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 [Editeur] l'ivre-book

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 13 Nov - 10:56

Les Dits du Midgardr tome 1 : Saga, de Manuel Essard

Critique d'Aelynah

J’ai été, plus jeune, passionnée de mythologie quelle qu’elle soit, et avec cette série des Dits du Midgard, me voici partie dans celle des dieux nordiques, de l’Asgard et du Midgard.

J’ai une première remarque positive au sujet de cette nouvelle, ou épisode de la série. L’auteur, en début d’édition, nous fait part de ses sources et même de sa playlist, ce que j’ai trouvé vraiment intéressant pour qui voudrait s’enfoncer plus avant dans cette mythologie une fois la dernière page lue ou se plonger dans l’ambiance avec une musique de circonstance.
Je l’ai fait, pour ma part, et j’avoue avoir apprécié et trouvé que cela donnait un autre relief au récit, plus sombre, plus profond, avec une ambiance générale très présente.
De plus son avertissement de départ nous permet aussi de ne pas être trop surpris des termes d’ancien islandais utilisés au long du récit. Leur sens est généralement compréhensible et au besoin un lexique se situe en fin de roman.

Non, mon seul bémol aura été ma propension à ne pas retenir facilement les noms des héros déjà en temps normal mais ici, avec leur consonance nordique, je l’avoue j’ai mis plus de temps que d’habitude à m’en imprégner et à réussir à savoir qui était qui.
C’est là un problème tout à fait personnel qui n’a gâché en rien cette lecture épique et pleine d’ancienne magie.
Car au travers de ce premier opus, l’auteur nous situe le monde tel qu’il est et les complots et conflits qui déjà le taraudent.
Ce premier épisode est une mise en bouche alléchante aussi de par son contenu. Court mais développé en informations, ces quelques quarante pages nous transportent en pays nordique à la suite de Sága, une voyante novice, rôle fort important dans un village par la magie qu'elle représente.
Nous la suivons donc lors de sa quête de secours à la garnison voisine alors que son village se fait attaquer et massacrer par des Thurses. Au travers du blizzard, des congères et du froid mordant c'est avec peine qu'elle atteindra sa destination et y trouvera bien plus que ce qu'elle y sera venu chercher.
L'auteur a su en peu de pages nous planter le décor, la mythologie et une ambiance sombre et trépidante. De ce fait nous ne voyons pas les pages défiler et lorsque la dernière est tournée, encore beaucoup de questions restent en suspens.
C'est donc une entrée en matière tout ce qu'il y a de plus réussie pour cette série en plusieurs épisodes. Espérons que la suite nous intrigue tout autant et sache ainsi nous donner de nouvelles réponses sur ce monde encore peu connu du lecteur.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 24 Nov - 9:34



Ouroboros 5 : Rob, de Christophe Rosati





Le dernier épisode de la série !
Le présent est là. Sordide. Impitoyable.
Prise entre les feux de soldats corporatistes, l’équipe de Clara livre un combat qu’il sera difficile de gagner… mais la mort est notre lot à tous.
Noyés dans le cloaque de la Zone-Paradis, Luna et John tentent de survivre à une nuit sans fin. Il n’y a rien qu’ils ne souhaitent entreprendre pour s’extirper de leur cage nauséabonde et revoir les lumières de Londres.
Au-delà des frontières du Cyberspace, le projet Ouroboros commence sa lente reptation. Il ronge peu à peu sa propre chair et ira jusqu’à se dévorer, poussé par la volonté d’une IA devenue folle.
Plongez une dernière fois dans les lueurs diaphanes d’un monde mourant et venez assister à sa fin… ou à sa renaissance !


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : 100

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 24 Nov - 9:40

Ouroboros 5 : Rob, de Christophe Rosati

Critique d'Illion

Voici donc le 5ème et dernier tome de cette saga qui nous aura tenu en haleine pendant 5 longs mois. Comme de coutume c'est un moyen lettrage d'environ 85 pages. Si on mettait les 5 épisodes bout à bout on aurait un honnête roman d'environ 350 à 400 pages, ce que j'aurais préféré car je ne suis pas du genre patiente . La structure formelle n'a pas changé depuis le début : une division en chapitres (ici 11 au total : 4 pour John, 2 pour Rob, un pour Luna, un pour Raph, un pour Clara et 2 épilogues) dont le premier sert à se raccorder à l'histoire du tome précédent et, dans le cas présent, à rejoindre – enfin! - le présent tel que décrit dans le prologue du premier tome.
Cependant, après avoir patiemment construit un univers d'habitudes servant à faire monter la tension dans ce que l'on pourrait appeler un thriller palpitant, Christophe Rosati prend un malin plaisir à déconstruire consciencieusement tous les codes auxquels il nous avait habitué. L'action n'est plus condensée sur deux ou trois jours mais étalée dans le temps, sur plusieurs dizaines d'années (146 au total pour être précis), grâce à des ellipses temporelles qui traduisent en même temps une situation de fuite et d'urgence assez prononcée. En terme de structure et de narration, Clara est  pratiquement réduite à un rôle de figuration puisqu'elle n'a qu'un seul chapitre officiellement dédié mais qui maintient son statut très particulier puisqu'elle est la seule (avec John) à employer la narration à la 1ère personne. De plus elle est très souvent citée dans les narrations des autres personnages, c'est donc une absente très présente. Rob, qui est supposé être au cœur de ce dernier tome, n'a finalement que très peu d'interventions directes, ce au profit de John. Enfin, la fin est non-conventionnelle et totalement à l'opposée de ce que l'on pourrait attendre (ou en tout cas de ce que moi j'attendais, mais peut-être que c'est le genre qui veut ça).

Le thème majeur de cette série, celui qui a sous-tendu tous les épisodes, est définitivement celui de l'humanité face aux androïdes et de la peur que leur développement peut engendrer. À ce titre, il n'est pas anodin de retrouver des influences marquées et suivies d'auteur comme Philip K. Dick (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? ou pour les cinéphiles Blade Runner) ou Asimov (Le cycle des Robots avec les fameuses 3 lois - dont I-Robot est une adaptation - ou encore L'homme bicentenaire - également adapté au cinéma avec feu Robin Williams - ), le tout dans un univers de méga-corporations tentaculaires qui n'est pas sans rappeler Soleil Vert.
La question de ce qui définit et différencie l'humanité (autre que la mort et les améliorations cybernétiques s'entend) est sans cesse reposée et trouve une réponse à travers Rob, qui redécouvre et réapprend à être humain malgré son corps de cyborg, mais aussi avec l'épilogue n°2 qui se termine sur un mot particulièrement significatif, le mot "libre". Nous sommes humains parce que nous sommes libres de faire les bons choix ou de nous tromper, d'amener le meilleur comme le pire tout en conservant sans cesse la possibilité de bifurquer et de changer de route. Les machines, elles, sont limitées par leurs programmations qu'elles vont suivre jusqu'au bout dans une froide logique qui confine à l'absurde.
Mais Christophe Rosati fait également références à de nombreuses mythologies : chrétienne, greco-romaine, nordique... La plupart en rapport avec la mort et la vie dans l'au-delà. De fait, ce fameux projet Ouroboros emprunte beaucoup à la symbolique de la figure à laquelle il fait référence. Ouroboros, c'est le serpent qui se mord la queue, symbole du passage du monde terrestre (le serpent) au monde spirituel (le cercle) par une évolution intérieure et non extérieure. C'est autant un symbole de destruction ( puisque le serpent s'auto-consomme) que de renaissance (car le processus est supposé permettre l'émergence d'un monde meilleur par l'auto-élimination des éléments corrompus). À ce titre c'est un puissant symbole alchimique (avis aux fans de Full metal Alchemist...). Mais  c'est surtout un symbole ambiguë par la dualité même des interprétations possibles. À travers lui, le bien et le mal sont réduits à une simple question de point de vue.

