Bienvenue au Cœur de l'Imaginarium !
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Editeur] l'ivre-book

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5
AuteurMessage
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 22 Aoû - 10:08



Skitswish, ép.1 - Le prix du bélier, de Céline Thomas





La vie romancée de la chanteuse de Jazz, Mildred Bailey. Une histoire d’amour sombre et tragique sur fond de prohibition et de magie indienne.
Pougheepsie, 1947.
Alors qu’elle approche de la fin de sa vie, Mildred, rongée par la maladie, revient en pensée sur son passé tortueux. Elle a été la plus grande chanteuse blanche de musique noire et a brûlé les planches des plus grands clubs de jazz... Pourtant, elle est rongée par ses actes manqués. Elle ne cesse d’être torturée par le souvenir de Ted, son unique amour, sa dévorante passion, à qui elle a renoncé pour l’attrait des feux de la rampe. Que ne serait-elle prête à faire pour changer le cours des choses, pour remonter le temps et changer sa destinée...


  • Genre : romance

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 22 Aoû - 10:10

Skitswish, ép.1 - Le prix du bélier, de Céline Thomas

Critique de Malka

C’est la très belle couverture de l’épisode qui a attiré mon regard sur « Skitswish », puis le titre original, un peu mystérieux. Le résumé a fini de me convaincre d’essayer littérairement une époque (celle de la prohibition) que je connais peu.
L’auteure Céline Thomas avertit en édito qu’elle s’inspire de la chanteuse de jazz Milfred Bailey (que j’ai écouté sur le net par curiosité, ça met dans l’ambiance), mais prend des libertés, chronologiquement et sur le plan ésotérique, bien entendu !

On retrouve en introduction le personnage, femme de quarante ans rongée par la maladie (diabétique) et qui repense avec mélancolie et nostalgie à sa vie. Entre regrets et actes manqués, elle songe à Ted, son ancien amant.

L’auteur propose ensuite le récit par couplet, premier, second couplet…

Dans le premier, les flash-back renvoient la chanteuse dans un club vide, où elle chante malgré tout avec un plaisir évident. Le style est fluide, emporte, mais manque de poésie. La plume de l’auteure est plutôt efficace et cash, bien adapté à son personnage, son côté direct et naturel. La narration à la première personne renforce le sentiment d’être proche de cette femme qui met ses tripes dans ce qu’elle fait et notamment dans la musique où elle exprime ses sentiments. Elle nous permet une familiarité agréable, qui charme et donne de la densité au récit.

La rencontre avec Ted m’a un peu plus déçue.
Les dialogues manquent de naturel. Ce qui tranche avec la narration pourtant bien maîtrisée. La romance s’amorce un peu trop vite, même si on découvre la facette un peu plus effrontée du personnage. C’est sur ce point que j’ai tiqué et trouvé le dénouement amoureux rapide, car si la veille elle prend la fuite devant l’homme qui l’aborde, le lendemain c’est elle qui lui vole le premier baiser. Il devient vite entreprenant et avide, mais là encore c’est lui qui prend les distance nécessaires.
En deux jours, tout se complique dans la vie de la chanteuse… vraiment trop rapide à mon goût, même si l’ensemble reste plaisant à lire.

Dans le deuxième couplet, on apprend le destin tragique de Ted, dévoilé par un détective que la chanteuse a engagé. Les regrets n’en sont que plus vifs, et la suite nous explique en quoi le personnage en ressent une sorte de culpabilité.

Le troisième couplet devient très intéressant avec l’arrivée du surnaturel et d’un rituel bien particulier : le rituel Skitswish. Celui-ci permet, par symboles totems de changer la destinée de celui qui l’invoque… changer le cours de choses. Ce n’est pas la première fois que la chanteuse le pratique - auparavant afin d’accéder à la réussite -, mais ce n’est ni sans conséquences, ni sans sacrifices.

En conclusion, ce récit instaure une bonne mise ne place de l’histoire, dans ce premier épisode, et laisse le lecteur curieux et en attente. Comment les choses vont-elles évoluer pour la chanteuse ? A-telle une chance de se racheter, d’éliminer les regrets qui la rongent, d’éviter la maladie et peut être retrouver Ted ?
Beaucoup de questions qui trouveront sans doute réponse dans les épisodes suivants. Une série intéressante à suivre, même si le côté romance m’a moins passionné que le côté ésotérique de l’histoire.
Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium et les éditions L’ivre-book, pour cette agréable découverte.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 23 Aoû - 8:50



