Bienvenue au Cœur de l'Imaginarium !
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Editeur] Chemin vert éditions

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Dim 1 Mar - 11:07

ET DANS 150 ANS, de Pier MCGUILL

Critique de Petitehérissonne

Je viens de terminer la lecture de ce roman et je crois qu’il va être difficile d’en faire une critique correcte sans trop en dévoiler. Une seule certitude : ce roman est un vrai coup de cœur pour moi. Derrière un résumé bien mystérieux qui ne nous donne qu’un minimum d’informations se cache une très belle découverte.
L’intrigue est bien ficelée, le récit superbement bien écrit. Les personnages sont réalistes et détaillés et l’histoire fournie qui pourrait paraître compliquée, s’avère finalement fluide grâce au dosage parfait des informations qui nous sont communiquées.

Commençons donc par évoquer l’intrigue de départ : le suicide de Charlotte, une adolescente de 15 ans, retrouvée morte sous un pont. Rapidement, certains éléments laisseront penser qu’il pourrait en réalité s’agir d’un meurtre. Commence alors une enquête réalisée à la fois par le lieutenant Petit, mais également en parallèle, par une belle bande d’écorchés de la vie : Chris, ayant un lien particulier avec la victime, son amie Sarah, et le Vieux, dont l’identité restera secrète. Une enquête très plaisante qui embarque rapidement le lecteur, donnant un rythme soutenu à ce roman, et ponctuée de plusieurs brouillages de piste afin de garantir une ambiance de doute qui donne envie de tourner les pages pour enfin connaître la vérité.

J’ai beaucoup apprécié la présence de personnages authentiques dans ce roman, avançant du mieux qu’ils peuvent en portant leurs blessures, souvent enfouies profondément en eux. Je pense par exemple à Chris, ce jeune adolescent au physique d’Apollon qui porte en lui une souffrance et culpabilité dissimulée sous une belle apparence et une attitude avenante. Mais également à Béatrice, une infirmière scolaire qui fait de son mieux chaque jour pour aider des adolescents en
difficultés et qui s’avère finalement plus touchée par cette histoire qu’il ne le faudrait car celle-ci fait écho à son propre passé.

Cependant, tous les personnages sont des personnages travaillés, cohérents, ayant leur propre personnalité et leur propre univers qui ne peuvent pas nous laisser indifférents. Certains vont plutôt nous répugner ou davantage nous toucher comme ce lieutenant Petit, un homme empli d’humanité et souffrant parfois de ce que lui renvoit l’exercice de sa profession sur la nature humaine. Certains, encore, nous inspireront des sentiments ambivalents en fonction de l’évolution de la situation. J’ai beaucoup aimé le soin apporté aux personnages secondaires qui n’en sont pas moins intéressants et qui ont toute leur place au sein du récit.

Un des messages de ce récit a particulièrement retenu mon attention : celui nous rappelant l’importance de relativiser au quotidien. Celui-ci est porté par Béatrice, qui lors de ses moments de cafards, écoute la célèbre chanson de Raphaël (et dans 150 ans) pour se consoler et se souvenir que finalement les événements et nos choix n’auront pas forcément une trop grande importance si on les cantonne à ce qu’ils sont et que leur impact peut sembler dérisoire si on le considère à plus grande échelle.

«Sa méthode à elle. C’était parti d’un soir de déprime et d’un verre de trop. Elle écoutait la radio et avait entendu une chanson de Raphaël. Elle avait retenu quelques mots qui disaient que dans cent cinquante ans on ne se souviendrait pas « de la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix, de l’enfant qui se meurt… ». Et ces quelques vers l’avaient rassérénée, curieusement, la projetant dans un futur dans lequel ses choix de vie n’auraient plus aucune importance. Dès le lendemain, elle avait acheté le disque qu’elle avait caché au bas d’un meuble dans le salon et les soirs de cafard, elle l’écoutait comme un mantra pour remettre les choses à leur vraie place et sa vie à la sienne. »

En résumé, je ne trouve aucun aspect négatif à ce roman. Au contraire, j’ai même apprécié l’absence de clichés romantiques ou de dénouements trop simplistes dans les relations entre les personnages alors que c’est que j’aurais sûrement attendu dans un autre type de roman. Ici, j’ai simplement eu l’impression d’avoir laissé les personnages à un moment de leur vie qu’ils continueront encore de leur mieux mais après avoir évolués suite à cette histoire qui aura changé leur vision de la vie.

Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium ainsi que les Editions du Chemin Vert pour ce beau coup de cœur.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Jeu 12 Mar - 9:11



UN PASSÉ IMPARFAIT, d'Alain GALÈNE





Romans polars et suspense

Victime d'un chantage, Christophe Bournissac, acteur important de la finance parisienne, voit resurgir une affaire qu'il croyait définitivement enterrée.
Dans la mesure où les agissements et les comportements de certains des protagonistes de l'époque apparaissent aujourd'hui bien troublants, il se lance dans une enquête qui le mènera de Paris à Boston en passant par New York, Denver, San Diego et les îles Caïmans. Mais cette plongée dans le passé pourrait bien faire basculer le présent...


