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 [Editeur] Chemin vert éditions

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ninik

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MessageSujet: [Editeur] Chemin vert éditions   Ven 13 Juin - 11:12



Chemin vert éditions




Chemin vert éditions est une maison d'édition accompagnée de livres numériques dédiée à l'émergence de nouveaux talents. Son ambition ? Placer les lecteurs au cœur de la création éditoriale.

Ce nouveau label de Place des éditeurs publie en format epub des manuscrits inédits proposés par de futurs auteurs et choisis par les lecteurs dans le cadre du
concours « Nos lecteurs ont du talent ». A ce jour, le catalogue est constitué de 23 titres exclusivement issus de ce concours.

Du 8 janvier au 15 avril 2015, la 3e édition du concours « Nos lecteurs ont du talent » donnera lieu à la sélection de 6 nouveaux romans, qui seront édités en numérique en novembre prochain.

« Être à l'écoute de nos lecteurs, de leur désir de partager le plaisir de lecture, voir ensuite émerger ces nouveaux auteurs que nous accompagnons dans cette belle aventure d'édition... c'est véritablement enthousiasmant ! »
Sophie Lajeunesse, directrice de Chemin vert éditions


Chemin vert éditions, un département de Place des éditeurs.


  • Site : http://www.chemin-vert-editions.com/site/page-accueil-site-chemin-vert-&1.html

  • Facebook : https://www.facebook.com/noslecteursontdutalent?fref=ts



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Dernière édition par ninik le Mer 17 Déc - 10:15, édité 1 fois
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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Ven 13 Juin - 11:14



CHASSÉ-CROISÉ, de Chantal LOBRY





Roman Historique et aventures

" Il pleut sans arrêt depuis deux jours.
Karlheinz jette un oeil derrière lui ; l'équipe n'a pas bougé, engluée dans son attente.
Il essuie l'eau qui ruisselle de son béret sur son visage, tout en sachant que cela ne servira à rien..."
Deux continents, deux situations explosives secrètement liées.
Quand Judith Carter, grand reporter de CNN, débarque au Mozambique pour interviewer un commando démineurs de l'ONU, dirigé par le commandant Bryce Bonaventure, elle est loin d'imaginer le tumulte de violence et d'amour qu'elle va connaître ; des mines anti personnelles aux enfants soldats, son univers de « guerre showbiz » sera à jamais ébranlé.
Mathilde Langlois, médecin-chirurgien de la Croix Rouge Internationale, dirige une mission humanitaire au nord de la forêt amazonienne, et est détachée par le CRCI sur des zones de conflit ou de catastrophe naturelle. L'arrivée du jeune et médiatique procureur Jaïr Weissenberg, grand chasseur de narcotrafiquants, va ébranler toutes ses certitudes professionnelles et amoureuses.
Ces deux points chauds de chaque côté de l'Atlantique sont les théâtres d'un chassé-croisé sentimental et sanglant ou les similitudes ne sont pas forcément le fruit du hasard et ou la vie de nos héros sera transformée à tout jamais.
Les lecteurs ont aimé : aventure, voyage, romantique, agréable à lire, documenté, à la hauteur de romanciers professionnels, palpitant.



  • Genre : aventure
  • Nombre de pages : 154
  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Ven 13 Juin - 11:15

CHASSÉ-CROISÉ, de Chantal LOBRY

Critique de ninik

En voyant la couverture, et le pitch, je craignais quelque peu que les romances mises en place dans Chassé Croisé ne prennent le pas sur le reste de l'intrigue. Chantal Lobry partage son récit entre deux lieux de guerre, l'Amazonie ainsi que la frontière entre le Mozambique et le Zimbabwe durant l'année 1987.  En Amazonie, une doctoresse, du genre à aimer l'aventure, se déplacer avec une arme et se mêler aux Indigènes, est confrontée à des massacres d'Indiens. Un procureur beau, athlétique, sachant se battre, est envoyé sur place, persuadé que ces morts sont l'oeuvre de dangereux narcotrafiquants, qui veulent étendre leur influence dans la région. Au Mozambique, nous nous attachons aux pas du chef d'une unité de démineurs d'élite, qui voit l'arrivée d'une belle journaliste de guerre.
Chantal Lobry a une plume fluide, dynamique, précise, qui ne s'attarde pas trop sur les descriptions, mais nous sentons les recherches de l'auteure derrière ses mots. Quelques termes militaires, les lieux, la manière de déminer, tout est crédible. Hélas, l'auteure, en allant trop vite, en décrivant peu, empêche l'émerveillement et l'identification. S'il est possible de visualiser la forêt amazonienne, jamais nous n'avons l'impression de contempler la magnificence de l'Enfer Vert. Si nos héros affrontent plusieurs dangers, Chantal Lobry passe trop rapidement dessus pour que le lecteur ressente le frisson du risque, la crainte de la perte ou de la mort. Il y a bien des blessés, des giclées de sang, mais rien qui permette l'empathie, rien qui nous fasse ressentir les souffrances, les difficultés. Et c'est bien dommage, car entre les fusillades, les enfants-soldats, un attentat suicide involontaire, la description d'un déminage, ou encore l'escalade d'un long escalier de roches glissantes, au beau milieu de la nuit, il y avait matière à faire un livre d'aventures particulièrement intense. Mais Chantal Lobry décrit tout cela de manière rapide, et les pages s’enchaînent ainsi sans véritable déplaisir, mais sans sentiment particulier concernant les protagonistes ou ce qu'ils subissent.
Au niveau de l'intrigue, il n'y a pas de réelle surprise. Le livre est court, et dévoile rapidement ses enjeux, sauf la manière de relier les deux histoires indépendantes. Ainsi, pas de complot, pas de retournement de situation, mais un danger posé, et résolu, dans chacun des deux lieux. Si les intrigues sentimentales ne prennent pas le pas sur le reste, elles sont importantes, et sont amenées sans subtilité ni crédibilité. La journaliste indépendante qui, après avoir côtoyé quelques jours notre démineur, lui dit qu'elle veut l'épouser, est d'un ridicule assez dur à avaler.
Bien que Chassé Croisé ne soit pas déplaisant, on se met rapidement à le lire sans plaisir particulier, attendant de savoir comment les deux intrigues vont se relier et, quand enfin elles se lient, le livre manque de nous tomber des mains. Ce choix est peu crédible, et n'apporte finalement pas grand chose à l'histoire. Au final, le roman reste sympa, mais s'oublie presque aussi vite qu'il est lu.

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Atea

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Sam 14 Juin - 0:20

J'avais écrit certaines critiques avec le forum Have a Break sur 3 livres édités par les Chemins Verts. Comme j'en suis l'auteur, il s'agit également de ma propriété intellectuelle et je décide donc de vous les éditer ici aussi. Il s'agit d'une décision prise seule et assumée.

Voici donc :


LE TANGO DE LA VALSEUSE, d'Emmanuelle FLORQUIN

Une histoire de regards croisés sur des liens qui se tissent, une infidélité qui naît avant même que l'on en ait conscience. C'est une histoire présentée dans la catégorie érotique.

L'histoire servie par une écriture plutôt agréable car fluide. La vie quotidienne est décrite avec cynisme, tendresse, humour. Les différentes transitions dans la tête des trois personnages se font de façon aisée, sans accroches avec des clins d'œil humoristiques.

Les obsessions et idées d'une jeune fille admirative de sa directrice, qui elle-même est en proie aux questions, se révèle marrante parce que les interrogations sonnent justes. Et la réflexion si touchante de naïveté de Valentine lorsqu'elle se regarde dans le miroir. On croirait s'y voir.

Et puis, au fur et à mesure, l'auteur se perd dans des descriptions soporifiques quoiqu'humoristiques. Par la suite, cet excès freine l'entrain et je me suis ennuyée à cause d'un humour que j'ai trouvé de plus en plus plat, avec des façons d'interpeller le lecteur lassantes parce que répétitives et sur le même mode. On tourne en rond.

La critique de ces langues de vipère ou de la monotonie d'un couple et des mécanismes de l'infidélité pourraient être intéressantes mais les bons sentiments souffrent du grand nombre de répétitions qui altère le rythme de la nouvelle. On n'avance plus vraiment avec les personnages. Nous avons une longueur d'avance sur eux.