Mortelles attractions, d'Yves-Daniel Crouzet





Une soirée pyjama qui ne se passe pas du tout comme prévu, un appartement de banlieue et son ignoble secret, une histoire d’amour et de dupe, un assassin qui souffre de TOC, un autre qui considère le meurtre comme une méthode de développement personnel, de petits jeux amoureux pas si innocents que ça…
Yves-Daniel Crouzet, lauréat du prix du jury du roman de l’été Femme Actuelle 2009, n’a pas son pareil pour nous décrire la psychologie des psychopathes et nous entraîner dans un cruel jeu du chat et de la souris.
Heureusement, l’humour et l’ironie désamorcent souvent l’horreur de la situation et provoquent chez le lecteur un éclat de rire salutaire.
À moins que ce ne soit le rire de la folie communicative…


  • Genre : thriller

  • Nombre de pages : 273

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 23 Aoû - 8:53

Mortelles attractions, d'Yves-Daniel Crouzet

Critique de Malka

Si la couverture du recueil semble sobre, le titre « Mortelles attractions » reste bien révélateur du contenu proposé. Les nouvelles entrent toutes dans cette thématique, en flirtant avec folie et manipulations, savamment teintées d’une ironie et d’un cynisme exacerbés, parfois dérangeants, mais dans le bon sens du terme. Les fins y sont tragiques : pas de happy end, mais du frisson. Lecteurs, vous voilà avertis !

Même si les récits ne sont pas toujours originaux, Yves Daniel Crouzet réussit à imposer une cohérence sur le fond, explorant diverses situations et divers panels d‘attractions, mais aussi sur la forme dans la construction de ceux-ci.

En effet, « Attractions mortelles » nous révèlent bien des pièges machiavéliques, où se côtoient bourreaux et victimes. Que l’on se centre sur les premiers ou les seconds dans chacune des nouvelles. On assiste à leur chute progressive ou vertigineuse dans une folie meurtrière, salvatrice pour ceux qui tombent dans la décadence de leur vice, désespérée et fatale pour les autres. L’ambition, la cupidité, la violence et la luxure y sont de bons moteurs, pour entraîner les personnages et le lecteur.
On plonge parfois dans une dimension tellement horrible et morbide, qu’il semble que le voile de la réalité est déchiré, mais l’auteur s’accroche tout de même la plupart du temps au réel, car l’être humain possède, par nature, bien des zones d’ombres.

De plus, Yves Daniel Crouzet sait à merveille ancrer les personnages et le lecteur dans un quotidien relativement banal pour sombrer peu à peu dans l’horreur.
L ’ humour noir, voire morbide aide cette mise en place macabre. Rien n’est laissé au hasard : personnages, situations et évolutions. J’ai été happée, scotchée à la liseuse, enchaînant les différentes histoires sans le moindre ennui, goûtant avec plaisir à la plume ironique d‘Yves Daniel Crouzet, d’autant que son style est particulièrement fluide et agréable, adapté au genre et à la thématique adoptée. Les dialogues et descriptions sont également introduits à bon escient et de manière naturelle, jamais gratuitement.

Les chutes s’avèrent généralement sans surprise, mais toujours marquées par la noirceur, et comme précisé auparavant sans d’autre issue possible que la mort : celle qu’inflige le bourreau ou celle de la victime. L’espoir n’y est pas permis ! Il s’agit donc d’un recueil très sombre, laissant souvent s‘infiltrer des atmosphères dérangeantes et même malsaines, mais qui se lit avec grand plaisir pour tout lecteur averti.

On apprécie particulièrement la dernière nouvelle où se retrouvent, par hasard, les personnages des histoires lues précédemment. Elle y ponctue leurs messages sous-jacents : l’ironie du destin, la fragilité de la vie et la fatalité qu’on ne peut contrer face à la folie des hommes. Un final particulièrement réussi, qui fait sourire (jaune), mais laisse le lecteur vaguement inquiet quand à son propre sort… La vie ne tient finalement qu’à un fil.

En conclusion, ce recueil fut une très bonne surprise à la lecture et je le recommande aux lecteurs avertis, car il s’avère fort plaisant à lire, à défaut de vraiment surprendre. A lire sans modération donc, seulement si les « Mortelles attractions » ne vous font pas peur.
Je remercie pour cette découverte le forum Au cœur de l’Imaginarium et les éditions l’Ivre-book.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 26 Aoû - 8:37



At the tunnel's end, de Laure Izabel





Nous n’aurions jamais dû nous rencontrer. Et pourtant... ! Peut-être était-ce le moment d’oser affronter celui que je croyais être, ce à quoi j’aspirais ?

