanes à la beauté parfaite, lesbiennes chics, stripteaseuses de revues, artistes et écrivains… Chapitré suivant le découpage par arrondissements et par quartiers de la ville, ce Paris libertin est aussi à lire comme un guide touristique et culturel. Il permettra au lecteur de se promener dans la ville en organisant son parcours à la découverte de lieux précis, décrits dans l’ouvrage, en particulier lorsqu’ils sont visitables ou lorsque des éléments significatifs (des sculptures, une façade particulière) sont visibles depuis l’espace public. L’ouvrage est illustré d’une centaine de photographies et illustrations, reflétant bien l’ambiance de la ville de tous les plaisirs.


  • Genre : guide érotique

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 10 Déc - 11:12

Guide historique du Paris libertain, de Marc Lemonier

Critique d'Aelynah

Je me suis laissée tenter pour une fois par la chronique d'un guide touristique et culturel un peu particulier puisqu'il s'agit, comme son nom l'indique, du guide historique du Paris libertin.
Vous vous doutez bien que cela ne se lit pas comme un roman mais plutôt comme un livre de chevet à découvrir un peu chaque fois, et pas forcément dans un ordre préétabli.
Délimité en quartier, les parties de ce guide vous transportent à votre guise rive droite ou rive gauche, du forum des Halles à Montparnasse en passant par le Louvre, les Grands Boulevards, les Champs Elysées, Montmartre ou le quartier latin.
Empli d'anecdotes cinématographiques ou historiques, vous déambulerez entre ces pages au gré de votre humeur et découvrirez ainsi des multiples adresses coquines existantes ou ayant existé, mais toujours empreintes de luxure et libertinage.
Je ne suis pas parisienne, et contrairement à la chanson cela ne me gêne pas, mais il est vrai que cela aurait peut être été un plus pour imaginer plus facilement certains quartiers assez méconnus du grand public parfois, et de moi-même surtout. Qu’à cela ne tienne, un bon plan sous les yeux et vous voilà les pensées dans le rose moelleux des alcôves ou le rouge plus passionné des maisons closes, ou encore l’ambiance sombre d’un cinéma de quartier qui s’est encanaillé.
Je m'imagine alors bien, déambulant l'air de rien,  mon guide rose fluo sous le bras et découvrant, émerveillée, ces hauts lieux d'une culture des plaisirs. Car outre le guide qui est lui-même hautement intéressant par tous ces articles très documentés (on sent la recherche pointue en amont), l'illustration elle-même de certains par des photographies d'époque, esquisses ou couvertures de revues est un plus qui ajoute un côté vivant au récit.
Et si  pour vous donner envie je vous proposais comme ça, juste pour le plaisir quelques adresses sympathiques mais hautement sulfureuses ?

Étant bretonne je me dois donc de commencer par Montparnasse puisqu’il s’agit du quartier où me dépose le train m’amenant à la capitale des plaisirs.
Savez-vous que c’est ici rue Delambre que l’on a pu voir la toute première pin-up connue ? Il s’agissait de Fernande Barrey, sculpturale, dodue et souriante à souhait, elle posa pour un grand nombre de cartes postales érotiques au début du 19esiecle.
Petit arrêt ensuite au musée d’Orsay, qui comprend dans ses collections « un bon nombre d’œuvres qui relève de l’érotisme le plus échevelé. »
Dans le Quartier Latin maintenant, souffrez que je vous emmène au 20 rue Jacob, le rendez-vous international des femmes de lettres et des artistes lesbiennes. Cette rue fut considérée comme le berceau du saphisme intellectuel chic avec pour exemple Natalie Clifford Barney. Elle tenait salon dans un hôtel particulier du quartier. Et contrairement aux caricatures, on disait d’elle « elle était charmante, et plus qu’attirante avec sa blondeur et ses robes blanches ». Ce fut une des plus belles femmes de son temps.
Paris n’est rien non plus sans ses maisons closes qui datent, il faut le dire de l’époque romaine.
Ce petit guide vous en fera découvrir quelques-unes devenues restaurants ou d’autres dont le nom se chuchotait dans les hautes sphères de l’Église pour ces sous-sols sont bizarrement décorés (à découvrir).
Adeptes du strip-tease, en privé ou non , sachez que sa naissance française fut déclarée au Divan Japonais ou Concert Lisbonne, rue des Martyrs et ce dés 1874 dans une pantomime « le coucher d’Yvette » créée par Blanche Cavelli. Autre strip-tease célèbre celui de Mata Hari place Iéna.
Ou encore Joséphine Baker, quasi nue, stupéfia les Parisiens, le 2 octobre 1925, en dansant des charlestons endiablés dans la première représentation de la « Revue Nègre ».

Mais j’ai aussi beaucoup apprécié les informations sulfureuses énoncées par l’auteur sur l’un de nos hauts lieux de la politique française, l’Élysée.

Mais si je m’écoutais je ne m’arrêterais plus. Le plus simple étant donc à vous, lecteurs et amis parisiens éventuels, de faire votre itinéraire à votre guise, selon vos envies de découvertes.
De plus pour les fans de vieux films tels Casque d’Or ou le journal d’une femme de chambre de Buñuel, ou plus littéraires vous trouverez parsemé dans ce guide bon nombre de détaillées, le tout donnant au lecteur avide d’en savoir plus de quoi assouvir sa faim.

C'est donc pour qui veut s'encanailler culturellement un guide à ne pas rater et à découvrir, pourquoi pas en amoureux lors d'une visite coquine de notre belle capitale.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 14 Déc - 10:39



La Putain et le sociologue, de Daniel Welzer-Lang et d'Albertine





Le discours d′une prostituée " bien dans sa peau "...
Pendant plus de 3 années, Albertine et Daniel Welzer-Lang, sociologue, ont parlé, échangé, correspondu. Albertine raconte son travail, les modes de recrutement, ses préparatifs, les différents types de clients, ce qu′ils demandent, ce qu′elle fait ou non, ce qu′elle ressent. Elle explore également les techniques sexuelles, le savoir-faire particulier propres à la rencontre tarifée.

... l′analyse d′un sociologue engagé
Intervenant au fil de la parole d′Albertine, Daniel Welzer-Lang propose des analyses sociologiques qui relient le travail accompli par Albertine et le travail du sexe dans son ensemble, y compris dans ses évolutions récentes et les débats actuels initiés par les " moralistes " qui veulent pénaliser les clients. Il propose de comparer la rencontre tarifée avec une escorte de luxe et les " belles rencontres " actuelles recherchées par tous sur les réseaux sociaux.

Un livre précieux pour comprendre les débats sur la prostitution
Ce livre permet, en cette période de prises de positions purement idéologiques, d′entendre la parole d′une pute qui raconte son métier comme le ferait n′importe qui et les transformations actuelles des prostitutions.