Au niveau de la psychologie des personnages, je les ai trouvé un peu caricaturaux justement, sans réellement de caractères propres et aucun ne m'a réellement marqué. Félicia m'a un peu touché lorsqu'elle se rend compte de l'infidélité. Son émotion est palpable mais C'était un peu tard pour accrocher.

J'ai refermé l'ebook en étant doublement frustrée. Je n'ai pas eu l'ebook érotique que je pensais. Et même si je mets le genre érotique de côté, ce livre m'a semblé un peu trop mièvre.

Parce que classer cet ebook en érotique est sacrement exagéré. Très rapidement et involontairement, j'ai totalement oublié cet aspect parce que rien ne fait penser à de l'érotisme. Au delà de mots crus servis une ou deux fois, et qui se veulent comiques, il n'y a aucune sexualité ou sensualité. Et du coup, ces mots posés là comme ça, je les ai trouvé juste inappropriés et sans saveurs.

Je n'ai pas été emportée par cette danse qui s'annonçait endiablée...
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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Sam 14 Juin - 0:21

J'avais écrit certaines critiques avec le forum Have a Break sur 3 livres édités par les Chemins Verts. Comme j'en suis l'auteur, il s'agit également de ma propriété intellectuelle et je décide donc de vous les éditer ici aussi. Il s'agit d'une décision prise seule et assumée.

Voici donc :


LOUIS ET MOI, de NES


L’Histoire d’une jeune fille, dont le frère jumeau meurt dans un accident de moto alors qu’il la rejoignait.
L’Histoire d’une jeune fille, entourée par ses parents et ses ami(e)s Jocelyne, Rachel, Tristan et Anna.
Même si Anna n’est pas vraiment là, même si Tristan est lui aussi patient dans un hôpital psychiatrique. Oui parce que cette jeune fille, elle bascule dans un univers si loin du notre, qu’elle perd les pédales.

Le compte à rebours est lancé, et ce n’est pas une figure de style que de dire ça comme ça… Cette histoire vous berce d’anecdotes sur le passé des jumeaux, avec une écriture enfantine, drôle et touchante. Vous percevez la complicité et la fusion de ces deux êtres…
Peu à peu, au fur et à mesure que le temps passe et que les jumeaux grandissent, vous sentez que vous ne pouvez plus arrêter votre chute. Vous êtes entraîné et vous vous laissez porter par la fluidité des phrases. Vous sentez que vous plongez dans des eaux sombres, profondes. Vous sentez le drame arriver. Vous qui croyez que vous n’assistiez qu’à un enchaînement de moments de vie, vous vous rendez compte qu’il s’agissait de plus que ça. Peu à peu, les personnages se sont installés confortablement dans leur vie, avec leurs attitudes, leurs personnalités particulières.


La mort de Louis, c’est le premier drame.

Et vous vivez ce deuil au fil des pérégrinations psychiques de la narratrice. « Malheureusement, je ne suis pas adulte, je ne suis pas tatie et à vrai dire, je ne sais plus trop qui je suis. Je n’ai jamais appris à être « je » puisque nous étions « nous ». Il me manque quelque chose, il me manque une partie de moi, il me manque, tout court. » Sous le poids des regrets et remords, l’ambiance devient lourde mais pas longue.

Vous ressentez sa colère et sa tristesse parce que l’auteur, NES, a la plume pudique, la plume qu’il faut pour non pas décrire, mais faire (re)vivre ce genre de situation. Le deuil d’un être cher, vous pouvez l’imaginer. NES vous laisse entrevoir ce que peut être le décès d’un jumeau.
« Tu disais que je pourrais toujours compter sur toi,
Tu disais que tu serais toujours près de moi,
Tu disais que tu veillerais toujours sur moi,
Alors pourquoi ? Louis, pourquoi tu m’as laissée toute seule ? »

Vous ressentez le dégoût que la narratrice a d’elle-même, cette colère qu’elle a contre elle-même parce qu’elle se sent responsable de la mort de son frère, parce qu’elle aurait dû partir avec lui vu qu’ils étaient arrivés ensemble, dira-t-elle plus tard… Simplement, vous ressentez cela parce que NES a le sens des tournures, tranchantes dans le vif, percutantes comme autant de coups de poing dans le ventre : « J’aurais fait en sorte qu’ils ne fuguent pas, ne se décolorent pas les cheveux, ne se fassent pas de piercing, ne me ressemblent pas. »


Le deuxième drame, auquel on peut s’attendre en lisant mais je vous avertis que si vous lisez la suite de ma critique, vous en connaîtrez une autre substance. Le deuxième drame concerne la folie dans laquelle sombre notre narratrice. On sait qu’elle débloque. On le sent. On en doute parfois, parce qu’on se dit qu’elle va s’en sortir. Mais la spirale descendante est toujours là, en fond. Et elle vous entraîne toujours.

Toute cette histoire est sombre, mais elle reste réaliste et agréable car, et c’est un comble de citer l’auteur pour décrire son œuvre, « ponctué{e} de scènes cocasses dont elle avait le secret. » !
Parce que oui, NES a un sens des mots, des situations qui m’ont fait sourire à plusieurs reprises, qui ont provoqué des pincements au cœur. Il y a une justesse des mots, une profondeur. Sous sa plume, les mots sont loin d’être superficiels, mielleux, mièvres ou autre. Ils nous offrent une humanité à chaque petit moment, y compris lors des allusions discrètes sur la vie des personnages secondaires comme la passion commune de Papa et Tonton Henry.
Cependant, deux-trois bémols :
- Quelques fautes de grammaire/conjugaison.
- Confusion possible au début liée à l’utilisation de Joyce comme surnom de Jocelyne sans le laisser entendre au départ.
- Sur l'épisode du café où Joyce/Jocelyne arrive d'on-ne-sait-où. Le fait que l’auteur la fasse intervenir dans un dialogue alors que deux lignes auparavant, elle était absente et sans aucune notion sur l’écoulement du temps apparemment passé, peut également prêter à confusion.


Une très belle citation pour le dessert.
« Pour être rayée des listes, il suffisait de ne plus exister aux yeux des autres. »
Cette somptueuse phrase me permettra de finir sur l’idée de l’oubli développée par NES. L’oubli de quelqu’un qui meurt, l’oubli du Vieux de la gare, l’oubli de ceux qu’on ne voit pas, ou qu’on ne veut pas voir. L’oubli, cet assassin sournois.

Je remercie le forum pour cette découverte ainsi que les Editions du Chemin Vert pour avoir offert ce partenariat et cet ebook.
Je remercie NES pour cette belle histoire. Une belle lecture qui m’a tenu en haleine, et que j’avais du mal à abandonner !
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Atea

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Sam 14 Juin - 0:23

J'avais écrit certaines critiques avec le forum Have a Break sur 3 livres édités par les Chemins Verts. Comme j'en suis l'auteur, il s'agit également de ma propriété intellectuelle et je décide donc de vous les éditer ici aussi. Il s'agit d'une décision prise seule et assumée.

Voici donc :


LE MONDE DE KOPANO, de Franswa




Commençons par un petit résumé.

Ernest, En couple avec Sophie, enceinte.
Paris, Milieu privilégié, Manipulateur Radio à l’hôpital
Kopano, Vit en famille avec sa mère Duduzile, son père de cœur Themba, son frère Lindani.
Le Cap, ou plus précisément, un bidonville (township). Ecolier depuis peu.

Une étude sur l’alcoolisation fœtale va provoquer une de ces rencontres qui n’auraient jamais eu lieu. Une recherche neuroscientifique, qui bien au-delà de sa technicité, va bouleverser leur vie à tous les deux.

Cette critique va comporter des éléments de l’intrigue pour permettre une meilleure explication.



En commençant par les petits couacs :

· A deux ou trois reprises, j’ai noté qu’un changement de lieu s’effectuait dans un même paragraphe, ce qui peut freiner la compréhension puisqu’aucune indication n’est donnée sur ce lieu.
· Au chapitre 36, je pense qu’il y a un problème le mot « Ecoute » remplace, à mon avis le prénom de Jabulile. (« Ah bon pourquoi ? Demande "écoute" à Kopano »)
· Une faute 244-245 : Est-ce l’énergie du nouveau papa, ma préparation physique n’était donc pas veine ? « Vaine »



Et en continuant par le reste… mais vous l’aurez compris. J’ai été séduite par ce livre.