Toujours est-il que des portes se sont ouvertes dès cette fameuse nuit, des portes que je pensais avoir fermées pour de bon. Or, j’ai franchi leurs seuils précipitamment, le cœur marqué d’espoir : entre autres, celui d’être moi-même. Quand bien même les dommages collatéraux me coûteront...
Romance, érotisme et bisexualité dans ce nouveau roman de Laure Izabel.


  • Genre : romance

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 26 Aoû - 8:40

At the tunnel's end, de Laure Izabel

Critique de Malka

La couverture et le titre énigmatiques prennent sens, au fil de la lecture et pleinement à la fin de celle-ci : ils symbolisent le chemin parcouru.
Le récit démarre par une rencontre, celle du personnage principal, qui raconte son histoire à la première personne, et celle de Carolanne, jeune SDF, sur le point de mettre fin à ses jours. Il va lui sauver la vie et elle va chambouler la sienne. Cette seule rencontre représente un déclic : il ouvre les yeux sur lui-même et sur sa vie.

Rien ne prédestine ces deux personnages à se croiser, car ils appartiennent à des univers trop différents, si ce n’est le destin…
Il représente l’archétype de l’homme parfait : beau de corps et de cœur, le fantasme de bien des femmes, une célébrité qui a réussi. Il endosse les rôles qu’on lui fait jouer avec aisance, que ce soit sur scène ou dans la vie. Celui du séducteur au boulot et sa vie tranquille auprès de Jane, sa femme.
Elle est SDF depuis des mois, désespérée et ne possède rien, quand lui a tout.

Ce sont deux solitudes qui se croisent. Si on comprend vite celle de la jeune fille, laissée pour compte, le personnage principal révèle vite les failles de sa vie : le côté artificiel de sa profession, la froideur de sa femme Jane (opposée de Carolanne : c’est une femme superbe, possédant une carrière mais boudant les plaisirs simples de la vie). Il est fatigué par son côté superficiel et trouve en Carolanne un baume de fraîcheur.
Carolanne s’avère une jeune femme toute en ambiguïté : elle ne cède pas immédiatement à son charme et se montre d’abord méfiante, mais quand le dialogue commence, ses réparties piquantes sont savoureuses : sa fragilité et sa force la caractérisent.

La situation évolue favorablement entre eux, devient plus intime, avec des discussions et petits gestes : pas d’impatience, une langueur douce, une rêverie poétique et sensuelle. Il se dégage de la jeune femme une sensualité brute, une magie subtile, qui va vite le rendre dépendant. Un lien naît ce soir là, qui ne fera que se développer entre eux, que ce soit dans la complicité ou la douleur.
Jane, d’un autre côté, se présente sous un jour très stéréotypé. Elle devient vite la méchante qui piège son mari par ce contrat matrimonial, puis par la naissance de sa fille Beth, qu’elle délaisse vite.

La naissance de sa fille s’avère d’ailleurs un autre élément déclencheur dans la remise en question du personnage.
Il se sent prisonnier d’une vie qu’il n’a pas choisi (en tout cas pas ainsi). La situation s’envenime rapidement avec Jane. Les non-dits avec Carolanne, les malentendus, les disputes avec sa femme et la frustration le mènent vers la dépression. Sa fille est son seul rayon de soleil.

Un choix s’impose. Sa vie doit changer, mais comment ? Il ne veut pas s’avouer ce dont il a réellement besoin.
Sur ce chemin semé d’embûches, son meilleur ami et ancien amant Tim (dont il s’est séparé, quand il a décollé dans sa carrière et rencontré Jane), en qui il a entièrement confiance, va l’aider à y voir plus clair. C’est un personnage également essentiel à l’intrigue.

Même si l’histoire est contée par le personnage principal, les personnages secondaires possèdent autant de consistance, avec une personnalité bien mise en place et auxquels on s’attache rapidement. Sauf Jane bien sûr, puisqu’elle tient le mauvais rôle. Contrairement aux trois autres, je l’ai trouvé, moins nuancée, présente pour jouer son rôle dans l’intrigue. C’est le seul bémol que j’ai ressenti, car comme avec OPJ1 (autre roman de l‘auteure, que je vous recommande vivement), Laure Izabel a su dès le début du récit capter mon attention et me scotcher à la liseuse.

Le style fluide de l’auteure, tantôt sensible, tantôt efficace, les dialogues naturels, voire savoureux, la narration entraînante sont des qualités que j’ai retrouvé dans les deux écrits. Le ton, les personnages, la narration sonnent justes. Les scènes intimes présentes dans celui ci, sans être explicites, s’ajoutent au plaisir de la lecture , car elles oscillent entre sensualité sauvage et gourmande, entre plaisir de retrouver des repères, de la familiarité et celui de la découverte, de la nouveauté.