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 213

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Jeu 12 Mar - 9:16

UN PASSÉ IMPARFAIT, d'Alain GALÈNE

Critique de ninik

Chemin vert éditions base ses publications sur des concours, qui ont donné lieu, pour l'instant, à deux grosses salves de livres. J'avais lu quelques ouvrages de la série de sorties précédente et, bien que les livres s'étaient laissé lire sans déplaisir, ils n'avaient pas laissé de souvenir impérissable. C'est donc avec quelques appréhensions que je me suis lancé dans la lecture d'Un Passé imparfait, d'Alain Galène, premier livre de cette deuxième série de sorties que je découvre, et premier roman de son auteur.
Et, hélas, les mêmes problèmes sont apparus. L'auteur en étant à son premier essai littéraire, il convient bien entendu de nuancer, et il est possible que, par la suite, il corrige ses défauts. Cependant, en l'état, une certaine maladresse de style est perceptible. D'une part, l'auteur ne décrit que rarement les décors, paysages et lieux que fréquentent les personnages (et vu que le héros se rend dans de nombreux lieux des Etats-Unis, que les îles caïmans sont visitées, entre-autre, il est dommage que le côté exotiques de tous ces endroits ne ressorte pas). Il s'attache cependant, et c'est une bonne chose, à développer les circonvolutions financières, inhérentes à cette enquête dans la haute finance, mais sans utiliser de notions trop complexes. Ainsi, un lecteur peu habitué à cet univers ne sera pas perdu. En ce qui concerne les dialogues, ils restent quelque peu maladroits et la manière dont ils sont amenés manquent grandement de fluidité, et ils dénotent une certaine naïveté assez surprenante et gênante, du fait de l'univers dans lequel se passe l'histoire – mais j'y reviendrai. Dans l'édition du livre, quelques petits soucis sont aussi à noter. Ainsi, quand les dialogues s'étendent sur plusieurs paragraphes sans changement d'interlocuteur, il n'y a aucun signe indicateur que nous ne sommes pas basculés dans de la narration, et il est à souligner plusieurs erreurs de concordance des temps.
L'histoire, comme je le disais, se situe dans le monde de la grande finance, notre héros gérant des portefeuilles, et il est censé être terriblement doué en la matière. Quand on commence à exercer sur lui un chantage en rapport à une affaire remontant à treize ans auparavant, il décide de ne pas se laisser faire. Ilt fait appel à son meilleur ami, qui le considère comme son frère, et ils vont creuser cette histoire, qui cache en fait un sombre trafic. En parallèle, notre héros rencontre une jeune femme sur internet, et ils tombent très vite amoureux.
C'est ainsi que rapidement, nous découvrons l'autre gros soucis de ce récit, la naïveté et le manichéisme général. En effet, cet univers de la grande finance devrait être plus trouble, peuplé de gens pas toujours très clair, manipulateurs, et à l'esprit retors. Ici, nous découvrons les gentils, avec le héros (bien qu'il cache quelques roublardises qui mèneront au retournement de situation final), son meilleur ami, et la femme qui l'aime (ils ne se connaissent que depuis peu, mais elle est déjà prête à tout pour lui). Et de l'autre, le méchant, qui se dit très rapidement méchant, et se comporte comme tel (il ne lui manque que le rire sardonique et la présence d'un chat qu'il caresse alors qu'ils ricane au téléphone) et qui, bien évidemment, trempe dans une sale affaire de drogue. A cela s'ajoute le chantage exercé sur Christophe, le héros. Quand la demoiselle qui lui donne rendez-vous lui annonce qu'elle veut qu'il l'épouse avec partage des biens en échange de son silence, le livre manque de nous tomber des mains, tant cela semble peu crédible. D'autant que Christophe se rend à ce rendez-vous en sachant qu'on va le faire chanter, et qu'il n'a pas la présence d'esprit d'enregistrer la conversation.
C'est ce qui surprend le plus. Les personnages sont naïfs et ne parlent jamais par énigme, n'agissent pas dans le dos. Ils interrogent clairement, ne cachent presque jamais leurs motivations (et dans ce cas cela ne dure pas longtemps), font toujours confiance, et cela ne les dessert pas, puisque leur interlocuteur ne dissimule pas ses motivations. De même, quand certains, après que le méchant ait fait tuer une jeune femme qui s'approchait trop de lui, enquêtent sérieusement pour le faire tomber, personne n'essaie de les éliminer, et l'enquête est résolue avec une facilité déconcertante.
Ainsi, le livre, assez court, se lit assez vite et sans déplaisir, mais une certaine maladresse dans la construction et les personnages empêche de vraiment se plonger dans cette enquête, qui sera vite oubliée.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Sam 11 Avr - 15:05



LA TRIBU DES DERNIERS ROMANTIQUES, de Jocelyn PEYRET





Romans polars et suspense

En voyage dans le bush australien Kilo et son chien Pinard sont embarqués malgré eux dans une enquête qui les oblige à se coltiner des policiers bedonnants et une industrie du nucléaire prise à partie par des militants internationaux.
Ils partageront la route d'aborigènes en lutte pour leur souveraineté et opposés à des projets de mines d'uranium sur leur territoire habité de nombreuses légendes.


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 192

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Sam 11 Avr - 15:06

LA TRIBU DES DERNIERS ROMANTIQUES, de Jocelyn PEYRET

Critique de Malka

Le récit débute sur une scène d'une grande violence. Une femme se fait violer et tuer devant les yeux de ses enfants, Helen et Jimmy. On s'attend à retrouver ensuite ces deux enfants, mais ce n'est pas le cas, et on en vient vite à se demander à quoi rime ce premier chapitre, intense et choquant.
La suite nous présente d'autres personnages, une nouvelle intrigue se met en place et on se sent quelque peut déstabilisé. Pourtant le style vif et fluide de l'auteur, qui se soucie du détail et permet de visualiser les scènes, ainsi que la narration dynamique et équilibrée entraînent le lecteur dans les aventures de ces nouveaux personnages, avec en tête Val et Tonyo. Ecologistes activistes, ils vont s'investir pour la cause des aborigènes d'Australie et contre les mines d'Uranium qui détériorent leur environnement, leur santé, et leur volent leur terres. Helen ne tardera pas à réapparaître dans un rôle secondaire, plutôt effacée. L'organisation de lutte contre les mines s'organise et l'auteur nous en fait le récit en équilibrant préparations des actions et quotidien, puis décroche vite sur d'autres personnages. J'ai apprécié ce petit groupe d'écologistes engagés, solidaires et complices, qui savent se partager les tâches avec efficacité et qui s'attaquent avec intelligence, courage et sans violence, à bien plus forts qu'eux.

On se retrouve vite à suivre de nombreux personnages, tous impliqués, acteurs ou victimes des actions écologiques des activistes. Ils se croisent dans des circonstances plus ou moins heureuses et deviennent, de gré ou de force, impliqués dans l'intrigue. Pour mener son récit et gérer cette profusion de point de vue, l'auteur a choisi une narration externe, qui lui laisse une grande marge de manœuvre. Si celle-ci ne permet pas une immersion, en utilisant le regard des personnages, l'auteur nous emmène tout de même grâce à sa plume, et les deux intrigues qui finissent par se rejoindre. De plus, les dialogues vivants et naturels permettent de mieux cerner les personnages. Ceux-ci sont présentés de manière brève, mais complète : leurs origines, leur vie, leurs espoirs, les obstacles et les conflits.
L'auteur reste cependant omniscient, mène le récit à sa guise et se permet même de faire de commentaires, plus ou moins ironiques, voire cyniques, sur les situations présentées.
On s'aperçoit également qu'Helen (petite fille du départ), pourtant discrète sur la moitié du roman se trouve au centre de toutes les intrigues : les deux principales, ainsi que des sous-intrigues influant sur le dénouement de l'histoire.
Cette construction assez inhabituelle du récit fut fort intéressante à découvrir et à lire.

Le message passé par l'auteur est écologique, mais également anticolonialiste. Le mal fait aux aborigènes, le racisme constant à leur égard est omniprésent dans le récit. L'auteur aborde leur misère, leur manque de possibilités (peu de perspectives de travail et d'avenir), mais aussi leur culture et leurs rites ancestraux.
On note également de très nombreuses références musicales, certaines connues et d'autres moins. (J'ai aimé l'allusion à Sigur Ros que j'aime beaucoup, mais d'autres groupes cultes sont aussi cités).

Les paysages sont décrits de manière plutôt imagée et il semble parfois difficile de se les représenter. Pourtant le style tantôt pragmatique, tantôt poétique offre une idée -même si confuse- colorée de ceux-ci.
L'auteur garde tout de même le soucis du détail et malgré la gestion des deux intrigues et des sous-intrigues qui en découlent, mais aussi malgré les nombreux personnages, maîtrise son récit et ne laisse pas passer d'incohérence. J'ai noté tout de même quelques petites maladresses et erreurs d'orthographes non corrigées (peu nombreuses, et ne gêne pas à la lecture, mais qui m'ont tout de même interpellée)
Le dépaysement passe surtout par l'aspect culturel et social. L'ensemble n'échappe pas aux clichés : les blancs racistes, salauds et méprisants contre les aborigènes, les méchants contre les gentils. Un peu plus de nuances aurait pu ajouter de la profondeur à ce récit plaisant.