L’écriture est fluide, les chapitres alternant Le Cap et Paris, permet de rythmer le récit. Nous retrouvons avec joie les personnages, que nous quittons assez vite, trop vite ! Nous nous attachons à eux. Nous repérons leur évolution. Si au début, Ernest m’était « insupportable », il est devenu attachant, à partir du moment où il essaie de fuir ses propres problèmes. Après l’Afrique du Sud, il ne sera plus pareil. Cela peut paraître cliché, mais non, parce que la réflexion est poussée, les pensées sont intimes, et qu’il a pris une sacrée claque. Même le passage sur l’apprentissage du surf qui peut se révéler pas très intéressant. Sauf que l'auteur le tourne à la catastrophe et que ça en est charmant.
Les lieux sont décrits avec précision et passion. Les atmosphères sont si bien retranscrites que l’horreur de certains passages africains vous prend aux tripes. Vous le refusez mais ça arrive sous vos yeux, que ce soit la mort d’un bébé, une tentative de viol, une découverte de SIDA ou des effets de l’alcoolisation fœtale. Ces passages sont froids, brutaux. Autant qu’ils peuvent l’être dans la vie…
Et dans Paris, des tours et détours servent la réflexion d’Ernest. Il pense plus vite qu'il ne pédale. Et si nous pouvons nous essouffler un peu lorsque tous les noms de rues y passent, au final, il faut savoir apprécier chaque instant, car dépeint sacrément bien le décor parisien. Peut-être est-ce parce qu’on connaît ce modèle de vie et moins celui des township, que cela fait cet effet…
Les personnages ont chacun une personnalité bien construite, fiable, réaliste.
Ernest agaçant avec ses caprices d'adulte de pays riche, et en même temps, ne sommes nous pas des Ernest ? Un humour cynique et adapté au début. J’apprécie franchement l’auto-dérision qu’il nous offre. Il nous ouvre la voie vers les pensées d’un jeune homme qui va devenir père avec un point de vue plus qu’intéressant sur la superficialité qui a pris possession d’un acte fondateur, comme le suggère ces deux citations :
- C’est du bla-bla pseudo-psychologique, des poncifs niais écrits sur les sites féminins pour contenter la future maman plutôt que pour aider le papa fébrile.
- Le fait même de m’en remettre au numérique pour ce qui devrait être un instinct biologique me dégoûte
Et l’on se retrouve avec un futur père, heureux de l’être sur le moment grâce au contexte mais qui ne l’a pas réellement choisi... Il se rend compte que l’autre lui impose ses choix, que ce soit sur la grossesse ou sur la décoration. Aucun pan de sa vie n’y échappe. Puis, petit à petit, il l’adopte, et l’aime ce petit bout. Ce cheminement se ressent dans l’écriture. Il n’y a pas de brutalité, de contre-sens ou de précipitation. La psychologie est travaillée finement.

Par ailleurs, ce texte nous pousse à réfléchir également sur l’apartheid, les pays dans une époque post-coloniale, avec de nombreuses références à Madiba, ses livres (que je vous recommande également), la géographie et les jeux de pouvoirs.

Il nous offre également un bel apprentissage et connaissance du syndrome d’alcoolisation fœtale. Il ne se contente pas d’être abstrait, car en plus de cela, les conséquences sur le quotidien de Kopano deviennent concrètes.

Et par dessus tout, ce que j’ai aimé, mais je ne suis pas objective car j’ai toujours été sensible à ça : Un Conte Africain.

Je remercie les Editions Chemin Vert et le forum pour ce très beau partenariat.
Et Franswa pour m'avoir emporté avec lui dans son histoire. Une très belle plume, un très bon guide.
Un livre que je recommanderais sans hésiter, et re-lirai avec plaisir !
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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Mer 17 Déc - 9:48



REFRAIN CRIMINEL, de Romain BESSE





Romans polars et suspense

Attiré par une mystérieuse lettre anonyme, Charles Bossu, détective parisien rejoint l'île de la petite France, petite île tranquille qui devient peu à peu le théâtre d'une étrange affaire criminelle : Maxime Lenoir, propriétaire peu avenant d'un magasin de disques est retrouvé mort, assassiné. En guise de signature, le tueur a laissé derrière lui un quatrain, et une chanson qui tourne en boucle. Avec l'aide du commissaire Lafarge, l'enquêteur est bien décidé à mener pleinement l'enquête et à découvrir la vérité. Mais qui peut bien être le criminel ? et pourquoi signe-t-il ses crimes d'un quatrain et d'une chanson ?


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 205

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Mer 17 Déc - 9:51

REFRAIN CRIMINEL, de Romain BESSE

Critique de Petiteherissonne (à lire aussi sur son blog ici)

Voici un petit roman bien sympathique, qui malgré quelques petits défauts, nous maintient en haleine tout au long de l’histoire.
Dès le prologue, nous assistons à la naissance d’un tueur sur l’île de la Petite France ; prologue qui éveille rapidement notre curiosité en nous fournissant juste assez d’informations pour nous donner l’envie de poursuivre notre lecture. Dès ce prologue, le tueur s’engage face à lui-même :
« Oui, ici sur l’île de la Petite France, dans une année, deux au plus, je tuerai… »
Nous suivons ensuite Charles Bossu, un détective privé bien à part, mais néanmoins plutôt crédible dans son rôle d’enquêteur. Celui-ci nous est décrit comme un homme qui n’a qu’une seule raison d’être : celle d’œuvrer au quotidien afin d’arrêter les criminels. Charles Bossu est un personnage capable de se mettre lui-même dans de drôles de situations, manifestant sa nervosité en triturant ses boutons de chemise à longueur de temps, mais néanmoins très malin, capable de piéger ses suspects et de faire les liens rapidement entre les différentes informations qu’il collecte.
«— Vous aimez les livres n’est-ce pas ?
— Oui, on peut dire que c’est tout mon univers.
— Je peux vous demander quelle sorte de lectures vous aimez ?
— J’aime beaucoup les livres de science-fiction ou alors d’aventures, comme Vingt mille lieues sous les mers par exemple.
— De Jules Verne ?
— Oui, voilà.
Charles Bossu ferma les yeux.
— Attendez que je me concentre, dit-il. Les aventures d’Ismaël et du capitaine Achab n’est-ce pas ?
Il rouvrit les yeux et afficha un sourire satisfait.
— Je vois que vous l’avez lu vous aussi, dit Jean en souriant.
— En effet.


— Pourquoi vous êtes-vous mis à lui parler littérature ? demanda le commissaire une fois qu’ils eurent quitté la bibliothèque.
— C’est bien simple, je voulais vérifier son amour pour les livres.
— Et alors ?
— Et alors j’ai été surpris qu’il attribue au livre Vingt mille lieues sous les mers des personnages intervenant dans l’histoire de Moby Dick.»

Ce charmant détective se rend donc sur l’île de la Petite France suite à une lettre anonyme lui demandant de l’aide et d’élucider ce qu’il s’est passé sur cette terre il y a huit ans, tout en se posant déjà de nombreuses questions sur ce qui l’attend là-bas.
« La difficulté avec les anonymes, c’est de savoir s’il s’agit de déséquilibrés qui s’imaginent des choses ou bien d’êtres sains d’esprit qui ont des pressentiments clairvoyants sur l’avenir. »
Nous voilà donc avec plusieurs mystères dès les premières pages. Quelle est la véracité de cette lettre ? Quel est le lien entre cette lettre anonyme et le crime précédent ?
Au fil des pages, nous comprenons rapidement que le passé continue d’avoir un impact sur un présent où les crimes s’enchaînent. Nous faisons également la connaissance de plusieurs habitants de cette île, qui vont finalement se retrouver victimes ou suspects. Nous retrouvons, entre autres, Fanny, Lucie, David, Maxime, Christophe, Jean et Mathieu, de jeunes gens ayant chacun une personnalité bien particulière et parfois un peu étrange, faisant finalement planer le doute sur ce qu’il se passe réellement sur cette petite île de l’Atlantique.
J’ai beaucoup aimé l’écriture simple et rapide qui nous permet de participer aux différents interrogatoires ainsi qu’à l’enquête, notamment en suivant les conversations entre ce détective plutôt futé et le commissaire venu de Paris, un peu perdu face à cette enquête.

« — Alors commissaire, êtes-vous satisfait des nombreux éléments que notre petite enquête d’aujourd’hui nous a apportés ? demanda le détective.
— Eh bien, en quelque sorte.
— Comment ? Vous n’êtes pas pleinement satisfait ?
— C’est-à-dire que, j’ai encore beaucoup de mal à y voir clair.
— Bien sûr, le mobile de ces meurtres reste pour le moins obscur, mais vous conviendrez que les dernières heures nous ont appris pas mal de choses.
Le commissaire hocha la tête d’un air approbateur. »

En effet, au fil des pages, les deux enquêteurs font le point sur les informations qu’ils viennent d’obtenir tout en faisant des liens avec les données préalablement recueillies. Cela nous permet de savoir à quel niveau en est l’enquête, quels pourraient être le ou les suspects et de nous faire notre propre idée sur le déroulement des choses. Cependant, les réponses des suspects ainsi que le mystère que laisse planer Charles Bossu sur ce qu’il pense parfois, permettent d’entretenir le suspense et de nous encourager à poursuivre la lecture afin d’avoir davantage d’informations pour confirmer ou infirmer notre propre théorie ainsi que pour connaître le fin mot de cette enquête.

Concernant les quelques défauts, j’ai été un peu dérangée par les pensées des personnages un peu trop directes parfois. Celles-ci ne semblent pas réalistes, et nous nous rendons un peu trop compte qu’elles sont présentes principalement pour apporter des informations au lecteur. Je les aurais aimées un peu plus suggérées. En effet, je n’ai pas trouvé cela très crédible qu’un personnage se parle à lui-même pour s’auto-informer de ce qu’il avait à faire sur le moment présent ou qu’il se raconte les faits de manière aussi précise en pensée.
« Ce n’est pas tout ça, mais j’ai de l’argent à détourner.
Je devrais bientôt avoir fini. Une fois encore David n’y verra que du feu et je vais m’en mettre plein les poches ! Et quand bien même il soupçonnerait quelque chose il ne trouvera aucune preuve que je détourne les fonds du magasin, les comptes auront l’air parfaitement en règle aux yeux de n’importe quel financier. David est un imbécile et Christophe … ».
J’aurais préféré que certains détails soient racontés plutôt que balancer directement, comme dans certaines conversations par exemple où les deux protagonistes se répètent une vérité qu’ils semblent connaître tous les deux et qui ne leur apporte donc rien de plus, si ce n’est des informations au lecteur.
« — Vous avez raison, fouiller le magasin de disques de Lenoir, Langeais et Morel et trouver le petit laboratoire qu’ils utilisaient pour fabriquer la cocaïne nous a permis de savoir qu’il y a bel et bien un trafic de drogue de cette île vers le continent.
— Et prendre contact avec vos collègues des stupéfiants a aussi servi à quelque chose, ils nous ont appris qu’ils avaient un suspect concernant la personne qui réceptionne la cocaïne des mains du passeur de drogue et qui lui fait ensuite traverser l’Atlantique pour rejoindre les côtes française. »

De plus, ce roman contient quelques éléments improbables comme les pressentiments du détective qui tombent toujours justes ou les nombreuses informations sur l’enquête que celui-ci donne aux suspects lors de leurs interrogatoires, quelques fautes d’orthographe, quelques répétitions et une petite incohérence lorsque face à une personne inconsciente le détective envoie un brigadier appeler les secours alors qu’il sort un téléphone portable de sa poche … Mais ces petits bémols ne gâchent rien au plaisir de lecture et ne dérangeront pas forcément d’autres lecteurs.
Ce roman reste donc très plaisant, il nous promet une lecture légère et agréable en nous donnant toujours l’envie de tourner les pages pour enfin connaître la vérité sur l’enquête que nous menons en parallèle. La fin n’est pas forcément celle à laquelle je m’attendais, mais malgré son côté Monk ou Hercule Poirot, elle termine ce roman d’une façon plutôt intéressante bien qu’imprévisible.
Je remercie donc le forum Au cœur de l’Imaginarium et les Editions du Chemin vert pour cette découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Mer 21 Jan - 6:20



UN IRLANDAIS À NEW YORK, de Florian CHASSOT





Romans polars et suspense

John O'Ryan, un jeune irlandais, voit ses parents assassinés sous ses yeux pendant des vacances aux Etats-Unis. Il est alors recueilli par le gouvernement américain et intègre le projet « Ghost ». Le plan ? Former des orphelins, leur faire infiltrer les mafias les plus dangereuses du globe, et enfin détruire la criminalité mondiale. Nageant dans un brouillard peuplé de meurtres, de criminels, de mensonges et de complots, John va se débattre pour garder la tête hors de l'eau.


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 226

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Mer 21 Jan - 6:21

UN IRLANDAIS À NEW YORK, de Florian CHASSOT

Critique de Petiteherissonne

Après avoir découvert et beaucoup apprécié la lecture de deux autres romans des Editions Chemin vert, et étant particulièrement attirée par son résumé c’est avec grand plaisir que j’ai attaqué la lecture de celui-ci qui s’est finalement révélé être un véritable coup de cœur.

La situation de départ est originale et donne envie de se plonger dans l’histoire. John, un orphelin est recruté par le gouvernement américain pour intégrer le projet « Ghost », un projet qui a pour but de faire baisser la criminalité mondiale. Après une formation militaire et de nombreux entraînements, John, comme d’autres infiltrés, rejoindra la mafia. Celui-ci sera infiltré au sein des Bloody Clovers, représentant la mafia irlandaise.

« Officiellement, il était un criminel et n’avait pas tardé à être contacté par la mafia grâce à ses multiples talents. Officieusement, il travaillait comme infiltré pour le gouvernement. Il faisait partie du projet Ghost ; projet top-secret ayant pour but de prendre le contrôle des nombreuses mafias qui pullulaient sur la planète pour réduire puis faire disparaître la criminalité. »

« Ainsi naquit le projet « Ghost ». L’idée : recruter des orphelins n’ayant pas d’attache, leur procurer une éducation plus que complète et une formation militaire à toute épreuve, les envoyer infiltrer les mafias, et enfin attendre le moment opportun pour lancer la phase finale du plan. »

Ce roman, divisé en deux parties, nous entraîne dès les premières pages, les rebondissements s’enchaînent à un rythme soutenu malgré un suspens savamment dosé. L’intrigue, mise en valeur par une plume de qualité, est ensuite maîtrisée tout au long de l’histoire. Ce roman comporte sûrement quelques maladresses mais pour une fois je ne les ai pas relevées, étant totalement absorbée par ma lecture.

Cependant, bien que je n’y connaisse pas grand-chose à l’univers de la mafia, je n’ai pas senti de détails invraisemblables. J’ai d’ailleurs apprécié cette immersion au cœur de la mafia, nous permettant d’en apprendre un peu plus sur son fonctionnement, sur les guerres entre les clans mais également sur les liens et valeurs qui unissent les hommes au sein de cette organisation.

« Jimmy essayait de contenir sa colère, mais il ne pouvait nier l’évidence. Un de ses protégés essayait de le niquer. Il avait une balance au sein de sa « famille ». C’était intolérable. Il attrapa son verre encore rempli de whisky et le jeta contre le mur. Le verre explosa et apaisa légèrement sa fureur. »

Le vocabulaire, parfois cru, est toujours adapté aux situations. La violence, assez présente, est néanmoins parfaitement bien dosée et n’en deviens jamais lourde malgré quelques scènes de torture assez difficiles. Sans oublier quelques touches d’humour distillées ça et là à l’aide de jolies formulations.

« Il se mit sur le côté et décrocha non sans insulter au préalable la mère pourtant innocente du sombre idiot qui osait le déranger à un moment aussi crucial. »

« Matt se rendit compte qu’être dans la ligne de mire d’un uzi en étant armé d’un simple glock, c’était pas évident. La taille comptait peut-être un minimum au final.

Les personnages, quant à eux, sont bien travaillés. Ils ont chacun leur univers, leur propre caractère. Je dois avouer avoir eu un réel coup de cœur pour John. Cet infiltré jouant l’idiot mais qui est pourtant très intelligent et qui fait preuve d’une grande humanité. En effet, celui-ci ressent un certain dégoût vis-à-vis de son comportement, il vit très mal ses actes et aimerait réparer ses meurtres. Malgré ses agissements, il est un personnage auquel on s’attache très rapidement.

« J’ai tué une soixantaine de personnes pour survivre. Des criminels, certes, mais des humains quand même. Je porte le poids de ces meurtres. Je ne peux oublier les visages de mes victimes. »

J’ai également bien apprécié la fin qui évite totalement les clichés de la niaiserie et nous livre un dénouement réaliste nous laissant l’espoir d’une suite à ce récit. Les descriptions étant complètes et pertinentes, j’ai eu l’impression de visualiser les scènes tout au long de l’histoire et davantage encore lors des quelques pages avant le dénouement final où j’ai été absorbée par ma lecture au point de partager le stress des différents protagonistes. Ce roman donnerait, à mon avis, un film de grande qualité s’il était adapté à l’écran.

Voici donc un livre qui m’a fait passer un très bon moment et que je recommanderais sans hésiter. Il s’agit, en effet, d’un roman difficile à refermer, qui arrive à nous toucher, à nous faire douter mais qui finit toujours par nous emporter, allant jusqu’à nous faire souhaiter la mort d’un individu pour en protéger un autre.

Je remercie donc le forum Au cœur de l’Imaginarium ainsi que les Editions Chemin vert pour ce très beau coup de cœur.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Ven 23 Jan - 6:26



PARFUMS DE REVANCHE, de Didier GIRARD





Romans polars et suspense

En quelques jours, trois accidents mortels se produisent à Littlebridge. Trois femmes décèdent brutalement aux commandes de leur véhicule.
A quelques mois d'une retraite bien méritée, Adam Clark, le vénérable inspecteur du district nord se voit refiler l'enquête, avec en prime une stagiaire à qui il va falloir apprendre le métier.
Entre les premières pistes de l'enquête qui laissent planer un parfum particulièrement troublant et cette jeune recrue qui semble débarquée de nulle part, le flair du vieux flic solitaire sera mis à rude épreuve...


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 214

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Ven 23 Jan - 6:27

PARFUMS DE REVANCHE, de Didier GIRARD

Critique d'Aelynah

Dans un futur proche, la vie s'est modernisée au point de faciliter la tâche du travailleur mais surtout de ne plus lui laisser le temps de perdre son temps justement. Les voitures sont équipées d'ordinateurs de bord super intelligents et capables de diriger la manœuvre sans vous. Dans le flot des voitures vous pouvez dorénavant travailler et avancer plutôt que de perdre ce temps précieux à ne rien faire que surveiller la route et stresser.

Dans ce futur proche, 3 accidents vont se produire, 3 morts à la fois simples et pourtant complexes par ce léger tressaillement qu'elles occasionnent aux nerfs de l'inspecteur mais aussi par cette odeur particulière qu'elles laissent derrière elle. Surtout que la deuxième morte décède devant lui après avoir tenté une queue de poisson en le doublant.

L'inspecteur Adam Clark est proche de la retraite. Huit mois avant la quille, huit mois qui auraient pu se passer tranquillement si sa chef, Mme le commandant du district Korsky n'avait décidé de lui lâcher dans les pattes une recrue toute fraîche sortant de l'école à qui apprendre le terrain : Clara Couples.
C'est donc ce duo improbable que nous allons suivre dans cette enquête toute aussi bizarre.

Adam Clarke est le type même du vieux flic solitaire, teigneux, fin limier et perspicace. Il suit son instinct comme d'autres prennent la file du métro. Il a tout du vieux briscard à qui on ne la fait pas et le vocabulaire imagé qui va avec. Un bon vieux ronchon à l'œil qui brille mais qui cache derrière cette façade un bon côté papa ours.

Clara sort tout juste d'école et doit faire huit mois de stage pour mettre en pratique ses cours théoriques. Huit mois qu'elle va donc partager avec un vieil inspecteur au premier abord aigri mais qui cache bien son jeu. Elle le caresse dans le sens du poil et récolte rapidement les résultats de son opération séduction : outre une expérience de terrain détaillée et inestimable l'enquête avance et devient vite particulièrement intrigante.

Cette équipe de choc et de charme va se retrouver au beau milieu d'une enquête qui ne va faire que se compliquer au fur et à mesure des morts qui s'accumulent .

Tout d'abord simple accident semble-t-il, une perte de contrôle et l'enquête piétine un peu. Puis une deuxième victime qui leur tombe droit dans les bras, si l'on peut dire, puisque sa voiture leur fait une queue de poisson avant de s'encastrer dans un pilier du plus vieux pont du district. Morte sur le coup, cela semble être là aussi une perte de contrôle, s'il n'était cette odeur bizarre sentie par l'inspecteur une fois la porte ouverte.

L'enquête commence alors à prendre de l'envergure avec ces coïncidences qui n'en sont pas et ces points communs qui deviennent multiples.

Tout semble les mener vers une entreprise florissante, Humeur Corporation, et sa patronne , Mademoiselle.
Femme de caractère, directrice hors pair, elle a fait fructifier lors d'un rachat une petite entreprise familiale, la transformant en cette grande société qui dégage à présent une marge importante.
Les victimes et cette société sont liées. Le tout reste de découvrir pourquoi et surtout comment on a pu ainsi les amener à mourir chacune au volant de sa voiture.

J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur, simple, concise elle nous entraîne doucement à la suite de notre inspecteur et de sa jeune stagiaire. Mais dans le même temps elle nous ouvre d'autres possibilités par des chapitres intermédiaires qui nous amènent des informations nouvelles et intentionnellement floues.
Qui sont ces personnages dont on ne connaît rien sauf ce qu'en disent ces quelques lignes? Ils sont reliés à cette affaire, on le sait, on le comprend aux quelques indices ou réflexions qu'ils laissent passer. Pourtant rien ne nous est dévoilé vraiment.
Du coup cette enquête devient de plus en plus intéressante.

Même les personnages les plus sympathiques semblent cacher des informations et nous n'en saurons le fin mot qu'au titre des dernières pages de ce roman. Encore un point qui m'a donne envie de poursuivre plus avant cette enquête en leur compagnie.

Alors que nous pensons avoir trouvé un suspect, des éléments nous font douter, en tant que lecteurs. Il parait presque trop évident et cela ne semble pas être un trait d'écriture de l'auteur que de nous faciliter la tâche. Alors, avec ces petits chapitres à part nous faisons de notre côté notre propre enquête, en parallèle de nos inspecteurs.

La lecture devient alors plus fébrile.

Les découvertes ne sont pas nombreuses mais cependant troublantes.
De plus j'ai trouvé assez intéressant cette propension à mettre dans les mains des femmes la plupart des pouvoirs institutionnels ou d'entreprise.
Par exemple? Mme le maire, Mme le commandant du district, Mme le shérif ou Mademoiselle, PDG de Humeur Corporation...
Les hommes sont présents mais pour la plupart en sous-fifres comme notre inspecteur ou ces quelques collègues légistes, ou ce personnage qui devient notre suspect suite à une éviction de son entreprise.
Cela donne donc à ce roman un côté particulier, presque misandre, qui nous laisse perplexe et nous donne envie d'en savoir plus.
Heureusement que le principal héros est un homme sinon nous aurions pu croire à une conspiration. Il est cependant plutôt bien entouré entre sa chef, sa stagiaire et la secrétaire Martha qui en pince pour lui.

Lorsqu'enfin se profile à l'horizon un schéma logique nous sommes toujours à fond dans notre lecture et c'est avec fébrilité que j'ai lu les derniers chapitres et avec surprise que j'ai découvert les tenants et aboutissants de tout cela.
Le final est surprenant de simplicité et pourtant même si l'idée a pu nous en effleurer l'esprit elle n'est pas restée suffisamment pour gâcher le suspens.
Et la dernière surprise que nous réserve l'auteur dans les tous derniers paragraphes est absolument géniale. Pourtant elle me laisse une interrogation en suspend, une incompréhension sur un point d'histoire qui me gêne.