La fin est à la fois surprenante et logique, mais je n’en dévoilerai pas plus… Elle dépasse nos espérances, sort des sentiers battus et on ne peut qu’apprécier !

En conclusion, ce fut une lecture coup de cœur et je suis définitivement fan de la plume de Laure Izabel. Je découvrirai ses autres écrits avec plaisir. Merci au forum Au cœur de l’Imaginarium et aux éditions L’ivre-book pour cette belle découverte.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 22 Déc - 9:48



Lune de miel, de Manon Elisabeth d'Ombremont





Paris, 1876. Lison a perdu ses parents, assassinés dans des circonstances mystérieuses et particulièrement sanglantes.
Un an après, elle tente toujours d'échapper à la folie. Au cœur des ombres, un monstre émerge et la tourmente, quelques jours avant son mariage arrangé. Réalité ou construction d'un esprit malade ? Parfois, la frontière peut être mince.
L’écriture de Manon Elisabeth d’Ombremont est d’une incisivité diabolique et vous entraîne au seuil d’une démence certaine.


  • Genre : horreur

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 22 Déc - 9:54

Lune de miel, de Manon Elisabeth d'Ombremont

Critique de Malka

Lune de miel est une nouvelle fantastique de Manon Elisabeth d'Ombremont, jeune auteure, dont on peut également suivre la série de dark et urban fantasy « Nechtaànomicon » publiée par les éditions L'Ivre-book.

Le nouvelle « Lune de miel » entraîne le lecteur dans une parenthèse certes courte, mais intense, à mi-chemin entre rêve (ou plutôt cauchemar) et réalité. L'ambiance teintée de morbide, de macabre et d'un côté malsain accompagne le personnage principal, jeune fille au destin tragique, mais aussi le lecteur, qui se laisse happer par son atmosphère tragico-mélancolique. On ne peut que s'attacher à Lison, jeune fille suicidaire, à la santé mentale fragile et trembler pour elle.

L'auteure M.E. d'Ombremont prend le temps de mettre en place le personnage principal de Lison, mais aussi les personnages secondaires, tels sa tante égoïste et malveillante, son futur mari, et sa très chère sœur, seule raison qui la fait hésiter à franchir le pas (passer la corde autour de son cou).
Rien de gai dans cette nouvelle imprégnée d'une forte mélancolie, à la fois désespérée et dangereuse. On y trouve en effet désillusion, tristesse et désespoir. Nous suivons Lison sur le sentier du non-retour entre cauchemar et démence grandissante : la frontière restant mince entre les deux. Le lecteur peine à trouver le vrai du faux dans ce cheminement macabre.

On se retrouve même parfois mal à l'aise, touché par un soupçon d’obscénité (celui-ci toujours accompagné d'une sensualité trouble et équivoque, voire sadique), qui existe dans la relation, liant Lison à un mystérieux inconnu. Leurs étranges connexions nous dévoilent un individu auquel la jeune fille ne peut résister. Celui ci est animé d'une tendresse violente, d'une douce luxure, qui poussent Lison un peu plus loin dans sa chute. Mais peut être est-ce le dessein de cet homme aux intentions semblant pernicieuses ?
De plus, Lison se livre à des automutilations et tortures mentales : la jeune fille trouve de l'esthétisme et une forme de beauté dans ses propres cicatrices, mais continue de ruminer sans cesse la mort de ses parents, véritable déclencheur et guide de son évolution cauchemardesque.

L'auteure met en place le récit de manière judicieuse, dans le déroulement des scènes et les informations distillées le long du récit : cohérence de la narration pour mieux perdre Lison dans sa folie et le lecteur dans ses doutes. Le style élégant et fluide, les descriptions détaillées des émotions et sensations y contribuent aussi largement.

La conclusion est à l'image de la nouvelle, tout aussi macabre et ironique, cela va sans dire, et contribue à la cohérence du récit. Il privilégie esthétisme de l'écriture, de la narration, à l'intrigue en elle même. C'est une nouvelle qui se savoure à la lecture, sans suspense, mais avec une délectation doucereusement malsaine.
L'auteure manie le format court avec justesse et élégance, atteint son but et entraîne le lecteur, même si le sort du personnage principal reste prévisible. C'est le cheminement qui compte, non le point final.

En conclusion, ce fut une découverte fort intéressante. La plume riche de Manon Elisabeth d'Ombremont, son style et la mise en place du récit, me laissent impatiente de découvrir « Nechtaànomicon ». Je remercie les éditions l'Ivre-book et le forum « Au cœur de l'imaginarium » pour cette belle et enrichissante découverte.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 28 Fév - 9:07



Cheveux de feu, de Sylvie Wolfs





Une épopée pleine de vent, de fureur et de mystère. Une quête de liberté et d'identité. Une histoire de courage, celui d'une femme flamboyante et rebelle. Mais plus que tout, une grande histoire d'Amour qui marquera à tout jamais une légende à naître : celle de la Femme-Louve.
Violente et flamboyante, telle est l’écriture de Sylvie Wolfs, telle est cette saga.
Jamais l'Irlandaise et le Sioux n'auraient dû se rencontrer. Entre eux, un océan. Des océans... 1845. Jewell O'Connor et Zuzeca Cik'ala Iyasni ne sont encore que des enfants, mais déjà ils luttent pour leur survie dans un monde qui s'effondre. Pour elle, la famine. Pour lui, la guerre. Pour eux deux, la barbarie.
Au fil des bonheurs, des apprentissages, des drames et des épreuves, ils cheminent l'un vers l'autre. L'Irlande de la Grande Famine, le New York des gangs, l'Amérique de la conquête de l'Ouest, les grandes plaines sauvages et ses tribus indiennes.


  • Genre : western

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 28 Fév - 9:09

Cheveux de feu, de Sylvie Wolfs

Critique de Malka

Dans son roman « Cheveux de feu - La légende de la femme Louve », Sylvie Wolfs nous présente deux personnages, issus de deux milieux différents, mais que le destin va réunir. Rien pourtant ne s'y prête : aucun lien entre Jewel et Petit Serpent Immobile, issu d'une tribu indienne.
Même si la vie leur apprend la perte et la douleur, leurs univers et cultures totalement différents les séparent. Pourtant tous deux se montrent courageux face aux épreuves de la vie. Celle de Jewel s'avère beaucoup plus sordide. Entraînée dans un monde de misère et de prostitution, elle ne peut compter sur sa mère, femme mauvaise et jalouse, qui s'arrange pour la briser. Petit Serpent immobile, de son côté, peut toujours compter sur sa tribu pour le soutenir, cela malgré les pertes d'être chers et la souffrance.

L'auteure met bien en place l'ambiance pour décrire la vie des deux jeunes gens et apporte du réalisme dans le récit. S'attacher à eux n'est pas difficile : on tremble pour Jewel, souffre avec elle et on découvre avec plaisir la culture et les coutumes du jeune sioux. Les émotions distillées dans des moments simples de la vie quotidienne, bonnes ou mauvaises, apportent d'autant plus de crédibilité à l'ensemble.

Le roman déroule, devant nos yeux, la vie des deux personnages. Le parallèle entre eux amène le lecteur à se demander où va le récit, si les deux jeunes gens vont se rencontrer enfin. Les conflits entre Américains et Indiens (bien présentés et nuancés, ce qui fut appréciable à la lecture, même si on ne peut que prendre parti pour les personnages et les tribus indiennes) vont les réunir dans la lutte.

Jewel devient « Cheveux de feu ». La jeune fille, anéantie mais courageuse, qui a dû faire face au pire, devient vite essentielle, redoutable et intrépide au sein de la tribu : une femme sur laquelle on peut compter. L'évolution de celle ci à travers le récit s'avère la plus poignante. Elle trouve parmi les indiens son rôle, celui qu'elle doit jouer et qui lui rend sa dignité perdue. C'est une renaissance.
Dans ce sens, la couverture illustre bien cette transformation.

Le quotidien parmi les indiens nous révèle également leur respect de la vie et de la nature, leur perception de ce qui est sacré. Ils savent prouver leur code d'honneur et leur bravoure. Même si on connaît l'issue fatale (pas de suspense sur ce point, même si l'auteure ne l'évoque pas par respect et cohérence pour le récit), on se prend à espérer à une variante plus heureuse de l’histoire, éprouvant une nostalgie pour cette culture et cette sagesse perdue.

Le récit fluide emporte le lecteur avec facilité. Le style riche et précis se révèle poétique. La plume agréable de l'auteure apporte un plus indéniable à une intrigue déjà riche et intéressante.

En conclusion, j'ai tout aimé dans ce ce roman : les personnages, l'ambiance et le style. Même si l’intrigue prend le temps de réunir Jewel et Petit Serpent, leur infligeant bien des mésaventures et pertes, on apprend à les connaître et les apprécier. La force de Jewel et la culture indienne sont les deux points qui m'ont le plus transportée dans l'histoire. Le récit fut d'autant plus agréable à la lecture, grâce au style riche et poétique.
Une excellente lecture au final, et même un coup de cœur.
Merci au forum Au cœur de l'Imaginarium et aux éditions L'Ivre-book pour cette très belle découverte.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Sam 11 Mar - 8:58



Project Viper - Rising, d'Ellen Raven Martin





Le temps est venu pour un nouvel ordre mondial. Les conflits armés font le bonheur des marchands de mort, membres de l’organisme qui chuchote à l’oreille des grands de ce monde. On crache sur son nom : Conglomérat, tout comme on s’incline face à son gigantisme.
Des cendres des États-Unis est née la Fédération, amalgame de quatorze Districts gouvernés par la despotique et non moins sulfureuse Présidente Erika Lawson. Face à la rébellion qui fait rage, celle-ci doit prendre des mesures drastiques.
Le Conglomérat se rencontre à l’occasion d’un nouveau sommet. Il décide de lui fournir l’avenir. Cyborgs de guerre ou machines douées d’une âme humaine, le nom de ces créatures reste incertain. Une chose est certaine : ce sont des Vipers.
Car tous sont membres du Project Black Viper.
Début d’une formidable saga de science-fiction et de cyberpunk qui va faire parler d’elle ; ne manquez pas le début du Project Viper.


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Sam 11 Mar - 9:06

Project Viper - Rising, d'Ellen Raven Martin

Critique de ninik

Ellen Raven Martin a certes écrit plusieurs ouvrages, d'après sa biographie en fin de livre, mais Project Viper Rising est son premier roman publié (et son premier projet de science-fiction (ou plutôt de cyberpunk), genre difficile s'il en est). L'auteure utilise une technique qui tend à se développer, consistant à utiliser des personnages créés sur les forums de jeu de rôle, et donc qui ont le mérite d'être déjà développés et d'avoir vus leur personnalité et leur passé s'affiner. Manon Elisabeth d'Ombremont avait fait naître l'excellente Chienne de l'ombre ainsi, et Ellen Raven Martin donne de cette manière vie à Project Viper Rising, premier tome d'un cycle. Etant certes rôliste mais n'évoluant pas sur ce type de forum, je vais donc juger le livre sur la seule base des mots qui me sont parvenus. Il convient cependant de se dire, encore une fois, que Project Viper Rising est un premier roman, et que donc son auteure va développer son univers d'une part, mais aussi son style.
Ce dernier est ainsi la première chose que le lecteur découvre et, hélas, certains points peuvent rebuter. Ellent Raven Martin écrit de manière « courante », utilisant un style parlé qui pourrait fonctionner avec les dialogues, les inscrivant dans la réalité de l'époque dépeinte, mais ne peuvent convenir à la narration. En effet, l'écriture d'Ellen Raven Martin manque encore de recherches, mais aussi de fluidité, la musicalité de l'ensemble étant souvent hachée. Mais surtout, il manque une meilleure réflexion concernant l'emploi des mots et dans l'utilisation de synonymes. Des termes comme « flingues » ou « type » reviennent hélas grandement souvent, de même que des tournures quelque peu maladroites comme « ça », « ça fait des heures », par exemple. « Bassin », revenant plusieurs fois en quelques lignes, aurait mérité de se voir modifier par un synonyme pour ne pas rebuter. De plus, les dialogues auraient eu besoin d'être mieux intégrés au récit, et de supprimer certaines banalités ou platitudes.
Tous les auteurs ont leurs références, plus ou moins bien intégrées, et il est logique qu'Ellen Raven Martin n'arrive pas encore à mieux les mêler à son univers, mais il reste dommage que certaines références au Trône de fer, par exemple, soient si visibles. Déjà, la construction des chapitres colle au découpage de George Martin, mais cela n'apporte pas vraiment d'intérêt, les protagonistes de l'histoire se révélant quelque peu caricaturaux, et donc leurs pensées ou perception du monde n'apportent pas tant que cela au récit. Mais d'autres clin d’œil, comme la nécessité de nommer une arme d'importance, ou, traité sur le mode ironique, la manière de manier une épée « en plongeant le bout piquant dans l'adversaire » se révèlent bien trop visibles.
En ce qui concerne le monde, Ellen Raven Martin a décidé de construire ce qu'elle visualise comme une évolution logique et cyberpunk de notre univers. Rien de très original n'y apparaît, mais cela fonctionne bien, et le monde dépeint en vaut un autre. Nous avons donc une France qui s'est enfermée dans le nationalisme, des guerres, des augmentés (personnes étant améliorées par des implants), des chiens-robots, un pays divisé en district, et bien entendu une société totalitaire surtout dirigée par les grosses sociétés.
Ainsi, malgré un style qui rebute, l'univers étant classique mais pas inintéressant, j'aurais pu apprécier l'ouvrage malgré les personnages caricaturaux, si le trait n'avait pas été trop forcé et l'histoire intéressante. Hélas, le récit, fait d'action et de romance, brasse la plupart des clichés tout en intégrant assez mal la partie romance. Skylar, le premier héros que l'on découvre, est gentil et courageux, il mange de la tarte aux fraises avec sa fiancée (évidemment enceinte), il lutte contre le totalitarisme, et finalement se fait enlever et va être torturé pour devenir un des Viper et servir le chef de la grosse société qui dirige presque le monde. Nous avons aussi une scientifique évidemment sexy et folle (une folie hélas bien caricaturale) heureuse de torturer ses patients, mais elle va tomber amoureuse du futur Centurion. Une tueuse sexy et sensuelle est engagée pour s'occuper du chef de la grosse société, mais tombe amoureuse de lui, et j'en passe comme scénettes du genre.
Project Viper Rising est un tome d'introduction, voyant, comme son titre l'indique, la création des Vipers, les futurs gardes du corps de notre gros dirigeant. Le récit suit, quasiment tout du long, la création de Shadow et de Centurion et, sur la fin, nous dévoile le recrutement des autres, une courte scénette nous dévoilant qui chacun était et comment il ou elle a accepté de devenir un Viper. Là encore, l'originalité n'est hélas pas de mise, entre les jumelles sexy et manipulatrices voulant éviter la prison, ou le jeune homme ayant braqué une banque virtuelle pour sauver sa mère, par exemple.
Ellen Raven Martin s'essaie aussi aux expérimentations de style, présentant la fin du livre façon jeu vidéo de combat, avec noms des protagonistes s'affrontant pour le titre de chef des Vipers. Une idée intéressante sur le papier. Hélas, les duels sont vite expédiés (sauf le combat final), et ne se révèlent pas si palpitants que cela. De plus, l'identité du gagnant étant prévisible en diable, ces combats ne servent finalement pas à grand chose.
L'auteure ajoute aussi une touche d'érotisme, mais ce genre, particulièrement difficile, est mal maîtrisé, avec des phrases comme « Oh oui, continue ! Et il continua... » qui gâchent quelque peu l'ensemble.
Ellen Raven Martin essaie donc, avec Project Viper Rising, une oeuvre plutôt ambitieuse, mêlant nombre de genres pour les plonger dans une ambiance cyberpunk, mais hélas, trop de clichés et de maladresses s'entremêlent pour créer un livre finalement plutôt éprouvant à lire. Bien entendu, tout ceci se doit d'être modéré, puisqu'il s'agit du premier ouvrage publié de son auteure, et on ne peut que souhaiter que, pour la suite de son œuvre, elle soigne un peu plus son histoire et ses personnages, mais surtout son style, évitant les banalités et les répétitions trop nombreuses. C'est en tous cas tout ce que je lui souhaite.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 18 Mai - 8:24



Le Rédempteur - Livre 1, de Sébastien Tissandier





Il est damné et rejeté par tous… pourtant le Très-Haut l’a choisi pour accomplir Sa volonté…
Le père Martin est un exorciste atypique : muni de ses deux impressionnants révolvers et de son étrange chapelet lumineux, il purifie les possédés, il est le Rédempteur.
Lorsque le Siège, la congrégation agissant dans l’ombre afin de conjurer les forces du Très-Bas, lui ordonne d’élucider le mystère de la bête d’Angles, Martin est loin de se douter que cette enquête va le précipiter dans les noirceurs de son passé… ainsi que dans celles de sa congrégation, mettant à l’épreuve sa foi.
Un sombre complot visant à renverser le Siège se dessine et Martin semble en être l’élément central. Parviendra-t-il à contrecarrer les plans diaboliques mis à jour ? Martin et sa foi en sortiront-ils indemnes ?


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique




Liste des participants :


_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
ninik

avatar

Masculin Messages : 2833
Date d'inscription : 29/05/2014
Age : 39
Localisation : Liège

MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 18 Mai - 8:27

Le Rédempteur - Livre 1, de Sébastien Tissandier

Critique d'Illion

Voilà un bout de temps que j'entends parler des aventures du père Martin et je n'ai jamais entendu un commentaire négatif. C'est ce qui m'a intriguée et incitée à prendre ce partenariat. Je voulais comprendre le secret de ce prêtre pas comme les autres qui réussit à envoûter tout les lecteurs (ou en l'occurrence surtout des lectrices) qui se plongent dans son monde.

Et le moins que je puisse dire c'est que dès la couverture je suis séduite. L'illustration a beaucoup de classe, tout en nuances de noir et de blanc avec ses touches de rouge pour relever l'ensemble. Elle me rappelle beaucoup les illustrations de couverture de la série de livres Skully Fourbery que j'adorais étant plus jeune. Ça m'évoque immédiatement un univers à la fois sombre et lumineux, non dénué d'humour et d'auto-dérision. C'est donc sur cette très bonne impression que je commence ma lecture.

Le livre comporte un prologue et quatre chapitres, chaque chapitre étant divisé en plusieurs versets qui sont des divisions du texte que l'on retrouve aussi dans la Bible. Le clin d’œil est pertinent puisque nous évoluons, à la suite du père Martin, dans le milieu des Rédempteurs, ces exorcistes un peu particuliers qui traquent les phénomènes paranormaux. Le prologue et les deux premiers chapitres sont très courts, ils servent à exposer l'univers et ses lois fondamentales, à "planter le décor" en somme, ce que permet aussi la carte du monde présente au début de l'ouvrage (dont je n'ai malheureusement pas vraiment pu profiter mais c'est la faute aux paramètres de mon téléphone). Les deux suivants sont beaucoup plus longs car le scénario s'y déroule dans toute sa complexité haletante. Même dans les chapitres les plus longs, le rythme reste très rapide sans pour autant pêcher par excès de dynamisme et va même crescendo jusqu'au final du livre qui est de toute beauté.
Certains ressorts scénaristiques sont assez convenus mais ça ne nuit pas à l'harmonie d'ensemble car ils sont là pour permettre au scénario d'avancer et non parce qu'il fallait les mettre quelque part. De toute façon "original" ne veut pas dire qu'il faut absolument aller chercher des éléments jamais utilisés dans une histoire mais bien parvenir à combiner son propre univers avec des apports un peu plus convenus de manière à garder une cohérence d'un bout à l'autre de l'histoire. Et sur ce point Sébastien Tissandier a mené son scénario d'une main de maître et parvient même à inclure des twists scénaristiques que je n'avais pas vu venir, ce qui est très agréable car au fil des lectures je deviens difficile à surprendre.

Le style est vif et direct, ne s'embarrasse pas de détails superflus ni de descriptions qui courent sur des kilomètres de pages. L'auteur est allé à l'essentiel tout en parvenant à donner du corps à son univers et à ses personnages, à leur donner vie. Le meilleur exemple pour moi est le personnage du père Morgan. On ne peut même pas dire que c'est un personnage secondaire parce que, aussi déterminante que soit son intervention dans le livre, il n'apparaît que sur un nombre réduit de pages et les informations le concernant sont plus que minimes. Et pourtant il dégage un vrai charisme et une vraie personnalité qui font dire qu'il a sa place dans cet univers, que ce n'est pas juste un personnage placé là pour le scénario et qu'on ne reverra plus ensuite, qu'il a sa propre "vie". À titre personnel, j'aimerais beaucoup un spin-off sur ce personnage qui m'a vraiment marqué malgré sa très courte apparition.
À l'inverse, le personnage d'Ichi est celui qui m'a le plus déçu. Il fait partie des principaux protagonistes aux côtés du père Martin mais elle n'est pas parvenue à me convaincre de son importance. Malgré son rôle, elle me laisse une image très effacée et en retrait, ne se définissant finalement qu'en creux par rapport à Martin puisque les deux personnages sont des opposés. Elle a un fort caractère mais ne parvient pas à dégager une "présence". Là où le père Morgan parvenait à "sortir" de la page pour venir me chercher, Ichi reste finalement une créature de papier.

Il y a certes quelques imperfections dans le traitement des personnages (à moins que ça ne vienne que de mon ressenti) mais Le Rédempteur reste un très bon livre avec un atmosphère lourde de secrets et de non-dits d'une grande qualité. Au début j'étais frustrée que les chapitres soient courts parce que j'en voulais plus et à la fin j'étais déçue de voir que j'avais déjà fini le livre. J'ai vraiment été embarquée dans cet univers plein de surprises et j'irai probablement lire la suite des aventures du père Martin. Je comprends également mieux la fascination qu'il exerce sur les lectrices (en même temps si le prêtre est sexy en diable, qui n'a jamais rêvé de le détourner de sa voie ? xD). Je renoue également avec les éditions L'Ivre-Book qui, à ce jour, ne m'ont jamais déçue et qui propose une vraie qualité dans les ouvrages qu'ils éditent.

_________________
lecture en cours : Les Lames du cardinal de Pierre Pevel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://niniksland.eastasia.fr/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Editeur] l'ivre-book
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Au Cœur de l'Imaginarium :: Partenariats :: Partenaires-
Sauter vers: