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 [Editeur] l'ivre-book

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mer 27 Mai - 7:30

Ouroboros 1 - Clara, de Christophe Rosati

Critique d'Illion

C'est en tentant de définir le genre de ce livre que je me suis rendu compte qu'il n'entrait pas vraiment dans aucune des catégories que je connaissais, ce qui m'a poussée à aller voir ce que l'éditeur disait du présent ouvrage. Et je me suis aperçue que je venais tout bonnement de lire une œuvre classée dans une catégorie que je n'avais encore jamais pratiqué jusqu'à ce jour, sauf à travers quelques films hyper connus à travers le monde : le cyberpunk.

Qu'est-ce que le cyberpunk ? C'est un sous-genre de la SF, au même titre que l'anticipation dont j'ai longuement parlé dans un précédent partenariat. Mais, comme pour tous les genres et sous-genres affiliés à la SF, une petite explication s'impose car il est aisé de confondre avec d'autres genres.

Le cyberpunk est un genre littéraire apparu dans les années 80, au moment où la technologie commençait à prendre l'essor qu'on lui connaît aujourd'hui, ce qui – déjà – inquiétait un certain nombre de personnes, imaginant alors un futur dystopique où la technologie serait devenue un élément à part entière de notre vie quotidienne (et sur ce point on ne peut pas leur donner tort). Le genre illustre dans un monde futuriste l'idéologie punk qui milite contre les barrières créées par la société, quelles qu'elles soient (les sociétés comme les barrières). De fait les personnages cyberpunk vivent souvent à la marge d'une société où les méga-corporations contrôlent tout et où la liberté individuelle est quasi inexistante.

Les principaux thèmes récurrents de ce genre sont : les voyages spatiaux, la vie sur Mars, les androïdes, le clonage, les cyborgs et/ou la réalité virtuelle. Chaque auteur de cyberpunk le traite un peu à sa sauce, piochant dans ces éléments ce qui lui parle le plus pour développer son univers. Ainsi un même thème peut être traité de différentes manières. Si l'on prend l'exemple des androïdes, la différence est flagrante entre Blade Runner (Est-ce que les androïdes rêvent de moutons électriques ?) et I-Robot, tous deux adaptés en film par Hollywood. D'une manière générale on ne retrouve pas l'ensemble des thèmes récurrents dans une même œuvre cyberpunk, mais seulement un ou deux, ce qui fait que de nombreuses œuvres peuvent théoriquement être classées dans ce genre si l'un des thèmes est utilisé de manière importante.

Ce qui, à l'origine, était un simple genre littéraire est devenu pour certains une véritable philosophie de vie aujourd'hui, selon laquelle le danger d'une technologie trop avancée est le principal enjeux. Les auteurs de cyberpunk tente généralement de montrer que, d'une certaine façon, la technologie nous rend de plus en plus esclaves de notre système et qu'elle peut aller jusqu'à nous faire oublier notre côté humain.

Ceci étant posé, passons à l'analyse de l’œuvre de Christophe Rosati. Ouroboros est qualifié de thriller cyberpunk, et est destiné à être publié en 5 épisodes par L'Ivre-Book. Le fait est que ce petit e-book de 80 pages environ laisserait grandement sur notre faim s'il devait être unique (il s'arrête en plein suspense, aaarg!). Le livre est divisé en 7 chapitres, plus une "interruption", ce qui fait une moyenne de 10 pages par chapitre (en considérant l'interruption comme un chapitre). Chaque chapitre porte le nom d'un ou plusieurs personnages, celui (ou ceux) sur le(s)quel(s) se focalise(nt) la narration durant ledit chapitre. Cette narration se fait en alternance parfaitement symétrique entre les personnages de Rob et Clara – personnage éponyme – à raison de trois chapitres chacun, plus l'interruption en commun et un chapitre pour le duo "JB et Peary". Cette narration est datée comme un journal : elle "commence" le 10 mai 2380, puis revient en arrière à partir du 2 mai 2380 pour dérouler le fil des événements ayant conduit à ce 10 mai. D'ailleurs le premier chapitre est narré à la première personne pour bien faire saisir le marasme dans lequel les personnages sont engagés, tandis que les autres sont à la troisième personne pour donner un effet de détachement, de vue du dessus, comme si nous revoyons la vie des personnages à travers eux.

Clara est le personnage principal, comme en témoigne le fait que son nom figure dans le titre mais aussi sa position dans l'ordre d'apparition des personnages : elle "possède" de manière symbolique le premier chapitre à ce titre. Clara est une humaine qui a été un peu "améliorée" (elle possède notamment un bras cybernétique suite à une blessure), tandis que son ami et acolyte Rob est un cyborg dont la seule partie encore organique est le cerveau. Il est d'ailleurs intéressant de noter les changements de narration selon l'un ou l'autre. Clara a une narration sombre, focalisée sur la technologie, l'appât du gain (elle et Rob sont des sortes de mercenaires) et ne décrit que très peu l'environnement qui l'entoure, comme s'il n'avait aucune importance. Rob, en revanche s'attarde sur le paysage en une écriture sensible et poétique, voire carrément lyrique, comme si l'humain de cet improbable duo était finalement le cyborg. De même tous les détails sur les personnages (soit Rob soit Clara) sont "fournis" par Rob lui-même car présenté comme objectivement impartial et donc détaché de toute donnée subjective. Je crois que c'est pour mieux mettre en avant ses interrogations existentielles, mieux montrer qu'au contact de la femme le robot retrouvait son humanité, ou quelque chose dans ce genre là.

Bien sûr l'aspect géopolitique de cet univers a de l'importance et l'auteur passe de longs moments à nous le décrire, mais jamais en vain ni en étant ennuyeux (bien au contraire !). On y retrouve quelques unes des thématiques de la mouvance cyberpunk citées plus haut : la technologie/cybernétique avec l'évolution technologique de la société, les cyborgs, les méga-corporations qui contrôlent tout et, bien que de manière marginale, les voyages spatiaux et la vie sur Mars. L'auteur s'est positionné à la lisière des genres cyberpunk et anticipation en imaginant l'avenir de notre monde à une échéance de deux ou trois siècles dans le futur avec une forme de monde post-apocalyptique (bien qu'il n'y en ai pas eu à proprement parler) basé sur les évolutions (probables et possibles) de la cybernétique, les cyborgs en première ligne. L'idée semble être de montrer la dépendance de l'individu à une technologie qui le pousse à aller toujours de plus en plus vite, quitte à "oublier" de dormir pour rester à la page ! À bien lire entre les lignes on sent clairement les influences de Matrix ainsi que du Cycle des Robots d'Isaac Asimov.

Nous avons donc une œuvre riche et complexe, passionnante mais extrêmement courte à mes yeux. Je ne désapprouve pas l'idée de publier l'histoire complète en plusieurs épisodes mais je regrette que les jeunes auteurs publiant en e-books aient, presque systématiquement, recours à ce procédé. Je préférerais avoir une histoire complète et pouvoir me dire que j'attendrais avec envie le prochain projet de l'auteur. Là je suis un peu frustrée parce qu'il faut que j'attende "la suite au prochain épisode"... Oui je ne suis pas très patiente !

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Dernière édition par ninik le Dim 28 Juin - 8:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 7 Juin - 8:03



Cas mille, de Huguette Conilh





Camille s'apprête à tout quitter : maison, famille, amis et jusqu'à la région où il vit depuis vingt ans. Tandis que son petit frère, à qui il vient de faire ses adieux, s'est endormi dans ses larmes, le jeune homme se souvient de ce qui a motivé sa décision. En laissant son passé derrière lui, il emportera aussi son secret.


  • Genre : drame

  • Nombre de pages : 27





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 7 Juin - 8:05



Les Ignobles, de Huguette Conilh





Ils sont les ignobles, victimes de leur différence, souffre-douleur des cours d’école, les proies de l’ignorance que l’intolérance met en marge de la société. Pour échapper au tableau des opprobres, Camille a préféré couper les ponts avec sa famille.
Jusqu’au jour où la mort de ses parents dans l’incendie de leur maison l’oblige à reprendre le chemin de la Vienne. Il recueille alors son frère cadet, Mathis, un adolescent torturé par la culpabilité de n’avoir pu sauver ses parents.
En 2014, nous vous avons offert la nouvelle d’Huguette Conilh « Cas mille », en 2015, achetez « Les Ignobles » et découvrez toute la richesse de l’écriture de l’auteure.


  • Genre : drame

  • Nombre de pages : 519

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 7 Juin - 8:10

Cas mille, de Huguette Conilh

Les Ignobles, de Huguette Conilh

Critique de Malka

Huguette Conilh est une auteur éclectique, qui n’en n’est pas à son premier roman. Entre romance, policier et même une nouvelle fantastique, elle aborde dans Cas Mille (la nouvelle) et les Ignobles (le roman) des sujets qui lui sont chers, tel que la différence et la tolérance.

La nouvelle « Cas Mille » constitue une bonne introduction au roman. On y découvre deux frères : Camille, l’aîné et Mathis, encore enfant.
Le premier a décidé de partir, pour éviter que sa famille n’éclate en se trouvant confrontée à son lourd secret : son homosexualité.
Il dévoile dans cette nouvelle ses premiers émois, son premier amour, sa différence, qu’il assume, mais qu’il ne souhaite pas imposer, face à une famille intolérante et hostile. Il fait le choix d’être lui-même, malgré le sacrifice de la séparation. On découvre donc un personnage fort et sensible. La complicité qui le lie à son petit frère, évoquée dans la nouvelle, influe énormément sur l’intrigue du roman.

Dans le roman, suite à la mort de leurs parents, Camille décide d’accueillir Mathis chez lui. Le cadet bien que traumatisé par l’incendie qui a coûté la vie à ses parents, se réjouit de retrouver son frère. Pourtant tout n’est pas si simple entre les deux frères et la communication plus compliquée que prévu.

Le roman se fixe sur quatre personnages que l’on suit avec plaisir : Camille et son frère Mathis, Aaron, le colocataire et Norbert le propriétaire et voisin.
La plume d’Huguette Conilh est fluide, vive et efficace, son approche des personnages approfondie. Elle insiste avec délicatesse, justesse et pudeur sur leurs petits secrets, ne les épargne pas et les pousse dans leurs retranchements. Ils se révèlent très humains, à travers les diverses facettes de leur personnalité, même les moins avouables. En effet, l’auteure n’hésite pas à nous montrer leur mauvaise fois, leur immaturité, mais contrebalance avec une certaine tendresse pour ses personnages, car leurs qualités ne manquent pas. On s’attache à eux et on voudrait les voir s’en sortir, tant ils font face avec courage aux situations difficiles. Ils affrontent ces épreuves, évoluent au cours du roman, deviennent plus adultes ou plus sages, apprennent à se comprendre, à communiquer et à devenir plus tolérants.

Si le roman suit ces quatre personnages, dont on retrouve les points de vue successifs dans la narration, il se centre tout de même autour de Mathis, le plus jeune de tous.
Mathis s’avère être un gamin paumé, en souffrance, réclamant l’attention de son frère, qui l’a laissé en plan alors qu’il lui avait promis de revenir le voir après son départ. Mathis réagit également très mal à l’homosexualité de celui qu’il a idolâtré pendant tant de temps. Il enchaîne les caprices, et les actes inconsidérés, comme pour lancer un signal d’alarme.
Camille éprouve bien du mal à éduquer ce garçon difficile et arrogant et à concilier son arrivée avec sa vie quotidienne et amoureuse. Il n’est pas prêt pour autant à sacrifier son couple.
Les relations entre Mathis et Aaron démarrent mal et restent toujours compliquées : ce sont deux êtres en souffrance bien trop semblables et qui se disputent, en quelque sorte, l’amour et l’attention de Camille.
Mathis trouve souvent refuge chez Norbert, le propriétaire handicapé avec qui il peut discuter et se confier.

Le roman est une belle leçon de vie et de tolérance. Huguette Conilh évoque aussi des sujets sensibles, autres que l’homosexualité: les relations familiales compliquées, le handicap, le suicide, la difficulté de Mathis de s’adapter dans son lycée et de trouver des amis. Tous font partie d’une réalité, que nous connaissons de près ou de loin et l’auteur les aborde avec franchise et crédibilité.
Les émotions et sentiments sont très présents et fort bien décrits. Les événements s’enchaînent. On tremble pour Mathis, on a envie de le dissuader ou de l’encourager dans bien des situations, mais jamais on ne s’ennuie.

La fin prend tout de même le lecteur par surprise, car l’on s’attend à en savoir un peu plus sur les réactions de chacun, suite aux révélations que l’auteure nous fait. Huguette Conilh a, en effet, analysé les événements à travers le roman toujours dans le détail et nous lâche immédiatement après nous avoir révélé le plus lourd secret de Mathis. Certes, celui ci explique pas mal de chose, mais je suis restée, je l’avoue, sur ma faim…

En conclusion: je conseille vivement la lecture de Cas Mille (nouvelle téléchargeable gratuitement), avant de lire le roman « Les ignobles », mais si vous vous plongez dedans, vous ne pourrez que poursuivre ! La plume d’Huguette Conilh, son exploration des personnages et de leur psychologie happe le lecteur. J’ai fort apprécié ce roman, qui change de mes lectures M/M habituelles et propose une expérience différente, plus proche de la réalité. Je remercie le forum « Au cœur de l’imaginarium » et les éditions « l’Ivre-Book » pour cette belle découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 11 Juin - 8:36



Le Testament de Galilée - 3. L'enfant, de Sébastien Tissandier





La grossesse d’Emma ne se déroule pas correctement. Tout va vite, trop vite pour Jules qui perd le contrôle de sa vie. Rongé par les doutes, l’esprit tiraillé par ses interrogations, il n’a pas d’autre choix que de se fier à ses amis.
Pendant ce temps, convoqués par leurs supérieurs, les Ghosts retournent aux États-Unis. Ils vont découvrir, au péril de leurs vies, un complot aux intérêts politiques à l’origine de l’affrontement entre le groupe de Jules et celui d’Anna.
De son côté, avide de pouvoir, Anna part à la recherche de la capacité qui lui permettra de se venger de l’humiliation que Jules lui a fait subir et de contrôler l’enfant de la destinée.
Leurs chemins vont une dernière fois se recouper, permettant enfin d’élucider le testament laissé par Galilée il y a plus de 400 ans !
Le dernier volume de la saga du Testament de Galilée de Sébastien Tissandier, en passe de devenir un monument de la littérature d’évasion.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 317

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 11 Juin - 8:38

Le Testament de Galilée - 3. L'enfant, de Sébastien Tissandier

Critique de Malka

Le troisième volume du « Testament de Galilée » intitulé « L’enfant » reste dans la continuité des deux tomes précédents. Nous retrouvons les personnages peu de temps après l’affrontement final du deuxième tome. Sébastien Tisandier prend le temps, en ce début de roman, de les laisser se remettre du choc qu’ils ont subi et d’assimiler ses conséquences.
Ce volume se centre, comme son titre l’indique, sur l’enfant d’Emma et Jules, de la grossesse classée hors norme du fait de sa croissance accélérée, à ses influences sur les possesseurs de capacités.

La narration adoptée dans ce volume garde la particularité de proposer un point de vue à la première personne pour Jules et à la troisième personne pour les autres personnages. Elle s’impose parfaitement au lecteur car la continuité dans l’écriture et une alternance régulière entre les deux aident le lecteur, sans le surprendre quand elle change. Je l’ai trouvée moins déstabilisante que dans le deuxième tome, car elle coule naturellement à la lecture. Et Jules apparaît clairement comme le personnage central, aux côtés de son enfant.
La narration reste de plus agréable, rythmée et équilibrée, avec des descriptions judicieuses et des dialogues vivants qui témoignent d’une belle complicité entre les personnages. Même le lecteur serait capable de les comprendre à demi mot.
L’auteur reste fidèle à leur caractérisation et soigne aussi bien leurs relations que l’aspect psychologique.
Le roman repose sur beaucoup d’action, ce qui explique un bon rythme et un attention toujours constante du lecteur.
Le tout est porté par un style fluide, efficace, agréable à la lecture.

Sébastien Tissandier a mis l’accent sur certains personnages
On retrouve Jules, comme toujours, autour de qui gravite son petit groupe d’amis. Jules, qui se sent bien impuissant et frustré, toujours soucieux de protéger sa famille et ses amis.
Kurtis sera là, bien sûr, pour le soutenir. Leur belle complicité continue, pour notre grand plaisir.
Au-delà de Jules, son enfant prend une place de plus en plus importante au sein du groupe. C’est un personnage à part entière, même quand il se trouve dans le ventre de sa mère. Il impose sa présence et ses ondes positives et réconfortantes aux membres du groupe, mais aussi et surtout apporte son aide dans les moments décisifs. Le lecteur apprend à l’apprécier, avant même sa naissance.
De plus, la relation entre Jules et son enfant se met en place peu à peu et gagne en intensité au fil du roman.
Anna et Hector continuent leur chasse aux capacités. Anna engrange des pouvoirs de plus en plus dangereux et forme même une armée. L’enfant l’intéresse particulièrement et elle tente de s’en emparer par tous les moyens. Pourtant, d’autres adversaires, plus puissants encore, se profilent à l’horizon. Ce qui ne présage rien de bon.
Parmi les personnages très présents dans ce troisième tome, on peut également citer Jaden Duke, qui occupe une place particulière dans le récit. Membre des Ghosts et protégé du capitaine Andersen, il passe par des moments forts (de joie et de tristesse) et réserve des surprises au lecteur.

En conclusion, le roman est agréablement construit et les personnages toujours aussi attachants. La lecture fut trépidante, un peu trop courte à mon goût, car j’aurai aimer accompagner encore ces personnages que j’ai appris apprécié sur ces trois volumes. Mais le dernier volume du « Testament de Galilée » ne marque pas la fin du cycle puisqu’une nouvelle série nommée « Les héritiers de Galilée » permettra de continuer l’aventure. Évidemment, je la lirai avec plaisir. Je remercie le forum « Au cœur de l’imaginarium » et les éditions « L’ivre-book » pour cette excellente lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 22 Juin - 8:18



Eve aux sables dormant, de Cécile Ama Courtois





Étudiant en Égyptologie, Guillaume participe à la plus incroyable fouille archéologique jamais réalisée. Un chantier où chaque strate mise au jour dévoile des vestiges toujours plus anciens.
Plus vieux que les premiers hommes. Antérieurs aux tous premiers dinosaures. Remontant jusqu'aux origines de la vie connue. Puis plus loin encore… jusqu'à des créatures qui peuplaient la Terre avant cela. Des êtres disparus depuis des millions d'années.
Quand Guillaume découvre un squelette incroyable, d'étranges rêves commencent à peupler son sommeil. Ces rêves vont, non seulement bouleverser son cœur et sa vie, mais ils vont aussi changer le cours de l'Histoire.
Une histoire d'amour qui n'est pas sans rappeler La nuit des temps de Barjavel.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 248

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 22 Juin - 8:23

Eve aux sables dormant, de Cécile Ama Courtois

Critique d'Aelynah

Guillaume est un jeune étudiant en égyptologie, son but au travers de ses études en histoire de l’art est de devenir archéologue. Il a réussi, à son grand bonheur, à être accepté pour un stage sur un site de fouille encore non exploré au sein de la vallée des Rois, ou plutôt sur un des versants de cette vallée. Il y participe sous la direction du Professeur Pierre Monnier, reconnu internationalement depuis sa découverte quelques années plus tôt d’une galerie souterraine sous le désert. Galerie où reposaient des ossements et vestiges préhistoriques et où la suite des fouilles a mis au jour quantité de merveilles incroyables du fait de leur stratification non modifiée par la nature et ses nombreux chamboulements.

Une découverte troublante

Guillaume fait partie des meilleurs étudiants du professeur de par son professionnalisme mais aussi ses précédentes exhumations. Il en a conçu un rêve merveilleux et fou, celui de faire LA grande trouvaille qui changerait son existence à jamais.
Lorsque ce matin-là, sous son pinceau apparaît un objet d’un blanc éclatant, là où tout n’est habituellement que dégradé de gris, son cœur manque un battement. Sous ses yeux éblouis il va exhumer un fémur humanoïde. Son rêve d'accéder au rôle de chef de son propre chantier semble prendre vie. Avec le soutien et l’amitié du Professeur Monnier, de l’anthropologue Michèle Da Sienta et d'Ahmed, un terrassier du site, il va aller de l’avant et ses découvertes vont l’amener à revoir son avenir mais aussi le leur, et peut être même aussi les croyances fortement ancrées en chacun d'eux.

Une plume magique pour un récit captivant

La plume de Cécile Ama Courtois est une découverte aussi étonnante que celle de son personnage principal : Guillaume. Elle a su en l'espace de quelques pages me plonger dans son récit égyptien comme n'avait su le faire jusqu'à présent que des pointures comme Christian Jacq ou même Pauline Gedge.
Les décors sont fabuleux, les ambiances rendues vivantes par ses mots à la fois simples et limpides.
Elle a su réunir à la fois l’Égypte de Christian Jacq, le fantastique de René Barjavel et de sa Nuit des temps, et même la fantasy de Tolkien.
L’alternance dans son roman d’extraits de journal personnel de Guillaume et de moments de la vie du camp nous permet de nous imprégner totalement de cette ambiance générale, un peu frénétique lors des découvertes et totalement magique de par ses paysages. Lorsqu’ensuite les rêves prennent eux aussi place dans l’intrigue, la plongée au cœur de l’action est totale.

Du coup, lorsque le lecteur se rend compte de cela, on peut dire qu'il attend l’auteure au tournant.
Virage qu'elle va négocier de main ou plutôt de plume de maître grâce à ces recherches faites en amont. On sent alors la dextérité de l'auteure sur le sujet et rien ne peut plus nous tenir éloigné de l'histoire une fois rassuré sur sa capacité à nous subjuguer.

Car une fois la découverte de Guillaume sur le devant de la scène, l’Égypte perd un peu de sa dominance pour laisser entrevoir une autre civilisation qui en a subjugué plus d’un.
Là encore nous suivons l’histoire, pris dans le récit enthousiaste et surtout plein d’émotions de l’auteure. Les personnages sont humains, avec leurs bons et mauvais côtés. Ils nous émeuvent ou nous énervent mais ils ne nous laissent pas indifférents.
Guillaume mûrit au fil des pages et s’enhardit aussi. Car pour lui il n’y a qu’un but ultime, aider celle qu’il a tiré du sommeil et son peuple à s’intégrer mais aussi y puiser la source de son bonheur.

Le fantastique de la situation, mis en avant dès le début par les rêves réalistes dans le ressenti de Guillaume, et pourtant emplis de magie, nous transporte avec lui. Sa rencontre avec son futur au détriment d’une partie de son âme va nous émouvoir plus que de coutume.

Ce qui au départ aurait pu être un roman d’aventure et de découverte est devenu au fil des pages une ode à la plus belle des magies, celle de l’Amour.

Un sentiment de trop peu

Un seul regret cependant va ternir ma chronique d’une demi-teinte. J’ai été tellement emportée dans le récit que la fin m’a eue par surprise.
Elle est magnifique et d’une plume égale en poésie au reste du récit, en cela rien à redire.
D’ailleurs, du fait d’un roman court, l’action nous entraîne rapidement à sa suite et ne nous lâche qu’à l’épilogue, essoufflé et ému mais aussi empreint de nostalgie pour ce monde entraperçu.
Car ce royaume que nous découvrons, les implications de leur survie, leur intégration au nôtre ont été un peu trop survolé à mon goût, ils auraient mérité quelques chapitres supplémentaires pour permettre au lecteur de ne pas quitter Guillaume et ses amis aussi vite et ainsi assouvir leur soif de connaissances pour ce rêve éveillé que nous a confié Cecile Ama Courtois.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 28 Juin - 8:04



Ouroboros 2 - Raph, de Christophe Rosatti





Perdue au milieu des flots de la Mer de Beaufort, se trouve Bush Island. Le seul endroit de la planète où l’on souhaite ne pas avoir à se rendre : prison de haute-sécurité remplie de ce que l’humanité fait de pire en matière de criminalité.


  • Genre : cyberpu,k

  • Nombre de pages : 189

  • Format : numérique






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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 28 Juin - 8:06

Ouroboros 2 - Raph, de Christophe Rosatti

Critique d'Illion

Retour dans la sphère cyberpunk avec le tome 2 de la série de Christophe Rosati, Ouroboros. Nommé cette fois-ci "Raph", l'action et le chapitrage de cet e-book de 86 pages reprend exactement là où elle s'était arrêtée au tome 1. La structure du récit est sensiblement la même, je n'y reviendrais donc pas. Seule la répartition des chapitres change : 4 pour Clara (ce qui la confirme donc dans son rôle de personnage principal), 2 pour Raph, un pour Rob, un pour John Matsuko et un intermède/boucle avec John et Clara. L'action se poursuit en flash-back depuis la nuit du 5/6 mai jusqu'au 7 mai, où elle s’interrompt à nouveau.

Au niveau des personnages Clara est donc confirmée dans son rôle de perso principal ET point focus de la série (bien que le pourquoi du comment reste nébuleux). La plupart des "flash-backs", si tant est qu'on puisse utiliser ce mot puisse que le récit est déjà un flash-back en soi, concerne son propre passé. Tout semble d'ailleurs tourner autour d'elle de près ou de loin, jusqu'à John, le policier chargé de retrouver ceux qui ont exfiltré Raph, qui a un passé commun avec elle - ce qui donne d'ailleurs lieu à un cliché classique et un peu facile.... Quand à Raph lui-même, il dispose d'une narration très imagée et basée sur l'imagination, correspondant à sa mentalité immature de hacker.

Dans ce deuxième tome, Christophe Rosati développe son univers. La guerre contre les cyborgs est à nouveau évoquée, avec un retour sur le premier intermède dédié à la rencontre entre Clara et Rob. Cette guerre apparaît de plus en plus comme un élément central du background de l’œuvre. On retrouve également une double occurrence parmi les personnages d'une étrange affaire autour d'une planète et d'un sous-marin qui ont purement et simplement disparus, ce qui - si ma mémoire est bonne - était déjà évoqué aussi dans le premier tome. Coïncidence ? Peut-être pas. On trouve aussi des idées très élégantes. Dans ce monde en décadence, l'homme crée de nouveaux paradis en colonisant d'autres planètes qu'il nomme d'après les anciennes mythologies, notamment nordique et biblique avec les colonies d'Asgard et d'Eden. Mais plus qu'un univers cyberpunk l'auteur dévoile peu à peu son talent de la référence et il est plaisant de les chercher et les comprendre. D'autant plus qu'elles apportent une note de fraîcheur et d'irréalité bienvenue dans un univers sombre et ultra technologique.

Autrement on continue à explorer les thèmes propres au genre cyberpunk avec le clonage, la technologie et le corporatisme (industriel et économique). Ceci pourrait bien rendre l’œuvre de Christophe Rosati unique dans le milieu puisqu'elle cumule la plupart des thèmes récurrents du cyberpunk alors que ce n'est généralement pas le cas dans les œuvres de ce type. Mais ce qui est vraiment passionnant c'est le côté étouffant de la technologie. Les personnages sont quasi-dépendants à la technologie et de manière presque systématique. Il se passe rarement une page sans qu'ils ne l'utilisent d'une manière ou d'une autre. Le pire c'est que cela n'est pas si éloigné (ou de moins en moins) de notre propre monde. Certes l'auteur peut s'inspirer de notre présent pour développer son futur hypothétique, mais il y a un petit côté visionnaire qui me paraît intéressant.

Le seul vrai point noir, c'est le côté parfois un peu brouillon de la narration. Il ne s'est pas écoulé trop de temps entre ma lecture du premier et du deuxième tome, mais j'ai été un peu perdue au niveau des personnages. Pendant un moment je ne savais plus qui était Rob et qui était Raph, je les confondais. Ça a fini par se résoudre mais ça m'a quand même posé un problème.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 9 Juil - 9:14



Sur les dents épisode 1 - Le sort des loups, d'Aude Réco





Daphnée Le Guen, magicienne élevée par un vampire, tient une boutique ésotérique à Paris le jour et chasse le vampire la nuit. Un soir, Alexis, chef d’une meute de loups-garous lui annonce qu’un vampire attaque les siens depuis plusieurs nuits. Il a besoin d’aide. Ses soupçons se portent d’abord sur Emmanuel, l’ex de la jeune femme, puis sur le père de celle-ci. Mais elle lui annonce sa mort.

Wicca, vampires, loups-garous, magiciennes, voici quelques-uns des ingrédients utilisés par Aude Réco pour vous concocter une délicieuse série d’urban fantasy


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 36

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 9 Juil - 9:19

Sur les dents épisode 1 - Le sort des loups, d'Aude Réco

Critique d'Aelynah

Après avoir découvert la plume d'Aude Reco au travers de sa nouvelle fantastique "Des noces d'éternité" j'ai souhaité la découvrir dans un nouveau genre qui me plaît à lire, la bit-lit.
Vampires, loups-garous et magiciens de toutes sortes vont donc faire partie de cet épisode.
Ce premier opus est une belle mise en place du contexte social et politique inter-race de ce Paris fantastique.
Ce que nous apprenons sur les différents personnages principaux même si cela reste une présentation succincte suffit à nous mettre l'eau à la bouche.
De sombres mystères restent à découvrir et un assassin court dans la nature et fait de la meute d'Alexis ses victimes de prédilection.
Les luttes inter-race ont beau être en suspens depuis quelques décennies, la mort du roi des vampires fait remonter à la surface les vieilles rancunes. Et ces assassinats qui prennent les loups-garous pour un cheptel de nourriture ne vont pas arranger les choses.
Daphnée Le Guenn, sorcière et chasseuse de vampires ainsi que son ami vampire Emmanuel vont donc enquêter sur le nouvel ennemi de cette paix fragile et ce qu'ils vont découvrir au cours de leurs recherches va les déstabiliser.

C'est un bon premier épisode, une mise en bouche alléchante pour cette série qui promet déjà de l'aventure, des mystères,de la magie et des personnages intéressants.
L'auteure nous met ici dans l'ambiance et campe des personnages aux multiples facettes et aux sombres secrets.
La relation entre les deux principaux protagonistes reste tendue malgré une entente pour ce qui est de l'enquête mais le lecteur veut en savoir plus sur leur passé commun et sur celui de chacun.
Car Daphnee n'a pas eu une enfance comme les autres, elle, humaine et enfant adoptive d'un maître vampire. Celui qu'elle surnomme "papa vampire" lui a inculqué la magie mais semble aussi être à l'origine d'un traumatisme qui plane au dessus d'elle et ne nous est pas encore révélé mais dont les indices déjà posés enflamment notre imagination.
Emmanuel, vampire de son état et amoureux de Daphnee, semble lié à elle de différentes façons qui la mettent en rogne puisqu'elle ne parait pas pouvoir y remédier.
Ce sont donc deux caractères forts et opposés par leur nature qui vont devoir faire équipe et cela donne encore plus de piquants à cette enquête qui débute.  
Un très bon moment de lecture qui change de sa nouvelle précédente et nous prouve que l'auteure peut diversifier son éventail de style sans y perdre sa plume légère et attrayante.
Encore une belle découverte due aux éditions de L'ivre-book qui ne fait que me conforter dans mon envie de les suivre encore et toujours plus.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 13 Juil - 9:27



Le Jardin des Délices, d'Eric Avezance





La fragile alliance qui unit les mondes du Centre est en grand péril. Dans toutes les dimensions du Multivers, des créatures monstrueuses et impitoyables apparaissent, déchaînant partout où elles passent leur redoutable bestialité.
Dans les lointaines contrées du Nadir, d’étranges nécromanciens vouant un sombre culte à une terrifiante entité mécanique, défient l’ordre établi par les chevaliers du Zénith et le conseil des êtres célestes d’Eden.
Au croisement de plusieurs genres tels la science-fiction, l’horreur et la fantasy, l’auteur a créé un univers d’une richesse fabuleuse et d’un intérêt sans faille, rien que pour les yeux des lecteurs.


  • Genre : fantasy

  • Nombre de pages : 986

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 13 Juil - 9:29

Le Jardin des Délices, d'Eric Avezance

Critique de Malka

Le jardin des délices, premier roman d'Eric Avezance est difficile à classer. Entre SF et Fantasy, il fait parti de ces livres qui flirtent avec plusieurs genres, et c'est tant mieux, car cela le rend d'autant plus savoureux à lire. On retrouve des sujets chers à l'auteur tel que la mythologie, le japon féodal et la culture des samouraïs, mais aussi des pirates de l'espace et d'étranges mages maléfiques. Un cocktail assez détonnant et qui ne peut pas laisser indifférent.
Au début, j'ai eu un peu de mal à entrer dans le récit, et à accrocher au style de l'auteur très soutenu. Puis je me suis adaptée et la plume s'est fluidifiée, pour devenir très agréable à la lecture : riche et juste.

Les nombreux personnages, qui parsèment le récit dès le départ, n'aident pas à se plonger dedans, mais une fois qu'on a fait connaissance avec chacun d'entre-eux, on se surprend à dévorer les pages avec avidité. L'auteur sait nous les rendre attachants, en leur attribuant une personnalisation travaillée et variée. Il n'y a pas vraiment de héros principal dans cette histoire, tous ont leur rôle à jouer et l'auteur ne les épargne pas. En effet, il n'hésite pas à sacrifier ses personnages pour les besoins de l'intrigue : beaucoup disparaissent au fil des pages. Ils sont vite remplacés par d'autres, et on reste toujours dans la multitude. On tremble pour les uns et les autres, on espère retrouver nos personnages préférés dans les chapitres suivants. Dans l'ensemble, je n'ai pas été déçue.
Le plus de ce roman, c'est une agréable mixité avec des femmes aussi fortes que les hommes et occupant d'égales fonctions. Seul petit bémol, quand un personnage disparaît, un autre apparaît et correspond au même archétype : cela peut paraître un peu artificiel, mais j'avoue que ça ne m'a pas gênée à la lecture.

Ces nombreux personnages sous-entendent une multitude de sous-intrigues, chaque personnage étant impliqué dans sa propre histoire, dans ses propres objectifs et intérêts. Ces nombreuses sous-intrigues finissent par converger vers un seul but : la lutte contre les Nadirites. Ceux-ci possèdent un artefact puissant grâce auquel ils ont conquis le Multivers. Leur magie liée à la souffrance m'a bluffé par son originalité et son efficacité. L'auteur prend le temps de la développer et exploite judicieusement les possibilités de ses personnages et de ses mondes.
La seule résistance aux Nadirites se trouve dans le jardin des délices, qui va devenir le lieu de résistance et de convoitise.

Le Multivers proposé par Eric Avezance est décrit avec soin. On y trouve des mondes tellement différents, l'auteur s'y étant fait plaisir en créant des univers proches de ses intérêts, qu'on a du mal à comprendre ce qui peut les unifier. La mythologie de ses mondes n'en est pas moins passionnante et s'envole sous la plume de l'auteur, qui nous entraîne dans un voyage et dans des aventures captivantes. Le jardin des délices s'avère également soigneusement décrit. L'auteur détaille tant la faune et la flore, qu'on visualise sans mal les différents animaux, insectes, plantes. Une vraie merveille ! On se sent un peu comme dans le film « Avatar », mais le jardin des délices garde son originalité propre et nous fait rêver malgré sa dangerosité.

Le récit n'est pourtant pas seulement axé sur les paysages et l'auteur s'adapte pour nous livrer des moments contemplatifs, tout comme de nombreuses batailles et combats. L'action ne manque pas et les personnages font preuve d'un grand courage. L'attaque d'un vaisseau par un leviathan en est un bon exemple. Un passage assez extraordinaire à lire !
Eric Avezance assume pleinement ses influences, se fait plaisir et fait plaisir au lecteur. J'ai lu de très bons passages proches de la SF, d'autres de fantasy, de fantastique, d'horreur. Même la romance se coule dans le récit avec naturel, sans l'alourdir et sans jamais tomber dans le niais, malgré la rapidité des relations mises en place. J'ai perçu également des influences mangas avec des chevaliers du Zenith au corps constitué d'une armure de métal, des exosquelettes...En bref, un mix des genres que j'ai adoré au final.

En conclusion, même s'il faut s'accrocher pour entrer dans l'histoire, je me suis retrouvée totalement captivée. Une excellente lecture et un gros coup de cœur.

(PS : Si j'ai bien compris, il s'agit d'un premier tome, il y aura donc un deuxième tome ? * attend la réponse pleine d'espoir*)

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 20 Juil - 8:08



Théâtre, de Paul Blanchot





Enfant, il avait fait ses premiers pas sur ces planches. Aujourd'hui, après la disparition du propriétaire des lieux, le théâtre a été vendu, il est sur le point d’être détruit.
Il ne peut s'empêcher d'en éprouver une angoisse indescriptible : et si tout n'était pas encore joué ?
Ouvrez les rideaux ou bien prenez place en tant que spectateur ; trouvez-vous un rôle et découvrez cette mystérieuse scène ; plongez dans un passionnant et étrange univers fantastique. Mais surtout ne vous faîtes aucune illusion, vous ne pourrez pas échapper à ces coups de théâtre.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 54

  • Format : numérique






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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 20 Juil - 8:09

Théâtre, de Paul Blanchot

Critique de Malka

Le titre évoque un lieu et c’est bien dans un théâtre que va se dérouler l’action de cette nouvelle, pourtant il sera également la porte ouverte par laquelle s’engouffre la magie de l’imagination.

Maxime Faillard, la trentaine, retrouve, avec plaisir et nostalgie, le théâtre où il a pris ses premiers cours, alors qu’il était collégien. Il en garde un souvenir vif : son professeur, Monsieur Garance, un homme merveilleux, ses amis âgés de 10 à 14 ans, leurs moments de bonheur, leur avidité à jouer et improviser, à inventer des histoire.
Mais voilà, le professeur a disparu depuis deux ans et sa femme ne peut plus assumer les charges et la réparation des lieux. La sanction tombe : le théâtre doit être détruit.
Pourtant, Maxime a l’intime conviction qu’il y a quelque chose de spécial en ces lieux et que le professeur y est peut être piégé. On se demande d’où lui vient cette idée saugrenue et rien dans le récit ne vient donner corps à cette intuition. Elle arrive d’ailleurs un peu abruptement.
C’est pour vérifier cette folle hypothèse qu’il remet les pieds dans le théâtre et retrouve les lieux qu‘il a fréquenté autrefois. Une fois encore, on se demande d’où lui vient son soudain malaise quand il entre dans l’obscurité, prétextant que le mal est là, ce qui ne l’empêche pas de continuer de progresser.
Les descriptions sont soignées et on visualise sans difficulté le chemin qu’emprunte Maxime jusqu’à la loge du régisseur, la scène, les coulisses les décors. On découvre avec lui, à la lueur de la torche, puis des lumières, un théâtre à l’ancienne qui eut son temps de prestige. On sent le vécu dans ces lieux et le théâtre apparaît presque comme un antagoniste de l‘histoire, mais aussi celui de Maxime, ainsi que leur lien qui se recrée.
Mais quand Maxime décide de se costumer et de monte sur scène, avec en tête un rôle et une identité, la magie s’active. Le théâtre prend vie et l’aventure peut commencer.
S’installe alors une double narration : Maxime endosse son rôle, les décors s’animent.
Maxime, dans son rôle de pirate doit lutter contre les démons pour sauver le professeur.
Dans cette nouvelle, la magie du théâtre, c’est un peu le retour à l’enfance, celle qui vient de la pensée que tout est possible. On peut alors perdre prise avec la réalité et laisser la fiction prendre le dessus.
L’auteur nous fait partager cette croyance et cette magie, par l’histoire à l’intérieur de l’histoire. Le lecteur y retrouve sans mal les fils de deux intrigues, qui s’emmêlent pour ne faire qu’une, jusqu’au dénouement final. Mais cela ne se fait pas sans sacrifice, car ce qui se passe dans la fiction a des conséquences sur le réel…

En conclusion, l’aventure est captivante, et le divertissement que nous offre l’auteur efficace. Quelques petits détails m’ont chiffonné à la lecture, notamment un développement un peu rapide (en début de nouvelle, le sentiment de malaise du personnage ne s’appuie sur aucun indice perceptible, semble un peu brusque et soudain), mais on passe très vite dessus à la découverte de ce théâtre et son étonnante magie. Je remercie le forum Au cœur de l’imaginarium et les éditions l’Ivrebook pour ce bon moment de lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 21 Juil - 9:29



Fairy Sex Tale, de Callie J. Deroy





Je m'appelle Elëya et je suis une fée.
Dans mon monde, tout n'est que plaisirs sensuels et amusement, j'y vis heureuse.
Attendez, j'ai dit heureuse? Non... Car celui que je veux plus que tout n'est pas auprès de moi, il fait partie d'une autre réalité. La vôtre.
Une charmante et étonnante féerie érotique dans la collection L’ivre des Sens.


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : 27

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 21 Juil - 9:31

Fairy Sex Tale, de Callie J. Deroy

Critique d'Aelynah

Elëya est une fée. Son royaume est à la fois proche et si loin du nôtre.
Car les fées peuvent nous observer, en tous temps, en tous lieux, nous ne pouvons qu’en rêver.
Parfois leur présence à nos côtés, eux ces êtres pour qui la vie est axée sur le plaisir charnel, se ressent au travers d’un orgasme plus fort que les autres, d’une jouissance plus parfaite…
Car leur réalité interfère parfois avec la nôtre et c’est ce qui fait que l’humain que nous sommes se tend plus que moins vers leur axe de vie : le sexe.
Pas de jalousie, pas de tabou pour les fées car ils ne sont qu’amour et le sexe est donc une communion de vie, d’envies.
Elëya fait donc l’amour souvent, avec nombres de ses congénères, sans en éprouver un quelconque remord, une quelconque gêne.

Jusqu’à ce jour où tout va changer.

Ce jour où, comme à son habitude elle déambule au travers du monde humain.
Ce jour où, saisie d’un trouble curieux, inconnu jusqu’alors à ceux de son monde, elle se sent attirée par un humain.
Il est grand, il est beau, ses magnifiques yeux verts regardent au travers elle.
Un nouveau sentiment la tiraille.
Sa vie de fée ne la satisfait plus, ses jouissances de fées semblent plus fades, ses besoins de fées perdent de leur saveur aussi.
Que lui arrive-t-il ?

Cette nouvelle courte mais intense nous plonge rapidement dans les affres des tergiversations intimes d'Elëya.
Ce nouveau sentiment si étranger à son monde, à son peuple, semble la gouverner. Et tour à tour le lecteur la plaint et l'envie.
Elle est une fée. Elle est magnifique.
Qu'est ce que la vie d'un humain face à la sienne, si longue ?
Et pourtant malgré toutes les règles, toutes les interdictions et simplement le bon sens, elle veut y croire et cherche une solution à son malheur.
Lorsqu'elle approche du but nous la soutenons, car pourquoi n'aurait-elle pas la possibilité d'aimer librement elle aussi, encore plus librement que les fées aiment déjà, c'est à dire aimer un humain et surtout interagir avec lui.
Alors nous la suivons pas à pas et chaque centimètre parcouru vers ce bonheur espéré nous éblouit.
La plume de Callie J. Deroy est belle, fluide et sensuelle.
Elle semble couler telle une onde magnifique et nous emporter au gré de son humeur vers le soleil levant.
Tout parait alors lumineux et féerique comme les sentiments d'Elëya pour son bel inconnu.
La chute n'en sera que plus rude et la leçon cinglante.
Les règles ne sont pas faites pour être détournées à son profit personnel dans le royaume des fées. Elles ont été édictées pour le bonheur de Tous.

Elëya les a transgressées, elle en paiera le prix et il aura un goût de cendres.

L'épilogue, encore, surprendra et rendra le lecteur plus circonspect sur le rôle que peut jouer l'apparence dans une vie et sur le bien fondé de dictons comme "chat échaudé craint l'eau froide" ou "un homme averti en vaut deux"
Je terminerai donc, une fois n'est pas coutume sur une citation de Châteaubriand :
"Il est moins facile de régler le cœur que de le troubler.” Qui m'a semblé fort bien se prêter à notre héroïne.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 7 Aoû - 9:37



Egon, de Callie J. Deroy





Que s'est-il passé le mardi vingt-cinq février 2014 ?
Personne n’a rien remarqué, et pourtant, ce jour-là quelque chose a changé.
Qui est cet homme triste à fendre le cœur que l'on amène aux Papillons blancs ce soir-là ? Stella, employée dans ce foyer d'accueil depuis trois ans, n'en a pas la moindre idée. Pourtant, elle se sent vite attirée et prête à prendre tous les risques pour lui, même si elle devine que sous le chagrin qu'il porte en permanence se cache un lourd secret.
Qui est Egon ? Que dissimule-t-il ?
Tout ce que vous aimez est là : romance, sentiments, joies et peines, amours et secrets…, le tout rehaussé d’une belle écriture.
Après avoir publié « Liens de Sang », après vous avoir offert « Un seul jour », Callie J. Deroy vous livre ici un passionnant roman qui la fait rentrer directement dans la cour des grands.


  • Genre : romancei

  • Nombre de pages : 449

  • Format : numérique






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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 7 Aoû - 9:39

Egon, de Callie J. Deroy

Critique de Malka

Le roman « Egon » de Callie J Deroy, également auteure de « Liens de sang », propose une romance fantastique originale.
Dès le prologue, l’auteure interpelle le lecteur par un événement bien précis, nimbé de mystère et de gravité, mais qui échappe totalement au lecteur. Il se révèle pourtant déterminant pour l’intrigue et ce départ engageant ne peut qu’intriguer et inciter à s’engager dans la lecture.

Stella jeune femme timide et mal dans sa peau, travaille dans un centre de réinsertion pour SDF. Elle se montre passionnée par son travail, mais cherche également à retrouver la trace de son père qui s’est retrouvé à la rue. Un nouveau pensionnaire aussi étrange que séduisant, totalement perdu à son arrivée dans le centre, chamboule son travail et son quotidien. Une romance naît bientôt entre ses deux êtres, tous les deux un peu paumés à leur manière.

La narration, principalement du point de vue de Stella, s’attarde avant tout sur la romance. Callie J Deroy sait faire passer avec beaucoup de naturel les émotions et la sensibilité, sans tomber dans la niaiserie. On apprécie les moments d’intimité simples, véritables, crédibles et tendres. La tension romantique se met progressivement en place, de manière sûre, sous la plume fluide de l’auteur. Le récit s’épice ensuite d’une sensualité tout aussi touchante, même quand l’auteure propose des scènes plus sulfureuses. Si on retrouve certains classiques des romances, l’auteure sait rapidement apporter un revirement de situation qui ne ralentit pas le récit. Pourtant, les scènes intimes deviennent peu à peu envahissantes, au détriment de l’intrigue fantastique. Le lecteur reste en attente d’informations et d’explications concernant la subite apparition d’Egon et l’événement qui y semble lié. Il devra patiemment attendre la fin pour comprendre de quoi il retourne. Les révélations sont surprenantes et j’avoue avoir eu beaucoup de mal à y adhérer. Au lecteur d’y croire ou non.

Au début du roman, Callie J Deroy prend le temps de poser les personnages, leurs relations, leur complicité, leur duplicité. Ils sont bien intégrés dans le récit et bien caractérisés dans l’ensemble.
Stella apparaît comme une jeune femme forte, même si naïve, courageuse et généreuse. En comparaison de Charlotte, sa meilleure amie, et de ses amies, elle fait même parfois pitié, tant la différence est grande. Ces dernières, jolies et frivoles, cumulent les succès auprès des hommes, et dans leur vie sociale en général. Elles prennent Stella de haut, sans le moindre scrupule. Même si on s’attache à Stella, on ressent également l’envie de la secouer quand elle se rabaisse et se laisse marcher sur les pieds par ces pimbêches. Malheureusement, Charlotte n’évolue pas et aggrave son cas. On tombe dans un stéréotype moralisateur : « les filles frivoles sont des pauvres filles », et Stella démontre avec sa relation avec Egon, qu’elle est loin d’être aussi pure qu’elle ne le paraît. Ce manque de nuances donne un côté artificiel à ces personnages secondaires, alors que d’autres sont par contre très bien traités : les pensionnaires du centre par exemple, m’ont beaucoup émue.
La personnalité étrange et secrète d’Egon suscite l’intérêt. Son innocence et son ignorance sont aussi grandes que ses subites colères, et on a beaucoup de mal à le cerner. L’auteure entretient donc le mystère, mais reste avare de révélations jusqu’au dénouement. On y comprend alors qu’Egon et son adversaire correspondent à des archétypes précis (que je ne dévoile pas ici, pour ne pas spoiler de futurs lecteurs). Il aurait semblé judicieux de divulguer ces révélations progressivement au fil du récit, car le lecteur manque d’indices et la surprise est de taille !

Le récit se lit facilement et rapidement grâce à la plume agréable et juste de Callie J Deroy. Il se dévore, mais s’adresse avant tout aux amateurs de romance. Le roman est d’ailleurs publié dans cette catégorie par les éditions « L’ivre-book ». J’ai été attirée par le mystère d’Egon, par la promesse alléchante du prologue. En attente d’une intrigue fortement teintée de fantastique, j’ai été déçue. Mais le roman n’en reste pas moins une très belle romance, très bien écrite pour les amateurs du genre. Je remercie le forum « Au cœur de l’Imaginarium » et les éditions « L’Ivre-book » pour cette découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 3 Sep - 7:33



Sur les Dents, ép.2 - La sans-mémoire, d'Aude Réco





Un louveteau est mort. Des tensions éclatent entre loups et vampires. Daphnée se retrouve confrontée à des accusations de la part des garous, mais il y a bien plus grave : la frontière de Cauchemar pourrait bien céder.
Les complications se multiplient. La meute d’Alexis risque de lui tourner le dos, un vampire fou traque les loups-garous et au milieu de ce déluge, planent certains fantômes.
Le deuxième épisode de la série Sur les Dents vous attend, cet univers haut en couleur vous fascinera jusqu’à la fin.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 40

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 3 Sep - 7:34

Sur les Dents, ép.2 - La sans-mémoire, d'Aude Réco

Critique d'Aelynah

Aude Reco nous avait laissé sur un suspens plutôt sanglant et le début de cet épisode nous replonge directement dans l'action inachevée.
Car souvenez-vous, nous laissions Daphnee, notre héroïne sorcière et fille adoptive du roi Vampire, aux prises avec un jeune loup particulièrement agressif et mortel. La bataille fait rage et la fatigue se faisant ressentir, notre héroïne n'en mène pas large.
Pour une fois, Emmanuel, son ami vampire et accessoirement ex-petit ami toujours amoureux, n'est pas dans les parages.
Malgré leur inimitié du moment, ils restent cependant soudés dans l'affaire que leur a confié Alexis le chef des loups-garous sur la disparition des membres de sa meute.

Alors tant le lecteur que Daphnee sont déroutés par cette attaque brutale d'un loup et par l'absence de Manu, le protecteur attitré de Daphnee, même si elle n'en a cure et veut se débrouiller par elle-même.
Sur ce dernier point, leur relation reste complexe car Daphnee ne sait pas ce qu'elle veut et l'auteure va bien mettre l'accent sur la différence qu'il existe entre ce que Daphnee fait et ce qu'elle souhaite.

De plus en plus de mystères planent autour de nos deux acolytes.
La mort du roi vampire en est un qui ressort du lot et garde le lecteur en suspend. Car les circonstances qui font qu'une fille, même adoptive, en vienne à tuer son père ne nous sont pas exposées et parfois des bribes d'informations semblent vouloir percer mais sont bien vite étouffées par l'auteure. Cela rend le lecteur impatient et un tantinet frustré.
Mais Aude Reco sait comment nous garder sous sa coupe, car même si certains mystères s'épaississent, d'autres voient des indices apparaître et hélas compliquer encore la tâche de Daphnee et ses amis.
Car Lihas, l'ennemi qui s'est enfui de Cauchemar devient de plus en plus gourmand et brutal et les victimes s'entassent. Il fomente un mauvais coup, nous nous en doutons depuis l'épisode 1 mais l'apparition ici de Judith, l'ange gardien de Daphnee, nous donne des éléments pour corroborer ces assertions, et la suite nous promet encore plus d'action, de suspens et de fantastique .

Et comme si un ennemi ne suffisait pas, des amis semblent retourner leur veste. De quoi troubler plus d'un de nos personnages, ils ne sont plus sûrs de rien et le lecteur non plus.
Cela rajoute encore des questions dans ce scénario déjà bien fourni mais sans l'alourdir puisqu'elles sont toutes en corrélation avec les éléments en cours : les disparitions, le traité édicté entre le roi Vampire et Cauchemar...

En fait l'auteure semble aimer parsemer notre chemin de lecture de petits indices qui amènent des réponses vagues mais surtout beaucoup de questions supplémentaires.

Là encore je reste donc sur ma faim, contrairement à Lihas, et ai hâte d'en connaître toujours plus. Alors vivement les troisième épisode !

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 4 Oct - 9:33



Mortel Contact, de Piet Legay





« Les sphères de lumières cessèrent leur danse de mort. L'une d'elles se colla à la nuque de Haller. Le géant trébucha, ses mouvements se ralentirent. Vidé de toutes forces, il ploya des genoux et s'abattit face au sol.
— C'est un cauchemar, dis ! C'est un cauchemar ?
La jeune femme vit le corps sans vie se soulever lentement.
— Non, haleta-t-elle, c'est la réalité…
Alors il comprit pourquoi cette Vérité lui était interdite. »
Piet Legay, conteur infatigable vous entraîne dans son premier Dossier Maudit.


  • Genre : anticipation

  • Nombre de pages : 292

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 4 Oct - 9:35

Mortel Contact, de Piet Legay

Critique de Malka

Piet Legay, auteur de science-fiction prolifique, a publié son roman Mortel Contact, premier volume d’une série qui en compte 14 au total, intitulée Les dossiers maudits, en 1987 chez « Fleuve noir ». Les éditions L’ivre-book ont eu a cœur, avec la sortie de ce premier volume, de publier une SF au charme ancien, un peu kitsch, qui privilégie l’aventure et l’action. La sortie de l’ensemble des 14 volumes est d’ailleurs prévue.
Ces dossiers maudits s’organisent comme des archives cohérentes, qui révèlent des pans de réalité cachée : une vérité à la fois effrayante et excitante, si l’on se base sur la lecture de ce premier volume.

Dès l’entrée dans le récit, on découvre une SF familière à tout lecteur averti, simple et efficace. Les descriptions concises, en appellent aux codes d’une SF traditionnelle, offrant une visualisation immédiate des lieux et scènes.

Nous faisons la connaissance d’une équipe de maintenance, voyageant dans une navette, en direction d’une station spatiale où ils doivent effectuer des réparations. Même si un personnage va se démarquer des autres au fil du récit, pour devenir le personnage principal, on se focalise plus sur l’ensemble de l’équipe : leurs relations, leur travail, leurs inquiétudes communes et interrogations (les dialogues sont d‘ailleurs bien amenés en ce sens).
Leur description reste simple, voir stéréotypée, tant leur caractérisation reste minimaliste, pourtant le lecteur s’y retrouve vite. L’auteur accorde, en effet, plus de place à l’ambiance et à l’intrigue.
Il en est de même pour les lieux : la navette, la station. Ce sont des espaces, que l’on se représente vite et sans mal : pas d’originalité, mais un cadre qui sert l’intrigue et ne manque pas de précision et de profondeur pour autant.

Le malaise et la tension s’installe très vite dans le récit. Ils scotchent le lecteur qui a du mal à lâcher la liseuse, une fois la lecture commencée.
En effet, l’intrigue, les événement inhabituels, la menace latente, sans être vraiment définie, le style vif et efficace, instaurent rapidement une ambiance oppressante et qui restera présente tout le long du récit.
La menace ou plutôt l’ennemi extra-terrestre garde également son côté mystérieux, dangereux et fatalement invincible.

Si on considère en plus, le fait que la religion des terriens ne reconnaît pas l’existence d’extra-terrestres et même condamne pour hérésie toute personne affirmant le contraire, notre équipage se retrouve donc dans une situation délicate. Piégés entre la menace grandissante des aliens, des habitants de la station qui les voient comme des intrus, et un monde extérieur qui ne veut pas reconnaître le danger et pourrait même bien condamner leur situation (au nom de leur religion), ils ne peuvent se fier qu‘à eux même pour s‘en sortir. Même si ce système peut paraître simple, le lecteur n’a qu’une envie : découvrir comment les personnages qu’il suit depuis le début va survivre à la catastrophe imminente. Piet Legay, par l’ambiance angoissante qu’il retranscrit et son style vif tient le lecteur en haleine, et ce jusqu’à la dernière ligne ! (et je n’exagère pas quand je dis la dernière ligne). La fin est intense. On ne lâche pas avant le dernier mot et la tension a du mal à retomber une fois la lecture finie.

En conclusion, « Mortel contact » est un récit de SF certes classique, mais intense, privilégiant une ambiance angoissante et prenante. Je remercie les éditions l’Ivre-book et le forum « Au cœur de l’imaginarium » pour cette belle découverte. Je lirai d’ailleurs la suite avec plaisir !

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 13 Nov - 10:55



Les Dits du Midgardr tome 1 : Saga, de Manuel Essard





Le début d’une fabuleuse saga nordique nous est contée dans ce livre. Manuel Essard, ancien auteur du Fleuve Noir, récompensé d’un prix du Public, revient enfin à la littérature de l’imaginaire.
« Il fut un temps où les Dieux de l’Ásgardr vivaient et marchaient sur la terre des hommes que l’on nommait le Midgardr. (…) Mais dans leur mystérieuse disparition, les Dieux emportèrent avec eux un morceau du Midgardr. Ce n’était plus vraiment notre terre, sans en être tout à fait une autre. Le ciel était continuellement gris et bas, le soleil voilé, et l’hiver régnait en maître d’un bout à l’autre de l’année. »


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 51

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[Editeur] l'ivre-book
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