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 [Editeur] l'ivre-book

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ninik

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MessageSujet: [Editeur] l'ivre-book   Lun 16 Juin - 9:50



L'Ivre-Book




Editions exclusivement numériques dans le domaine du roman, du conte et de la nouvelle, parcourant le fantastique, le policier, la fantasy, le thriller, la SF, l'érotisme, la littérature contemporaine, l'historique.

Sans vouloir révolutionner le monde de l'édition, nous désirons établir des relations de confiance entre nous, les auteurs et les lecteurs, proposer des livres numériques intéressants, à des prix corrects et pour lesquels les auteurs seront rémunérés honnêtement.



  • Site : http://www.livre-book-63.fr/

  • Facebook : https://www.facebook.com/ivrebook



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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 16 Juin - 9:57



Le Monde de la Terre Creuse - 1 : Svastika, d'Alain Paris





Le Reich a 799 ans. Pour célébrer les fêtes du huitième centenaire, les principaux seigneurs et junkers de l'empire se rendent à l'Obersalzberg.
Des délégations des royaumes qui se partagent la Terre avec le Reich sont également invitées à cette cérémonie. C'est un long voyage pour le Graf Ulrich von Hagen, maître du Domaine de Voroniklovo, son fils Arno et sa suite. Un voyage attrayant et tranquille qui se déroulera dans une ambiance de fête. Malheureusement, une fois sur place, les évènements ne se dérouleront pas comme prévus…
Profitez de cette réédition numérique du Monde de la Terre Creuse d’Alain Paris pour vous plonger dans cet univers de fantasy uchronique fascinant.



  • Genre : uchronie
  • Nombre de pages : 236
  • Format : numérique



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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 16 Juin - 9:57

Le Monde de la Terre Creuse - 1 : Svastika, d'Alain Paris

Critique d'Illion (à lire aussi sur son blog ici)

Je souhaite tout d'abord remercier les éditions L'ivre-Book pour ce partenariat fort intéressant. Quand je me suis inscrite sur le forum Au coeur de l'Imaginarium pour ce livre, je pensais qu'il s'agissait de la réédition au format numérique d'un livre plutôt récent mais relativement inconnu. Troublée par le titre, je me suis mise à faire des recherches (succinctes) sur les Théories de la Terre Creuse. Que ne fus-je pas surprise d'y trouver mention de l'ouvrage comme faisant partie d'une grande saga de dix tomes publiés par Alain Paris à la fin des années 90 ! :-o

Originellement publiée chez Fleuve noir dans le rayon anticipation, la saga est aujourd'hui plutôt classée parmi les ouvrages de fantasy et/ou d'uchronie. Le point de départ est très simple, vous l'avez lu un peu plus haut dans le résumé : le Troisième Reich d'Hitler a gagné la Seconde Guerre Mondiale et entre dans son huitième centenaire d'existence. Si ce postulat place clairement le livre dans les uchronies, on voit mal au premier abord (i.e en se basant uniquement sur le résumé) ce que vient faire la fantasy là-dedans.

C'est justement une des premières choses qui m'a gêné dans ce livre. Mais soyons clair : la gêne dont il est ici question est propre à l'univers mis en place par l'auteur. Il ne s'agit aucunement d'une appréciation négative. En effet le scénario se dévoile dans un monde moyenâgeux ou début Renaissance. On sait que c'est le futur mais on se retrouve face à une régression sociétale proprement choquante par rapport à ce qu'elle était en 1945. On est approximativement en 2745 et au lieu d'avoir une technologie qui a évolué c'est comme si on avait tout redémarré à zéro, sans que le lecteur parvienne (au début tout du moins) à en comprendre la raison. Qui plus est, lors d'un dialogue au cours d'un repas entre différents personnages, on nous dit que "nous" (les humains de ce Reich du futur) vivons à l'intérieur de la Terre, sur la surface concave de la croûte terrestre. Nous serions donc passé en 800 ans de la surface au sous-sol de la Terre. Soit. Mais pourquoi dans ce cas les scientifiques de ce monde (les astrologues) disent-ils qu'aux Pôles il est possible de communiquer avec d'autres sphères ? Je dois dire que dans les premières pages, j'étais bien perdue. Je confrontais ce que nous savons aujourd'hui du monde à ce que l'auteur nous révélait du sien et les deux étaient si différents que j'en ressentais une sorte de panique asphyxiante, tant je trouvais cela illogique et insensé.

La réponse a fini par venir, en partie, du personnage de l'astrologue attitré du Graf von Hagen, qui nous explique l'histoire du Reich de la Terre Creuse. Il y a bien eu une victoire, mais a un prix exorbitant qui a conduit le monde dans un âge de ténèbres duquel est sorti le monde actuel, avec une géographie profondément modifiée, bien que l'auteur ait pris soin d'utiliser des points de repères connus du public. Néanmoins une petite carte en début d'ouvrage aurait été appréciable. Dans ce nouveau monde il n'y a pas de religion et les événements du passé sont perçus et racontés dans une veine épique surprenante pour quelqu'un qui en connaît la vérité. Le décalage entre ce que savent les personnages et ce que le lecteur sait réellement crée une atmosphère oppressante. On pourrait en rire si ce n'avait pas été si dramatique. Cette vision épique des choses est induite par l'univers moyenâgeux, mais je suis néanmoins horrifiée à l'idée qu'un jour quelqu'un pourrait effectivement penser cela. Car c'est l'oubli de l'Histoire et la propagande poussée à l'extrême pour appliquer les idéaux du "Premier Empereur" qui ont conduit à cette vision des faits. Il n'y a pas de religion mais le "Premier" est devenu un Dieu dont les "Hauts-Faits" sont des légendes et partie intégrante de la mythologie du Reich. On peut d'ailleurs rapprocher cette mythologie des mythologies nordiques par moment.

Ce tome de la saga est un tome d'introduction. Fondamentalement il ne se passe pas grand chose si ce n'est la déchéance du personnage principal, qui doit servir d'élément déclencheur et de catalyseur pour une vengeance à venir dans les tomes suivants (eh flûte me voilà condamner à lire la suite T_T...). Cette déchéance est dû à une dénonciation calomnieuse d'un autre personnage, dénonciation entraînant une grande purge, digne de Staline, dans la famille d'Arno von Hagen. Certains personnages sont en effet accusés de fomenter un complot contre l'Empereur, pour donner l'indépendance au Protectorat d'Ukraine. Bien que n'ayant suivi les événements que de manière épisodique, je ne peux m'empêcher de noter une similitude avec ce qui se passe en Ukraine en ce moment. Je ne sais pas si Alain Paris fut réellement visionnaire sur ce coup-là, mais la coïncidence mérite d'être remarquée. Concernant le "complot", l'Empereur est lucide sur la situation. Il laisse néanmoins faire la Sainte-Vehme (sorte de police politique, à la fois juge et bourreau, comme la Gestapo) sans réagir. Est-il prisonnier de son rôle ou a-t-il peur de la Sainte-Vehme ? Quoiqu'il en soit, dans ce monde sombre et oppressant que nous décrit Alain Paris, on remarque que même l'utopie nazie pleinement réalisée est soumise à l'influence des "déités" du Pouvoir et de l'Ambition et sur l'autel desquelles des innocents sont sacrifiés comme le héros.

On peut donc dégager de ceci plusieurs catégories de "pouvoirs" :
- la Sainte-Vehme, comparable à la Gestapo et dont le nom seul inspire la terreur
- un pouvoir scientifico-religieux, garant de la vérité et de la connaissance du monde, à travers les astrologues. Ce pouvoir représente néanmoins les théories officielles et donc la propagande.
- un pouvoir scientifique dissident en la personne d'Urien (il y en a sans doute plus mais c'est à voir dans les prochains livres) dont l'opinion sur le monde est différent
- un pouvoir (?) révolutionnaire. Arno von Hagen en est vraisemblablement le caractère principal mais pour l'instant cet aspect est seulement suggéré et très peu développé.

Ayant fait mes petites recherches, j'ai appris que l'auteur avait été fortement décrié sur cette saga, accusé de faire l'apologie du nazisme. On ne peut pas donner tort aux détracteurs : ce qui est évoqué est proprement révoltant. Et c'est révoltant parce que c'est plausible. C'est la grande force d'Alain Paris, qu'on peut (à mon avis) comparer à Terry Pratchett de ce point de vue là : construire un monde fictif suffisamment cohérent pour qu'il nous semble vivant. Bien sûr ici il y a la dérision et l'humour en moins, au profit d'un monde sombre, violent, oppressant et étouffant, car telles sont les dictatures et les dystopies. Car je crois qu'on peut parler ici de dystopie. Je n'en dévoilerais pas plus sur le livre si ce n'est pour dire que je suis admirative de la richesse et de la complexité qu'a réussi à mettre en place l'auteur.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 26 Juin - 7:55



Fenja - Les Dits du Midgardr 2, de Manuel Essard





Depuis des temps immémoriaux, bien avant le Ragnarøkkr même, les hommes du Midgardr et les Thurses étaient ennemis, saisissant la première occasion pour se battre. On ne comptait plus les destructions de borg ou de campements.
Les mortels calquant leur attitude sur celle des Dieux morts, il ne pouvait y avoir d'issue favorable à cette haine ancestrale...
Fenja, seconde femme du smidr du village de la forêt, vivait heureuse.
Mais, trois jours auparavant, une troupe de jarl avait investi le village dans un fracas de grésjárn, de feu et de cris.
Voici enfin le second volume des Dits du Midgardr de Manuel Essard, fabuleuse saga épique où la fureur du vent du nord emportera tout sur son passage.



  • Genre : aventure/fantasy

  • Nombre de pages : 66

  • Format : numérique




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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 26 Juin - 7:56

Fenja - Les Dits du Midgardr 2, de Manuel Essard

Critique de Youplala

Ayant déjà lu le premier tome de la série " Les Dits du Midgardr " je me suis proposée pour lire la suite. J'avais beaucoup apprécié le premier tome, et j'étais très enthousiaste à l'idée de me replonger dans le monde Nordique de l'auteur.

L'héroïne de cette histoire est Fenja, une femme poursuivie par des hommes à la suite de l'attaque de son village. Alors qu'elle tente d'échapper à ses poursuivants, elle disparaît soudain du lieu où elle se trouve. C'est alors qu'elle se retrouve dans un endroit magique, caché et qu'elle se découvre une nouvelle destinée.

Il y a peu d'action dans ce tome mis à part la poursuite. Et encore elle reste très succincte. Par rapport au premier volet, le personnage est moins élaboré à mon sens, mais reste tout de même intéressant. Fenja aurait gagné à être un peu plus décrite, et son personnage un peu plus poussé.
Un point un peu négatif, c'est que contrairement au premier tome, les termes de la mythologie nordique sont utilisés très fréquemment et pour les personnes qui ne s'y connaissent pas, la lecture devient par moment laborieuse. Autant la première fois j'avais trouvé que cela faisait le charme du livre, autant cette fois-ci cela en retire un peu. Mais on note tout de même que le langage utilisé facilite l'immersion dans ce monde si peu commun.
De nouveau la présence du lexique présent à la fin du livre permet de s'y retrouver, même s'il est dommage de devoir s'y reporter autant. Toutefois même si le vocabulaire peut perturber, on ne peut pas retirer à l'auteur son écriture, fluide agréable et parfois poétique.

Par contre l'auteur maîtrise toujours autant la description et la création d'un environnement particulier. Effectivement on est tout de suite transporté dans ce monde qui n'est pas commun en lecture. Toute cette neige, ces paysages froids créent un climat étrange auquel nous ne sommes pas habitués mais qui n'est pas désagréable pour autant. C'est une ambiance agréable à découvrir et qui donne envie de prolonger la lecture ne serait-ce que pour s'imaginer le lieu.

Tout comme le premier tome, celui ci annonce une suite que je ne manquerais pas de lire puisque cela reste une lecture très agréable et différente de ce que l'on peut voir en ce moment.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 31 Juil - 11:16



La Main du diable et autres contes macabres, de Gaëlle Dupille





La main du diable et autres contes macabres se veut un hommage aux films et romans d’horreur qui ont bercé l’adolescence de l’auteur.

Vous avez adoré sa Première Colonie, dans un tout autre genre, vous serez séduits par ces trois longs textes de Gaëlle Dupille.

Dans La Main du diable, un médecin britannique se voit proposer un étrange pacte avec Satan après le décès de son épouse.
Avec La Poupée, une paisible famille québécoise va voir sa vie basculer dans la terreur après la découverte d'une mystérieuse poupée.
Dans L'Homme en noir, Anne et Daniel font connaissance dans un hôpital de Montréal après avoir été tous deux attaqués chez eux par un étrange homme vêtu de noir.



  • Genre : horreur

  • Nombre de pages : 228

  • Format : numérique







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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 31 Juil - 11:18

La Main du diable et autres contes macabres, de Gaëlle Dupille

Critique de Hinahon (à lire aussi sur son blog ici)

Ce recueil est pour moi une vraie réussite. Oui certains pourront dire que j'ai gâché ma critique en donnant trop vite mon avis... Mais si un avis se limitait à un « j'ai aimé » ou « je n'ai pas aimé » ce serait triste non ?
Donc oui c'est une réussite. L'auteur a un style qui m'a vraiment plu. Elle sait assez développer son histoire pour vous laisser comprendre certains points importants sans que cela ne gâche tout. Et pour moi cela est vraiment très bon signe ! Les histoires s'appuient pas mal sur des classiques du genre mais justement remis au goût du jour. Je pense franchement suivre le travail de cet auteur qui pour moi mérite d'être connue.

La main du diable :
Cette histoire est certes horrifique, mais elle est aussi très triste. On se retrouve au moment des procès pour sorcellerie. C'est l'histoire tragique d'un homme qui va tout perdre et qui va oser vendre son âme au diable pour assouvir sa vengeance.
J'ai aimé la construction de cette histoire. On commence par un petit peu d'histoire d'arrière plan. On apprend que les procès pour sorcellerie se succèdent et cela a une grande importance dans l'histoire. On apprend aussi qu'un homme par la passé a été victime de ce genre de procès. Cependant, par moment, la frontière entre victime et coupable est bien mince, et se sera le cas ici.
Notre homme va facilement passer du statut de victime à celui d'assassin pour en quelque sorte redevenir une victime à la fin.
Si le premier homme a utilisé les pouvoirs maléfiques à des fins presque triviales, le principal protagoniste nous fait nous interroger sur leur nécessité...
En effet, même si pactiser avec le Diable en personne et s'en servir pour se venger est répréhensible (et peu conseillé), l'auteur nous fait tellement nous attacher à son « héros » que j'en suis presque venue à comprendre l'action de l'homme. Et pour peu, à sa place, j'aurais fait la même chose.
L'auteur nous fait tellement nous attacher à cette famille (même si pourtant on ne la côtoie pas longtemps – ce qui montre la très bonne écriture de l'auteur selon moi) qu'on voudrait limite nous aussi nous venger. Cette histoire a aussi une partie morale.
L'homme, en se vendant au Diable, va perdre son âme et changer définitivement. La frontière est très mince entre le Bien et le Mal et l'auteur nous rappelle ici que l'on peut très vite basculer, et que même le plus respectable des hommes peut, sous certaines circonstances, lui aussi tomber.
J'ai aussi vraiment apprécié que l'histoire ne se termine qu'en partie à la fin. Cette fin reste ouverte et cela laisse planer cette atmosphère pesante, le mauvais côté étant que ça me donnerait envie de lire une suite qui n'existe pas forcément.
Cette nouvelle est pour moi une très belle réussite, accessible à la majorité grâce à son absence de gore (très peu de choses vraiment graphiques dans cette nouvelle, ou alors assez peu décrites pour vraiment choquer). Cette histoire n'est peu être pas horrifique, mais je pense que c'est ce qui pour moi, l'a rendu encore plus intéressante. L'horreur est présente, mais pas de façon brutale, amenée doucement, comme un voile de brouillard qui se déposera doucement sur le paysage. Et sur moi, ce genre de choses marche beaucoup plus que de me présenter des torrents de sang directement...


La poupée :
Voici un grand classique des histoires d'horreur... Une histoire avec une poupée ! Pour tous les gens qui comme moi « adorent » les histoires avec des poupées ou pantins maléfiques, vous adorerez cette histoire.J'ai vraiment une relation d'amour / haine avec ces poupées... Je les trouve terrifiantes (par exemple dans la saga Saw, à choisir, c'est encore la poupée sur son tricycle qui me fait le plus flipper...) et pourtant j'adore les histoires où elles apparaissent.
Et encore une fois, cette histoire ne m'a pas déçu. Certes, on s'attend parfois à ce qui va arriver, mais pas dans un sens négatif... D'habitude, on sent se qui va se passer et du coup cela gâche l'histoire. Pourtant ici, même si on est conscient de ce qu'il se passe, cela ne gâche rien. On attend toujours la suite car il y a un mystère qui flotte. On veut comprendre l'histoire de cette poupée. D'où vient elle, comment une « si belle poupée » (de part la description elle a l'air très belle en effet) peut être finalement aussi horrible. L'auteur a su m'emmener dans l'histoire. Je me suis attachée à la famille et donc j'ai suivi leurs mésaventures jusqu'à la fin. Tout au long de l'histoire, on est dans une atmosphère très glauque, et l'auteur arrive à jouer avec nos sentiments. En effet, il y a toujours une lueur d'espoir, qui est utilisée comme un clignotant. On la voit puis on la perd pour la revoir plus loin. Le fait que tout espoir n'est jamais vraiment perdu nous fait tenir jusqu'à la fin avec l'envie immense de savoir ce qu'il va finalement se passer.
Même si la fin semble assez fermée, je dois avouer que je ne serais pas surprise qu'elle ne soit pas vraiment terminée... En tout cas, à voir avec la dernière nouvelle mais pour l'instant, ce recueil me donne vraiment envie de suivre les travaux de cet auteur !

L'homme en noir :
Cette nouvelle est pour moi très bien écrite. Tout le long, l'auteur m'a amené à me poser beaucoup de questions... Dans cette nouvelle, la frontière entre le réel et le fantastique est très mince. On bascule de l'un à l'autre très souvent. On suit deux personnages qui sont perdus dans ce paradoxe. On les croit souvent aux portes de la folie. Tout le long, on retrouve la présence d'un mystérieux homme en noir. Même si je me suis vite douté de l'identité de cette personne, l'auteur a su apporter assez d'importance à l'histoire elle même pour que l'identité de cet homme en noir ne soit pas le seul intérêt. Bien au contraire. Même s'il reste le centre de l'histoire, j'ai été tellement captivée par ce qui arrivait aux deux personnages principaux que connaître l'identité de ce troisième protagoniste n'a rien gâché pour moi. Par contre, même si j'ai adoré l'histoire, je dois avouer que j'ai mis du temps à la lire. L'ambiance est assez pesante et donc j'ai eu besoin de faire des « breaks » dans ma lecture. Mais pour moi c'est vraiment un bon point, cela montre que l'auteur sait vraiment s'y prendre pour écrire ce genre de choses ! La fin est vraiment géniale ! Je ne peux pas vous en dévoiler trop, bien sur, mais même si vers la fin on commence à avoir une idée du point final, elle est très bien orchestrée. Tout trouve enfin un sens et pourtant.... pourtant, on reste avec la sensation bizarre que même si toute cette histoire est finie, il y a sans doute bien plus derrière tout ça ! Au final, je dois avouer que j'ai apprécié tous les personnages, et le personnage le plus sombre est sans doute pour moi le plus réussi. Présent juste assez, sans l'être trop pour gâcher son aura, il est très bien décrit, et pour moi, l'auteur a su lui donner une très grande dimension mystique qui continuera à vous hanter en partie même après la fin du recueil.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 12 Aoû - 21:23



La Malédiction de Tessa, de Sylvain Desvaux





Oubliez les vampires romantiques, invincibles et végétariens, propriétaires de somptueuses maisons victoriennes !

Oubliez le dandy de la nuit aux canines pointues, à la cape de velours et à l’âme tourmentée !

Découvrez maintenant les soiffards qui s’assument en tant que monstres, hantent les caves des HLM, ne respectent aucun code moral, et font de la mort un jeu. Leurs rêves les hantent à tout jamais. Ils ont bradé leur âme contre la vie éternelle et l’horreur du quotidien.

Découvrez Tessa, une fille de la nuit, qui hésite encore à jeter son humanité aux orties.

Mais, à la fin de l’histoire, posez-vous une question : le monstre est-il bien celui qui le paraît ?



  • Genre : fantastique
  • Nombre de pages : 58
  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 12 Aoû - 21:25

La Rédemption de Tessa, de Sylvain Desvaux

Critique de Maliae

Merci au forum au coeur de l'Imaginarium et à la maison d'édition L'ivre-Book pour ce partenariat. 

Il s’agit ici d’une nouvelle qui parle de vampires. Mais pas des vampires comme on peut le voir dernièrement. Non, ici les vampires sont plutôt violents, ils peuvent tuer des humains pour se nourrir, et cela sans regret. Des vampires qui ne sortent pas le jour, mais qui sont également touchés par la lune – et l’explication est très bien donnée. Une mythologie assez intéressante, où les vampires vivent en clan et cherche à nourrir tout le clan quand ils prennent du sang, et où on va découvrir le personnage de Tessa, une vampire d’à peine cent ans, qui a inventé un moyen de prélever le sang sans que ça ne se remarque.

            Que dire de cette nouvelle ? Je me suis ennuyée ferme en la lisant. J’ai trouvé qu’on savait trop vite qui était Tessa, que l’histoire avançait peu, les retours en arrière sur la vie de Tessa ne m’ont pas tellement intéressé, et si les passages gores apportent de l’action, je n’y ai pas trouvé tellement d’intérêt. J’ai trouvé ça assez exagéré à dire vrai, certes Tessa est une vampire, elle ne va pas faire dans la dentelle, mais j’ai eu quand même l’impression que c’était assez forcé.

            Il y a un peu de suspens, apporté par les nombreux retours en arrière sur la vie de Tessa, mais également sur quelque chose qu’elle va vivre lors de sa soirée baby sitting et qui va doucement prendre son sens à la toute fin de l’histoire, c’est intéressant parce que ça donne envie de continuer le récit. On va se demander ce qu’elle a pu vivre qui l’a conduite à devenir vampire et ce qu’elle ressent à propos de cela. Et puis l’événement qui va se dérouler lors de sa soirée va nous questionner, nous donner envie d’en savoir plus sur les événements et nous conduire jusqu’à la fin pour la révélation.

            Néanmoins j’étais trop ennuyée par le récit pour vraiment m’attacher à cette part de suspens, cela n’a guère réanimé mon intérêt pour la nouvelle.  

Je n’ai pas tellement apprécié le personnage de Tessa, elle se pose beaucoup de questions sur sa condition de vampire, sur le fait qu’elle n’a pas de regret de tuer des humain, elle repense à sa vie d’avant, à Sven (celui qui l’a transformé), à ce qu’on ressent en tant que vampire. C’est à travers elle qu’on découvre la mythologie, et même si certaines choses étaient originales, j’ai trouvé Tessa en elle-même plutôt ennuyante et un peu plate. Elle se remet en question mais m’a parfois donné l’impression de se contredire elle-même. C’est un personnage qui ne sait pas ce qu’elle veut vraiment et je n’ai pas réussi à m’attacher à elle. Mélanie m’a beaucoup plus plu, à sa façon de parler et d’être. C’est un deuxième personnage qui arrive bien plus tard dans le récit, une vampire violente et froide, mais qui parle avec humour et semble prendre les choses avec désinvolture. J’ai trouvé qu’elle apportait un peu de légèreté dans le récit et même si elle a peu de considération pour la vie des autres, je l’ai trouvé plus franche et moins ennuyante que Tessa, du coup elle a réussi à m’apporter un mince sourire, sans pour autant me réconcilier totalement avec le récit.

                        Certaines choses restent tout de même appréciables, le suspens déjà mentionné, la fin qui est assez noire et m’a bien plu par son côté « remise en question », mais ça ne m’a pas suffit pour totalement apprécier cette histoire. Je suis restée en dehors de cette nouvelle, je m’attendais à plus d’horreur ou à ce que le gore soit mieux utilisé. Ou bien à ce que Tessa ne révèle pas aussi vite ses intentions, qu’on puisse s’interroger sur elle, sur qui elle et ce qu’elle veut.

            En bref, une lecture que j’ai trouvé plutôt ennuyante, où je n’ai su ni m’attacher au personnage principal, pas plus qu’à l’histoire. Dommage.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 15 Sep - 17:08



Le Testament de Galilée – 1. L’oeil, de Sébastien Tissandier





Nous sommes tous génétiquement différents. Nos capacités dépendent de notre patrimoine génétique. Et ce n’est pas Jules Galio qui dira le contraire : il est l’assistant de recherches d’un des Professeurs les plus renommés dans le domaine de la génétique.

Mais lorsque la NASA fait appel à eux pour étudier le génome d’individus aux capacités particulières, Jules est loin de se douter que sa vie est sur le point de basculer : ces individus sont mystérieusement assassinés par une organisation se faisant appeler « Les Originels ».

Jules et ses compagnons partent en quête des survivants, mais ce qu’ils découvrent est sur le point d’ébranler leurs certitudes et les amène à se retrouver impliqués dans un affrontement lié aux travaux de Galilée il y a plus de 400 ans !

Entre amitiés, passions, trahisons et affrontements, seules les capacités pourront faire la différence !


  • Genre : thriller

  • Nombre de pages :

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 15 Sep - 17:10

Le Testament de Galilée – 1. L’oeil, de Sébastien Tissandier

Critique de Malka

On entre sans mal dans le récit mené à la première personne. Nous faisons la connaissance de Jules Galio, assistant du professeur Lombard, chercheur au CNRS.
De premier abord deux choses peuvent déstabiliser:
- ne pas se trouver du point de vue de l’un des mutants (le résumé alléchant donne envie de se lancer aussitôt dans l’aventure avec l’un de ces êtres modifiés génétiquement), et on ne s’attend pas à assister d’entrée de jeu aux discours et explications scientifiques de chercheurs.
- ce même discours scientifique peut également gêner le lecteur, car trop développé et simplifié, il semble peu naturel. En effet, la discussion entre les scientifiques reste artificielle, tant elle cherche à se placer à la portée du lecteur.

Malgré ces petites gênes au démarrage, Sébastien Tissandier réussit à emporter le lecteur par sa plume maîtrisée et agréable et on se retrouve vite piégé par le livre, car l’aventure arrive et elle s’écrit avec un grand « a ». Si l’installation de Jules dans ses quartiers et dans l’intrigue prend son temps, des chapitres transitoires avec changement de narrateur nous permet de découvrir et d'accompagner les mutants, victimes d’un mystérieux groupe d’illuminés aux intentions obscures, cherchant à les supprimer un par un.

La toile de l’intrigue se met vite en place et on s’aperçoit que Sébastien Tissandier en tient les fils de manière sûre et efficace : si elle reste simple, elle est cohérente et maîtrisée, agréable à suivre, d’autant qu’elle apporte son lot de surprises, car les rebondissements ne manquent pas.
Grâce à son style vif et assuré et une mise en place nerveuse du récit, notamment grâce à des chapitres courts, des descriptions bien dosées qui s’insèrent avec naturel et des dialogues vivants, le lecteur se régale et ne lâche plus sa liseuse jusqu’à la fin de ce premier tome.

On retrouve cette simplicité de l’intrigue dans le schéma « gentils » et « méchants ». Mais, si le lecteur se laisse gentiment embarquer, il est vite mis à mal : entre les suspicions et trahisons, mais aussi la cruauté des dits méchants (même s’ils répondent à des clichés assez courants) qui gagnent leur crédibilité par leurs actes ignobles.
Du côté des « gentils », Sébastien Tissandier réussit parfaitement à rendre ses personnages attachants. Il parvient à retranscrire et à faire partager leurs sentiments, sans jamais tomber dans le larmoyant, mais avec sincérité, pudeur et intensité. Le lecteur n’a aucun mal à s’identifier à eux, à comprendre et ressentir leurs émotions: amitié, amour, confiance, et loyauté.
Les touches d’humour et de moments de tendresse (amicale et familiale) ponctuent également le récit et allègent la tension… mais n’est-ce pas pour mieux tenir encore le lecteur et le plonger dans la peur et finalement dans l’horreur ? On tremble pour les personnages que l’on a appris à aimer et Sébastien Tissandier ne les épargne pas.

En conclusion : même si j’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman, une fois qu’il m’a happée, je ne l’ai plus lâché. Je suis restée bluffée par la maîtrise de l’auteur. Sébastien Tissandier tient sans mal son lecteur, grâce à une intrigue simple, mais efficace, des personnages charismatiques et un style fluide et agréable. J’ai passé un excellent moment à la lecture de ce premier tome du testament de Galilée et je lirai la suite avec plaisir.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 13 Oct - 10:46



Le Tueur des rails, de Sylvain Johnson





Thomas et Lilly. Deux êtres marqués par l’horreur du meurtre violent d’un de leurs proches. Deux êtres brisés que rien ne destine à se rencontrer, dont la vie échevelée s’est déroulée d’alcool en internements, d’enquêtes en obsessions, de violences en dépressions.
Pourtant, la vie – les hasards existent-ils ? – les réunit quand surgit le Tueur des rails, mythique psychopathe qui échappe à toutes les polices depuis des décennies, semant la mort au hasard de ses errances à bord de trains de marchandises…
Sylvain Johnson, écrivain québécois exilé aux Etas-Unis, nous livre un thriller étonnant qui nous entraîne dans un suspense sans cesse renouvelé.


  • Genre : thriller

  • Nombre de pages : 281

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 13 Oct - 10:50

Le Tueur des rails, de Sylvain Johnson

Critique de Sebuster (à lire aussi sur son blog ici)

C’est un thriller haletant, nous plongeant dans les méandres de la psychologie humaine, que nous propose Sylvain Johnson.
On ne peut pas ressortir indifférent de cette lecture : immergé dans le récit par un style fluide où chaque phrase s’enchaîne parfaitement avec la suivante, le lecteur est happé par cette histoire dont le prologue place le ton. Comment résister à l’envie de comprendre les faits menant à cette situation de départ ? Sylvain Johnson plonge son lecteur dans l’action dès les premières pages, mais n’y voyez pas un roman d’action physique : c’est bien d’action psychologique dont je vous parle !
En effet, la psychologie des deux personnages principaux est intimement travaillée : leurs doutes, leurs forces, leurs obsessions… tout est passé au crible par l’auteur afin de faire resurgir le côté humain de ces personnages malmenés par la vie, au point d’en faire des messieurs et madames tout le monde, avec leur histoire, leurs problèmes, leurs luttes internes. C’est la grande force de ce roman qui nous balade sur le sentier de la folie et l’horreur humaines. Lorsque Sylvain Johnson sort de ce sentier, c’est pour en dénoncer les dérives : dictature, méchanceté, manipulation, humiliation, corruption, perversion… tout y passe au travers de ce récit en flashback.
Et quand enfin les dernières pièces du puzzle se mettent en place, le lecteur prend conscience que l’histoire de ce roman est bel et bien un scénario qui pourrait, ou est, malheureusement, déjà passé dans la réalité.
Quant à l’histoire ? Au risque de la dévoiler je ne la détaillerai pas. Cependant, j’ai beaucoup apprécié le concept de prendre deux personnes qui à priori n’ont rien en commun, deux individus si différents dans leur manière de vivre, ainsi que dans leur personnalité, pour les faire se rencontrer autour de ce qui est le nœud des blessures de leur vie. Petit à petit, la trame est mise en place et l’auteur distille au fur et à mesure des indices rapprochant ces deux histoires jusqu’à ce qu’elles fusionnent. Cela renforce la psychologie des personnages.
Une petite merveille d’écriture qui se lit sans s’arrêter, un thriller psychologique déroutant.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 16 Oct - 10:29



De toute mon âme, ép. 1, de L.S. Ange





Quand Eva, strip-teaseuse, rencontre Alex au Loup blanc, club réservé aux hommes fortunés, elle est loin de se douter que sa vie va basculer. Il représente tout ce qu'elle a toujours cherché chez un homme ; elle est tout ce qu'il déteste chez une femme.
Eva va passer du rire aux larmes, du bonheur à la solitude, du rêve au cauchemar. Elle devra peut-être remettre toute sa vie en question et s'éloigner de cet homme qui brise en mille morceaux le peu de dignité qu'il lui reste…


  • Genre : romance érotique

  • Nombre de pages : 84

  • Format : numérique








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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 16 Oct - 10:34

De toute mon âme, ép. 1, de L.S. Ange

Critique de ninik

Derrière le pseudo de L. S. Ange se cache une auteure qui nous livre, avec De Toute mon âme, son premier ouvrage. Il s'agit d'une série littéraire, divisée en 9 épisodes (les deux premiers font une centaine de pages chacun) et édité par l'Ivre-book. Toujours généreux avec ses lecteurs, l'éditeur propose le premier épisode gratuitement, afin que nous puissions nous faire une bonne idée de ce qui nous attend ici.
Les saga littéraires à base d'épisodes courts ne sont pas que l’apanage des éditions numériques (La Ligne verte de Stephen King était sortie, en son temps, sous ce genre de format), mais le procédé s'est multiplié depuis l'arrivée des livres dématérialisés. Cela permet, pour le lecteur curieux, de se lancer à peu de frais dans une nouvelle série, et l'abandonner s'il n'est pas satisfait ou, pour les lecteurs enjoués par la série, de voir leur récit s'arrêter sur un cliffhanger, et d'attendre avec impatience le nouvel épisode. Cependant, l'ouvrage fini lui revient bien entendu un peu plus cher qu'un roman plus classique (mais l'Ivre-book ne pratique jamais de prix élevés, le premier épisode étant proposé pour la très modique somme d'un euro et cinquante cents.
De Toute mon âme est donc une romance teintée d'érotisme. Au niveau du style que déroule l'auteure, il faut, soyons honnête, souligner quelques maladresses. L. S. Ange mélange parfois narration et dialogue, ce qui crée une très légère confusion, mais surtout, elle déploie une écriture quelque peu maladroite. La musicalité du récit est, dans les premiers chapitres, laborieuse, mais cela s'arrange au fil de l'évolution de l'histoire, ce qui tend à rassurer le lecteur un peu dérangé. Par contre, l'auteure manque encore de diversité dans son champ lexical, utilisant souvent les mêmes mots, créant ainsi des répétitions qui auraient pu être évitées, et la ponctuation n'est pas toujours maîtrisée (certaines virgules sont mal placées). Il s'agit cependant d'un premier livre, et ce genre d'erreurs est courant au sein d'un premier essai. De plus, quand l'on voit que la fluidité du style s'améliore alors que ce premier épisode progresse, on ne peut qu'espérer que la suite permettra à l'auteure de s'améliorer. Et, avec une histoire assez fraîche, emplie de bonnes intentions, il faut admettre que nous avons envie d'aimer ce récit malgré ses défauts.
Au niveau de l'histoire, De Toute mon âme est raconté à la première personne et au présent. Certes, ce n'est pas le style que j'affectionne le plus (vieux jeu, je préfère les histoires au passé) mais ce côté reste suffisamment maîtrisé pour, assez rapidement, ne plus être remarqué.
L'héroïne est une strip-teaseuse travaillant dans un club des plus sélect, "Le Loup blanc". Elle est assez spéciale, car, bien que se mettant nue tous les soirs, dévoilant un corps parfait, recouvert de tatouages, elle est encore vierge, refusant de céder à la prostitution et se réservant pour le grand amour. Il arrive en la personne d'Alex, qui déteste les prostituée, et qui lui brise le cœur quand il découvre son métier.
L. S. Ange dépeint tout d'abord un monde du club de strip-tease assez niais, bourré de gentillesse. La patronne est la deuxième maman de l'héroïne, toutes les filles s'aiment entre-elles (platoniquement bien entendu), le videur est comme son grand frère... Ce monde très mièvre, est dépeint par les pensées de notre narratrice, mais aussi par des dialogues assez naïfs qui collent bien à l'ambiance parfaite et pleine de bons sentiments. Il est difficile d'associer cela à un univers réaliste et, si c'est cette atmosphère qui ressort des pensées de Fleur (le nom de scène de notre héroïne, qui danse magnifiquement bien, mais est timide, bafouille souvent, ce genre de chose), ce n'est pas ce que nous découvrons au fil des pages. Comme si la réalité se confrontait à la vision fantasmée de Fleur. En effet, la patronne n'hésite pas à la céder, pour toute une nuit, hors des murs de la boîte, pour 10 000 euros. Difficile d'imaginer qu'elle ait pu rester vierge tout ce temps, dans ce genre d'ambiance. De plus, L. S. Ange fait preuve de manichéisme, avec des clients de la boite de strip-tease forcément vicieux, moches, pervers, sauf Alex, bien entendu.
Ainsi, l'auteure a voulu construire un récit inspiré de Pretty Woman, dans le monde du strip-tease (le film est d'ailleurs cité au début de l'épisode 2) et, bien qu'il soit impossible de passer sur ces petites maladresses, encore une fois, les bonnes intentions de L. S. Ange poussent à une certaine forme d'indulgence. Ce premier épisode de De Toute mon âme se lit ainsi sans déplaisir. Long d'un peu plus de 80 pages, il permet de passer une soirée agréable, après un début un peu laborieux, et c'est avec curiosité que l'on souhaite aborder l'épisode 2.
De Toute mon âme n'est pas qu'une romance, elle est aussi érotique. Il est visible que ce n'est pas ce qui intéresse le plus l'auteure, qui veut raconter une belle et triste histoire d'amour. Elle ne livre ainsi qu'une séquence chaude, mais il faut admettre qu'elle est d'une plaisante intensité. Encore une fois, le manque d'utilisation de synonymes gâche un peu l'effet, mais cela n'empêche pas de ressentir de l'excitation face au côté très chaud de cette séquence. De plus, du fait de l'envie de L. S. Ange de raconter un beau moment d'amour physique lui fait éviter la vulgarité pour tenter de rendre ce moment aussi poétique qu'excitant.
L'auteure décrit aussi quelques moments de danse, Fleur exerçant son métier plusieurs fois par semaine, mais, plutôt que d'en accentuer la sensualité pour la laisser s'étendre à tout le récit, elle préfère expédier ces moments, pour coller aux pensées de Fleur, qui ne fait cela que de manière mécanique. La description des tatouages de la jeune femme dont nous suivons l'évolution est, par contre, bien plus fascinante, et ces derniers provoquent autant d'effet sur le lecteur que sur les spectateurs de ses shows.
Au final, ce premier épisode de De Toute mon âme est certes loin d'être parfait mais, entre les bonnes intentions de son auteure, et le fait qu'une partie des défauts du style s'estompe au fil de la lecture, nous rend enclin à pardonner ces erreurs (surtout que certaines sont fort logiquement imputable à un premier récit), et de continuer à suivre les errances de Fleur, ses émois et ses larmes (soyons honnêtes, elle mérite parfois quelques baffes). Ainsi, De Toute mon âme se montre sous un jour intéressant, et c'est avec curiosité que le lecteur peut désirer se pencher sur le deuxième épisode.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Sam 18 Oct - 10:38



De toute mon âme, ép. 2, de L.S. Ange





Eva souffre d'avoir été rejetée par Alex. Noyant son chagrin dans l'alcool pour combler le vide, elle se jette dans les bras de Chris, son ami.
Tout déraille dans sa vie et pour ne rien arranger, de mystérieuses lettres de menaces font leur apparition, la plongeant un peu plus dans l'angoisse…
Vous avez pu découvrir gratuitement le premier épisode de « De toute mon âme » de L.S. Ange. Plongez à nouveau dans la passion, la romance et l’érotisme de cette captivante saga et ressentez, avec Eva, ses peines, ses chagrins, ses joies, ses troubles, ses envies.


  • Genre : romance érotique

  • Nombre de pages : 100

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Sam 18 Oct - 10:39

De toute mon âme, ép. 2, de L.S. Ange

Critique de ninik

L'épisode premier de De Toute mon âme avait laissé la douce et belle Eva (nom réel de Fleur) dans une situation inconfortable, entre trahison et larmes. Une constante, la jeune narratrice pleurant beaucoup, étant souvent perdue, et se laissant énormément guider par un maelström d'émotions. Si le lecteur peut, fréquemment, avoir envie de lui mettre une baffe ou deux, elle reste une narratrice intéressante, et L. S. Ange sait nous laisser plonger dans ses sentiments.
Si, au niveau du style, l'écriture de l'auteure s'est agréablement améliorée, la fluidité étant des plus plaisante, il reste quelques défauts sur lesquels on ne peut manquer de s'attarder. Encore une fois, narrations et dialogues se mélangent fréquemment, ce qui n'est jamais élégant, et quelques fautes de style font tiquer. Quand Eva échappe ses clés, les sourcils se haussent. Après recherche, j'ai découvert que cette faute était couramment effectuée, mais cela reste une erreur. Elle peut laisser échapper ses clés, mais c'est tout. De plus, au début de l'histoire, Eva et son amie vont manger une pizza pour que notre héroïne se change les idées, et nous lisons « on » à chaque fois que les deux demoiselles sont associées. Si cela peut se dire, et le récit à la première personne permettant de l'écrire en le justifiant par la manière de s'exprimer de Fleur, cela reste une tournure de style un peu familière qui dérange quelque peu. « Nous » aurait été tellement plus élégant...
Cependant, ce ne sont, encore une fois, que des petits défauts, que mon statut de critique me fait souligner, mais ils n'empêchent pas de lire rapidement ce deuxième épisode. D'une centaine de pages, il permet encore une fois de passer une petite soirée agréable, et on ne peut s'empêcher de s'attacher à Fleur.
Concernant l'histoire, nous continuons à suivre la jeune femme, amoureuse folle de l'inaccessible Alex. Elle apprend ici qui il est véritablement, et son cœur balance entre lui, et Chris, qui est fou d'elle depuis plusieurs années. Perdue, elle se laisse aller à l'alcool, ce qui va lui faire commettre quelques grosses erreurs.
Là encore, quelques petits défauts sont à souligner. Fleur ne boit que du champagne, à son club, et vu sa descente, il est surprenant qu'elle arrive à gagner de l'argent. Visiblement, elle peut consommer à l'oeil, et malgré la gentillesse de la patronne, ce genre de générosité est peu crédible. De plus, dans le premier épisode, Eva se trouvait laide. Malgré les compliments que tous lui faisaient, elle n'était véritablement fière que de sa série de tatouages, alors que dans ce deuxième épisode, pourtant la suite immédiate du premier, elle est très consciente de sa sublime beauté. Une évolution trop brusque, qui ne l'empêche pas d'être hésitante et de bafouiller souvent.
L. S. Ange ajoute aussi une petite dose d'obscurité, Eva recevant des lettres de menace anonyme. Pour l'instant, l'auteure n'approfondit pas ce point, notre héroïne ne demandant même pas au barman à quoi ressemble l'homme lui déposant ces horribles lettres. Elle se contente d'avoir un peu peur et de croire à une mauvaise blague, mais nul doute que cela sera approfondis par la suite.
Mais le récit dépeint par l'auteure s'éloigne suffisamment du réalisme, pour glisser dans cette romance, entre tristesse, sensualité, et amour, pour qu'il ne soit pas dérangeant que certains points manquent de crédibilité.
En ce qui concerne le côté excitant du récit, l'auteure préfère sans surprise la qualité à la quantité, révélant, pour la première fois d'Eva, une séquence assez sulfureuse et des plus magnifique, qui ne laissera aucun lecteur de marbre. Mais une autre scène de caresses mérite amplement le détour, elle aussi. Bien que courte, elle se révèle excitante en diable. De même, L. S. Ange s'intéresse un peu plus aux moments sur scène, qui se montrent beaucoup plus excitants que lors de l'épisode un.
Au final, l'épisode deux de De Toute mon âme n'est pas exempt de défaut. Mais il s'agit d'une romance agréable à lire, y compris pour les lecteurs peu friands de ce genre de littérature, et c'est avec une certaine envie (n'allons pas jusqu'à parler d'impatience) que l'on attend l'épisode trois.


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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mer 29 Oct - 11:44



Nouvelles du pays, de Thierry Bourcy





Neuf nouvelles douces amères qui jettent un regard inattendu sur la Bretagne profonde, celle des faits-divers, de l’alcool et de la solitude, mais aussi celle des personnages hauts en couleurs et amoureux de leur pays.
Neuf textes noirs et gris, comme un temps de crachin.
Thierry Bourcy, réalisateur, scénariste, écrivain, célèbre pour son héros flic et soldat Célestin Louise, nous livre ici des textes sombres et souvent désespérés. Bien loin des plages de sable fin, il nous fait partager l’existence d’hommes et de femmes dont le simple objectif est de continuer à vivre.


  • Genre : drame

  • Nombre de pages : 138

  • Format : numérique

  • Nombre d'exemplaires : 1

  • Délai de lecture : 1 mois

  • Date de fin d'inscription : 19 septembre 2014




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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mer 29 Oct - 11:54

Nouvelles du pays, de Thierry Bourcy

Critique d'ATea

Le résumé ne mentait pas lorsqu’il parlait d’alcool et de solitude.

Dans ce recueil, il y avait pour moi, un thème fondamental au dessus des deux cités : la Mort.
La mort du corps par le suicide, par accident de voiture, des suites d’une maladie… et la mort de l’esprit par le suicide (aussi), l’inceste et la pédophilie, la misère sociale, et cette solitude trop lourde pour les épaules de nos personnages…
Nous ressentons à chaque nouvelle cette ambiance lourde, ce vécu écrasant, oppressant. Et il a pour ma part réussi à faire exploser cette sensation de solitude, à renforcer l’aspect dramatique dans la majorité de ces dernières phrases. Dans les deux dernières nouvelles (Confession et Intron Santez Anna), j’ai trouvé que les phrases n’avaient pas le même impact, la même intensité et j’ai été quelque peu frustrée puisque je m’attendais et espérais même tomber sur ces phrases si froides et si justes à la fois.

Quatre nouvelles ont, pour moi, vraiment servi ce thème par le travail de fond ont été : Le Beau-Père, Retour de Flammes, Samedi Soir et En quête :

Le Beau-père aborde la pédophilie intrafamiliale, à travers un rapport, des entretiens entre une Experte et la Victime. Cette distance dans le temps par rapport aux actes, et le fait que l’entretien soit guidé, amène un autre élément non négligeable : l’intervention des affects de l’Experte elle-même. D’ailleurs, au premier abord, j’avais trouvé dommage d’alourdir le texte en incluant la conclusion du rapport. En le relisant, je trouve que cela amène de la froideur, et la raison du mal être de l’Experte, ce sentiment curieux de trahison. Ce rapport permet également de mettre un terme au temps des « confidences » et permet d’assister à la libération de la Victime, quoiqu’un peu rapide à mon goût pour être totalement crédible. Cette impression de précipitation pourrait nuire mais, la qualité de l’écriture fait qu’on oublie un peu vite ce point.

Retour de Flammes, une tentative de meurtre dans un contexte d’alcoolisme, d’une enfant orpheline de mère. Il s’agit pour moi de l’histoire la plus travaillée, la plus aboutie, la plus intéressante. Les personnages ont du vécu, ont des attitudes, une psychologie qui transparaît dans chaque mot, chaque paragraphe. Et surprise, un changement de narrateur à un instant drôlement surprenant, maîtrisé et il sert assez bien l’histoire. Un vrai plaisir. A lire pas à vivre… ^^

Samedi soir est construite à partir d'une double histoire, une double narration pour un scénario dramatique de vitesse, d’accident de voiture, de mort. Le suspense croît au fur et à mesure, on sait, on sent que cela va arriver et on ne peut l’empêcher. C’est le reflet de la réalité, on sait que c’est inéluctable. Et si le nombre de prénoms peut freiner au début, cela se met vite en place une fois que l’on est assis dans la voiture, place du passager, place du mort… et chacun devient réel, vivant à nos yeux grâce à l’investissement mis dans la personnalisation des protagonistes.

J’aborderais la dernière nouvelle, En quête, dans ma dernière partie.

Le résumé ne mentait pas lorsqu’il parlait de neuf textes noirs et gris comme un temps de crachin.

La Bretagne est nommée haut et fort dans le résumé. Pour le regard inattendu, j’avoue être moins convaincue. Cela ne m’a pas surpris de lire ce genre de nouvelles sur la Bretagne. Mais, si la Bretagne ne jouit pas forcément d’une belle image dans les faits divers, il me semble que, finalement peu de campagnes profondes jouissent d’une belle image. Aussi, ces faits divers pourraient tout aussi bien avoir eu lieu dans le Nord ou au fin fond de l’Ariège, je n’y aurais pas vu de différence. La première nouvelle L’Alliance nous plonge littéralement dans la Bretagne par son ambiance, par son champ lexical, par les lieux choisis, de même que les nouvelles Breton, Maître chez toi et Intron Santez Anna.
Mais cet aspect peut parfois nuire à la nouvelle elle-même lorsque la description prend plus de place que l’anecdote elle-même. L’Alliance me fait ressentir un petit déséquilibre : L’installation du décor avec la présentation de notre narrateur écrivain ainsi que la description du Banc Bleu prend à mon sens trop de place à la lecture par rapport à l’anecdote en elle-même. Je m’attendais d’ailleurs à en lire davantage et j’ai été frustrée de voir le point final !)
En revanche, dans les autres nouvelles, il y a certes des évocations de noms et de routes mais n’étant pas du tout de Bretagne, je ne me suis pas sentie dépaysée par rapport à une autre campagne. (Et j’aime à croire que chacune possède ses particularités.) D’ailleurs, la nouvelle Intron Santez Anna m’a un peu frustrée. Elle reprend le même mode de narration que la première nouvelle (à savoir un souvenir raconté par un vieux loup de mer) sans pour autant aller au bout de ses capacités, c’est à dire aborder les superstitions quant aux bateaux, à la mer, etc… En ce sens, je l’ai trouvé avortée puisqu’elle aurait pu nous emmener au large, nous imprégner réellement de l’esprit breton car même si le champ lexical est très bien employé, comme dit auparavant, le fond est aussi important que la forme.


Par contre, lorsque le résumé parle de personnages hauts en couleurs, j’y mettrais un bémol.

J’ai trouvé que certains personnages manquaient de profondeur, manquaient d’épaisseur, de psychologie propre (La voix de Lenaïk, Breton maître chez toi). Ils étaient caricaturaux et j’ai trouvé cela dommage puisque justement les faits divers n’ont pas de mal à caricaturer, ridiculiser et uniformiser les gens. Par ailleurs, certains personnages très bien posés ne sont, pour ma part, pas assez mis en valeur : dans la nouvelle l’Alliance, le Capitaine est un personnage que l’on imagine parfaitement, travaillé, avec une personnalité et des attitudes marquantes, contrairement au narrateur initial, il est donc dommage de faire intervenir ce dernier, et peut-être l’auteur s’en est-il rendu compte puisqu’il disparaît simplement sans dernière intervention pour clore l’anecdote.

Par ailleurs, les personnages trop communs, caricaturaux nuisent clairement à l’histoire en elle-même. Si La voix de Lenaïk tente de faire passer un message sincère sur le temps qui passe et les imprévus de la vie qui rendent les lendemains incertains pour chacun d’entre nous avec l’importance de dire aux gens ce que vous ressentez aujourd’hui, avant qu’ils ne meurent, la fadeur des personnages empêche de ressentir une émotion réelle, l’intensité du vécu. J’ai trouvé les rencontres entre les personnages assez plates alors qu’elles auraient pu être pleines de sens, même s’ils ne s’apprécient guère, par des descriptions de ce qu’il voit et de ce qu’il ressent (puisque le choix pour cette nouvelle est d’écrire à la première personne.) Et c’est à cause de cela que j’ai trouvé la nouvelle La voix de Lenaïk la moins agréable à lire. D’ailleurs, dans cette nouvelle, il me semble qu’il y a un souci de chronologie. (Il écoute un message vocal de Lenaïk, dit qu’il croise le fils le lendemain et là, apprend que la personne est décédée il y a de cela dix jours… )

Il reste une nouvelle dont je n’ai pas parlé, il s’agit de la nouvelle En quête. Je n’ai pas trouvé d’histoire de fond dramatiques comme dans les trois nouvelles mises en avant, mais plutôt une expression pure et simple de la Solitude et ce fut tout autant agréable. De petits instants, des petits regards et attitudes qui servent cette ambiance, et cela grâce à la peinture du personnage principal aussi vraie que nature. Une fille perdue, triste, grise, aimable à l’excès par peur de la solitude, s’enfermant dans des rapports physiques faussés, sans amour, sans désir. On ressent l’immense désarroi du protagoniste grâce à une description pointue de ses émotions, aspirations, rêves, et grâce à son observation naïve, on ressent cette confrontation à la réalité. Dure, froide, misérable. Un choc qui l’amène sur des terrains plus que glissants. Elle fait tout pour oublier sa solitude, et pour s’oublier, elle s’alcoolise à n’en plus finir.

Merci au forum Au cœur de l’Imaginarium et aux Editions L’Ivre Book pour ce partenariat qui m’a plongé au cœur du quotidien d’hommes et de femmes qui donnent chacun envie de voir ailleurs. Le film Darling avec Marina Foïs, m’a laissé ce même sentiment du drame quotidien.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 28 Déc - 10:39



Le Monde de la Terre Creuse tome 2 : Seigneur des Runes, d'Alain Paris





« Je m'engage à servir les Frères des Runes jusqu'à la mort, à les servir fidèlement et sans jamais murmurer, à aller où ils voudront bien m'envoyer, à combattre ceux qu'ils me désigneront comme ennemis, à obéir aux ordres, quels qu'ils soient... »
Ce serment, prononcé par Arno Von Hagen, le junker déchu, l'entrainera jusqu'aux frontières du Reich. Le premier pas vers sa vengeance.
Ce deuxième volume décrit la remontée des enfers pour Arno et Orso qui retrouvent une condition humaine au sein d’un ordre paramilitaire qui n’hésite pas à ignorer ou braver la Sainte-Vehme et qui œuvre pour le seul bien de l’empire.


  • Genre : uchronie

  • Nombre de pages : 247

  • Format : numérique






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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 28 Déc - 10:42

Le Monde de la Terre Creuse tome 2 : Seigneur des Runes, d'Alain Paris

Critique d'Illion

Nous voici de retour pour la suite des aventures d'Arno von Hagen, entamée dans Svastika, le Tome 1 de la série du Monde de la Terre Creuse. Pour mémoire, il s'agit d'une saga de fantasy uchronique* écrite par Alain Paris au début des années 1990, comprenant 10 tomes, se positionnant à peu près 800 ans dans le futur dans un Reich moyenâgeux.

Ce deuxième tome reprend le récit à peu près là où on en était resté à la fin du Tome 1, à quelques semaines ou mois près. Nous y suivons deux intrigues plus ou moins parallèles, jusqu'à ce que les personnages se réunissent, vers la fin du livre. D'un côté le destin d'Arno von Hagen, déchu de son rang dans le précédent tome, depuis la condition d'esclave dans laquelle on l'a réduit jusqu'à sa nomination à un poste haut-placé dans un ordre appelé "La Fraternité Runique". De l'autre Urien, l'ancien apprenti-astrologue du Graf von Hagen, qui poursuit ses études et est recruté par la Société du Vril. Le tout se déroule sur deux ans, avec de fréquentes ellipses temporelles allant de plusieurs heures à plusieurs mois. Ces ellipses servent principalement à mettre en exergue l'ascension fulgurante d'Arno parmi la Fraternité Runique jusqu'à l'annonce de sa nomination comme Seigneur des Runes. Le Tome 2 boucle la boucle démarrée au Tome 1 puisque l'action prend fin (presque) là où elle a commencée, c'est à dire en Ukraine. Si Svastika était plutôt sous le signe de l'innocence/l'enfance, de la chute et de la déchéance, Seigneur des Runes peut-être placé sous celui de la croissance/la maturité et de l'ascension aussi rapide que fût la chute. Notons ici un intéressant renversement puisqu'on dit généralement que plus rapide et haute est l'ascension, plus dure et plus rapide encore sera la chute.

Alain Paris prend ici le temps d'approfondir la construction de son univers. La première moitié du chapitre 2, consacrée à la description du sort des esclaves, est absolument insoutenable. Tout le vocabulaire de cette partie fait référence au monde animal et non pas à l'humanité, montrant ainsi le peu de cas que le Reich fait des Tralärs, êtres humains considérés comme moins que des animaux ou des objets. À ce titre, la phrase suivante est particulièrement révélatrice :

" [...] les relations entre hommes libres et untermenschen [sont] assimilées au crime de bestialité."

Si le Tome 1 était surtout concentré sur le Protectorat d'Ukraine, le Tome 2 s'arrête pendant quelques chapitres sur la Celtie avec la Petite-Bretagne. Là comme ailleurs l'histoire ancienne est perçue à travers le prisme des années sombres post-seconde-guerre et rassemble un curieux mélange de légendes aussi tenaces qu'infondées et d'éléments historiques plus ou moins exacts. Ça reste perturbant pour le lecteur qui ne peut s'empêcher de comparer avec sa propre grille de lecture basée sur les événements actuels et la réalité historique. Néanmoins l'effet s'estompe puisqu'il s'agit déjà du deuxième livre, que l'univers de base est en place et que l'accent est plus mis ici sur la fantasy que sur l'uchronie.

On découvre également une description plus approfondie du système politique du Reich, écho lointain de celui du "Premier" où – déjà - sous couvert de solidarité inter-services tout le monde se tirait dans les pattes. J'en profite ici pour affiner les réflexions sur les différents types de pouvoir entamées dans la précédente chronique. Nous avons quatre pouvoirs principaux, représentant chacun l'un des éléments phares du Reich :
- L'Empereur et l'Ordre Noir (les junkers comme le Graf von Hagen avant qu'il soit piégé), descendants du Fürher et du Parti
- La Sainte-Vehme, descendante de la Gestapo, représentée par les personnages de Birka ou Nepomuk
- La Fraternité Runique, "pâle" (sic) descendante des SS et dont le sigle est justement les "deux éclairs", dont fait partie Horsa na Boinne
- La Société du Vril dite aussi Loge Lumineuse, ordre constitué sur le modèle des élites savantes qui ont théorisées le Reich, principalement composée par les astrologues tels Ambrosius ou Thegan

À ces pouvoirs j'en ajoute deux autres "dissidents" qui, pour l'instant, n'ont pas vraiment de nom, de but ou d'existence formelle mais sont suffisamment mis en avant pour laisser supposer une émergence plus tardive dans la série :
- Arno von Hagen, bien qu'engagé dans la Fraternité Runique, poursuit une vengeance qui l'amènera fatalement à se dresser tôt ou tard contre l'Empereur et donc à mener sous une forme ou une autre une sorte de résistance ou de rébellion
- Urien, bien qu'astrologue et membre de la Société du Vril, ne croit pas au mythe de la Terre Creuse et poursuit un autre but, non identifié pour l'heure. Il pourrait, lui aussi, représenter un nouvel ordre mais scientifique.

J'arrive ici à la fin de ma chronique. Elle a été difficile à écrire tant l’œuvre d'Alain Paris me semble proche de la perfection et exempte de défauts. J'ai essayé de ne pas faire de redite de ma précédente chronique mais du coup j'ai, par moment, eu un peu de mal à trouver des éléments nouveaux tant ce que j'ai lu dans ce deuxième tome était la continuité logique du premier. Un seul regret toutefois et non pas des moindres : C'ÉTAIT TROP COURT !!!! Je n'ai pas vu le temps passer et j'ai été surprise d'arriver au bout de ma lecture alors que j'aurais voulu que cela continue !!

*du grec u, préfixe privatif, et chronos, signifiant "le temps", littéralement "hors temps" ou "temps qui n'existe pas". On désigne ainsi des œuvres dont le postulat de départ est d'imaginer ce qui serait arrivé si un événement majeur de l'Histoire avait été modifié et de construire un scénario dessus. Dans le cas présent, Hitler a gagné la Seconde Guerre Mondiale - à un prix exhortant cependant - et son "Reich de 1000 ans" entre dans son huitième siècle d'existence.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 13 Jan - 10:05



Dusk, de Kane Banway





Qu'arrive-t-il quand votre tête princière semble être mise à prix et attire toute sorte de mercenaires ? Sur qui compter quand votre escorte se résume à une fée guerrière qui supporte mal les humains et un barde qui semble aussi doué pour le chant que pour la cuisine ?
?
Traversez la route en leur compagnie, longez l'Arn, la rivière argentée et rencontrez les curieux habitants du bois du Lorient, ses créatures chaleureuses, et celles plus vénéneuses... Découvrez ce qu’il y a de pourri en cet endroit où le voile entre les mondes est si fin…
Kane Banway, auteur de plusieurs textes chez L’ivre-Book, nous livre ici le premier tome de la Trilogie du Seuil, œuvre de jeunesse remplie de féerie et de souffle épique.


  • Genre : fantasy

  • Nombre de pages : 666

  • Format : numérique






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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 13 Jan - 10:27

Dusk, de Kane Banway

Critique d'Aelynah

Dusk la guerrière a été bannie de son royaume et de son peuple il y a bientôt 110 ans par la fée souveraine, Gatya la Blanche.
Celle-la même qui, aujourd'hui, la rappelle à elle pour une mission périlleuse en échange d'un retour chez les siens et d'une place à la tête de ses armées.
La mission ? Escorter un jeune prince et son ménestrel vers l'un de leurs sanctuaires. La guerre fait rage partout. Et pour garder l'unité des royaumes l'héritier du Riothime (roi de plusieurs royaumes) doit être éloigné des conflits.
Pour cela il faut la meilleure, et la meilleure c'est Dusk.

Pourtant Dusk n'aime pas les humains et nos deux voyageurs imprudents s'en rendent rapidement compte au fil du chemin.
Notre pauvre ménestrel voit très vite son élan mélodique calmé après une ballade vantant l'héroïsme des hommes. Dusk le remet alors à sa place, lui contant succinctement l'ironie de l'héroïsme de ces rois ayant abandonné leurs alliés, ou parfois les ayant trahis.
Par peur de voir d'autres souvenirs détruits par la fée il se cantonnera ensuite à murmurer juste quelques mélodies.
Le jeune Prince Luc n'est pas en reste pour la remise en place et c'est ensuite dans le silence qu'ils feront une partie du voyage.
Un élément des conditions de transit nous surprend ainsi que Dusk.
Pourquoi l'héritier devrait-il voyager seul en simple compagnie d'un ménestrel peu rompu aux armes? Même la reine des fées a approuvé ce choix? Est-ce par discrétion ou pour un autre motif moins louable?
C'est ce que nous découvrirons au fil de l'histoire.

Dusk la bannie, Dusk la fée aux magnifiques ailes qu'elle cache sous un grand manteau, a un sacré caractère. C'est une femme forte, une guerrière qui veut retrouver son honneur et sa place parmi les siens. Pour cela elle est prête à s'humilier en escortant 2 humains.

De leur côté Maerlyn le ménestrel et le prince Luc sont deux humains normaux, avec leurs propres préjugés.
Le jeune Luc, semble, comme tout jeune, élevé dans l'optique de devenir plus tard une sommité plutôt prétentieuse et imbue d'elle-même. Il est aussi égoïste et insouciant. C'est du moins ce qu'il nous montre de primes abords.

Maerlyn n'est qu'un ménestrel et pourtant il semble être plus que cela. Certains regards, certaines paroles nous laisse à penser qu'il y a peut être plus derrière ce visage avenant et cette voix de troubadour. Il tient le regard de Dusk, celui de la sorcière aussi. Il est intelligent et a conscience de l'importance de son rôle et surtout de celui de la fée. Malgré leurs différents, il lui fait confiance pour les mener à bon port et en entier.

L'histoire avance doucement mais tel la météo que nos personnages subissent sur la route vers le lac miroir, nous nous doutons que tout n'est pas si simple mais plutôt brumeux et pénétrant. Petit à petit des détails nous font réfléchir. Entre les assassins lancés à leur poursuite, les informations alarmantes de la sorcière et l'ambiance tendue de la forêt, nous sommes tout de suite mis en situation.
Les scènes de bataille laissent le lecteur pantelant. Dusk est une vraie guerrière, la bataille est dans son sang et dans celui de ses ennemis qu'elle laisse sur le carreau sans un regret.
Sa lame pourfend et tranche dans le vif tel un éclair silencieux dans la nuit un soir d'orage.
La plume de l'auteur nous tient en haleine grâce à l'épée de la guerrière. Puis le calme revenu nous soufflons avec les survivants. La forêt, son silence alors, semble plus lourd et nous garde cependant tendus dans l'attente de la suite de leurs aventures. Car alors le rythme est donné. Nos héros n'auront pas droit à une promenade de santé, nous nous en doutions. Mais après cette première escarmouche nous sommes encore plus dubitatif sur cette mission.

J'ai beaucoup aimé aussi l'humour de l'auteur. Lorsque plusieurs mondes se rencontrent quelle n'est pas notre surprise de lire quelques mots qui semblent hors contexte. Un petit aperçu:
"— Je crois que je vais vomir, fit le petit prince.
La voix du vieil homme leur parvint de l’obscurité.
— Merci d’éviter gamin ; c’est peut-être un tapis Ikea, mais c’est pas une raison pour gerber dessus…"
Car nos amis vont sans le savoir, enfin est-ce le cas pour Maerlyn et Luc, passer faire un tour chez nous, utiliser nos commodités puis repartir sans trop comprendre ce qu'ils ont vécu.

Peu de temps passe dans cette histoire, pourtant on sent tout de même les caractères se forger au fil des pages. Nos personnages évoluent chacun à leur manière et nous laissent présager de bonnes choses pour la suite.

Maerlyn (avez-vous remarqué que cela ressemble à notre Merlin?), apprend à se défendre et à combattre pour sa vie et celle du jeune Luc. Dusk est dure et semble insensible, mais elle sait aussi être juste et le complimenter lorsqu'il fait des progrès.
Il développe ainsi un sentiment, si ce n'est de fierté tout du moins de joie de ne plus être un fardeau pour celle qui lui fait briller les yeux et il ne l'en respecte alors que plus.

Dusk aussi évolue. Sa haine des humains ne va pas s'évanouir d'un simple geste mais la présence a ses cotés de Maerlyn semble lui apporter des images différentes de cette race qu'elle trouve si prompte à trahir, mépriser ou bien tuer sans raison.
Parfois la fée en elle prend subrepticement et de façon vraiment légère le pas sur la guerrière. Elle, qui n'a jamais rien laissé la toucher chez ces humains, va faire quelques traits d'humour ou laisser passer un peu de son histoire dans les conversations autour du feu.

Leur équipée va donc se poursuivre de façon un peu moins stricte et froide petit à petit. Pourtant rien ne les laisse présager de la suite. Arriveront-ils tous sains et saufs jusqu'au Lac Miroir ? nous sommes longtemps bien en peine de le deviner.

Arrive un premier combat épique: le passage de leur lutte contre les araignées géantes.
Elles m'ont fait penser à l'araignée du seigneur des anneaux. Du coup pas besoin d'imagination j'avais celle du film en de multiples exemplaires sous les yeux, et des frissons de dégoût m'ont traversée. Je ne suis pas arachnophobe mais les imaginer en surnombre et de toutes tailles (dont celle d'un gros cheval) a de quoi faire frémir.
Continuer l'aventure à leur suite m'a alors donné quelques sueurs froides, mais j'ai adoré car je vivais ma lecture.

Les descriptions faites par l'auteur sont simples et pourtant elles nous ouvrent les yeux sur ce monde inconnu et ses habitants. On découvre au travers des yeux de Dusk cette forêt qu'elle a quitté 100 ans plus tôt avec regret. Ses sentiments nous imprègnent et nous emmènent plus loin dans notre lecture.
Alors leurs aventures deviennent aussi les nôtres et c'est avec joie que nous poursuivons cette lecture jusque tard dans la nuit.

C'est donc un livre empli d'aventures et d'action, de créatures féeriques et de monstres, de bonnes bagarres et de moins glorieuses, de confiance et de trahison, d'amour et de haine mais aussi de découverte de soi.
Beaucoup de sentiments vont vous assaillir au fil de votre lecture mais c'est avec impatience que vous continuerez celle-ci pour aller de découvertes en découvertes. Car les personnages ne sont pas toujours ce qu'ils disent être ou les choses ce qu'elles semblent.

Et lorsqu'au final, comme nos héros, nous découvrirons les tenants et aboutissants de tout cela, notre surprise sera au moins aussi grande que la leur.

C'est donc une lecture épique que je viens de terminer, les scènes de bataille sont imagées et utilisent des mots simples pour nous imprégner de l'action. La guerre n'a pas besoin de poésie pour exister, il faut appeler un chat un chat et l'auteur nous le prouve à maintes reprises.

Je remercie donc le papa de l'auteur qui lui a mis entre les mains des livres comme Bilbo et autres auteurs de fantasy. Ils ont su marquer son âme d'enfant pour nous permettre de lire ce roman qui contient à lui seul tous les ingrédients de la fantasy comme je l'aime. C'est donc un magnifique moment de lecture que je viens de finir et que j'ai hâte de reprendre avec je l'espère prochainement une éventuelle suite.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Sam 7 Mar - 9:04



Le Commandeur 2, Return of Emeth, de Michel Honaker





On disait la race malfaisante des Inertes éteinte à jamais. On pensait le terrible Verbe de Vie en sûreté, dans les profondeurs de Jérusalem, hors d'atteinte des occultistes mégalomanes.
Il ne faut jamais jurer de rien.
Ebenezer Graymes savait, lui. Magicien et guerrier, initié d’un ordre ancien dont il a été banni, il est le seul à pouvoir s’opposer au déchaînement de ces forces infernales…
Deuxième volume en numérique des aventures du Commandeur qui vous amèneront au fil de leurs volumes au plus profond de l’enfer.
À lire et découvrir pour les amateurs de récits fantastiques. À relire pour ceux qui connaissent déjà mais ont peut-être oublié le merveilleux talent de Michel Honaker.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 217

  • Format : numérique

  • Nombre d'exemplaires : texte ici





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Sam 7 Mar - 9:11

Le Commandeur 2, Return of Emeth, de Michel Honaker

Critique de ninik

Michel Honaker, un des auteurs phares de l'Anticipation de chez Fleuve Noir (aussi connue que la mythique collection gore), a écrit, au début des années 90, le célèbre cycle du Commandeur, que l'Ivre-book réédite à présent. Il est cependant à souligner que ce deuxième tome a été légèrement modernisé (par l'auteur lui-même ou l'éditeur, je ne saurais le dire) puisqu'il y est fait quelques références à des smartphones ou autres objets récents. Cela ne change pas grand chose à l'histoire, cependant.
Avant de rentrer dans le vif du sujet – à savoir l'excellente histoire qu'est ce tome deux, digne suite du superbe premier ouvrage – il est à noter la présence d'un certain nombre de coquilles, ce qui est regrettable. Rien de vraiment rédhibitoire (nous ne sommes pas du niveau d'un French pulp), mais il est à souligner quelques articles manquants, un « cir » au lieu d'un « cri », une concordance des temps ratée, et quelques petits détails du genre qui s'avèrent dommage.
Cela n'empêche pas, cependant, d'apprécier la plume de Michel Honaker, et son passionnant récit, qui débute directement là où c'était arrêté le premier. En effet, notre Commandeur avait récupéré le Verbe de Vie et remis au rabbin de New-York pour qu'il le mette en sécurité à Jérusalem. Cependant, le terrible Emeth, le golem qu'avait affronté notre héros précédemment, revient (d'où le titre de l'ouvrage), aidé par un mystérieux allié. Emeth entend bien d'une part se venger, mais aussi utiliser le Verbe de Vie pour lâcher sur le monde une armée de pantin meurtrier.
L'histoire est aussi classique qu'efficace (mais garde tout de même quelques rebondissements, comme l'identité du méchant qui a sauvé Emeth), et la plume incisive de l'auteur empêche de lâcher l'ouvrage (assez court) avant la fin (pour ma part, je l'ai lu en à peine 24 heures).
La construction est, elle-aussi, classique, et débute, comme le premier, par un meurtre atroce (ici, deux, l'un permettant l'autre). Michel Honaker remplace l'originalité des séquences par des descriptions assez horribles et très sanglantes, qui auraient pu trouver leur place dans un livre gore. Un frisson parcourt l'échine, alors que l'auteur, au fil de la construction de son livre, offre au lecteur du sang (beaucoup) et de l'érotisme (un peu), mêlant parfois les deux en un melting-pot délicieusement terrifiant.
Encore une fois, Michel Honaker sait mélanger réalité sombre (son New-York est crasseux, poisseux) et fantastique classique mais visuellement percutant, avec des golems, des mannequins tueurs, et autres démons invoqués. Dans ce paysage, le Commandeur qui donne son nom au cycle s'y inscrit diablement bien. Au physique inoubliable et à la personnalité trouble, il fascine le lecteur, qui est saisi par une étrange fascination face à ce héros diablement border-line, portant des vêtements désuets, n'ayant peur de rien, et maniant une épée elfique pour se défaire des démons qu'il rencontre.
Le seul regret de l'ouvrage, c'est qu'on n'apprend encore une fois que très peu de chose sur son personnage, traité comme le héros d'un western, mystérieux, apparaissant parce qu'on a besoin de lui et disparaissant avec le soleil couchant (même si le Commandeur préfère officier la nuit). Pourtant, Michel Honaker distille quelques petites touches de mélancolie, de-ci, de-là, son héros se remettant légèrement en question, quand personne n'est là pour le regarder.
Return Of Emeth est donc une réussite, un livre à l'ambiance finalement atypique, très sombre et sanglant, et à l'efficacité redoutable. L'auteur ne part jamais dans de grandes descriptions, mais pourtant, avec quelques mots bien choisis, le lecteur sait toujours s'imaginer le paysage ou les personnages, et si l'intrigue privilégie l'efficacité, l'action et le sang, c'est un véritable plaisir que de se laisser emporter par cette histoire, qui nous fait attendre le troisième tome avec impatience.

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