J'ai cependant hâte de découvrir une éventuelle suite et de voir se poursuivre la collaboration entre notre jeune Clara et ce vieux ronchon d'Adam.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Dim 22 Fév - 10:03



VENGEANCE D’OUTRE-TOMBE, de Florence FRÉGUIN-SCHNEIDER





Romans polars et suspense

Franck Amelin, commandant d'un groupe d'enquête à la section criminelle du SRPJ de Lyon n'est pas ravi lorsqu'il doit annoncer à son équipe qu'Alexandra Serrano, un jeune officier de police judiciaire, psychologue de surcroît, débarque de Paris pour travailler avec eux en tant que "profileuse". Mais la série de meurtres qui s'amorce dans la capitale rhodanienne en ce milieu de printemps, ne leur laisse pas le loisir de s'appesantir sur leurs relations orageuses.
Quel est donc le lien entre tous ces meurtres sanglants et le corps de la jeune femme retrouvé quelques mois auparavant sur les bords du Rhône ?
La traque commence et le capitaine Serrano n'est pas de trop pour aider les enquêteurs à résoudre cette sombre affaire.


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 223

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Dim 22 Fév - 10:04

VENGEANCE D’OUTRE-TOMBE, de Florence FRÉGUIN-SCHNEIDER

Critique de Vidia

Je remercie Chemin vert éditions pour ce partenariat proposé via le forum « Au cœur de l’Imaginarium ».

Dans ce polar proposé par Florence Fréguin-Schneider, Lyon est le théâtre d’une série de meurtres que la police locale, dont Frank Amelin est le commandant, a bien du mal à arrêter le coupable. Ses supérieurs, désireux de clore cette affaire au plus vite, décident de faire appel à Alexandra Serrano, en tant que profileuse.

Bizarrement, les victimes présentent les mêmes caractéristiques physiques. Le meurtrier reste également fidèle à son mode opératoire qui consiste à égorger ses victimes et laisser une poupée de chiffon sur les lieux du crime.

Malgré ce résumé plus qu’alléchant, j’ai été déçue de la façon dont Florence Fréguin-Schneider a développé l’intrigue.

Commençons par le cas d’Alexandra, qui est supposée endosser le rôle de profileuse. Si l’on s’en tient à la définition du dictionnaire, un profileur se base sur l’analyse comportementale, méthode permettant aux enquêteurs de déterminer le profil psychologique d’un criminel. Alexandra est donc supposée être une sorte de « psychologue-criminologue » et donc se baser sur des faits, sur d’éventuels indices, dont par exemple le mode opératoire du tueur afin de dresser un profil psychologique et pourquoi pas, anticiper ses faits et gestes.

Or, le personnage d’Alexandra est bien loin de cette description. Lorsqu’elle se trouve sur le lieu d’un crime, le seul argument sur lequel se base la profileuse est son ressenti de la présence de l’assassin. Celle-ci ne se base sur quasiment aucun indice, n’étudie que très peu la scène de crime et s’intéresse d’encore moins près à la mise en scène de l’assassin qui pourtant pourrait révéler bien des choses.
Autre fait troublant, certains corps de victimes sont retrouvés non pas sur base de fait scientifiques mais sur base de rêves faits par Alexandra dans lesquels celle-ci revête le costume de tueur et rêve des meurtres.

Ceci s’apparente plus à un don de double vue ou de prémonition qu’à du profilage. Du coup, le personnage d’Alexandra, mais également l’intrigue en elle-même, a perdu toute crédibilité à mes yeux.

En ce qui concerne les divers protagonistes de ce récit, hormis leur rôle respectif de commandant, psychologue, médecin légiste et autre, l’auteur n’apporte que très peu de détails quant à leur psychologie, leur histoire personnelle. Par exemple, en ce qui concerne Frank Amelin, l’auteur nous apprend seulement que celui-ci est commandant de la police lyonnaise, qu’il a la quarantaine et qu’il aime lire des polars dans son salon. Mais il n’est nulle part question de sa façon d’appréhender une affaire, comment s’y prend-il ? Comment réfléchi-t-il ? Il n’est nul besoin de consacrer un chapitre par personnage mais un minium d’informations plus poussées aurait donné plus de relief, une dimension humaine que je n’ai pas retrouvée dans ce roman.

L’intrigue n’a pas non plus tenu toutes ses promesses. Il est par exemple question de relations orageuses entre Alexandra et Frank. Je m’attendais à une collaboration houleuse tout au long de l’enquête entre les deux enquêteurs. Mis à part leur rencontre assez froide, ce sont les seuls moments de tensions entre eux.

C’est dommage, une enquête menée par deux personnes ne pouvant se supporter aurait apporté un peu de fraîcheur, de piquant et d’originalité.
Le suspens n’est pas non plus au rendez-vous. J’ai assez rapidement découvert l’identité de la personne responsable de cette série de meurtres. Aucun rebondissement ne vient déstabiliser le lecteur, le mener sur une piste pour finalement lui faire faire un virage à 180° et le mener sur un tout autre chemin.

Pour terminer sur une note positive, j’ai apprécié le style d’écriture simple mais efficace de Florence Fréguin-Schneider. Sa plume est fluide. Elle va droit au but sans s’embarrasser de tournures de phrase complexes et inutiles. Le vocabulaire utilisé est également simple. Pas d’utilisation intempestive de jargon policier ou psychologique qui aurait pu alourdir le récit.

En résumé, malgré un style d’écriture agréable et un résumé intéressant, je n’ai que moyennement apprécié ce polar dont l’intrigue peu réaliste m’a déçue.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Dim 1 Mar - 10:59



ET DANS 150 ANS, de Pier MCGUILL





Romans polars et suspense

Un matin, sous un pont, en banlieue parisienne, on découvre le corps d'une adolescente.
Suicide ? Probablement.
En tentant de bousculer les non-dits et d'éloigner les ombres, chacun va se lancer dans la quête de sa vérité, quitte à y mêler son histoire, ses propres sentiments et réveiller des culpabilités qu'il croyait enfouies...


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 200

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Dim 1 Mar - 11:07

ET DANS 150 ANS, de Pier MCGUILL

Critique de Petitehérissonne

Je viens de terminer la lecture de ce roman et je crois qu’il va être difficile d’en faire une critique correcte sans trop en dévoiler. Une seule certitude : ce roman est un vrai coup de cœur pour moi. Derrière un résumé bien mystérieux qui ne nous donne qu’un minimum d’informations se cache une très belle découverte.
L’intrigue est bien ficelée, le récit superbement bien écrit. Les personnages sont réalistes et détaillés et l’histoire fournie qui pourrait paraître compliquée, s’avère finalement fluide grâce au dosage parfait des informations qui nous sont communiquées.

Commençons donc par évoquer l’intrigue de départ : le suicide de Charlotte, une adolescente de 15 ans, retrouvée morte sous un pont. Rapidement, certains éléments laisseront penser qu’il pourrait en réalité s’agir d’un meurtre. Commence alors une enquête réalisée à la fois par le lieutenant Petit, mais également en parallèle, par une belle bande d’écorchés de la vie : Chris, ayant un lien particulier avec la victime, son amie Sarah, et le Vieux, dont l’identité restera secrète. Une enquête très plaisante qui embarque rapidement le lecteur, donnant un rythme soutenu à ce roman, et ponctuée de plusieurs brouillages de piste afin de garantir une ambiance de doute qui donne envie de tourner les pages pour enfin connaître la vérité.

J’ai beaucoup apprécié la présence de personnages authentiques dans ce roman, avançant du mieux qu’ils peuvent en portant leurs blessures, souvent enfouies profondément en eux. Je pense par exemple à Chris, ce jeune adolescent au physique d’Apollon qui porte en lui une souffrance et culpabilité dissimulée sous une belle apparence et une attitude avenante. Mais également à Béatrice, une infirmière scolaire qui fait de son mieux chaque jour pour aider des adolescents en
difficultés et qui s’avère finalement plus touchée par cette histoire qu’il ne le faudrait car celle-ci fait écho à son propre passé.

Cependant, tous les personnages sont des personnages travaillés, cohérents, ayant leur propre personnalité et leur propre univers qui ne peuvent pas nous laisser indifférents. Certains vont plutôt nous répugner ou davantage nous toucher comme ce lieutenant Petit, un homme empli d’humanité et souffrant parfois de ce que lui renvoit l’exercice de sa profession sur la nature humaine. Certains, encore, nous inspireront des sentiments ambivalents en fonction de l’évolution de la situation. J’ai beaucoup aimé le soin apporté aux personnages secondaires qui n’en sont pas moins intéressants et qui ont toute leur place au sein du récit.

Un des messages de ce récit a particulièrement retenu mon attention : celui nous rappelant l’importance de relativiser au quotidien. Celui-ci est porté par Béatrice, qui lors de ses moments de cafards, écoute la célèbre chanson de Raphaël (et dans 150 ans) pour se consoler et se souvenir que finalement les événements et nos choix n’auront pas forcément une trop grande importance si on les cantonne à ce qu’ils sont et que leur impact peut sembler dérisoire si on le considère à plus grande échelle.

«Sa méthode à elle. C’était parti d’un soir de déprime et d’un verre de trop. Elle écoutait la radio et avait entendu une chanson de Raphaël. Elle avait retenu quelques mots qui disaient que dans cent cinquante ans on ne se souviendrait pas « de la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix, de l’enfant qui se meurt… ». Et ces quelques vers l’avaient rassérénée, curieusement, la projetant dans un futur dans lequel ses choix de vie n’auraient plus aucune importance. Dès le lendemain, elle avait acheté le disque qu’elle avait caché au bas d’un meuble dans le salon et les soirs de cafard, elle l’écoutait comme un mantra pour remettre les choses à leur vraie place et sa vie à la sienne. »

En résumé, je ne trouve aucun aspect négatif à ce roman. Au contraire, j’ai même apprécié l’absence de clichés romantiques ou de dénouements trop simplistes dans les relations entre les personnages alors que c’est que j’aurais sûrement attendu dans un autre type de roman. Ici, j’ai simplement eu l’impression d’avoir laissé les personnages à un moment de leur vie qu’ils continueront encore de leur mieux mais après avoir évolués suite à cette histoire qui aura changé leur vision de la vie.

Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium ainsi que les Editions du Chemin Vert pour ce beau coup de cœur.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Jeu 12 Mar - 9:11



UN PASSÉ IMPARFAIT, d'Alain GALÈNE





Romans polars et suspense

Victime d'un chantage, Christophe Bournissac, acteur important de la finance parisienne, voit resurgir une affaire qu'il croyait définitivement enterrée.
Dans la mesure où les agissements et les comportements de certains des protagonistes de l'époque apparaissent aujourd'hui bien troublants, il se lance dans une enquête qui le mènera de Paris à Boston en passant par New York, Denver, San Diego et les îles Caïmans. Mais cette plongée dans le passé pourrait bien faire basculer le présent...


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 213

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Jeu 12 Mar - 9:16

UN PASSÉ IMPARFAIT, d'Alain GALÈNE

Critique de ninik

Chemin vert éditions base ses publications sur des concours, qui ont donné lieu, pour l'instant, à deux grosses salves de livres. J'avais lu quelques ouvrages de la série de sorties précédente et, bien que les livres s'étaient laissé lire sans déplaisir, ils n'avaient pas laissé de souvenir impérissable. C'est donc avec quelques appréhensions que je me suis lancé dans la lecture d'Un Passé imparfait, d'Alain Galène, premier livre de cette deuxième série de sorties que je découvre, et premier roman de son auteur.
Et, hélas, les mêmes problèmes sont apparus. L'auteur en étant à son premier essai littéraire, il convient bien entendu de nuancer, et il est possible que, par la suite, il corrige ses défauts. Cependant, en l'état, une certaine maladresse de style est perceptible. D'une part, l'auteur ne décrit que rarement les décors, paysages et lieux que fréquentent les personnages (et vu que le héros se rend dans de nombreux lieux des Etats-Unis, que les îles caïmans sont visitées, entre-autre, il est dommage que le côté exotiques de tous ces endroits ne ressorte pas). Il s'attache cependant, et c'est une bonne chose, à développer les circonvolutions financières, inhérentes à cette enquête dans la haute finance, mais sans utiliser de notions trop complexes. Ainsi, un lecteur peu habitué à cet univers ne sera pas perdu. En ce qui concerne les dialogues, ils restent quelque peu maladroits et la manière dont ils sont amenés manquent grandement de fluidité, et ils dénotent une certaine naïveté assez surprenante et gênante, du fait de l'univers dans lequel se passe l'histoire – mais j'y reviendrai. Dans l'édition du livre, quelques petits soucis sont aussi à noter. Ainsi, quand les dialogues s'étendent sur plusieurs paragraphes sans changement d'interlocuteur, il n'y a aucun signe indicateur que nous ne sommes pas basculés dans de la narration, et il est à souligner plusieurs erreurs de concordance des temps.
L'histoire, comme je le disais, se situe dans le monde de la grande finance, notre héros gérant des portefeuilles, et il est censé être terriblement doué en la matière. Quand on commence à exercer sur lui un chantage en rapport à une affaire remontant à treize ans auparavant, il décide de ne pas se laisser faire. Ilt fait appel à son meilleur ami, qui le considère comme son frère, et ils vont creuser cette histoire, qui cache en fait un sombre trafic. En parallèle, notre héros rencontre une jeune femme sur internet, et ils tombent très vite amoureux.
C'est ainsi que rapidement, nous découvrons l'autre gros soucis de ce récit, la naïveté et le manichéisme général. En effet, cet univers de la grande finance devrait être plus trouble, peuplé de gens pas toujours très clair, manipulateurs, et à l'esprit retors. Ici, nous découvrons les gentils, avec le héros (bien qu'il cache quelques roublardises qui mèneront au retournement de situation final), son meilleur ami, et la femme qui l'aime (ils ne se connaissent que depuis peu, mais elle est déjà prête à tout pour lui). Et de l'autre, le méchant, qui se dit très rapidement méchant, et se comporte comme tel (il ne lui manque que le rire sardonique et la présence d'un chat qu'il caresse alors qu'ils ricane au téléphone) et qui, bien évidemment, trempe dans une sale affaire de drogue. A cela s'ajoute le chantage exercé sur Christophe, le héros. Quand la demoiselle qui lui donne rendez-vous lui annonce qu'elle veut qu'il l'épouse avec partage des biens en échange de son silence, le livre manque de nous tomber des mains, tant cela semble peu crédible. D'autant que Christophe se rend à ce rendez-vous en sachant qu'on va le faire chanter, et qu'il n'a pas la présence d'esprit d'enregistrer la conversation.
C'est ce qui surprend le plus. Les personnages sont naïfs et ne parlent jamais par énigme, n'agissent pas dans le dos. Ils interrogent clairement, ne cachent presque jamais leurs motivations (et dans ce cas cela ne dure pas longtemps), font toujours confiance, et cela ne les dessert pas, puisque leur interlocuteur ne dissimule pas ses motivations. De même, quand certains, après que le méchant ait fait tuer une jeune femme qui s'approchait trop de lui, enquêtent sérieusement pour le faire tomber, personne n'essaie de les éliminer, et l'enquête est résolue avec une facilité déconcertante.
Ainsi, le livre, assez court, se lit assez vite et sans déplaisir, mais une certaine maladresse dans la construction et les personnages empêche de vraiment se plonger dans cette enquête, qui sera vite oubliée.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Sam 11 Avr - 15:05



LA TRIBU DES DERNIERS ROMANTIQUES, de Jocelyn PEYRET





Romans polars et suspense

En voyage dans le bush australien Kilo et son chien Pinard sont embarqués malgré eux dans une enquête qui les oblige à se coltiner des policiers bedonnants et une industrie du nucléaire prise à partie par des militants internationaux.
Ils partageront la route d'aborigènes en lutte pour leur souveraineté et opposés à des projets de mines d'uranium sur leur territoire habité de nombreuses légendes.


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 192

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Sam 11 Avr - 15:06

LA TRIBU DES DERNIERS ROMANTIQUES, de Jocelyn PEYRET

Critique de Malka

Le récit débute sur une scène d'une grande violence. Une femme se fait violer et tuer devant les yeux de ses enfants, Helen et Jimmy. On s'attend à retrouver ensuite ces deux enfants, mais ce n'est pas le cas, et on en vient vite à se demander à quoi rime ce premier chapitre, intense et choquant.
La suite nous présente d'autres personnages, une nouvelle intrigue se met en place et on se sent quelque peut déstabilisé. Pourtant le style vif et fluide de l'auteur, qui se soucie du détail et permet de visualiser les scènes, ainsi que la narration dynamique et équilibrée entraînent le lecteur dans les aventures de ces nouveaux personnages, avec en tête Val et Tonyo. Ecologistes activistes, ils vont s'investir pour la cause des aborigènes d'Australie et contre les mines d'Uranium qui détériorent leur environnement, leur santé, et leur volent leur terres. Helen ne tardera pas à réapparaître dans un rôle secondaire, plutôt effacée. L'organisation de lutte contre les mines s'organise et l'auteur nous en fait le récit en équilibrant préparations des actions et quotidien, puis décroche vite sur d'autres personnages. J'ai apprécié ce petit groupe d'écologistes engagés, solidaires et complices, qui savent se partager les tâches avec efficacité et qui s'attaquent avec intelligence, courage et sans violence, à bien plus forts qu'eux.

On se retrouve vite à suivre de nombreux personnages, tous impliqués, acteurs ou victimes des actions écologiques des activistes. Ils se croisent dans des circonstances plus ou moins heureuses et deviennent, de gré ou de force, impliqués dans l'intrigue. Pour mener son récit et gérer cette profusion de point de vue, l'auteur a choisi une narration externe, qui lui laisse une grande marge de manœuvre. Si celle-ci ne permet pas une immersion, en utilisant le regard des personnages, l'auteur nous emmène tout de même grâce à sa plume, et les deux intrigues qui finissent par se rejoindre. De plus, les dialogues vivants et naturels permettent de mieux cerner les personnages. Ceux-ci sont présentés de manière brève, mais complète : leurs origines, leur vie, leurs espoirs, les obstacles et les conflits.
L'auteur reste cependant omniscient, mène le récit à sa guise et se permet même de faire de commentaires, plus ou moins ironiques, voire cyniques, sur les situations présentées.
On s'aperçoit également qu'Helen (petite fille du départ), pourtant discrète sur la moitié du roman se trouve au centre de toutes les intrigues : les deux principales, ainsi que des sous-intrigues influant sur le dénouement de l'histoire.
Cette construction assez inhabituelle du récit fut fort intéressante à découvrir et à lire.

Le message passé par l'auteur est écologique, mais également anticolonialiste. Le mal fait aux aborigènes, le racisme constant à leur égard est omniprésent dans le récit. L'auteur aborde leur misère, leur manque de possibilités (peu de perspectives de travail et d'avenir), mais aussi leur culture et leurs rites ancestraux.
On note également de très nombreuses références musicales, certaines connues et d'autres moins. (J'ai aimé l'allusion à Sigur Ros que j'aime beaucoup, mais d'autres groupes cultes sont aussi cités).

Les paysages sont décrits de manière plutôt imagée et il semble parfois difficile de se les représenter. Pourtant le style tantôt pragmatique, tantôt poétique offre une idée -même si confuse- colorée de ceux-ci.
L'auteur garde tout de même le soucis du détail et malgré la gestion des deux intrigues et des sous-intrigues qui en découlent, mais aussi malgré les nombreux personnages, maîtrise son récit et ne laisse pas passer d'incohérence. J'ai noté tout de même quelques petites maladresses et erreurs d'orthographes non corrigées (peu nombreuses, et ne gêne pas à la lecture, mais qui m'ont tout de même interpellée)
Le dépaysement passe surtout par l'aspect culturel et social. L'ensemble n'échappe pas aux clichés : les blancs racistes, salauds et méprisants contre les aborigènes, les méchants contre les gentils. Un peu plus de nuances aurait pu ajouter de la profondeur à ce récit plaisant.

La fin est plutôt frustrante, non pas qu'elle soit illogique, bien au contraire, mais à l'image du récit elle révèle que gagner une bataille n'équivaut pas à gagner la guerre et l'ennemi est puissant. L'auteur n'épargne d'ailleurs pas ses personnages.

En conclusion, j'ai apprécié la construction du récit, même si elle m'a surprise au début. Le style très agréable de l'auteur nous emporte au fil des personnages attachants. Même si le discours est virulent, et que je ne connais pas la situation et ne peut juger son degré de pertinence, l'auteur sait nous convaincre et nous apprend beaucoup sur la situation aborigène en Australie. Ce fut donc une lecture très agréable et je remercie les éditions « Chemin Vert » et le forum « Au cœur de l'imaginarium » pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Jeu 7 Mai - 7:56



LUCIFUGES, de Jean-Baptiste DUCOURNAU





Romans polars et suspense

Quel est le lien entre une étrange prostituée péruvienne assassinée, un tueur à masque de chien armé d'une disqueuse qui signe ses crimes en décapitant des chats, une petite société high tech cotée dans un des trous noirs de la Bourse, un dentiste – ami d'enfance du commissaire en charge de l'enquête – dont le comportement se modifie entre chien et loup et qui disparaît à la nuit tombée, des amateurs de sensations fortes qui sillonnent les catacombes ? C'est ce que Augustin Cornélius – adepte forcené de la pêche au Sandre dans la Seine – et ses deux adjoints, Clara Demaistre - collectionneuse de boules à neige -, et Jean-Christophe Pereira – fan absolu de rétrogaming – vont devoir découvrir.
Lucifuge : en zoologie, se dit des espèces fuyant la lumière...
Un polar enjoué, au rythme endiablé !


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 412

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Jeu 7 Mai - 7:58

LUCIFUGES, de Jean-Baptiste DUCOURNAU

Critique de Malka

Le début du roman « Lucifuge » peut laisser le lecteur perplexe. On découvre un style plutôt lourd, car l’auteur cherche à en faire beaucoup trop, des descriptions interminables et beaucoup d’informations qui ne permettent pas de poser l’intrigue, même si le personnage principal se démarque par son parler direct et un peu trop franc et sa passion envahissante pour la pêche (un chapitre entier y est consacré). La façon de poser l’intrigue et les personnages ne semble pas naturelle, trop calculée.
Donc, le début peut sembler dissuasif pour le lecteur, qui doit s’accrocher pour trouver un style un peu plus fluide et pour s’habituer à la plume de l’auteur.

Les personnages du roman sont bien caractérisés, même si un peu stéréotypés. Ils manquent cependant de profondeur. On ne les voit pas vraiment évoluer du début à la fin du roman : ils restent les mêmes.
Ils ne manquent pourtant pas de répartie et les dialogues offrent des moments savoureux. Par moments, ils manquent toutefois de crédibilité, tant les interlocuteurs (surtout Cornélius, personnage principal) ont à cœur d’étaler leur savoir. Les réactions du commissaire Cornélius sont même parfois extrêmes et étranges, amenées par des coups d’humeur qui laissent le lecteur se demander s’il est vraiment sérieux.
On apprécie pourtant ses joutes verbales avec Joëlle, sa maîtresse. Leurs échanges romanesques amusent le lecteur. Clara, sa collègue, reste également une des rares personnes à lui tenir tête , contrairement à l’inspecteur Pereira, plutôt effacé.

Si les personnages tiennent la route, et si les dialogues et descriptions sont soignées (voire même à l’extrême), l’intrigue par contre peine à se développer. On oublie par moment quelle tournure prend l’enquête qui piétine et se noie sous d’autres détails. Elle nous mène à droite à gauche sans logique précise et il faut attendre la fin du roman pour qu’elle se mette en place et s’accélère.

Le roman prend place à Paris et l’auteur maîtrise l’espace à merveille, nous proposant des ballades dans ses rues, ses parcs, et même ses tous-terrains. J’ai particulièrement aimé la progression dans les catacombes.

En conclusion, le roman « Lucifuge » se centre sur son personnage principal, s’appuie sur un style qui se veut riche, mais manque de naturel. Le tout reste un peu artificiel et l’intrigue trop peu présente. Dommage, car les bases étaient intéressantes. Un roman plus centré sur l’intrigue et expurgé de ses détails inutiles aurait pu être très agréable.
Je remercie « Au cœur de l’imaginarium » et les éditions « Chemin vert » pour cette lecture.

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