Et c'est la raison pour laquelle la fin de cette série apparaît en demi-teinte. Le projet Ouroboros est arrivé à son terme et le monde décadent et corrompu dans lequel évoluait jusque-là les personnages a disparu. Mais il est difficile de trancher si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Le lecteur, qui va fatalement s'identifier aux protagonistes, trouvera certainement cette fin décevante, à rebours de ses attentes et ouverte sur un avenir incertain avec un mince espoir de renverser la vapeur. Moi je la trouve réaliste - quoique frustrante pour son côté non-conventionnel - parce que je fais l'analogie avec une autre histoire que j'ai lue et dont le titre était Du mauvais côté. Deux amis qui, dans une guerre, se retrouvent dans les deux camps opposés. Chacun est persuadé d'être du côté du bien tandis qu'on amène le lecteur à penser que c'est plutôt un côté que l'autre. Mais si ce n'était pas le cas ? S'il n'y avait pas de bon côté ou que le "bon" côté n'était pas celui qu'on veut nous montrer ? Pour reprendre les mots d'un personnage (d'une série américaine) : "Une malédiction n'en est plus une quand celui qui subit le sort l'a choisi."

Je vais vous laisser sur cette interrogation à méditer : qui sommes-nous pour décider du bonheur d'autrui, s'il est déjà heureux dans son malheur ? Car si l'homme est libre, il est aussi libre de choisir d'être malheureux. N'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 18 Déc - 11:02



Snezelheim, de Laetitia Millet





Élevé par son frère Madriel depuis son plus jeune âge, Arquel partage son quotidien entre une vie tranquille à la campagne et ses allées et venues au lycée. Il ne rêve que d'une chose : marcher dans les pas de son aîné et devenir, comme lui, créateur de jouets.
Jusqu'au jour où la marionnette rouge fabriquée autrefois par Madriel se réveille, levant le voile sur l'existence de Snezelheim, un pays caché où une magie aussi mystérieuse que maléfique permet aux objets de venir à la vie...

Nouvelle venue chez L’ivre-Book, l’auteure signe un chef-d’œuvre au premier essai.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 586

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 18 Déc - 11:07

Snezelheim, de Laetitia Millet

Critique de Malka

A ma grande surprise, « Snezelheim » est le premier roman de Laetitia Millet. Elle fait preuve d’une maîtrise telle, aussi bien sur le fond que sur la forme, que j’en reste admirative.

« Snezelheim » est un roman qui s’adresse plutôt aux enfants petits et grands. A la manière d’un Harry Potter arrivant à Poudlard, Arquel, personnage principal, nous entraîne dans un autre monde « Snezelheim », régi dans une réalité très différente de la nôtre, empli de mystère, de magie et de danger, avec une cohérence et une originalité qui lui est propre.

Au début du roman, Arquel est un adolescent comme les autres… enfin presque. Élevé par son frère Madriel, artisan marionnettiste de métier, il lui donne bien du fil à retordre. Peu sérieux en classe, il préfère bricoler dans l’atelier que de travailler ses cours.
Arquel vit dans une maison isolée, et garde son côté sauvage et peu sociable. Il ne veut pas ressembler aux autres et perdre son étincelle créatrice et son savoir faire.
Sa vie change soudainement quand il prend connaissance des secrets que son frère lui a cachés depuis toujours et qu’il se fait repérer à un concours de jouet. Leur véritable identité constitue alors un danger. Par discrétion et pour éviter les soupçons il part devenir apprenti à Snezelheim, sous sa fausse identité.

Dans cette partie du roman l’auteure prend le temps de poser les bases de son personnage, de le rendre attachant. La narration à la première personne fonctionne très bien. Elle donne de la profondeur à la caractérisation d’Arquel et c’est avec enthousiasme que l’on suit les aventures du garçon, qui ne font que commencer…

Arrivé à Snezelheim, la vie n’est pas simple, surtout qu’Arquel doit protéger le secret de son identité. Difficile de savoir à qui se fier.
Les personnages sont nombreux, mais on s’y retrouve parfaitement, car l’auteur maîtrise les fils de son intrigue à merveille. Ils sont d’ailleurs multiples, se croisent, s’étendent et ne se dénouent qu‘à la fin du roman. Entre les secrets d’Arquel, sa vie d’apprenti, les amitiés, les béguins amoureux, les traîtrises, qui se font et se défont, mais aussi les meurtres qui se multiplient dans son quartier de résidence, impossible de s’ennuyer.

Arquel avance à tâtons dans cette toute nouvelle vie, apprend à ne compter que sur lui-même et à déjouer les pièges d’une ville remplie de magie et de dangers. Cela ne l’empêche pas d’avoir des comportements immatures, mais il reste tout de même un adolescent généreux et courageux, que l’on apprécie sans peine.
Pour faire face, il est accompagné de deux marionnettes facétieuses, fabriquées par son frère pour le protéger, qui l’aident dans son enquête, le soutiennent et le rabrouent si nécessaire. Ces deux personnages s’avèrent particulièrement amusants et apportent une touche pétillante au récit.
Sa vie d’apprenti mécaniste lui apprend également le dur métier d’artisan, le mène à utiliser l’animatière, élément magique qui permet de créer des jouets « vivants ». Si à la base, tout le destinait à être marionnettiste, il s’adapte parfaitement à sa condition de mécaniste.

La ville de Snezelheim est tout à fait fascinante. Avec une hiérarchie sociale basée sur le grade de la personne dans les différentes guildes (mécanistes, logisticiens, marionnettistes etc…), être apprenti, c’est être en bas de l’échelon, mais cette position apporte un certain respect ou tout du moins de la crainte de représailles pour les gens « du commun ». La différence est immense entre les nantis et les miséreux des quartiers gris. C’est pourtant dans ces quartiers de misère qu’Arquel trouve un logement dans une pension, son faible salaire d’apprenti ne lui permettant pas mieux. Dans cette pension, Arquel trouve des amis inestimables, même s’il ne les considèrent pas souvent à leur juste valeur. Il apprend à les connaître eux et leurs voisins et ne peut donc pas rester de marbre quand un meurtrier sévit et massacre ses victimes. Il pourrait même être la prochaine !

Le centre de Snezlheim est un lieu enchanteur, entre l’éternitrain, conçu par les mécanistes, les marionnettes et automates qui sont au service des humains et qui parcourent les rues parmi eux. Les constructions de la villes, le décor et les coutumes fermées au monde extérieur et eu développement moderne la rendent forcément différente de nos villes (pas de télévision, de téléphone etc…). Comme Arquel, on retrouve nos yeux d’enfants quand on parcourt ses rues.
L’auteure ne manque pas de nous décrire les scènes dans les moindres détails et maîtrise avec habileté l’organisation de sa ville, de sa population et des clans qui la dirigent.

En conclusion, la plume de l’auteur vive, fluide, agréable à la lecture mène le lecteur à travers Snezelheim pour notre plus grand bonheur. Je lirai la suite avec grand plaisir et je ferai découvrir le livre à mon garçon qui devrait aussi l’apprécier (j‘espère qu‘il y aura une version papier, car il ne lit pas en numérique). Une bonne alternative à Harry Potter, mais attention, l’auteure n’est pas tombé dans le piège de perdre son originalité. Elle a su garder pour son roman son identité propre et une magie subtile et enchanteresse. Merci aux éditions L'Ivre-book et au forum Au cœur de l'imaginarium pour cette excellente découverte !

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 2 Fév - 8:52



Ce qui murmure (Les Nouvelles aventures de Carnacki saison 1, tome 3), de Frédéric Lyvins





Le célèbre détective de l’occulte conte à ses amis le récit de sa première confrontation avec l’indicible et lève, par la même occasion, un pan du voile qui masque sa jeunesse.
C’est donc un Carnacki encore peu au fait des phénomènes occultes qui se verra contraint d’affronter la créature qui tourmente, nuit après nuit, l’un de ses compagnons d’études.
Quel est cet être indicible que l’on entend murmurer lorsque le soleil a disparu ?


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique




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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 2 Fév - 8:56

Ce qui murmure (Les Nouvelles aventures de Carnacki saison 1, tome 3), de Frédéric Lyvins

Critique de Malka

Les aventures de Carnacki se présentent sous forme d’épisodes et « ce qui murmure » est le troisième d’entre-eux. Chacun des épisodes propose un court récit indépendant des autres dans l’intrigue, mais qui fait allusion aux épisodes précédents. Il est donc préférable, pour profiter pleinement de la lecture, de suivre l’ordre chronologique proposé.

Ces épisodes proposent des enquêtes surnaturelles de Carnacki, mêlant mystères et sciences occultes, dont le héros maîtrise les subtilités. Le narrateur, un ami de Carnacki nous livre les récits que le héros raconte invariablement à chacun de ses retours d’enquête à ses amis, autour d’un repas : rituel instauré où règne franchise et confiance. Carnacki fait aussi bien frissonner ses amis que le lecteur avec des histoires de revenants, de possession et de démons. La touche fantastique et l’enquête sont narrées de manière classique, présentant Carnacki comme un Sherlock Holmes du surnaturel. La présence d’un narrateur à la première personne, utilisé comme faire-valoir renforce cette impression. Le tout donne un charme particulier aux nouvelles qui suivent un schéma pratiquement identique (tout au moins dans les deux premières nouvelles, car elle diffère légèrement dans la troisième). Le style fluide et agréable y contribue également : avec des atmosphères bien décrites et une tension que l‘auteur sait faire monter au fil des pages. Les idées développées, lors des enquêtes n’en sont pas moins intéressantes, plutôt originales et bien mises en place.

Quand on entame ce troisième épisode, une attente se met en place, celle du rituel déjà instauré, sauf que cette fois Carnacki n’a pas de nouveau récit à apporter. Il n’a pas travaillé depuis sa dernière enquête qui l’a épuisé. L’auteur, à travers les paroles de Carnacki profite de la surprise de ses amis, ménage ses effets et ne reste pas silencieux pour autant. Il raconte l’une de ses premières enquêtes, quand il était encore novice : le récit de sa deuxième rencontre avec le surnaturel, alors qu’il ne possédait pas encore ses connaissances actuelles. Ce récit lui permet de prendre du recul, et au lecteur d’en découvrir plus sur le personnage : son caractère et l’importance de l’expérience acquise que fil de ses enquêtes. On sent la nostalgie du personnage dans un récit bien mené, mais plus centré sur lui que sur l’intrigue par rapport aux deux épisodes précédents. On y retrouve pourtant le mystère et une conclusion surprenante. Les dialogues sont également bien posés. Le tout soigné donne une lecture tout aussi agréable que pour les deux premières nouvelles, même si un peu différente. En fait, cet épisode complète et s’appuie sur les deux premiers, d‘où mon conseil de lire les épisodes précédents : commencer par celui-ci enlèverait au charme des aventures de Carnacki.

Remarque: le premier épisode téléchargeable gratuitement peut permettre aux lecteurs intéressés de se faire une idée, mais attention une fois plongée dedans, difficile de lâcher.

En conclusion, j’ai vraiment apprécié ma lecture et compte bien continuer de suivre les aventures de Carnacki. Je remercie Au cœur de l’Imaginarium et les éditions l’Ivre-book pour cette belle découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 18 Mar - 9:23



Le Codex, de Sylvain Desvaux





1861 : la guerre de Sécession fait rage en Amérique. Scientifiques et industriels se lancent dans une course effrénée pour créer les armes les plus dévastatrices et les plus incroyables qui soient, faisant fortune sur des monceaux de cadavres.
Démobilisé et mutilé durant la bataille des seven days, Will ne doit la vie sauve qu’à son meilleur ami, Ned Pickers. Lorsque celui-ci lui propose d’intégrer un nouveau corps d’armée, le Codex, créé par Lincoln et mandaté par le Pape lui-même, Will croit son camarade devenu fou...
Doté d’une main mécanique à huit doigts et équipé du meilleur matériel, Will va rejoindre les rangs de ces hommes de l’ombre qui se battent pour empêcher une hypothétique première guerre mondiale.
Durant ces années sombres, de grands hommes vont mourir, mais leurs armes survivront...


  • Genre : steampunk

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 18 Mar - 9:26

Le Codex, de Sylvain Desvaux

Critique d'Aelynah

Tout d’abord outre l’aspect steampunk qui ne peut que m’allécher puisque c’est mon genre favori, la couverture de Vael Cat pour cette nouvelle de Sylvain Desvaux est magnifique, attire à elle seule l’œil et ouvre l’imagination.
Rien que par ce premier regard nous sommes transportés au temps de la guerre de Sécession américaine, dans cette lutte fratricide pour la liberté et l’abolition de l’esclavage.

L’auteur, Sylvain Desvaux, a su rapidement planter le décor sombre, glauque et passablement létal de cette nouvelle. Les descriptions, les faits historiques suffisent à eux seuls pour nous imprégner de la vision du monde des personnages.
Alors lorsque Ned Pickers, le meilleur ami du narrateur (Will , soldat manchot et réformé) revient vers lui pour lui proposer un miracle mais aussi une nouvelle mission, c’est un renouveau dans la vie de ce pauvre hère qui tombait doucement dans l’alcoolisme et le désespoir.

Ce nouveau corps d’armée, appelé « Le Codex », dans lequel Ned entraîne Will est une unité scientifique et technologique à la recherche des meilleures armes pour enfin remporter cette guerre meurtrière.
Leurs missions : développer de nouvelles armes, ou au besoin les voler à l’ennemi pour les retourner ensuite contre eux.
Des engins monstrueux verront ainsi le jour comme « Metalbean » ou « Red Jelly ».
Grâce à cette science, Will retrouvera un bras, mécanique et multifonction et la mobilité qui en découle. En échange il accompagnera Ned Pickers dans des missions toujours plus dangereuses, toujours plus meurtrières mais qui apporteront la victoire aux nordistes.

Cette nouvelle nous conte là une des dernières missions que nos deux amis devront être amenés à régler. Et ce malgré l’assassinat de Lincoln peu de temps auparavant.
Ce contexte d’espionnage et de steampunk a un côté Mystères de l’Ouest à la sauce Sécession qui a de suite su me harponner.
La manière dont l’auteur va nous mener en peu de pages, puisque la nouvelle n’en fait qu’une vingtaine, dans le récit et l’horreur absolue de cette guerre est rondement menée. Nous apprécions de suivre les personnages principaux au travers des yeux du seul Will. Ses sentiments nous sont ouverts et son inquiétude pour son ami, fervent adepte de Lincoln mais aussi déchiré par sa mort nous amène à une fin ouverte qui mériterait une suite.
C’est donc un récit captivant, au style fluide et parfaitement maîtrisé que nous propose l’ivre-book au travers de sa nouvelle collection Steampunk. Un récit qui donne un goût de reviens-y et amène une question : à quand la suite ??

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 27 Mar - 9:15



Mon Confident de pierre, tome 1 : La Prophétie de Morphée, de Patricia Quéran





Abigaïl, vingt ans, est hôtesse d’accueil dans un musée consacré aux mythes et légendes. Ce musée l’attire depuis son enfance, surtout la statue d’un guerrier celte, qu’elle va prendre pour confident.
Le jour de son anniversaire, Abigaïl s’attend à un évènement dans sa vie si banale, mais elle est très loin de la vérité. Ce jour va marquer un tournant dans la vie de la jeune femme, à tout jamais. Et de son destin dépendra le nôtre…
Entre romance et fantasy, laissez vous porter par le premier volume de la Prophétie de Morphée.


  • Genre : romance

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 27 Mar - 9:16

Mon Confident de pierre, tome 1 : La Prophétie de Morphée, de Patricia Quéran

Critique d'Aelynah

Abigail est une jeune femme rêveuse et fleur bleue. Et à presque 20 ans elle n'a toujours pas trouvé l'amour, ce qui, soit dit en passant, n'est pas une tare, mais la pousse à s'interroger sur sa propension à s'impliquer dans une relation. Un pressentiment que quelque chose d'important va lui arriver pour son anniversaire la tient sur le qui-vive ce fameux jour, et ce qui va se passer au musée et chez sa grand-mère va changer toute sa vie. Ses découvertes sur son passé vont l'amener à reconsidérer d'une autre manière son incapacité à s'attacher et à comprendre enfin le pourquoi de ce blocage. Il manque pourtant un petit quelque chose à ce personnage pour le rendre vraiment attachante car il ne nous surprend guère au final.
De fait, la jeune femme n'a que 49 jours pour retrouver sa vraie nature, assimiler ses nouveaux pouvoirs (même s'ils sont innés), devenir une guerrière et libérer ainsi son âme-sœur de l'Autre Monde. C’est une sorte de monde intermédiaire et vaporeux où les personnes ne vieillissent pas, ont énormément de mal à communiquer avec notre monde, sauf à de très rares occasions (fêtes celtiques obligent) et où le temps se déroule à une allure plus rapide que le nôtre.
Comme vous pouvez le constater, rien de compliqué!!
Pour se faire elle se verra aider d’un druide plutôt excentrique, d’une elfe bannie, d’un vampire forcément séduisant et d’une …au caractère rien de moins qu’aimable. Chacun est sensé lui en apprendre plus sur ses facultés et se verra aussi raconter son histoire. Là encore, hélas, rien de surprenant et en même temps une écriture fluide, facile à lire mais qui ne prend pas aux tripes malgré les événements malheureux que chacun a vécu. Cela manque d’empathie, d’envie de s’intégrer à ce groupe pourtant intéressant par sa diversité et le caractère de chacun. Pourtant cela laisse tout de même une ouverture à quelques questions que le lecteur, même peu enthousiaste ne manquera pas de soulever. Un secret se cache là, parmi eux, qui semble vouloir nous être petit à petit dévoilé avant la fin de ce tome sans toutefois nous éclairer totalement.
Même si l'histoire nous raconte qu'Abigail est en fait toujours la même, malgré sa vie chez les hommes et son "amnésie", que ce n'est donc qu'un juste retour des choses qu'elle redevienne la personne puissante qu'elle a été, j'ai eu du mal à voir les choses évoluer ainsi aussi facilement. L'auteure a cependant semé les graines pour que le lecteur ne s'étonne pas de ses capacités grâce à l'histoire de son passé mais mon côté peut être trop terre-à-terre y a été réfractaire, à mon grand regret. Trop d'éléments s'emboîtent sans heurt, trop de révélations semblent évidentes, du coup la magie n'a pas prise sur moi et le manque de surprise au long de l'intrigue m'a un peu éloignée de ma lecture.
Cela reste une gentille romance facile et légère bercée par la magie celtique (ce que je ne peux renier, habitant moi-même la Bretagne) mais ça ne sera hélas pas un coup de cœur pour moi.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 18 Avr - 9:17



Syr Ynis : La Complainte d'Irwan, d'Anna Combelles





Nathan, jeune lecteur passionné, est loin d’imaginer que derrière un Voile protecteur, les personnages qu’il crée naissent et vivent de nouvelles aventures.
Pourtant, lorsqu’il rencontre Cassiodore et Léandre, les héros de sa dernière lecture, sa réalité devient presque aussi belle que les histoires qu’il apprécie. Mais, Irwam, gardienne du Voile, acceptera-t-elle de le laisser vivre et créer d’autres mondes ?
Une plume fluide et imagée qui nous accompagne dans le bel univers d’Anna Combelles.


  • Genre : fantasy

  • Nombre de pages : 387

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 18 Avr - 9:20

Syr Ynis : La Complainte d'Irwan, d'Anna Combelles

Critique d'Aelynah

Voici un roman peu commun par la manière dont l'auteure a su le mettre en place.
Trois histoires nous sont proposées de prime abord.
Trois récits composés chacun de leurs héros, de leur monde ou époque où nous entraîne l'auteure avec, je dois le dire, plus ou moins de succès.

Irwan, tout d'abord, et le monde des gardiens n'a pas su attirer mon attention, et les premiers chapitres m'y plongeant m'ont tout d'abord rendue perplexe et perdue. Car l’auteure nous a présenté en peu de phrases et d’actions énormément d’informations sur ce monde à part, caché derrière le Voile, cette séparation invisible entre notre monde et celui des créatures que l’homme a créé par son imagination débordante et parfois dangereuse. Ce monde où les gardiens sont les garants de la sécurité en empêchant nos créations de traverser et ainsi venir troubler la vie des humains sans magie que nous sommes. La présentation de ce monde, de son passé et de ses catégories de personnages pour une entrée en matière m’a semblé excessive et m’a rendue confuse.

Cassiodore et Léandre, ensuite, respectivement mage et chevalier, ont pour leur part relevé le niveau en me donnant le sentiment de pénétrer un Mmorpg plutôt bien ficelé. Leur monde dont nous ne savons que peu d’éléments intègre toutes les bonnes bases d’un jeu de rôle avec magie, missions dangereuses, recherche d’énigmes et surtout une course contre la montre entre plusieurs équipes composées de différentes catégories de personnages sous la direction d’un maître de jeu ici le Sorcier Syr Ballian.

Mais ce sont surtout Coline et Nathan qui m'ont intrigués et donnés envie d'en savoir plus. Ces deux adolescents qui se comprennent à demi-mot, dont les silences sont parfois des conversations complexes, décident cet été-là de se rendre sur un site afin de participer à une entreprise solidaire. En compagnie de nombreux autres volontaires et sous l’égide de Michel, ils vont apprendre à reconstruire une chapelle du Moyen-Age avec les mêmes moyens qu’à l’époque. Cette mission, leur relation fusionnelle pour des amis d’enfance et les évènements qui vont modifier à tout jamais ces vacances solidaires vont nous entraîner à leur suite beaucoup plus facilement que les autres personnages.

Hélas l'alternance pendant de nombreux chapitres de chaque récit n'a pas su me jeter dans ce roman comme dans un ensemble d'aventures, d'action et d'émotions.
La plume de l'auteure est cependant fort avenante et ses mondes réfléchis et complexes.
Pourtant il m'a fallu péniblement atteindre le chapitre seize pour les voir se recouper vraiment et m'entraîner enfin dans un mélange de Fantasy et de fantastique.
Mais malgré cette attente longue et particulièrement pénible pour la lectrice que je suis je ne regrette pas d'être arrivée jusque-là car la suite a largement tenu les promesses que j'escomptais avec le quatrième de couverture.
Les personnages ont ainsi pris réellement sous mes yeux une consistance, une force pour m'emporter à leur suite et me plonger dans le dilemme d'Irwan, les affres de Coline ou Nathan mais surtout la quête de Cassiodore et Léandre.
La réunion de leur but a réussi là où leur particularisme du début n'avait fait que me donner l'impression de lire plusieurs livres à la fois.
Car ce roman est un peu cela, un ensemble de récits fantastiques et de personnages dignes d'un jeu de rôle. Pour les lecteurs avides c'est sûrement un point intéressant et que l'on peut considérer comme un plus. Vous achetez un roman et vous en découvrez trois en un. Pour moi ce ne fut pas une sinécure.
Heureusement la suite a su effacer ces premiers instants et ainsi me permettre de passer outre une situation gênante.
Car les mondes d'Anna Combelles sont particulièrement bien structurés et sa manière d'écrire fluide et imaginative permet au lecteur de mettre une image sur ses mots.
De plus ses personnages ont pour la plupart des particularités qui nous les rendent attachants ou du moins intrigants.
Nathan est mon préféré de par son amour des livres et cette innocence naïve qu'il garde en son cœur.
Coline et Cassiodore m'ont paru assez similaires pour leur complexité et ce besoin de protéger ceux qu'elles aiment. Car oui malgré son androgynie j'ai dès le départ considéré Cassiodore comme un personnage à l'essence féminine, à tort ou à raison.
Irwan et Léandre quant à eux ont eux aussi des points communs. Ils respectent leur mission, leur rôle de gardien par-dessus tout et vont y voir s'immiscer un nouveau sentiment perturbant et qui les fera évoluer de façon vraiment intéressante.
C'est donc un roman qui m'a causé à la fois un souci d'homogénéité au départ par sa diversité de scénario et sa pluralité de mondes et de personnages mais qui une fois réunifié m'a emporté et permis de mettre de côté ce désagrément passager.
Une belle plume en tout cas que j'aurai plaisir et enthousiasme à découvrir dans le prochain tome car la fin nous laisse un goût d’interrompu fort frustrant mais dans le bon sens du terme, celui du lecteur accroché qui en veut encore.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 8 Mai - 8:39



Le Nechtaànomicon épisode 1, de Manon Elisabeth d'Ombremont





Dans une histoire normale, il incarnerait le sombre méchant supposé mourir à la fin dans un affrontement épique contre un beau et vertueux héros. Mais quelqu’un (qui n’a subi aucune menace…) en a décidé autrement. Il a voulu lui donner le rôle principal dans ce récit. Après tout, le bien, le mal, c’est une affaire de point de vue !
L’Ar’narakhe Nechtaàn est aussi ambitieux qu’égocentrique. Son but : détrôner Bélial et devenir le Sat’han de l’Envie. Son problème : il est scellé dans le corps d’un mortel et son ancestral ennemi choisit justement ce moment pour réapparaître… Et s'il n'y avait que ça !
Le début d’une palpitante saga de Dark et d’Urban Fantasy par Manon Elisabeth d’Ombremont.


  • Genre : dark fantasy

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Dim 8 Mai - 8:42

Le Nechtaànomicon épisode 1, de Manon Elisabeth d'Ombremont

Critique d'Aelynah

Après maintes tergiversations de mon petit cerveau qui ne voulait pas imprimer les noms légèrement barbares (pour moi s’entend) des protagonistes, de leurs races et autres joyeusetés du même acabit je me suis enfin jetée dans ma lecture ...pour m'apercevoir que 38 pages c'est définitivement trop court quand on accroche à un récit.
Manon Elisabeth d'Ombremont a su en un épisode me perdre, me retrouver et m'emporter à sa suite au pays des démons, sorcières et autres créatures surnaturelles.
Le personnage principal est un Ar'narakhe ou archidémon et il est actuellement en pénitence sur un monde appelé Chtonya, plan parallèle à la Terre Prime et à notre monde à nous, humains. Ayant encore mécontenté Bélial, l'un des sept Sath'an (démon en chef si vous préférez et principalement de l’Envie) il se retrouve mis au rencard avec pouvoirs limités tant qu'à faire.
Mais qu'à cela ne tienne, Nechtaàn (c’est le petit nom abrégé de l’archidémon que nous suivons) ne va pas se laisser faire et commence à ourdir une vengeance TERRIBLE avec en vue un « léger » putsch histoire de ne pas faire ça pour rien.

Voilà vous avez le contexte général !

Le plus important, si comme moi, ces quelques lignes vous ont semblé ardue niveau vocabulaire démon, est de lire sans attendre cet épisode et surtout son Introduction & Avertissement qui comme son nom l’indique est là pour nous expliquer les bases.

Car au-delà de ce petit écueil linguistique, la plume de Manon Elisabeth d’Ombremont est absolument à découvrir. Elle a un humour sauvage et parfois glauque à se tordre de rire, eh oui, son imagination est fertile et ces quelques pages vous donnent déjà un aperçu exubérant d’une suite qui promet des batailles rangées ou non, des coups en traître et des dialogues machiavéliques.
Les personnages sont caustiques en diable, pardon en démon et leur manière de réagir aux différentes situations vont vous faire tourner en bourrique.
Nechtaàn est particulièrement abject comme démon, égoïste, sans cœur et perfide mais … on l’adore ce pourri !
Alexander ne vaut pas mieux et semble être son pendant niveau vampirique et ça promet là aussi des échanges de coups, de paroles et même parfois de fluides en tous genres.
C’est donc au final une superbe découverte de Dark Fantasy qui devrait en attirer plus d’un et surtout en régaler tout autant.
En espérant que la suite nous entraîne toujours plus loin dans le glauque et le sanglant, je vais suivre avec attention cette auteure et probablement regarder aussi son autre roman sorti antérieurement La chienne de l’ombre ainsi que la nouvelle Lune de miel.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mer 11 Mai - 8:29



Le Brasier, de Virginie Buisson-Delandre





Vampire, mort-vivant, esprit maléfique ou autre aberration défiant la nature, le monstre reste une figure centrale de la littérature fantastique teintée parfois d’épouvante.
Mais le monstre n’est pas toujours celui auquel le lecteur s’attend...
C’est ce que ces nouvelles tendent à nous faire découvrir, chacune à sa manière, reprenant les sentiers battus du genre fantastique pour mieux nous emmener sur les chemins de traverse hantés par une folie latente, tapie dans l’ombre, qui n’attend que le moment propice afin de mieux se jouer des personnages trompés par des certitudes volant en éclat.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mer 11 Mai - 8:31

Le Brasier, de Virginie Buisson-Delandre

Critique de Malka

Virginie Buisson Delandre, déjà auteure d’autres nouvelles (publiées individuellement) inspirées par ses lectures fantastiques classiques, a également puisé dans ces influences pour écrire le recueil de nouvelles Le Brasier.

Le recueil reprend, pour chaque nouvelle, une formule assez classique et linéaire pour la construction du récit, mais de manière tout à fait efficace. La mise en place du fantastique se fait de manière progressive avec une entrée du surnaturel dans la réalité, et des informations dévoilées au lecteur de manière pertinente et judicieuse. Les personnages du recueil voient leur vie peu à peu bouleversée par des événements, amenant des perturbations surnaturelles, qui les capturent comme des proies dans une toile d’araignée, tissée à la fois sur le fond et sur la forme, par les fils du récit et par leur tourmenteur.

L’atmosphère est, dans ce sens, toujours mise en place avec grand soin, par la richesse des descriptions, des lieux et des émotions des personnages. On assiste, ici encore, à une progression dans la mise en place même du recueil. Chaque nouvelle plonge le lecteur toujours plus loin dans l’angoisse, et le mène même jusqu’au cauchemar. On frissonne avec des ambiances morbides, sombres, terrifiantes. On tombe ensuite dans le carnage avec plus de sang et de viscères vers la fin du recueil. Seule la dernière nouvelle pourrait sonner comme une fausse note dans cette répartition, misant plus sur une ironie sournoise. Le lecteur peut facilement s’immerger. Si la tension monte au fil de la lecture, l’attente se révèle d’autant plus grande au début de chaque nouvelle.
Les influences d’auteurs fantastiques classiques restent toujours présentes et certains sont même cités à titre de références dans la première nouvelle.

Le style de l’auteure contribue à l’immersion du lecteur par une plume fluide et un vocabulaire approprié. La lecture en est donc d’autant plus agréable.

Dans chaque nouvelle, on retrouve un thème commun : la frontière mince entre réalité et dimension fantastique (ou même démoniaque). Elle devient tellement floue qu’elle amène la perte de repères entre rêve et réalité, des doutes à la folie. Les victimes s’avèrent plus ou moins consentantes du sort qui les attend : poussées par l’ignorance, la malchance ou la folie ! Les narrateurs sont parfois témoins, parfois victimes de cette folie, ou de la cruauté et du sadisme de leur bourreau, car leurs ennemis surnaturels aiment jouer avec leurs proies, les torturer, les tuer à petit feu et ne s’en privent pas.

Les fins, même si elles varient, donnent aux lecteurs matière à réfléchir et à frissonner : le piège se referme inexorablement sur leur proie, comme sur le lecteur.

En conclusion : même si le recueil ne donne pas dans l’originalité, il prend ses sources dans la littérature fantastique. Son efficacité, la fluidité de son style le rendent agréable à la lecture. Chaque nouvelle diffère de la précédente, tout en possédant des thèmes communs. En effet, elles embarquent le lecteur dans des récits sombres et morbides. Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium et les éditions l’Ivre-book pour cette agréable et effrayante lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 16 Mai - 9:19



L'aventurière de l'espace, de Jean-Pierre Fontana





Aventurière délurée, un peu sauvageonne, souvent hors-la-loi, la belle Ilyana ne s’attendait pas à être sollicitée par l’Éminence Grise de l’Expansion. Pour rétablir l’ordre et éradiquer les cultes maléfiques dans certaines colonies humaines de la Galaxie.
Mais l’intrépide demoiselle n’a pas l’intention d’affronter d’ignobles trafiquants, d’infâmes gourous et de diaboliques créatures pour les beaux yeux du moine de Belle-Épine. Surtout s’il lui faut dévoiler l’intégralité de ses charmes et payer de sa personne. À tout péché miséricorde, bien entendu, que le saint homme ne saurait lui refuser. Surtout si l’absolution s’accompagne de sommes rondelettes.
Avatar de la Jirel de Joiry de Catherine Moore, Ilyana ne manque heureusement ni de ressources ni de griffes pour venir à bout d’adversaires aussi diaboliques que le Scolopendre, aussi monstrueux que la créature de Caescum, aussi imprévisible que le Serpentaire.
Des aventures hautes en couleur contées de main de maître par Jean-Pierre Fontana.


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Lun 16 Mai - 9:24

L'aventurière de l'espace, de Jean-Pierre Fontana

Critique de ninik

L'aventurière de l'espace, présentant une héroïne sensuelle et délurée mais combattante, au sein d'un récit de science-fiction avait, sur le papier, tout pour plaire. Hélas, les nombreux défauts de l'ouvrage finissent par le rendre plus agaçant qu'agréable, malgré son côté court.
L'aventurière de l'espace est en fait un recueil de quatre nouvelles centrées sur l'héroïne. Trois d'entre-elles ont été écrites en 1974, et la dernière spécialement pour la sortie du livre.
Le problème, c'est que les quatre récits sont identiques dans leur scénario et leur construction. Ilyana rencontre un certain moine (qui est en fait une des personnes les plus puissantes de la galaxie) dans une taverne, et ce dernier lui demande d'aller sur une planète arrêter une secte bizarre. A chaque fois elle est arrogante et à moitié nue (voir toute nue), et accepte sans discuter, sans enquêter sur le moine en question, sans creuser les éventuels dangers. Les méchants ont beau la trouver intelligente, elle ne réfléchit jamais et se rend au cœur du danger, se faisant remarquer et attaquer par des gens mystiques qui, grâce à leurs pouvoirs mentaux, plongent en elle. Elle en finit toujours par être nue, avoir des orgasmes, et gagner plus par hasard qu'autre chose. Fin. Seule la quatrième histoire diffère quelque peu parce qu'Ilyana est obligée de faire une véritable enquête, de poser des questions à des contacts, de faire des déductions, d'aller à plusieurs endroits...
A cela s'ajoute un monde peu détaillé. On y fait référence à plusieurs planètes, à diverses choses depuis que la Terre n'est plus habitable, mais sans les développer, le monde n'étant hélas que survolé (ne serait-ce qu'en savoir plus sur l'Ordre religieux contrôlant la galaxie). Nous suivons donc toujours Ilyana, qui accepte sans réfléchir, se rend au milieu du danger théoriquement juste pour l'argent, se dévêt, baise et se caresse chaque fois qu'elle peut (mais comme l'auteur ne décrit jamais ces moments, le récit n'est pas du tout érotique), tue quelques personnes mais surtout se retrouve confrontée à une expérience mystique longuement décrite, qu'elle réussit à passer plus par hasard que par véritable technique.
Reste que l'auteur, Jean-Pierre Fontana, grand acteur du fantastique et de la science-fiction (il a créé des festivals, entre-autre) écrit plutôt bien. La plume est agréable, fluide, dynamique, et il essaie de rendre Illyana fascinante. C'est juste dommage qu'il n'ait pas fait l'effort de rendre les histoires suffisamment différentes pour que le lecteur n'ait pas l'impression de lire quatre récits quasi-identiques. Jean-Pierre Fontana a cependant cherché à conserver l'évolution de son protagoniste, qui progresse, se fait des amis, évolue au fil des récits (mais pas dans son intelligence ou sa manière d'aborder une mission, hélas) et la quatrième nouvelle donne une véritable fin au récit (même si on se demande comment le moine peut faire un tel choix).
Au final, l'aventurière de l'espace se lit vite, mais ne restera pas dans les mémoires.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 19 Mai - 9:31



Le Cauchemar de Cassandre, de J. B. Leblanc





Cassandre est la cible de Kolber, un tueur de légende, infaillible, insoupçonnable, invisible.
Aidée par de mystérieuses créatures, la jeune femme parvient à le mettre en échec et à s’enfuir. L’assassin doit la retrouver à tout prix et honorer son contrat avant qu’elle ne dévoile son identité. Car à présent, elle connaît son secret.
Ce revers inattendu de Kolber, permet aux hommes de la Police Judiciaire de se rapprocher de l’assassin. Cependant, ils ne sont plus seuls sur les traces des deux fuyards. Un flic, aussi ambitieux qu’inexpérimenté, et un prêtre exorciste envoyé par le Vatican, se lancent également à leur poursuite.
Une cavale sauvage et cruelle où chasseurs et gibiers se confondent. Des personnages en proie à leur destin, ébranlés au plus profond de leurs convictions.
Tous au cœur d’un complot millénaire…


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 962

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Jeu 19 Mai - 9:32

Le Cauchemar de Cassandre, de J. B. Leblanc

Critique d'Aelynah

Tout d’abord il faut savoir que ce roman est un mélange parfaitement dosé de thriller, d’ésotérisme et de fantastique. L’auteur, J.B Leblanc, a su, malgré la longueur du roman (735 pages), faire défiler celles-ci sans aucun ennui ou aucun faux pas dans sa chronologie.

Un de ses plus grands points forts est et reste tout du long cette ambiance sombre, parfois glauque qui peut faire froid dans le dos. Elle est toujours posée de façon à plonger le lecteur dans le scénario en lui donnant le contexte d’ensemble mais aussi des détails pointus pour ressentir plus profondément l’atmosphère : ce froid glacial, ces ombres mouvantes, cette odeur pestilentielle en sont des exemples probants.

Un autre point fort est sans conteste la recherche faite en amont par l’auteur sur les différents sujets évoqués dans le roman. Cette documentation ressort dans les informations que l’auteur nous divulgue au fil du récit et des circonstances (sectes satanistes, exorcisme, ésotérisme…).

Et le dernier point vraiment magnifiquement orchestré est son scénario, qui comme je le stipulais dès le départ a une chronologie parfaitement huilée.
La maîtrise qu’il a de ses personnages nous plonge ainsi dans une chasse de grande envergure ou plutôt devrais-je dire dans plusieurs courses poursuite croisées.

Plusieurs clans sont ainsi en « compétition » et parfois certains personnages mènent double jeu et ce de façon complètement orchestrée là encore par l’auteur.

D’un côté nous avons donc Cassandre, l’héroïne, ou la victime selon les périodes du récit.
C’est un jeune mannequin adulé, à qui tout sourit. Jusqu’à ce jour où pour rendre service à son patron, elle se met dans le pétrin. Et de là va découler le pire dans sa vie : déchéance professionnelle, tentative de meurtre, mais aussi, elle l’avoue cependant moins facilement, des sensations bizarres qui l’assaillent, des relents putrides qui l’entourent, une impression de froid glacial et glaçant et surtout la présence dans son entourage de femmes au look macabre qui semblent la protéger.

Ensuite nous avons la police et au travers de cette grande famille, plusieurs personnages qui vont marquer la suite du récit.

Denis Beresson, jeune loup aux dents longues, très longues et ce envers et contre tout. Sa famille en pâtit et ce sans qu’il n’en éprouve la moindre culpabilité ni même, semble-t-il, qu’il ne s’en préoccupe. Son but ultime, entrer dans l’élite et pour cela il se fait fort de traquer et arrêter celui que ses collègues n’ont toujours pas réussi à appréhender, Kolber, même si pour cela il doit faire appel à des moyens disons moins conventionnels.
Il fait équipe dans son petit commissariat de quartier avec Nathanael, un flic imperturbable, posé, droit dans ses bottes, carré et peu affable, très maniaque et surtout seul.

Autre flic maniaque et têtu, le Commandant Marchegiani. Il traque depuis des années Kolber, remonte toutes les pistes, s’obstine, tient bon alors qu’aucune d’entre-elles n’aboutit, qu’aucun indice n’est découvert. Il est maniaque au point de ne plus supporter les moyens mis en œuvre pour passer au peigne fin une scène de crime et attendre dehors que ses enquêteurs aient terminé. Il est aussi plus que déterminé. Découvrir qui est Kolber mais surtout le confondre est devenu sa principale tâche. Plus posé que Denis, son obsession est à l’image de sa maniaquerie.

Mais les personnages qui m’ont particulièrement intéressée personnellement sont les suivants :
Kolber justement, assassin froid et calculateur, il remplit ses missions dans la plus parfaite indifférence. Il ne laisse aucune trace, si ce n’est une carte en guise de signature. Il est si bien organisé dans ses crimes que la police n’a jamais réussi à obtenir un indice en 8 ans de traque. Alors quand la mission « Cassandre » se profile à l’horizon, ce n’est pour lui qu’une affaire de routine. Pourtant les choses ne vont pas se passer comme prévu car les femmes au look macabre qui entourent Cassandre vont lui donner du fil à retordre et lui occasionner quelques interrogations.

Et il reste enfin le père Fantino. Exorciste de son état il fait partie d’une confédération religieuse peu connue mais surtout un peu hors du circuit normal de la religion. Sa vision des choses au cours de ce récit est vraiment particulière. Il va nous permettre de découvrir une autre version de l’église et de ses ouailles. Sa participation ici dans le récit ajoute la touche fantastique et purement glaçante de cette course poursuite. Lui aussi a une mission, un sacerdoce duquel rien ne le fera dévier. Et pour cette mission Cassandre est un élément important, mais un élément qu'il lui faut garder en vie de préférence, tout en restant discret pour ne pas se faire reconnaître des femmes qui l’entourent.

En résumé, c’est un scénario aux différentes trames imbriquées petit à petit les unes dans les autres et ce de façon quasi minutées.
Des personnages torturés, complexes, troublants par leur particularité et à la psychologie travaillée et parfois poussée au paroxysme.
Avec certains d’entre eux, les ressentis sont abrupts, sans concession, le lecteur n'y trouve aucune nuance pour les atténuer et les rendre politiquement corrects. Pour eux, il n’existe que le noir ou le blanc. Kolber en est un exemple précis. Il est quasi imperturbable, rien ne semble le toucher de près ou de loin, il offre une image assez glaciale de l’homme. Au contraire de Cassandre, qui, dans la tourmente, évolue, réagit, passe par de nombreuses émotions mais généralement rebondit et repart de plus belle.
C’est donc un thriller brillant, qui vous emporte de bout en bout mais à ne pas mettre entre toutes les mains pour certains passages plus sombres et qui pourraient toucher les âmes sensibles.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 17 Juin - 8:17



En Coulisse, de Marlène Jones





Le concert à Coachella est terminé. Nathan Turner, chanteur du groupe VersusJames, contemple la foule et attend. Sait-il lui-même ce qu’il attend ?
Ce qu’il sait en revanche c’est qu’ici tout est possible. Et que grâce à la complicité de son bien-aimé Liam Gentry, qui n’est autre que le guitariste du groupe, les résultats de son attente pourraient bien dépasser ses espérances.
Texte réservé à un public majeur et averti.


  • Genre : romance

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Ven 17 Juin - 8:21

En Coulisse, de Marlène Jones

Critique de Malka

En coulisse de Marlène Jones fait partie de la collection Indécence des éditions L’Ivre-book et avertit le lecteur qu’il est destiné à un public averti et majeur, certaines scènes se montrant suffisamment explicites pour gêner de jeunes lecteurs (dans cette nouvelle, présence de scènes extrêmement chaudes et crues, relations M/M et BDSM). La lecture s‘avère pourtant tout à fait agréable pour un public ciblé, y cherchant un peu de piment érotique.
L’auteur a également publié une autre nouvelle « Étreinte masquée » dans l’anthologie de la collection L’Ivre des sens.

Dès le début de la nouvelle, le titre prend tout son sens, car on suit le personnage principal Nathan Turner, musicien du groupe VersusJames, à la fin de son concert. On le retrouve en pleine séance de BDSM, improvisée par son maître Stanislas, et Liam, son amant. Il représente ainsi le pivot d’un trio particulier, et même d’une relation triangulaire des plus trouble.
Liam représente l’homme qu’il aime et la réciprocité est vraie. On sent la complicité, l’amour, le respect et la tendresse qui les lie. Nathan ne se montre pas fidèle pour autant, allant à droite, à gauche, au hasard des rencontres et occasions, et quand on est la star d’un groupe de rock, elles ne manquent pas !
Stanislas est le maître, celui auquel il se soumet dans un abandon aveugle, acceptant ordres et punitions.

Les relations peuvent paraître simples, mais quand les sentiments s’en mêlent et s’emmêlent, elles se compliquent vite pour notre trio. Si Nathan trouve sa place sans difficulté, ses deux compagnons y cherchent la leur, en quête de compréhension et de stabilité.
Liam voudrait comprendre, et peut être jalouse, la soumission sans limite, l’abandon total et aveugle dont fait preuve Nathan avec Stanislas. Stanislas, lui, essaie d’y voir clair dans ses sentiments, son ressentiment pour le libertinage de Nathan et de ce que cela implique pour lui, pour eux trois.

Marlène Jones mêle et démêle les sentiments, les relations et émotions des personnages avec maîtrise et emploie une narration se centrant sur la séance BDSM, ce qui la précède par flash-back, ce qui suit et les conséquences : les révélations et décisions qui en découlent. La construction est progressive. Le lecteur doit s’accrocher pour bien suivre, mais comprend bien vite la démarche et la logique de l’auteure.
La relation amoureuse avec Liam apporte une touche romantique bienvenue dans un récit aux scènes chaudes. Il pose les limites, protège Nathan aussi bien mentalement que physiquement : il est l’homme qu’il aime et qu’il respecte.

Les scènes BDSM et de sexe sont crues, mais sensuelles. L’auteure sait ménager l’attente pour les personnages et le lecteur : une attente savoureuse, qui fait monter la tension et l’excitation.
Elle maîtrise également bien l’atmosphère, les descriptions et les dialogues : bien mis en place, précis et sans lourdeur.

En conclusion, la nouvelle En coulisse propose un trio très chaud aux relations troubles, qui se découvre au fil du récit (au double sens du terme!). La séance principale de BDSM est bien mise en place, de façon crue, mais sensuelle. Un récit à découvrir…On peut même retrouver les personnages dans un roman, que j’ai hâte de découvrir.
Je remercie le forum « Au cœur de l’Imaginarium » et les éditions « L’Ivre-Book » pour cette découverte chaude, pimentée d’un zeste d’indécence… Une collection qui porte son nom à merveille.

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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 9 Aoû - 9:23



Alma, les débuts d'une sorcière, de Julie Derussy





Alma s'entraîne à réaliser un sort lorsque son copain Paul surgit dans sa chambre...
Ce mini épisode offert vous permettra de découvrir les aventures sensuelles d'une jeune sorcière. Plongez dans un tourbillon de passions !
Le début d’une saga mélangeant magie et érotisme, imaginée par l’excellente Julie Derussy.


  • Genre : érotico-fantastique

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] l'ivre-book   Mar 9 Aoû - 9:28

Alma, les débuts d'une sorcière, de Julie Derussy

Critique de ninik

Une nouvelle série érotico-fantastique débute chez l'Ivre-book sous le nom d'Alma, les débuts d'une sorcière. L'éditeur, comme souvent, a la bonne idée de proposer le premier épisode (ici l'épisode 0) gratuitement, ce qui permet au lecteur de se faire une idée de l'histoire et de décider s'il va se lancer dans l'aventure (et chaque épisode sera sans doute vendu à tout petit prix).
L'auteure d'Alma, les débuts d'une sorcière, est Julie Derussy, auteure prolifique dans l'érotisme, que ce soit chez l'Ivre-book, mais aussi chez la Musardine, pour qui elle a écris Partition pour un orgasme (parue dans le pendant numérique de l'éditeur), ou encore dans la collection e-ros des Editions Dominique Leroy, chez qui elle a entre-autre imaginé l'intéressant Hélène Fleur de souffre, dont le seul défaut était d'être trop court.
Sans surprise, donc, Alma, les débuts d'une sorcière est très bien écris. La plume, très agréable et à la première personne, nous fait découvrir Alma, jeune demoiselle originale qui suit des cours de sorcellerie par correspondance. Dans cet épisode, son cours du jour consiste à faire disparaître (ou plutôt rendre invisible) un objet. Cependant, comme il faut être très concentré sur ce qu'on fait disparaître, cela va lui causer quelques petites surprises.
Alma est immédiatement attachante, et l'écriture, recherchée sans être trop soutenue, s'adapte à merveille à sa personnalité. La série étant érotico-fantastique, elle bascule dans l'érotisme quand son petit ami débarque dans la chambre, et qu'un petit accident magique cause une certaine tension dans le couple (restons mystérieux pour conserver la surprise). Cependant, Alma, avec ses lèvres et son corps, saura détendre le petit ami avec brio.
Quand Alma, les débuts d'une sorcière, devient érotique, Julie Derussy parvient avec superbe à concilier l'aspect fantastique, toujours présent, et l'excitation, et ce moment chaud en devient assez original. Julie Derussy n'est pas vulgaire, mais ne tourne pas non plus autour du pot, et le résultat se révèle délicieux à lire.
Le seul défaut est que l'histoire est beaucoup trop courte, mais c'est tout à fait logique vu qu'il s'agit d'une mise en bouche. Alma, les débuts d'une sorcière, est terriblement prometteur, et c'est avec plaisir que je vais continuer la découverte de cette série.

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