Daniel Welzer-Lang, professeur de sociologie à Toulouse, est auteur de nombreux ouvrages sur le genre et les sexualités dont, aux éditions Payot : La Planète échangiste, Nous les mecs, essai sur le trouble actuel des hommes et Propos sur le sexe. Albertine, basée sur la Côte d′Azur, exerce l′activité d′escorte de luxe dans le monde.


  • Genre : documentaire

  • Nombre de pages : 192

  • Format : papier





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Dernière édition par ninik le Lun 14 Déc - 10:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Lun 14 Déc - 10:46

La Putain et le sociologue, de Daniel Welzer-Lang et d'Albertine

Critique d'ATea

Albertine, escorte de luxe. Daniel, sociologue. Un duo qui fait réfléchir sur le travail du sexe, ses mutations, ses particularités et ses analogies avec des métiers reconnus.
Dès le début, grâce à une introduction nécessaire, nous connaissons les deux interlocuteurs, la façon dont ils ont construit leur relation en dehors et à travers ce livre. Les intentions, les modalités, le genre d'attraction qui s'exerce entre eux aussi. Et vous pouvez d'ores et déjà mettre de côté une hypothétique relation charnelle. Oui, ils l'abordent. Dans cette introduction, à la place de non-dits, de doutes ou de suspicions, se trouvent les bases d'une communication réelle. Et cela portera ses fruits tout au long de cet échange.
Albertine et Daniel partagent des valeurs et n'hésitent pas à se positionner franchement notamment par rapport aux Moralisateurs et à la notion de travail, au mariage et au positionnement catholique comme dans ce passage :  Depuis que l’Église catholique adhère officiellement au féminisme, elle fait des violences faites aux femmes son leitmotiv pour dénoncer les pratiques sociales contraires à sa morale. (...) Si l'on suit cette logique - l'interdiction des pratiques sociales qui contribuent aux violences sexistes -, on aimerait entendre ces entrepreneurs de morale réclamer : L'interdiction du mariage ou de la vie de couple, contextes dans lesquels s'exercent principalement les violences faites aux femmes : une femme sur vingt a été violentée physiquement dans les douze derniers mois. Une femme meurt sous les coups de son compagnon tous les deux jours et demi. (P77-78)
Là ou les sociologues s'arrêtent à un état des lieux comme le dit Daniel, "Les sociologues osent rarement dépasser cette remarque. On constate la lacune, on la signale au passage... Et cela s'arrête là. Au mieux, le texte publié décrit de manière ethnographique quelques situations, comme je l'ai fait dans La planète échangiste." (P125), Albertine y pose des mots réels et crus, non crus comme on peut l'entendre, mais justes, factuels et techniques. Les émotions dans tout ça, vous me direz ? Elles ont aussi toute leur place, là réside la force de son écrit. Il y a d'ailleurs une très belle analyse de Daniel quant à la pudeur, la gêne et le désir qui s'invite.
Albertine nous parle de son métier et de tout ce qu'elle mobilise : l'Amour du corps, des techniques sexuelles et du bien-être, un sens prononcé de la psychologie avec une écoute de l'autre, une communication essentielle mais aussi des règles à respecter, un cadre défini, des droits et devoirs, des compétences et des prestations en fonction, les moments appréciés, l'épanouissement personnel et les tâches plus compliquées à effectuer comme dans tout métier finalement. Tout ce qu'elle aborde dans sa réalité, permet de distancer si ce n'est tous, au moins une bonne partie des préjugés. Tout dépend du nombre de préjugés avec lesquels nous entamons cette lecture...
Certain(e)s d'entre nous peuvent être dérouté(e)s par certaines analogies. Prenons un exemple : 
Traditionnellement, les femmes étaient censées s'oublier pour s'occuper de l'autre (mari, l'amant), l'aider et le satisfaire. Cette vision évolue de nos jours vers un modèle plus égalitaire. De fait, il semble qu'au moins dans un premier temps, avant que l'habitus ne reprenne le dessus, femmes et hommes s'écoutent, essaient d'accorder leurs désirs aux possibilités, à l'état physique, mental et érotique de l'autre.
Pour Albertine, la problématique est plus simple en professionnelle devant offrir un service de luxe, il lui faut prendre en charge, rassurer, accompagner, aider, soigner le client. Cette dimension émotionnelle entre en ligne de compte dans d'autres métiers typiquement considérés comme naturellement féminins : caissières de supermarché, infirmières, etc. C'est un travail invisible, en général non valorisé et non payé comme tel. Pour l'escorte de luxe, il fait sciemment partie de la prestation, sans doute de manière centrale.
Et un deuxième : 
En empruntant à l’anglais, nous avons pris l’habitude de distinguer deux facettes du soin : le cure et le care. La première indique des pratiques pouvant assez facilement être décrites, la seconde une attention ou une sollicitude envers la personne concernée. En santé, la première vise la maladie, la seconde le malade.
Le premier passage est issu du livre (P137), le dernier passage d'un colloque Le soin aujourd'hui : questions vitales et textes clés, qui s'est déroulé le 23 janvier 2015, et dont parle cet article sur le site Infirmiers.com. A savoir que des débats ont déjà lieu sur le métier d'assistante sexuelle pour les personnes en situation de handicap, interdit en France. Pour aller plus loin, vous pouvez poursuivre avec cet article sur ce sujet, ainsi que des lettres officielles pour défendre cette activité. 
Albertine soulève donc cette notion du bien-être et de l'importance de la sexualité. Et si vous rencontrez des difficultés à l'aborder en tant que travail, elle propose une autre interprétation avec élégance : "Je suis en quelque sorte une faiseuse d'orgasme, idée qui me plaît bien. Je donne à avoir des orgasmes à mes partenaires et à moi-même. Il s'agit néanmoins d'une production, artisanale certes, mais une production. Peut-être devrions-nous d'ailleurs envisager le travail du sexe comme une production de jouissance dans un monde tellement préoccupé à produire quelque chose. Je produis du plaisir de la jouissance, de l'orgasme, donc de la détente et du bien-être." (P141 et P150) 
Si l'on parle de la notion de vie professionnelle, il faut donc aborder la vie personnelle. L'impact sur la vie privée d'un travailleur du sexe est non négligeable. Se sentir obligé de définir ses amoureux comme n'étant pas des clients, comme si l'on ne pouvait pas lui attribuer des relations non tarifées en dehors de son travail... En tout cas, c'est ce que la loi fait, en menaçant tout compagnon de proxénétisme. La femme publique n'a pas le droit au privé, à l'intime. L'activité peut être acceptable socialement si elle est présentée comme passagère et nécessaire pour payer des études hautement plus "glorieuses", mais s'y investir et vouloir en vivre devient honteux, révélant une sorte de manque d'ambition ou de perversion car, comment peut-on monnayer son corps ? 
C'est ce que je tenterais d'éclaircir dans mes lectures suivantes, avec Le corps et l'argent de Ruwen OGIEN, et Prostitution et dignité de Norbert CAMPAGNA, édités aux mêmes éditions. La Putain et le Sociologue est une collaboration riche en questionnement, en éclaircissement. Une ouverture d'esprit et un regard critique sur un sujet tabou, voici ce qu'on y trouve...
Je remercie les Editions de la Musardine et le forum Au coeur de l'Imaginarium d'avoir proposé ce partenariat lu en une journée.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 13 Jan - 8:25



Osez réussir votre vie sexuelle, de Marc Dannam





Marc Dannam est directeur de la collection Osez, au sein de laquelle il a écrit plusieurs best-sellers. Dans Osez réussir votre vie sexuelle, il synthétise son savoir et délivre un coaching personnalisé en 7 étapes qui vous permettra de vivre une sexualité épanouie et satisfaisante, loin des tabous et des clichés habituels. Au programme : 1. Apprendre à se connaître et s’observer. 2. S’assumer et lever ses inhibitions. 3. Développer sa sensualité et soigner son apparence physique. 4. Découvrir que la sexualité est aussi affaire de technique. 5. Connaître tous les secrets de l’érotisme. 6. Stimuler sa réactivité et son sens du partage 7. Définir son projet sexuel, celui qui donnera un sens à sa vie (sexuelle), en se donnant tous les moyens pour en conserver le contrôle. Au boulot !


  • Genre : guide pratique

  • Nombre de pages : nc

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 13 Jan - 8:28

Osez réussir votre vie sexuelle, de Marc Dannam

Critique d'Aelynah

Pour la première fois je teste les petits guides de La Musardine et pour bien débuter, pourquoi ne pas y aller carrément à fond avec « Osez… réussir votre vie sexuelle ». Non pas que la mienne soit merdique, hein, mais bon je ne suis pas une oie blanche, je voulais donc voir quels conseils adaptés à tous et qui sait, à moi-même, je pourrais me mettre … sous la dent ?

A la base j’ai trouvé des conseils pratiques pas toujours nouveaux mais qu’il est toujours utiles de se remettre en mémoire :
- savoir s’accepter
- Savoir ce que l’on veut et avec qui ?
- connaître ses limites …

C’est donc avant tout un petit guide intéressant pour les questionnaires ludiques mais aussi utiles qui permettront au lecteur attentif de se réaliser sexuellement.
L’auteur nous fait pointer du doigt nos lacunes ou points forts, au travers de réflexion sur soi-même, ses aspirations et ses dégoûts.
Le faire seul ou bien à deux a été une de mes premières questions personnelles en l’ouvrant. Puis au fil des pages, une seule réponse m’est apparue : tout dépend de la communication qu’il existe entre vous et surtout des jardins secrets que vous avez envie de défricher à deux.
Car parfois l’auteur nous amène à réfléchir grâce aux petits questionnaires précités à des choses que l’on n’a pas envie de ressortir forcément des placards de nos pensées, déjà pour nous, et encore moins pour notre conjoint (par exemple le récapitulatif de ses premières fois ou de ses précédent(e)s maîtresses ou amants…)
Réfléchir au passé, y penser, le soupeser peut se faire facilement seul mais c’est parfois moins évident d’en parler à son conjoint, par peur de sa réaction d’abord mais aussi parce que l’on n’a pas forcément envie d’entendre ce qu'il ou elle pourrait nous apprendre en retour.
Mais chacun fera comme il le souhaite, ce n’est là que mon avis personnel.

Je dirais donc que, comme pour chaque recueil de ce genre, le lecteur doit avoir envie de s’impliquer pour voir les éventuels bienfaits que cela peut lui apporter, sinon cela restera une lecture somme toute un tantinet rébarbative pour le lecteur juste curieux.
Je ne peux aussi que conseiller de le lire par épisodes, de façon à essayer de s’impliquer dans les questionnaires, et ainsi en voir les bienfaits sur la durée. Chaque lecteur est différent, chacun y trouvera ou n’y trouvera pas ce qu’il est venu chercher mais comme je le disais précédemment je pense que la motivation d’améliorer les choses aidera fortement à en tirer le meilleur (du livre et de soi-même).
On peut cependant lui concéder quelques idées coquines intéressantes (découverte ou redécouverte du corps de sa/son partenaire, partage de lecture érotique…) mais qui ne me pousseront pas forcément à le relire hélas.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 27 Jan - 8:08

Osez réussir votre vie sexuelle, de Marc Dannam

Critique d'ATea

Curiosité oblige, je me demandais bien ce que ce livre pouvait offrir à son lectorat et je n'ai pas été déçue !
J'ai déjà lu plusieurs Guides Osez, qui sont riches en anecdotes, en humour, en conseils à prendre au pied de la lettre, ou pas, en avis. Il permettent de se retrouver à un moment donné dans les paragraphes et sont des objets utiles pour décomplexer un sujet trop souvent tabou dans le fond. Car ici, nous ne parlons pas de l'étalage public de sa vie sexuelle, ou de catégoriser ses pratiques, mais d'en faire une part entière de notre quotidien. Sans en faire un étendard, la vie sexuelle est aussi importante que la vie sociale, le développement personnel ou l'épanouissement professionnel. Elle n'est pas à reléguer au dernier plan voire à nier entièrement comme certains le souhaiteraient. 
Ainsi, derrière un sommaire qui fait sourire avec ses titres volontairement racoleurs ("Les Sept Clés de la Réussite", "Les Sexotypes", "Tout oser... ne rien regretter"), on peut y trouver un humour qui nous rappelle des séances de coaching (et l'auteur ne se cache pas du parallèle utilisé) mais au-delà de ce clin d'oeil, ce guide est un ouvrage profond et intime. Il se lit en individuel, au contraire de la plupart des autres publications et l'Auteur nous prévient suffisamment en amont. Même si cela défrisera les adeptes du "Je n'ai rien à cacher", il est essentiel que cette démarche puisse être vécue de l'intérieur. Elle se doit d'être entière et individuelle pour donner du sens à ce livre, être honnête et être menée à bien. Peu importe que vous vous entendiez à merveille avec votre conjoint/e ou amant/e, c'est en se connaissant seul que l'on accédera à son bien-être interne puis en communion avec l'autre. En effet, Marc Dannam nous sert là un ouvrage profond et réfléchi qui nous renvoie à nos représentations, à notre idée de la réussite, à définir nos besoins et envies, nos forces et faiblesses.
Sauf que pour arriver à tout cela, un retour aux sources est une expérience enrichissante. Nous voici donc au tout début de notre sexualité lorsque nous étions adolescent, pré-adolescent et enfant. Marc Dannam vous guide à travers les méandres de votre mémoire pour faire vivre ces petits moments que nous avions oublié et qui nous ont aidé à nous construire, à nous émoustiller, à nous sensibiliser sans que l'on s'en rende compte... Et contrairement à l'auteur, je ne parle pas des images pornographiques des films X qui pour lui ont été évidemment recherchées par tout le monde à un moment de sa vie. Une petite généralité qui met sur le carreau l'espace d'un instant mais vous pouvez choisir de penser aux films qui offrent de délicieuses scènes sans pour autant être des films X. D'ailleurs, une partie est également consacrée aux "Asexuels", ceux pour qui l'absence de relations sexuelles constitue leur réussite à partir du moment où c'est une décision volontaire et non subie.
En somme, les questions posées ici et là sont intéressantes, vivifiantes, et sacrément agréables lorsqu'on réalise le chemin parcouru, le plaisir ressenti et les souvenirs accumulés qui réapparaissent. J'ai lu chaque partie pour rédiger cette chronique mais pour autant, il y a des parties pour lesquelles je n'ai pas été plus loin que la lecture, notamment ce passage sur la perception de son image corporelle. Je n'ai pas fait le bilan de ce que je n'aimais pas chez moi, parce que j'ai été complexée toute mon adolescence et qu'il y a eu un déclic qui m'a fait prendre conscience qu'un corps peut ne pas répondre à des critères de beauté mais être sensuel et attirant si déjà, nous le regardons avec bienveillance. Ce guide ne prétend pas nous apprendre à faire l'amour, mais à enrichir notre esprit et notre imaginaire en nous proposant des pistes aussi bien culturelles que physiques. Il ne vous parle pas que des réussites mais aussi des échecs, bien plus aptes à vous renseigner sur vos désirs profonds et nos aspirations. Il vous provoque gentiment, vous pousse dans vos retranchements puis vous décomplexe, vous répond aussi à l'aide de comparaisons entre Fiction et Réalité, résultats d'études sociologiques, extraits de différents apports culturels... 
Quant aux sexotypes, ils sont intéressants à découvrir et à (re)connaître d'autant plus lorsque l'on comprend que l'auteur ne le fait pas pour nous mettre dans des cases, nous cantonner à un rôle mais pour identifier les avantages et inconvénients lorsque le moment venu, nous prenions conscience de ce dans quoi nous nous embarquons. Et surtout, surtout ce passage laisse la place à chacun de valser de l'un à l'autre, d'être ou ne pas être qu'une seule et même personnalité sexuelle au cours de sa vie. 
Un guide très chouette, qui donne le sourire de façon intelligente et que je prendrais plaisir à re-feuilleter à l'occasion. Je remercie donc les éditions de la Musardine ainsi que le forum Au Coeur de l'Imaginarium pour ce partenariat dans lequel je m'étais lancée sans savoir ce qui m'attendrait ! 

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 3 Fév - 8:57



Amabilla tome 1 : Nue sous le masque, d'E.T. Raven






Une soirée costumée. Simon s’ennuie à mourir jusqu’au moment où il croise le regard chaleureux d’Iris. Le désir monte entre les deux jeunes gens. Ils s’éclipsent de la soirée, prennent un taxi et s’excitent mutuellement. C’est une fois dans l’ascenseur de l’hôtel de Simon que les choses deviennent plus sérieuses. Désir, envie et plaisir les accompagneront toute la nuit.


  • Genre : bd érotique

  • Nombre de pages : 60

  • Format : numérique (pdf)





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 3 Fév - 8:59

Amabilla tome 1 : Nue sous le masque, d'E.T. Raven

Critique d'Aelynah

J’aime les romans érotiques, si vous suivez mes chroniques vous vous en êtes déjà rendu compte. Petit à petit je recherche donc ce qui me fera vibrer sans me bloquer. J’ai voulu après avoir découvert bon nombre de titres chez les Editions La Musardine, tenter une bande dessinée pour voir si le fait de ne plus faire fonctionner mon imagination pour les scènes coquines serait un atout ou au contraire une barrière à mon plaisir de lecture.

Tout d’abord je dois dire que j’ai été vraiment attirée par la couverture de celle que je vais connaître ensuite sous le nom d’Iris. Cette jolie plante cachée sous ce masque de dentelle noire, ne laissant apparaître que ce regard aguicheur et une partie de son corps dénudé, laisse déjà partir l’imagination. Elle est belle, sensuelle et nous attire alors même que nous n’avons pas encore ouvert cet album.

J’ai trouvé dans cette bande dessinée érotique de nombreux points intéressants.
Les deux auteurs/illustrateurs ont un crayon net et sans fioriture qui sied bien à ce genre de scénario. Le choix d’un album complètement monochrome, où, seules exceptions, ressortent quelques petites touches de rouge intense (rouge à lèvres ou vernis à ongles) amènent le lecteur à plus de concentration puisque nous nous centrons exclusivement sur ce que les auteurs veulent faire ressortir.

L’ambiance est ainsi plus intime et ce malgré l’affluence des premières planches.

Car dans ce récit, le lecteur et les personnages vont vite au principal. Deux inconnus dans une foule, des regards qui se croisent et se plaisent puis se perdent pour mieux se retrouver. Les émotions sont parfaitement maîtrisées dans ces décors noirs et blancs. Les ombres ressortent, les visages sont parfois trop anguleux pourtant cela ne gâche pas l'ambiance coquine et montante. Les émotions sont palpables et les regards très explicites.
Le lecteur trouvera peu de dialogues, des phases brèves, du moins pour les principales actions. Seule exception, le chauffeur de taxi, avec un discours long et ennuyeux sur sa vie qui met le lecteur dans l'ambiance et fait ressortir l'impatience des deux futurs amants, leur désir montant.
Nous découvrons des scènes parfois brèves pour la mise en bouche (par exemple celle de l'ascenseur) avant de les retrouver et laisser exprimer leurs envies et désirs dans cette chambre d'hôtel anonyme et sans caractère. Les gestes des amants sont alors les seuls atouts de cette histoire, peu de décors, peu de détails extérieurs, rien que deux corps qui se découvrent, deux inconnus qui s'adonnent au plaisir des caresses intimes et sensuelles.
La vision des événements au travers des yeux de Simon donne alors un effet excitant et plus direct. Il semble prendre les devants mais elle le mène à sa guise.
C'est donc un joli album que j'ai découvert là, érotiquement soft et sensuel, aux dessins épurés et sobres mais parfaitement clairs et descriptifs.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 20 Fév - 10:12



Amabilla tome 2 : Dans la peau d'Iris, d'E.T. Raven






Au lendemain de sa rencontre passionnelle avec Simon, Iris se doit de reprendre sa vie là où elle l’avait laissée. Peut-elle continuer à faire semblant d’être heureuse au quotidien alors que cette nuit revient constamment dans ses fantasmes ? Submergée de désirs, d'envies et de fantasmes, Iris est à fleur de peau...


  • Genre : bd érotique

  • Nombre de pages : 60

  • Format : numérique (pdf)





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 20 Fév - 10:15

Amabilla tome 2 : Dans la peau d'Iris, d'E.T. Raven

Critique d'Aelynah

Après avoir découvert la plume et le trait du couple Raven au travers du premier tome d’Amabilia et des pensées de Simon, je me suis laissée tenter par le second et cette fois-ci le point de vue d’Iris, quelques temps après cette mémorable soirée en compagnie de ce dernier.

Si je devais faire un comparatif je dirais déjà que je peux reprendre les points positifs du tome 1 dans la conception même de la bande dessinée.
Le crayonné net et sans fioriture permet cette fois encore de saisir le principal sans tourner autour du pot et ainsi être capté de suite par le contenu.
Le choix d’un album à nouveau monochrome, sauf quelques touches de couleurs (peut être un peu plus présentes cependant dans cette vision d’Iris) reste une méthode simple là encore de souligner les points forts du scénario sans verser dans le contemplatif.
Lorsque les détails sont trop nombreux, trop complexes, le lecteur en oublie parfois l’essentiel.

Trois mois ont passé depuis cette aventure d'un soir avec Simon, et Iris s'en souvient comme si c'était hier. Ses sentiments sont particulièrement présents dans ce tome, dans ses mimiques et dans l’agencement particulier de certaines planches. La vie d’Iris semble alors bien terne en compagnie de son petit ami si peu attentionné dans l'acte d'amour.
Le côté monochrome fait particulièrement bien ressentir les conflits intérieurs, la solitude mais surtout le côté perdu d’Iris.
Cependant son côté passionné ressort toujours au travers de ses dessous rouges, de ses lèvres rouges ou de son verni. Il nous saute à la figure de la même manière qu'aux yeux de Simon dans l'épisode précédent. Mais on ressent aussi, par l'étalage de noir et de blanc dans certaines images, son désespoir, son besoin de retrouver Simon.
Tout l'album est donc sensiblement plus féminin, il y a plus de dialogues, plus de réflexions et de questionnement. Cette fois il s'agit d'une introspection, des pensées les plus intimes d'Iris mais aussi ses espoirs.
Et E.T. Raven savent là encore en peu de couleurs nous faire parvenir son message. Les dessins sont plus doux, plus angulaires que dans le premier tome. Ils sont comme Iris, plein de douceur et de volupté.

C’est donc un album qui, là encore, fait ressortir par ses planches le caractère du personnage principal. Avec Simon, les planches était courtes, sobres et avec un côté masculin dans cette recherche du plaisir.
Avec Iris ce sont les sentiments et les réflexions qui mènent la danse et amènent ainsi un scénario plus complexe, plus détaillé.

Je dois cependant concéder que j’ai été plus aguichée par le premier tome, qui m’emmenait là où je souhaitais aller, vers de l’érotisme, du sensuel et un certain voyeurisme tendre.
Dans ce deuxième opus, trop de tergiversations féminines ont gâché mon plaisir, même si j’ai été abruptement surprise par le final qui m’a laissé pantoise.
En résumé un tome 1 plus actif, plus dans l’instant présent et le désir immédiat au travers des pensées plus mâles de Simon, et un tome 2 plus dans la réflexion et l’interrogation sur une multitude de possibilité d’avenir.
C’est en fait un vrai résumé des façons de penser des hommes et des femmes en quelques planches.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 24 Mar - 10:19



Mémoire de Fanny Hill, femme de plaisir, de John Cleland





Sous la plume de Cleland qui se serait inspiré de Fanny Murray, jeune prostituée de 17 ans qui était l’idole des aristocrates londoniens de l’époque, Fanny raconte ses expériences à travers deux longues lettres et comment, orpheline, elle est arrivée à Londres pour tomber dans les griffes d’une maquerelle qui fera d’elle une prostituée de luxe. Mais si Fanny ne dédaigne pas le plaisir, elle place toujours la vertu au-dessus du vice et incarne somme toute un personnage très « moral » à des lieues des personnages sadiens. L’auteur brosse finalement au travers de son héroïne le tableau des mœurs de son temps, lorsque le Tout-Londres s’encanaillait dans les bouges et les maisons closes. Des phrases élégantes, des tournures délicates, un petit bijou de lecture du XVIIIe siècle avec ce qu’il faut de piment pour en faire un grand classique de la littérature érotique…


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : nc

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Jeu 24 Mar - 10:21

Mémoire de Fanny Hill, femme de plaisir, de John Cleland

Critique de Malka

Le livre, qui prend un format livre de poche, nous laisse entrevoir un roman de belle ampleur, toutefois la longue introduction de Guillaume Apollinaire ne laisse place, finalement, qu’à un récit assez court (environ la moitié du livre).
Cette introduction situe l’auteur, sa vie, son époque : un homme qui revient des Indes et qui découvre Londres, sa dépravation et ses nombreuses tavernes, plus ou moins bien famées.
Apollinaire évoque également les lieux de plaisir et de prostitution. Parmi eux, il présente des couvents un peu « spéciaux » , lieux de vice, où se trouvent des jeunes filles vierges, ou en apparence peu habituées aux choses du sexe, destinées à des clients riches, plus ou moins célèbres.
Les anecdotes sont intéressantes et éclairent le lecteur sur certains détails du récit, mais le noient parfois sous le nombre, la multitude des noms (non-clairement cités par soucis de discrétion) : on s’embrouille vite et le lecteur amateur d’une bonne histoire peut facilement s’ennuyer avant d’attaquer le roman lui-même. D’un côté, il est dommage de se priver des renseignements que l’introduction apporte, d’un autre, elle peut vite lasser. On est tenté d’en faire l’impasse, ce qui serait finalement dommage.

Le roman se présente sous la forme d’une correspondance, que Fanny Hill adresse à une mystérieuse madame, sa chère amie. Fanny se confie sans pudeur et sans secret, avec la candeur qui la caractérise, de l'histoire de la jeune provinciale qui débarque dans la capitale jusqu’au commencement de sa vie rangée, enfin libérée de sa vie de prostituée et de femme entretenue.
Fanny s’avère une proie idéale quand elle débarque : seule, sans le sous, candide et naïve, d’un physique agréable et surtout vierge, qualité qui se monnaye au prix fort.
Vite enrôlée dans le couvent en compagnie d’autres filles, déjà moins niaises, mais toutes agréables, elle commence son initiation.
Si Fanny prend le rôle de prostituée qui lui est destiné, et remplit son rôle sans réticence, la romance s’invite dans ce récit de manière agréable et sans déséquilibrer l’histoire entre sentiments, coquinerie et vice.
Cette touche appréciable ne fait que renforcer le côté « pur » et honnête de la jeune fille. On s’attache à elle sans mal, et la suit sans effort dans ses « aventures ».

Les scènes érotiques énoncées par Fanny sont variées, d’amusantes à moins plaisantes (pour elle surtout), romantiques, coquines, simplement monnayées ou respectueuses. Fanny sait également se faire voyeuse et certaines scènes, auxquelles elle assiste, s’avèrent savoureuses. L’une d’elles déclenche sa curiosité et son désir d‘en connaître plus.
Le plaisir n’est pas toujours au rendez-vous, mais cet aspect du récit apporte du réalisme. Pourtant de nombreuses scènes empreintes d’une forte sensualité, très bien décrites, se lisent avec plaisir.
Globalement le style est riche et soigné, tout en restant fluide à la lecture.

En conclusion, le roman très agréable à la lecture, nous fait découvrir et apprécier un personnage candide, mais très sympathique. La romance en fil conducteur reste agréable et les scènes les plus chaudes, bien écrites et fort sensuelles. Mémoire de Fanny Hill, femme de plaisir est donc un classique à ne pas manquer, à découvrir ou redécouvrir. Merci au forum « Au cœur de l’Imaginarium » et aux éditions « La Musardine » pour cette agréable lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 10 Juin - 8:15



Osez être une maman sexy, d'Ovidie





Comment être une bonne maman et rester une femme désirable

Ce guide se base sur l’expérience personnelle d’Ovidie, auteure, réalisatrice (deux documentaires diffusés sur France 2), bloggeuse (le ticket de Métro), éducatrice sexuelle depuis une douzaine d’années… et maman. Il ne décline ni recettes magiques, ni prescriptions, ni injonctions, et entend juste donner quelques clés pour se réconcilier avec son corps, prendre soin de soi, explorer des pratiques sexuelles encore inédites, instaurer des jeux dans le couple ou en solo. Parce qu’être mère ne veut certainement pas dire renoncer à être femme, pleinement, dans son couple, au travail, avec ses amis, d’autres partenaires éventuels. C’est même sûrement la clé pour vivre du mieux possible son rôle de parent : penser à soi, profiter, jouir, tout ça ne peut que rejaillir positivement sur nos chers enfants. Une idée cadeau pour la fête des mères ?


  • Genre : guide

  • Nombre de pages : nc

  • Format : papier





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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Ven 10 Juin - 8:19

Osez être une maman sexy, d'Ovidie

Critique de Malka

Ovidie, auteure de ce guide « Osez être une maman sexy » possède peut être un nom que vous connaissez déjà. En effet, l’auteure, réalisatrice de deux documentaires télévisés, également auteur du guide Osez découvrir le point G , s’exprime sans tabou et œuvre pour la liberté sexuelle de la femme. On peut également retrouver des articles très intéressants sur son site « Le ticket de métro ». Lectrice occasionnelle du site, j’ai trouvé la plume d’Ovidie pertinente et efficace. C’est donc avec curiosité que je me suis lancée dans la lecture de ce livre.

La collection Osez… de la Musardine (collection de guides de sexualité), dont celui ci fait partie, propose dans chacun d’eux une forme commune et claire. Ayant déjà eu l’occasion d’en lire plusieurs, il est agréable de retrouver une organisation proche et précise, comprenant des conseils, astuces, des témoignages, des récits et illustrations. L’ensemble se teinte d’une touche coquine et parfois ironique, humoristique.
Sur la forme, les chapitres sont bien définis, les parties courtes et précises, tentant toujours sur le fond de s’adapter et d’aider sans juger, en déculpabilisant les lecteurs.

Dès l’introduction, on sent l’humour et l’ironie dans la plume acérée de l’auteure. Les remarques sont pertinentes, pourtant l’ensemble de l’ouvrage manque parfois de nuances. Pas facile de proposer des conseils quand chaque cas est bien particulier. Mon expérience le fut, ce qui me rend peut être plus critique sur certains points.

Le guide aborde en plusieurs parties les différentes difficultés psychologiques, physiques, ou de couple que peut rencontrer la nouvelle maman. Il l’aide à ne pas oublier qu’elle est à présent une maman, rôle dont les responsabilités peuvent sembler énormes, voire écrasantes, mais qu’elle n’en reste pas moins une femme. Les conseils visent à l’aider à passer le cap, sans culpabiliser, en n’oubliant pas ses besoins, en osant être sexy, malgré sa nouvelle fonction, malgré les changements de vie et de morphologie. Elle doit passer outre la version « sacralisée », que l’on attribue à la jeune mère, pour reprendre ses marques et rester elle-même. La tendance serait plutôt « mère sexy, mère indigne ». Ovidie offre des conseils, des arguments pour dépasser ce préjugé et ne pas se laisser affecter par le regard des autres. Par contre, on tombe un peu dans le cliché « la maman sexy », en minijupe à la sortie de l’école versus la « mégère » qui la méprise. Peut être est-ce un trait ironique pour marquer les esprits, mais dans la réalité, rien n’est loin d’être si simple. Doit-on être soit sexy, soit mégère ? La femme sexy doit-elle forcément regagner immédiatement ses formes et enfiler sa minijupe ? Ne peut-elle pas l’être au naturel, à l’aise dans ses baskets, en minijupe ou en jean ?
Bien sûr, et Ovidie nous le confirme un peu plus loin : « Être sexy, c’est avoir confiance en soi ».

Le corps de la nouvelle maman a changé et la nature n’est pas égale pour chacune. Certaines retrouvent une taille de guêpe après l‘accouchement, d’autres n’arrivent pas à perdre les kilos gagnés. Rien n’empêche pour autant à chacune de trouver sa sexy attitude. Ovidie met d’ailleurs, à ce propos, en garde contre les méfaits d’internet et de l’image idéale de la femme qu’il peut véhiculer. Il fait culpabiliser et lance le message « vous devez mincir ! ». Rien de pire pour saper la confiance en soi !

Dans ce sens une phrase m’a particulièrement interpellée. Ovidie nous dit que si le compagnon n’aime pas le corps de sa femme, avec ses changements, c’est parce qu’elle-même ne l’aime pas. L’homme lui-même ne peut-il pas être influencé par cette image de la femme idéale diffusée largement et à laquelle sa femme ne correspond plus ? Il semble injustifié dans ce cas d’en attribuer la faute systématiquement à la femme.
En effet, comme le dit ensuite Ovidie, soyons body-positives, personne n’est parfait et retrouver des repères et une garde robe prend du temps. Elle conseille également de privilégier le bien être, mais aussi de ne pas négliger son épanouissement personnel et professionnel.
L’auteure nous rappelle avec conviction, et l’expérience ne peut que me permettre de le confirmer : « la mère parfaite n’existe pas ! ». Alors arrêtons de culpabiliser et de se montrer sensible aux regards mauvais et aux reproches…

Les relations de couple, après la grossesse, ne peuvent que changer et sans nulle doute se perturber. Le guide explique comment passer du couple parental au couple érotique. Pour cela, il faut se comprendre, accepter l’autre et ne pas le rendre responsable de son mal être.
Les conseils prodigués sont transférables à tout couple en perte de vitesse, mais attention chaque situation reste néanmoins unique.
Des efforts mutuels restent à mettre en œuvre pour garder un équilibre de couple, sans gâcher celui de parents et d’amants.
Beaucoup de soucis sont à prendre en compte, dont la fatigue, source de conflits. Ovidie guide les couples dans cette traversée sensible en proposant des solutions judicieuses, évidentes, mais qu’on peut vite oublier sous le poids des responsabilités.
Elle prône également le retour à la sensualité, aux expériences sensorielles, à la découverte d’un plaisir différent, précisant qu’il ne faut pas oublier son propre plaisir, dans la recherche de contenter l’autre : rester à l’écoute, dans une entente mutuelle.

Le guide évoque également l’importance de la rééducation du périnée, à ne pas négliger, et propose différentes solutions, certaines bien coquines, auxquelles je n’avais pas songé !

D’autres sujets sont évoqués, sortant de la relation de couple : la mère célibataire, dont la situation n’est pas simple et même épuisante, les couples échangistes, ou la mère qui prend un amant (ou à l’inverse comment réagir quand on est trompée).

En conclusion : ce petit guide reste intéressant dans l’ensemble, mais je n’ai pas pu m’empêcher de réagir en prenant des notes. J’ai du recul par rapport à ma propre expérience qui fut douloureuse. J’ai donc répondu d’une couleur différente pour évacuer certaines remarques personnelles, certaines réactions de colère, afin de les éviter et de rester le plus neutre possible dans ma critique.
Le guide est idéal pour tout couple qui vit sur des bases saines et accueille son enfant dans de bonnes conditions de départ. Sinon certaines remarques et petites incohérences du guide peuvent blesser la jeune maman en lui montrant qu’elle ne fait pas assez d’efforts pour se faire aimer.
Ce livre s’adresse aussi bien aux futures ou jeunes mamans, mais aussi aux pères dont le regard, l’attitude et la compréhension peuvent aider pour beaucoup dans les problèmes évoqués et aider leur femme à rester sexy.

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 25 Juin - 9:24



Julia, d'Olson





Publiée entre 1980 et 2005 par International Press Magazine, la série « Julia », qui marqua l’entrée d’Olson en bande dessinée érotique, paraît aujourd’hui en intégrale chez Dynamite. Au fil des tomes, et à mesure que l’héroïne expérimente ses sulfureux fantasmes, on voit le trait de l’auteur et son goût le BDSM s’affirmer… Un incontournable du genre


  • Genre : bande-dessinée érotique

  • Nombre de pages : 144

  • Format : papier ou numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Sam 25 Juin - 9:26

Julia, d'Olson

Critique d'Aelynah

Tout d’abord je tiens à prévenir les amateurs de bandes dessinées érotiques que vous allez ouvrir ici un exemplaire tout ce qu’il y a de plus explicite et tout le contraire d’une BD soft. A ne pas mettre entre toutes les mains donc !! Voilà ça, c’est dit !
Savoir qu’à l’origine un auteur de bande dessinée dite classique se lance dans l’érotisme est assez surprenant pour être relevé. Du coup, le lecteur aura tendance, enfin ce fut mon cas d’abord, à essayer de relever à quel auteur les coups de crayon m’ont fait penser. A la fois du style de Rick Hochet ou de Michel Vaillant par les traits, on peut dire qu’au premier abord le crayonné est direct, sans fioritures et vraiment explicite.
Appelons un chat un chat, ici une bite ressemblera bel et bien à ce qu’elle est, et au vu du nombre incommensurable d’exemplaires que vous allez voir passer sous vos yeux et entre les mains ou les lèvres de la belle vous ne pourrez pas dire que vous n’en avez jamais vu.

Julie est une jeune paysanne en mal d’aventure. La vie à la ferme ne lui convient pas et elle part donc tenter sa chance à Paris. D’une plastique d’un genre « bombe hard », elle ne tarde pas à s’attirer les regards lubriques des hommes. Mais son caractère naïf et insouciant va rapidement la pousser dans les rets du baron et de sa compagne Barbara.

L’un, homme richissime et pervers et l’autre, femme maquerelle intransigeante, forment une paire de dangereux débauchés. Et c’est sous leur coupe que la jeune et candide Julie devenue Julia va expérimenter les débauches les plus exotiques aux plus torrides et perverses.

Envoyée de par le monde pour satisfaire les nombreux clients richissimes de ce duo infernal, Julia va tenter de se rebeller, essuyer quelques déconvenues et se rendre compte aussi qu’elle n’est pas si mal lotie dans ce quotidien de stupre et d’argent facile.

Emportant avec elle le lecteur au travers de ses rendez-vous, Julia va faire plus que nous laisser entrevoir les lubricités perverses des grands de ce monde.
Son physique plantureux ne comportera aucun profil méconnu de vos yeux, du moindre détail intime à cette plastique générale, tout vous sera dévoilé. Et en cela le tracé détaillé de l’illustrateur est parfaitement maîtrisé. On peut dire que le lecteur va parfois s’y croire. Il ne manquera pour les plus adeptes de filmographie X que le mouvement et le son pour vivre en direct les moindres émois de la belle et de ses compagnons de fortune.
Ce n’est pas ma première bande dessinée érotique mais je dois dire que sur ce point j’ai été tout de même un peu chamboulée par le scénario. L’auteur semble avoir laissé exprimer dans ses personnages tout son goût pour le BDSM et ce dans des contextes favorisant les fantasmes les plus fous.
Je ne suis pas un homme, vous vous en étiez rendus compte j’espère, j’aurai donc une vision un peu divergente de cette œuvre comparée à mon ami Ninik qui vous donnera lui aussi son avis sur le forum.
J’ai donc trouvé cette bande dessinée très réussie d’un point de vue design et graphisme. Les traits sont clairs et nets, les détails minutieux et on pourrait même ajouter pointilleux.
La trop grande explosion de stupre et de sperme m’a toutefois à la longue un peu dérangé. Cependant il me faut ajouter que je l’ai lu dans son intégralité et non comme son format d’origine, par volume séparé. C’est, je pense, ce qui m’a donné cette légère indisposition, cet effet crise de foie sexuelle et lubrique.
Car Julia peut facilement entraîner le lecteur dans ses fantasmes les plus fous avec les partenaires les plus surprenants et dans des situations les plus scabreuses. Hommes, femmes et parfois êtres libidineux vont la prendre sous toutes les coutures et ce sous vos yeux ébahis… ou non !
Les sentiments de chacun sont facilement interprétables car la crayonné est, là encore, parfaitement maîtrisé et vous ne ratez aucun effet ou sensation. L’on peut ainsi facilement être troublé par cette lecture et être amené à se poser quelques questions sur les pratiques peu orthodoxes des personnages.
Je l’avoue, mes yeux se sont dessillés à quelques reprises et on peut donc dire que j’en ressortirai plus connaisseuse qu’à ma première page. Cependant j’aurais aussi pu rester dans l’ombre pour certaines d’entre elles sans m’en sentir flouée dans mes fantasmes
C’est donc une bande dessinée que je trouve parfaitement maîtrisée dans ses graphismes et son scénario en boule de neige. Les situations entraînent le lecteur de façon exponentielle dans le stupre et la dépravation, au grand plaisir de notre héroïne et de ses partenaires.
Comme dit au début de ma chronique je ne la mettrais pas entre toutes les mains mais les amateurs éclairés devraient être chaleureusement enchantés de celle-ci tant par les scènes que par leur réalisme.
Une lecture sulfureuse à souhait à découvrir !

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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 10 Aoû - 7:14



Femmes d'homosexuels célèbres, de Michel Larivière





Quoi de commun entre Isabelle de France et Mme Pierre Loti, entre la princesse Palatine et Mme Verlaine, entre Elsa Triolet et la duchesse de Windsor ? Elles ont toutes épousé un homosexuel !

Bien avant l’ère de la tolérance et de l’acceptation, les homosexuels, pour la plupart, ont également vécu une pratique hétérosexuelle pour ne pas risquer l’opprobre et par souci d’assurer la transmission du nom et de l’héritage. L’Histoire en parle peu, et tait bien souvent les réactions des épouses de « convenance » choisies pour faire écran… Ces femmes-alibi qui ont traversé l’Histoire auprès de certains de nos grands hommes, Michel Larivière en brosse ici le portrait très documenté. Autour de 16 couples célèbres, autant de destins et de parcours différents qui dévoilent au public bien des pans de l’Histoire trop souvent passés sous silence dans les manuels officiels, mais ô combien passionnants et éclairants…
Depuis 1982, Michel Larivière se consacre pleinement à ses recherches sur l’homosexualité. Il a déjà fait paraître de nombreux ouvrages sur le sujet : Les amours masculines, 1984, Pour tout l’amour des hommes, 1998, et plus récemment Les Amours masculines de nos grands hommes à La Musardine, qui de Jules César à Michel Foucault brossait 66 portraits d’homosexuels et bisexuels célèbres.


  • Genre : documentaire

  • Nombre de pages : nc

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] La Musardine   Mer 10 Aoû - 7:21

Femmes d'homosexuels célèbres, de Michel Larivière

Critique de Malka

Le livre « Femmes d’homosexuels célèbres » de Michel Larivière , publié chez La Musardine, est un documentaire, comme son titre l’indique, consacré aux femmes, dont le mari s’avère être homosexuel. La couverture affiche également la couleur : ce sont les femmes qui sont à l’honneur et d’elles dont on va parler, même si évidemment l’auteur évoquera, par la force des choses, la vie de leur mari.

Le livre se dévoile de manière claire. Michel Larivière annonce en introduction son fil conducteur, présente la cohérence qu’il suivra pour étudier chaque couple et en fait une synthèse en conclusion. Si chacune de ces femmes possède une expérience différente, bien des points communs apparaissent au fil de la lecture, et les points de divergence sont bien mis en valeur.

Entre introduction et conclusion, chaque couple fait l’objet d’un chapitre, chaque partie étant clairement définie : au début, les deux époux sont présentés (noms date de naissance et de décès), accompagnés de leur photo. L’époque contemporaine n’est pas évoquée dans le livre, mais de nombreuses célébrités passées y apparaissent (artistes, écrivains, poètes, princes etc…).

Le tout se présente en respectant l’ordre chronologique, permettant de comprendre l’évolution des mœurs, même si celles-ci condamnent l’homosexualité (point essentiel dans le livre, car on découvre bien des mariages de convenance, tout au moins du point de vue du mari). Le moyen âge apporte son lot de mariages arrangés, les mariages de convenance sont nombreux aussi, mais cela n’empêche pas les femmes d’être amoureuses de leur mari. Parfois, ces femmes connaissent leurs préférences avant le mariage, s’imaginent pouvoir le convaincre, d’autres ne les connaissent pas et, amoureuses, découvrent cette mauvaise surprise après leur union. Plus rare, et plus proche de notre époque, on retrouve un mariage d’arrangement des deux côtés, la femme cachant sa propre préférence pour les femmes : le mariage y devient une couverture idéale, qui arrange les deux partis.
Le plus souvent, on retrouve des femmes négligées par leur mari, malheureuses, désirant sauver malgré tout leur couple : mission impossible, on s‘en doute bien. L’auteur évoque un seul mariage qui fonctionne (l’homme étant bisexuel), mais c’est bien le seul.
Les situations diffèrent selon le comportement de l‘époux, plus ou moins chaleureux, violent ou gougeât. L’humiliation du rejet, de la réputation du couple et du mari (souvent peu discret et peu soucieux de leur femme et des rumeurs qui courent, même s‘ils se sont mariés pour répondre aux convenances de la société.), n’enlèvent pas la dignité de ces femmes. Pour la plupart, elles adoptent une attitude bienveillante et compréhensives, malgré leur tristesse. Elles essaient de surpasser leur mal-être, avancent de leur côté, s’isolent ou au contraire brillent par leurs qualités, voire leurs talents artistiques. L’une d’entre-elles, par contre, se montre particulièrement cruelle dans sa vengeance (mais elle reste un cas à part). On remarque que les situations sont plus tristes, presque cauchemardesques, quand on remonte dans le temps (vers le Moyen Âge). L’auteur a d’ailleurs évoqué dans son introduction la misogynie prononcée, qui existe pendant l’antiquité : la femme n‘est considérée que comme une mère, celle qui donne naissance, mais à laquelle le mari ne doit pas donner de plaisir et dont il ne doit pas tomber amoureux.

Si Michel Larivière décrit avec précision l’influence et le pouvoir des couples et même de leur famille, sur les décisions et mariages, mais également les émotions des femmes concernées, c’est qu’il s’est appuyé sur des sources précises : lettres et échanges écrits, journaux intimes, confessions et témoignages écrits des femmes sur leur vie, leur vie de couple, généralement leur solitude et leur mélancolie.
Ces sources solides sont citées à la fin du livre et on comprend le travail de recherche que l’auteur a effectué et la véracité, le réalisme qu’il a apporté à ses récits, grâce à elles.

Les récits sont proposés dans un style fluide et clair, de manière plaisante. On se laisse porter au fil des récits, on comprend l’émotion de ces femmes, leurs bonheurs, leurs malheurs. La lecture s’avère donc fort enrichissante et fort plaisante. On voit facilement le fil directeur se dessiner à travers eux et la conclusion apporte une analyse qui complète les impressions éprouvées à la lecture, à partir des informations données.
La cohérence est donc bien en place.

Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium et les éditions La Musardine pour cette lecture plaisante et enrichissante.

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