La fin est plutôt frustrante, non pas qu'elle soit illogique, bien au contraire, mais à l'image du récit elle révèle que gagner une bataille n'équivaut pas à gagner la guerre et l'ennemi est puissant. L'auteur n'épargne d'ailleurs pas ses personnages.

En conclusion, j'ai apprécié la construction du récit, même si elle m'a surprise au début. Le style très agréable de l'auteur nous emporte au fil des personnages attachants. Même si le discours est virulent, et que je ne connais pas la situation et ne peut juger son degré de pertinence, l'auteur sait nous convaincre et nous apprend beaucoup sur la situation aborigène en Australie. Ce fut donc une lecture très agréable et je remercie les éditions « Chemin Vert » et le forum « Au cœur de l'imaginarium » pour ce partenariat.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Jeu 7 Mai - 7:56



LUCIFUGES, de Jean-Baptiste DUCOURNAU





Romans polars et suspense

Quel est le lien entre une étrange prostituée péruvienne assassinée, un tueur à masque de chien armé d'une disqueuse qui signe ses crimes en décapitant des chats, une petite société high tech cotée dans un des trous noirs de la Bourse, un dentiste – ami d'enfance du commissaire en charge de l'enquête – dont le comportement se modifie entre chien et loup et qui disparaît à la nuit tombée, des amateurs de sensations fortes qui sillonnent les catacombes ? C'est ce que Augustin Cornélius – adepte forcené de la pêche au Sandre dans la Seine – et ses deux adjoints, Clara Demaistre - collectionneuse de boules à neige -, et Jean-Christophe Pereira – fan absolu de rétrogaming – vont devoir découvrir.
Lucifuge : en zoologie, se dit des espèces fuyant la lumière...
Un polar enjoué, au rythme endiablé !


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 412

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   Jeu 7 Mai - 7:58

LUCIFUGES, de Jean-Baptiste DUCOURNAU

Critique de Malka

Le début du roman « Lucifuge » peut laisser le lecteur perplexe. On découvre un style plutôt lourd, car l’auteur cherche à en faire beaucoup trop, des descriptions interminables et beaucoup d’informations qui ne permettent pas de poser l’intrigue, même si le personnage principal se démarque par son parler direct et un peu trop franc et sa passion envahissante pour la pêche (un chapitre entier y est consacré). La façon de poser l’intrigue et les personnages ne semble pas naturelle, trop calculée.
Donc, le début peut sembler dissuasif pour le lecteur, qui doit s’accrocher pour trouver un style un peu plus fluide et pour s’habituer à la plume de l’auteur.

Les personnages du roman sont bien caractérisés, même si un peu stéréotypés. Ils manquent cependant de profondeur. On ne les voit pas vraiment évoluer du début à la fin du roman : ils restent les mêmes.
Ils ne manquent pourtant pas de répartie et les dialogues offrent des moments savoureux. Par moments, ils manquent toutefois de crédibilité, tant les interlocuteurs (surtout Cornélius, personnage principal) ont à cœur d’étaler leur savoir. Les réactions du commissaire Cornélius sont même parfois extrêmes et étranges, amenées par des coups d’humeur qui laissent le lecteur se demander s’il est vraiment sérieux.
On apprécie pourtant ses joutes verbales avec Joëlle, sa maîtresse. Leurs échanges romanesques amusent le lecteur. Clara, sa collègue, reste également une des rares personnes à lui tenir tête , contrairement à l’inspecteur Pereira, plutôt effacé.

Si les personnages tiennent la route, et si les dialogues et descriptions sont soignées (voire même à l’extrême), l’intrigue par contre peine à se développer. On oublie par moment quelle tournure prend l’enquête qui piétine et se noie sous d’autres détails. Elle nous mène à droite à gauche sans logique précise et il faut attendre la fin du roman pour qu’elle se mette en place et s’accélère.

Le roman prend place à Paris et l’auteur maîtrise l’espace à merveille, nous proposant des ballades dans ses rues, ses parcs, et même ses tous-terrains. J’ai particulièrement aimé la progression dans les catacombes.

En conclusion, le roman « Lucifuge » se centre sur son personnage principal, s’appuie sur un style qui se veut riche, mais manque de naturel. Le tout reste un peu artificiel et l’intrigue trop peu présente. Dommage, car les bases étaient intéressantes. Un roman plus centré sur l’intrigue et expurgé de ses détails inutiles aurait pu être très agréable.
Je remercie « Au cœur de l’imaginarium » et les éditions « Chemin vert » pour cette lecture.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Editeur] Chemin vert éditions   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Editeur] Chemin vert éditions
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au Cœur de l'Imaginarium :: Partenariats :: Partenaires-
Sauter vers: