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 [Editeur] Les éditions Artalys

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ninik

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MessageSujet: [Editeur] Les éditions Artalys   Mar 17 Juin - 9:36



Les éditions Artalys




Amateurs de mondes exotiques, de peuples étranges, d’horizons lointains dans l’espace et le temps, vous vous trouvez ici chez vous. Les livres publiés par Artalys sont des invitations au voyage, au rêve et au dépaysement.

Notre genre de prédilection est la littérature de l’imaginaire, plus particulièrement la fantasy et le fantastique, regroupés dans la collection Hors réel.
Nous souhaitons également publier des romans sentimentaux ou érotiques, notamment s’ils se déroulent dans un ambiance lointaine ou imaginaire.



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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Mar 17 Juin - 9:40



Camping sauvage, d'Erika Sauw





Profitant d’un bel été, Justine et Adrien voyagent dans la campagne à la recherche d’un coin tranquille où ils pourront faire l’amour en pleine nature. Ils arrivent au bord d’un étang qui leur semble très accueillant, mais où la jeune femme croit apercevoir un étrange individu qui la convoite. Adrien la persuade qu’elle est victime d’une hallucination… ce en quoi il se trompe.



  • Genre : érotisme fantastique
  • Nombre de pages : 29
  • Format : numérique



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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Mar 17 Juin - 9:42

Camping sauvage, d'Erika Sauw

Critique de ChocolatCannelle (à lire aussi sur son blog ici)

On m'a dit le plus grand bien d'Erika Sauw qui a déjà publié plusieurs eBooks, Zone d'expérimentation sexuelle et Le Royaume de la forêt aux éditions Artalys. Je ne la connaissais pas, même si les titres de ses écrits ne m'étaient pas inconnus.
Je me suis inscrite à la dernière minute au partenariat proposé par la maison d'édition Artalys et le forum de lecture Au Coeur de l'Imaginarium. En effet, l'eBook Camping sauvage ne m'inspirait rien au départ. Je juge un livre, bien souvent, pour commencer, par sa couverture et celle-ci me semble particulièrement laide. Si le texte est à l'image de la couverture, il était mal venu que je le lise... Mais juger un livre sur une couverture, c'est léger... D'où un changement d'avis et la décision de proposer ma candidature pour la lecture de ce livre numérique. C'était l'occasion de découvrir un texte de cette auteure et de lire enfin une publication des éditions Artalys.
Le titre rend compte de l'orientation première, réaliste, de l'histoire. Certes, il est question de camping sauvage, un homme et une femme s'installent dans un coin de nature très isolé, près d'une rivière et passent la nuit sous une tente. Or, le texte n'est pas ancré dans une réalité tangible, ou du moins l'est pendant quelques pages seulement : il y a tout d'abord d'une incursion du fantastique (un homme disparaît sans laisser la moindre trace), une menace sourde pèse sur cette fin de journée tranquille ; ensuite vient la nuit et la situation vire au cauchemar : la voiture est hors d'usage, son compagnon mystérieusement absent, Justine est seule et nue, elle doit fuir des hommes qui vont certainement la violer. On est proche d'un scénario horrifique. Mais, nouvelle orientation du récit : retour à une scène érotique, il n'est plus question de viol, mais d'extase. Et enfin, le dénouement avec le merveilleux et une de ses figures phare. Le récit propose ainsi plusieurs retournements de situation, l'écriture joue de plusieurs registres.
Ce récit, très court – l'eBook comprend 22 pages – a pour mérite de surprendre le lecteur à plusieurs reprises.
La situation de Justine, par rapport à son compagnon Adrien tout d'abord, puis par rapport à l'être qu'elle voit, avec lequel elle a une relation sexuelle, puis qu'elle suit jusque dans une maison, est soumise. Adrien est relativement antipathique : il est heureux d'avoir une belle femme à exhiber à laquelle il a appris à faire des fellations qui lui plaisent. Il est égoïste. Le cunnilingus le rebute. La jeune femme obéit à cet homme, se déshabille quand il le demande, accepte l'explication d'une sous-disant hallucination alors qu'elle est certaine d'avoir vu un homme nu qui se masturbait en la regardant. Nous ne pleurons pas cet individu quand un malheur lui survient, et Justine non plus...
Nous pourrions penser alors que Justine, débarrassée de cet individu, va s'affranchir. Il n'en est rien : elle subit les assauts d'un des deux hommes qui l'ont attrapée, elle suit un des hommes en question, ne se rebelle pas lorsqu'on lui apprend qu'elle ne pourra pas s'échapper. Et j'avoue que plusieurs points me gênent : la jeune femme accepte sa condition parce que l'homme est un bon amant, mais les prouesses de cet homme ont d'abord pris l'aspect d'un viol. L'image de la femme qui se fait violer, mais qui finalement aime ce qu'on lui fait et en redemande est difficile à accepter (d'autant plus qu'il y a eu au départ réellement usage de la force), parce que c'est ce type d'argument (« en fait, elle aime ça ») qui est utilisé par des violeurs pour justifier leur acte. Je n'aime guère qu'un texte appuie implicitement ce type d'argument. La jeune femme semble aussi accepter sa condition parce que tout le confort matériel lui est offert : robes, lingerie, chambre agréable, carte de crédit pour acheter tout ce qui lui plaît. On a alors l'image d'une femme vénale, d'une femme-objet que l'on achète. Bien sûr, le tout est enveloppé d'une atmosphère surnaturelle, le personnage ne se pose aucune question et accepte son sort, parce que le cours des choses semble aller de soi dans son esprit, et il n'y a aucun jugement moral par rapport à cette situation de femme achetée et soumise au bon plaisir du maître des lieux. On ne peut pas la plaindre d'avoir perdu toute liberté de penser et d'agir, parce que Justine se place dans la continuité de légendes et de contes qu'elle découvre dans une bibliothèque. Elle a quitté le monde réel pour entrer dans un monde fantastique.
Un dernier mot sur l'écriture elle-même. Le texte est tout à fait fluide. L'intérêt principal que je retiens de cette lecture est la multiplication des registres littéraires que j'ai évoquée plus haut et la manière dont l'auteure réussit à changer ainsi la tonalité du récit à plusieurs reprises.

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Dernière édition par ninik le Mar 17 Juin - 9:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Mar 17 Juin - 9:46

Camping sauvage, d'Erika Sauw

Critique de ninik

Avec ce troisième récit, Erika Sauw continue d'explorer l'érotisme à tendance très sulfureux. Camping Sauvage est une histoire très courte qui, loin d'être une petite récréation au sein de son œuvre, s'inscrit pleinement parmi ses autres écrits.
Ainsi, avant de parler de son dernier récit, il est bon d'explorer les thématiques qui lui sont chères. Si chaque histoire d'Erika Sauw prend forcément des protagonistes aimant le sexe, elle cherche plus que simplement titiller la libido de son lecteur (ce qu'elle fait pourtant assez magnifiquement). Elle aime aussi le bis, l'horreur, et le fantastique. Son premier récit, Zone d'expérimentation sexuelle, offrait tout ce que l'amateur d'érotisme à tendance pornographie peut rechercher, mais surprenait avec une fin résolument science-fiction. Cette histoire avait les scories d'un premier livre, et n'était certes pas parfait (la fin tombait un peu trop violemment par exemple) mais démontrait d'une part qu'Erika Sauw possède une plume assez sublime (il est agréable, en ces temps de simplification à outrance, de découvrir quelqu'un faire autant attention à son style, à ses mots, et nous livrant un récit délicieusement soutenu), mais aussi qu'elle sait faire monter la température en évitant la vulgarité (tout en s'autorisant un peu de crudité bienvenue). Cependant, elle voulait visiblement que son récit soit érotique, mais qu'il flirte également avec d'autres genres que l'amateur de bis ne peut qu'apprécier.
Bis, Le Dieu pervers (tome premier du Royaume de la forêt) l'était résolument, plongeant dans les influences du cinéma d'horreur italien des années 80, avec cannibales, gore et sexe à outrance. Son récit faisait penser à une nouvelle version d'Emmanuelle et les derniers cannibales qui, après un équilibre réussi entre sexe et horreur, pencherait vers le premier (alors que le métrage de Joe d'Amato basculait vers l'horreur la plus gore). Cette histoire montrait aussi une facette de la sexualité que les féministes pourraient réprouver, mais qui colle résolument aux thématiques recherchées, à savoir le plaisir à travers la violence. En effet, l'héroïne se faisait violer, et y éprouvait du plaisir. Il ne s'agit cependant nullement d'une manière pour Erika Sauw de défendre cet acte horrible, mais plutôt d'inscrire son récit dans la littérature d'exploitation, miroir romancier du cinéma d'horreur de la belle époque (en effet, impossible de défendre moralement un film de nazisploitation, ou de prison de femmes, et pourtant, quel plaisir de découvrir ou redécouvrir ce cinéma si particulier).
Quand Camping sauvage débute, difficile de penser qu'Erika Sauw va y continuer son exploration de ses délicieuses thématiques. Entre une couverture légère et le côté très court du récit, tout laissait penser à une petite récréation entre deux histoires plus denses. Et pourtant, une fois de plus, l'auteur surprend. Le départ est très proche des attentes du lecteur, où l'héroïne et son ami s'arrêtent dans un coin isolé, pour assouvir un fantasme, à savoir faire l'amour dans la nature. Encore une fois, la plume de l'auteure remporte l'adhésion, et les premiers moments chauds font frissonner de plaisir, tant il est impossible de rester de marbre face à ce qui est mis en scène.
Puis l'ambiance sombre s'installe, le récit basculant doucement dans l'horreur, avec ce personnage qui les observe, la disparition de l'ami de l’héroïne et, une fois de plus, un viol qui amène le plaisir à la jeune femme. Oui, à nouveau, Erika Sauw nous parle de viol qui finit par exciter son personnage, et de soumission, mais là encore, tout est à prendre au second degré, bien entendu, et, dans cette ambiance bis et horrifique, la situation passe délicieusement bien, et nous mène à une conclusion magnifiquement fantastique.
Impossible d'en parler sans spoiler, ce qui serait dommage, mais la surprise est aussi grande que le final de Zone d'expérimentation sexuelle, et utilise des mythologies peu mises en scènes dans une histoire contemporaine, prouvant qu'Erika Sauw, bien que n'en étant qu'à son troisième récit, est vraiment une auteure d'érotisme à suivre.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Mar 12 Aoû - 9:13



La Dame aux papillons de Jess Swann





Port Royal, 1815.
Violet Sorrow, née d’une Créole et d’un Anglais, ne se tient plus de joie! Elle va enfin rencontrer la famille de son défunt père et visiter la lointaine Angleterre, dont son père lui a tellement parlé. Mais quand elle arrive sur place, elle reçoit un accueil mitigé. Son cousin germain Andrew, ce jeune homme exécrable qui passe ses journées à boire, semble la détester, alors que sa cousine Constance l’enchante par son caractère joyeux et spontané. La société anglaise est-elle aussi parfaite qu’elle l’avait pensé ? Et quel secret cache aux yeux du monde William, l’oncle de Violet ?
Les apparences sont parfois trompeuses, ce que notre héroïne apprendra aux détours d’un récit gothique où la folie côtoie une antique mythologie… Sans oublier un soupçon de romance.



  • Genre : drame

  • Nombre de pages : 132

  • Format : numérique

  • Nombre d'exemplaires : 2

  • Délai de lecture : 1 mois

  • Date de fin d'inscription : 25 juillet




Liste des participants :

Aelynah
Frei
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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Mar 12 Aoû - 9:14

La Dame aux papillons de Jess Swann

Critique d'Aelynah

Violet, jeune fille métisse née d'une créole et d'un anglais vit avec sa mère à Port-Royal (siège du gouvernement britannique en Jamaïque avant une catastrophe naturelle qui déporta la capitale vers la ville actuelle de Kingston).
Depuis la mort de son père, la vie n'est plus très rose et elles sont contraintes de demander de l'aide à son oncle William Sorrow en Angleterre. Malgré le rejet dont elles avaient fait l'objet suite à la mésalliance de son père avec une créole, il y a 20 ans, Violet va donc pouvoir réaliser son rêve de visiter ce pays lointain.
Sa joie est hélas contrebalancée par la tristesse de devoir partir seule rencontrer cette famille étrangère qu'elle ne connaît pas mais qui semble lui offrir une opportunité.
Les apparences sont parfois trompeuses et le bonheur peut vite de transformer en désespoir lorsque tout semble se liguer contre vous.
Car ce séjour ne va pas se passer comme elle l'a si souvent rêvé et sa désillusion n'aura de cesse de grandir de découverte en découverte.


Violet est une jeune femme métisse de la Jamaïque, le métissage en lui-même pourrait déjà vous donner un aperçu de son caractère et de son tempérament : enjouée, chaleureuse, honnête au point d'en être naïve, elle et sa mère sont très complices. Avec ce départ en Angleterre, seule, c'est une nouvelle vie qui commence et son appréhension est compréhensible. Mais pour sa mère, pour le souvenir de son père elle fait bonne figure bon cœur lors de son départ.
Pour la petite fille des îles qu'elle est, le climat anglais, les manoirs gris, les réactions racistes des britanniques ne sont que de nouveaux camouflets pour dénigrer ses racines dont elle est fière. Même la domesticité est irrespectueuse envers cette métisse.
Nous avons ainsi en quelques pages une excellent climat social de l'époque où se situe l'action. Le respect des convenances, le rejet des métissages, les femmes sous le joug des hommes, tout cela nous amène à comprendre un peu plus les réactions de Violet et de son entourage. Pour l'époque elle n'est pas une anglaise pur souche mais une indigène. De même pour le peuple de sa mère n'est elle qu'une étrangère. Comme elle le dira elle-même fort justement :" suis-je donc condamnée à n'être qu'une étrangère partout ou je me rendrai?".
L'accueil mitigé de sa nouvelle famille en est un bel exemple. Entre l'oncle qui souffle le chaud et le froid, le cousin alcoolique et détestable ou les domestiques qui la toisent de haut, la pauvre Violet a bien du courage. Heureusement sa cousine Constance l'accueille à cœur et bras ouverts, elle semble pleine d'entrain et de joie à sa rencontre et cela met du baume au cœur de Violet. Enfin semble-t-il quelqu'un qui, comme elle, laisse parler son cœur plutôt que les convenances.
Pourtant petit à petit sans que rien ne semble prévenir le lecteur un peu inattentif, l'atmosphère s'alourdit.
Ce ne sont que de discrètes allusions, des conversations à voix basses entendues dans un demi-sommeil, ou carrément des menaces non voilées mais tous ces éléments mis bout à bout emplissent l'ambiance de doute et de soupçons.
Cette vie que Violet entrevoyait enfin plus douce, cachée derrière ses œillères de jeune fille innocente et naïve, va s'avérer fallacieuse.
Que cachent ces apparences?
Toute cette joie, cette complicité, sont elles trompeuses?
Qui est réellement sa cousine?
Son cousin la déteste t il vraiment ou veut il la protéger? Et de quoi ?
Car les personnages sont décrits de telle manière que leur duplicité ne nous apparaît pas au premier abord. Tout comme Violet, vous vous laisserez embobiner. Tout comme Violet, vous ne verrez rien venir.
L'écriture de l'auteur est fluide et entraînante. Ce qui fait que jusqu'au moment crucial vous allez oublier que le synopsis parlait d'un roman fantastique. Vous vous sentez plutôt dans un roman historique, éventuellement une petite romance vous semble-t-elle apparaître.
Sa plume est telle que nous ne nous rendons pas compte d'abord que le décor se plante petit à petit. Nous suivons Violet, nous avons même parfois envie de la secouer pour sa naïveté. Naïveté cependant touchante, car innocente. Violet est après tout une jeune fille de son époque. Enfant de l'amour, elle se base sur son cœur et non sur sa raison pour ses décisions. Et nous verrons que c'est ce qui la perdra. Car lorsque les secrets se dévoilent, les ombres se délitent, cela nous laissent présager un dénouement pour le moins macabre ou néfaste à notre héroïne . L'espoir cependant reste en retrait quelque part. À tort ou à raison, nous le saurons bien assez tôt.

Cette histoire est un quasi huis-clos car seul le premier chapitre se passe à Port Royal, puis une fois Violet arrivée au manoir Sorrow nous ne le quitterons plus. De plus, nous resterons en comité restreint puisque les seuls personnages que nous côtoierons vraiment sont l'oncle William, le cousin Andrew, la cousine Constance et Violet. Quelques domestiques viendront renforcer l'ambiance de racisme de l'époque en la situant dans toutes les classes de la société.

Petit à petit vous sentez monter alors la pression, le doute et la peur s'insinue en vous. Lorsque le secret est révélé ce sont, avec les yeux agrandis d'horreur, que vous découvrez la méchanceté des hommes et leur avidité.
Jusqu'au bout nous croyons à un espoir, jusqu'au bout l'auteure sait nous tenir en haleine. Et cette fin ...nous laisse sur notre faim. Nous en voulons plus même si le plus ici serait synonyme de cauchemars, d'horreur et de cruauté.

Une fois le livre refermé, vous reverrez alors sa couverture, magnifique dans sa simplicité. Elle vous interpellera alors vraiment par son accord si parfait avec le roman. La dame aux papillons n'a pas usurpé son nom.

En conclusion je ne m'attendais pas à un roman aussi tendu au vu de son résumé même si le côté occulte est présent du fait des origines de Violet. Ici la noirceur vous frôle et vous attire vers elle tout comme elle attire et emporte notre héroïne. Il ne faut jamais se fier aux apparences et surtout, surtout écouter sa raison.
Je garderai de ce livre un sentiment de malaise sur ce final. Et pourtant je ne regrette en rien ma lecture car elle a su m'attirer et me faire ressentir son atmosphère et sa lourdeur comme rarement.
Merci donc au forum au cœur de l'Imaginarium et aux éditions Artalys pour ce moment de frisson.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Ven 22 Aoû - 14:09

La Dame aux papillons de Jess Swann

Critique de Vidia (à lire aussi sur son blog ici)

Je tiens avant tout à remercier le forum "Au coeur de l'immaginarium" ainsi que les éditions Artalys pour ce partenariat.

Dans ce roman, Jess Swann nous conte les aventures de Violet Sorrow, métisse née d'un père anglais et d'une mère Créole.
Dans les années 1800, sa situation n'est que peu enviable compte tenu des mœurs de l'époque où le racisme faisait rage. Les indigènes étaient considérés au mieux comme
des incultes sauvages au pire presque comme des animaux.

C'est donc avec une certaine appréhension que Violet accepte l'invitation de son oncle de rendre visite à la famille de son père vivant en Angleterre.

J'ai été un peu déçue durant une grande partie du récit car il ne se passe pas grand chose. L'action n'est que peu présente. En effet, l'accent est surtout mis sur la vie de Violet dans le manoir familial en compagnie de son oncle qui semble finalement la prendre sous son aile et sa cousine qui ne la quitte quasiment plus.

Je m'attendais également à plus d'événements surnaturels. J'ai proposé ma participation pour ce partenariat car jusqu'à présent, je n'avais jamais lu de récit gothique et je souhaitais découvrir ce genre depuis quelques temps. Pour moi, qui dit gothique dit lieu lugubre (hormis l'épisode du cimetière et l'étrange bâtisse), êtres fantastiques comme par exemple fantômes ou vampires.

Mais bizarrement, ce n'est pas pour autant que je n'ai pas dévoré ce livre. Et ce grâce à l’ingéniosité et l'efficacité dont Jess Swann a fait preuve lors de la rédaction de son roman.
Certes il ne se passe rien d'extravagant durant une grande partie de l'histoire mais elle parvient très habilement à insinuer un sentiment de malaise, que quelque chose cloche dans cette apparente tranquillité qui ne quitte pas le lecteur. Les pages tournent et tournent encore car plus on avance plus ce sentiment s'accentue.

Et soudain, d'un seul coup, tout bascule et Jess Swann laisse le lecteur bouche bée à la conclusion de son roman. J'avais échafaudé toutes sortes d'épilogues possibles mais rien de comparable à ce que nous propose l'auteur. Mes attentes en matière de surnaturel ont été plus que comblées!

En ce qui concerne les personnages, ceux-ci ont été très bien construits. L'auteur a mené la duplicité de l'être humain à son paroxysme et bien que Violet soit un personnage très attachant, on ne peut s'empêcher de maudire sa naïveté et se demander pourquoi elle n'a pas ouvert les yeux plus tôt!

Bref, un roman que j'ai beaucoup apprécié et conseille certainement.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Jeu 28 Aoû - 15:26



Le temps d’un hiver de Jessica Lumbroso



Jenna est une jeune femme dévastée quand elle revient chez ses parents, Sibylle, une femme autoritaire et froide, et Patrice, un homme totalement effacé. En attendant que naisse cet enfant qui grandit en elle mais dont elle ne veut pas, elle se souvient de cet hiver, neuf ans auparavant, où sa mère la contraignit à passer Noël chez son amie Élisabeth. Là, elle fit la connaissance d’un jeune Américain, Ryan, de passage lui aussi dans cette maison. L’amour naquit entre eux, un amour désespéré car tout les séparait. Ryan était en couple et la France n’était pas son pays. Il ne restait plus à Jenna qu’à combattre son attirance, mais elle en était incapable, pas même dans les bras d’Alec, son ami de toujours.

Et tandis qu’elle revit ces souvenirs et que son enfant vient au monde, elle entrevoit la possibilité d’un pardon et du retour de la lumière dans sa vie.

  • Genre : drame

  • Nombre de pages : 518

  • Format : numérique

  • Nombre d'exemplaires : 2

  • Délai de lecture : 1 mois

  • Date de fin d'inscription : 25 juillet




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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Jeu 28 Aoû - 15:28

Le temps d’un hiver de Jessica Lumbroso
Critique de Violaine281

Je remercie les éditions Artalys et le forum Au cœur de l’imaginarium car j’ai enfin découvert le livre de Jessica Lumbroso dont je n’entendais que du bien.
Effectivement, l’histoire est prenante dès le début. On suit la destinée compliquée de Jenna qui revient vivre chez ses parents. Elle porte en elle un enfant qu'elle ne désirait pas et en revenant au domicile parental elle va replonger dans ses souvenirs pour le moins douloureux et qui vont lui rappeler son premier amour.
On est replongé dans le passé et plus particulièrement dans un hiver 10 ans plus tôt. Jenna nous fait rencontrer son meilleur ami Alec, ses parents, et son amour de l’époque Ryan, jeune américain. Elle ne l’oubliera jamais… Arrivera-t-elle à pardonner et pouvoir enfin avancer et trouver la paix dans sa vie?

Dans cette romance on s’attache à tous les personnages même aux parents de Jenna qui sont pourtant durs avec elle, parfois rustres. Elle est très mal dans sa peau et l’enfant à venir ne l’aide pas à avoir confiance. Elle est partagée entre ses sentiments d’amour, de rancœur et de nostalgie. Par le biais de la plume de l’auteur on n'a qu’une envie c’est secourir Jenna et qu’enfin elle découvre le vrai bonheur.
Avec ce roman, on entre totalement dans l’univers de la romance et cela ne laisse pas le lecteur indifférent. Bien sur il faut aimer ce style mais malgré tout on se laisse vite happer par les émotions des personnages. Rares seront les lecteurs qui n’auront pas eu la larme à l’œil en savourant ce livre.
Jessica Lumbroso a une belle écriture, empreinte d’émotions et qui apporte au récit de l’humanité et de l’attachement aux personnages.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Lun 8 Sep - 10:36



Le Royaume de la forêt tome 2 : La Déesse du sexe, d'Erika Sauw





Sophie von Halle se trouve toujours dans l’ancienne capitale du Royaume de la Forêt, sous la coupe de Waris. Mais alors que ce dernier s’absente, la déesse Hawila l’appelle à elle. C’est l’ex-déesse du sexe des Juwaans, celle qui leur apportait la fécondité avant l’arrivée de Waris. Elle souhaite retrouver sa place et aider l’ancienne civilisation des Juwaans à renaître. Il lui faut demander l’intervention des Prussiens, et pour cela, elle doit passer par Sophie. La jeune fille se met ainsi à son service, ce qui implique qu’elle se voue au sexe… Mais cela risque de déplaire à ses compatriotes, et surtout à sa mère.

Cet ouvrage commence par le résumé complet du tome 1.


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : 112

  • Format : numérique







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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Lun 8 Sep - 10:38

Le Royaume de la forêt tome 2 : La Déesse du sexe, d'Erika Sauw

Critique de desenquisse

Après un accueil plutôt mitigé dans mon ressenti lorsque j'ai lu le tome 1 du Royaume de la Forêt d'Erika Sauw, j'avoue que c'est avec une certaine appréhension que je me suis saisi du tome 2. Après un cliffhanger efficace, la suite de l'aventure aurait pu encore tomber plus profond dans les travers qui m'avaient gênés, ou rebondir. Fort heureusement, il s'agit de la seconde solution.

Déjà, j'ai retrouvé avec plaisir la plume d'Erika Sauw qui, indépendamment de ce qui se passe dans ses livres, écrit vraiment bien. J'ai néanmoins relevé l'une de mes trois bêtes noires, un vilain "malgré que" en plein milieu du livre, mais il est sorti de la bouche d'un personnage, et c'est un militaire, donc je vais accorder le bénéfice du doute à l'auteur et mettre ça sur le compte du militaire peu éduqué qui ne sait visiblement pas manier la langue aussi bien que Sauw.

Le changement de ton et de contenu est en revanche palpable, et on se rend alors compte de ce qu'a sans doute voulu faire l'auteur avec cette histoire en deux tomes : une étude de genre à travers ses stéréotypes. Le premier tome, avec ses scènes de violence et de viol qui d'une manière incompréhensible rendaient la protagoniste toute guillerette, était une caricature de tous les stéréotypes du genre masculin. Du sang, du sexe qui ne se soucie pas de sa partenaire, et une jeune vierge effarouchée qui se fait violer et qui aime ça comme dans le pire scénario d'un porno lamentable. Le second tome, lui, est résolument féminin. La plupart des scènes érotiques emploient le champ lexical des caresses et sont beaucoup plus douces. Habitée par une énergie divine, c'est la protagoniste qui est maintenant au centre du pouvoir, et ses bourreaux du premier tome sont peu ou prou devenus ses serviteurs. Du coup, je ne peux m'empêcher de voir cet écho comme un exercice de style vraiment réussi.

Sur le fond, maintenant, curieusement c'est pour moi le virement contraire, le premier tome m'avait plus intrigué. J'avais vraiment aimé l’ambiguïté qui régnait dans le premier tome vis à vis du surnaturel. On ne savait jamais vraiment si on était dans le domaine du réel ou du fantasme, si nous étions face à des serviteurs divins, ou à des illuminés. Dès les premières pages du tome 2, cette ambiguïté est totalement brisée : on est dans le surnaturel et on en a la preuve. C'est un peu dommage, je trouve, et du coup le dénouement de l'intrigue se retrouve un peu téléphoné et sans surprises. Les scènes s’enchaînent une à une vers un déroulement terriblement prévisible.

Au final, l'expérience est plutôt positive, et j'aurais même tendance à dire que l'apparition de la figure de style masculin/féminin rehausse l'ensemble et que je pardonne plus aisément à l'auteur les dérapages qui m'avaient mis hors de moi dans le tome 1. Je trouve toujours ça maladroit et "dangereux" en l'absence d'une préface pour désamorcer les dérapages en amont de la lecture, mais je comprends bien mieux la démarche et je la salue. L'avantage étant que l'auteur manipule suffisamment bien le verbe pour que ce parallèle saute aux yeux de tout littérateur.

En dépit de cette absence de surprise, j'ai apprécié cette lecture, porté à nouveau dans l'univers onirique de cette Prusse alternative bordant une forêt d'indigènes. Je peux donc sans rougir recommander la lecture de cette histoire en deux tomes, divertissante et vraiment bien écrite, pourvu que vous puissiez prendre un peu de recul sur les extrémités un peu dérangeantes du tome 1, le tome 2 sera la récompense.

Morceau choisi du tome 2: “Sophie laissa son regard errer sur les bâtiments de la cité des dieux et sur la forêt, qui était en train de s’habiller d’ombres. Sa poitrine se gonfla de bonheur et d’espoir. D’amour également. Il ne s’agissait pas d’un attachement immodéré à une seule personne, mais d’un sentiment dépourvu de limites qui s’étendait à tout le royaume des Juwaans et qui débordait sur l’empire des Prussiens.”

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Lun 22 Déc - 10:35



L'Amant de mes rêves, d'Erika Sauw





Jeune femme célibataire, Célia doit emménager dans une petite ville, loin de sa famille, pour occuper son premier emploi. Elle rencontre deux charmants hommes qui lui offrent leurs services, quoique de manière fort intéressée. Si elle repousse d’abord Christophe, le commercial de son entreprise, elle cède très vite à Fabrice, l’un de ses voisins. De quoi joindre l’utile à l’agréable : au montage de son buffet, s’ajoute une mémorable partie de sexe. Mais au grand désarroi de Célia, Fabrice s’avère vite plus insaisissable que prévu, alors que de brûlants rêves érotiques commencent à agiter ses nuits…

Une nouvelle fois, Erika Sauw mêle habilement l’érotisme à une petite dose de fantastique et d’humour.


  • Genre : érotisme

  • Nombre de pages : 105

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Lun 22 Déc - 10:41

L'Amant de mes rêves, d'Erika Sauw

Critique de ninik

Erika Sauw est une auteure d'histoires érotiques, qui sait marier avec originalité horreur et excitation, en un mélange digne du cinéma d'exploitation, où s'entremêlent sensualité et obscurité en un tout aussi cohérent que fascinant, d'autant qu'elle possède une plume recherchée, fluide et passionnante.
Bien évidemment, mélanger ainsi violence et érotisme ne peut que créer des détracteurs. D'aucun hurleront à la trahison du féminisme face à la soumission d'un personnage féminin (surtout que l'auteure est une femme, ajouteront-ils), d'autres reprocheront une séquence excitante débutant comme un viol, oubliant par là-même qu'il s'agit d'un univers fantasmagorique et en aucun cas une incitation quelconque à violenter une femme pour son plaisir. Chaque lecteur disposant de sa propre sensibilité, toute histoire s'appréhende ou s'apprécie différemment, et c'est d'autant plus vrai avec l'érotisme, car chaque personne est excitée ou fantasme sur des choses différentes. Bien entendu, face à une histoire de viol sensuel par une créature mythologique, ou la soumission d'une vierge à une peuplade cannibale qui transfigure son état et lui apporte pouvoir et assurance, il est nécessaire de prendre du recul. Peut-être est-ce plus facile quand, parmi ses films préférés se cachent des bisseries érotico/gore telles Emmanuelle et les derniers cannibales, ou que l'on se remémore avec nostalgie le body painting intégral d'Ursula Andress dans La Montagne du dieu cannibale. Toujours est-il que Camping Sauvage et Le Dieu pervers, deux histoires que j'aime tout particulièrement, ont reçu des critiques assez virulentes, de part certains aspects de son récit, évoqués plus haut.
L'Amant de mes rêves semble hélas être une réponse à ce genre de remarques, et une tentative de concilier les détracteurs de ce mélange d'horreur et d'érotisme, certes dangereux mais tellement intéressant et fascinant. Forcément, ce nouvel ouvrage d'Erika Sauw se révèle être le plus faible. En effet, ici, l'auteure nous raconte l'arrivée d'une jeune femme dans une nouvelle ville pour un emploi. Et, entre son beau voisin et son séduisant collègue de travail, son corps, mais aussi son cœur balance. Si Erika Sauw injecte, comme à son habitude, un côté fantastique, il se révèle ici beaucoup plus léger, et finalement pas indispensable, si ce n'est dans la chute de l'histoire, qui ne peut que décevoir, par son côté moralisateur. Nous y apprenons que certes, notre héroïne est avide de sexe et aime offrir son corps, mais ce qu'elle recherche véritablement, c'est de se caser et de trouver son prince charmant, quitte à user pour cela d'étranges moyens.
Ce revirement, dans l’œuvre d'Erika Sauw, semble des plus forcé, et ne peut que déranger les personnes qui, comme moi, apprécient ses écrits mais surtout le fait qu'elle ose se mettre en danger en abandonnant le tout-venant pour un récit aux ambiances plus dangereuses. J'aime qu'elle secoue le lecteur. Ainsi, quand Erika Sauw met une séquence de soumission, allant très loin en la matière (la scène fait presque froid dans le dos), elle fait tout à coup marche arrière en nous révélant qu'il s'agit d'un rêve. Vraiment dommage.
Cependant, l'Amant de mes rêves n'est pas une déception totale, grâce à la plume de l'auteure qui sait exciter par ses mots et ses tournures de phrase. Chaque séquence de sexe est excitante au dernier degré, et enflamme tout autant le corps que l'esprit. De plus, quand Erika Sauw ne décrit pas l'acte sexuel en lui-même (toujours avec un agréable champ lexical, parfois un peu cru mais jamais vulgaire), c'est parfois pour créer une longue et délicieuse tension sexuelle. Quand l'héroïne, après avoir longuement fantasmé, se retrouve à laisser s'échapper tant de cyprine qu'elle s'en va retirer sa culotte pour continuer à travailler, le lecteur voit son imagination s'envoler en pensant à cette comptable, en jupe, qui travaille sans sous-vêtement. Délicieusement évocateur. Dommage, cependant, qu'Erika Sauw n'ait pas intégré une séquence lesbienne à son histoire, d'autant qu'elle avait le personnage idéal pour cela, en la personne de Djamila, l'amie de l'héroïne.
L'Amant de mes rêves déçoit par son abandon forcé de quitter l'ambiance érotico/sanglante que semble affectionner l'auteure, mais reste ainsi un récit qui mérite le détour, grâce à la plume d'Erika Sauw, qui sait décidément perturber et enflammer les sens.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Ven 26 Déc - 10:18



La Mouche d'Eléonore, de Marie Laurent





Journaliste de seconde zone au physique peu attrayant, Éléonore Merteuil est brusquement abandonnée par son compagnon Fabrice. Alors qu’elle se sent au plus mal, une visite au musée de sa ville la pousse à une véritable métamorphose. Devenue beaucoup plus séduisante, elle voit sa vie basculer du jour au lendemain. Tout semble alors lui réussir, mais elle a un point faible : sa passion pour son rédacteur en chef, Adrien Valmont, un homme aussi charmant que volage. Une partie cruelle s’engage. D’autres en feront les frais, dont Sabrina Volanges, la nouvelle fiancée de Fabrice. Aux jeux de l’amour et de la manipulation, Éléonore raflera-t-elle la mise ou perdra-t-elle tout ?


  • Genre : sentimental

  • Nombre de pages : 132

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Ven 26 Déc - 10:23

La Mouche d'Eléonore, de Marie Laurent

Critique d'Illion

Au moment où j'écris ces lignes, j'ai fini de lire l'ouvrage de Mme Laurent depuis plusieurs jours déjà et j'aurais pu écrire ma chronique beaucoup plus tôt. Si je ne l'ai pas fais, c'est parce que dès la lecture du résumé de l’œuvre j'ai perçu qu'il s'agissait là d'une adaptation/réinterprétation du célèbre roman de Choderlos de Laclos, Les Liaisons Dangereuses, que j'apprécie énormément. Dès réception du livre j'ai donc formé le projet d'écrire une sorte de comparaison des deux œuvres et ait donc relu Laclos juste après Marie Laurent. Il ne s'agit nullement d'une analyse comparative approfondie - que je n'aurais probablement pas le courage de faire ! - mais plutôt d'essayer d'établir des ponts entre les deux œuvres. Attention pour ceux qui ne connaîtraient ni l'un ni l'autre, je vous recommande vivement de vous informer avant de lire cette chronique. Pour plus de clarté dans mon propos entre les deux œuvres je n'utiliserais que les noms de famille des personnages.

La Mouche d’Éléonore est un récit à la première personne, décomposé en treize chapitres non nommés. Le roman de Laclos est épistolaire*: le "je" y est présent partout, mais multiple et chaque personnage a son propre point de vue - soit au total une dizaine. De fait il peut exister des descriptions différentes d'une même situation, parfois totalement antagonistes. Dans l'ouvrage des Editions Artalys, nous n'avons que le point de vue d'Éléonore Merteuil et, si le scénario suit sensiblement celui de Laclos, Marie Laurent semble vouloir s'engouffrer dans deux vides de la narration laissé par ce dernier : le passé de Merteuil avant le début des événements ainsi que sa rencontre avec Valmont (évoquée implicitement et avec insistance mais pas montrée). Marie Laurent choisit de placer l'action dans la ville fictive de Choderclos, référence appuyée à l'auteur, et parsème son œuvre de références et de clins d’œils : les personnages principaux portent les noms de ceux de Laclos bien sûr, les personnages s'écrivent des mails,

"Au XVIIIème siècle, nous aurions échangé des lettres."

lors d'une séance de shopping Merteuil choisit de ne porter que des robes de couleurs vives et inspirées du XVIIIème, clin d’œil ici au film de Stephen Frears (lui-même adapté du livre de Laclos en 1989) où la marquise porte des couleurs voyantes etc...

Globalement, dans la description de leurs caractères et des événements, Marie Laurent est fidèle à la création de Laclos, sauf quelques "retouches" ici est là pour ancrer le récit dans la modernité de notre époque : ainsi les personnages se côtoient au travail et non plus dans les salons mondains, ils écrivent mails et SMS, Valmont le libertin invite ses conquêtes à dîner dans un restaurant et les ramène en taxi etc... Seule Merteuil fait exception à la règle : elle est fade et insipide, sans attrait particulier et - en tout cas au début - naïve. Tout va changer quand elle va faire l'acquisition de la fameuse "mouche" du titre. Il ne s'agit pas là d'un insecte mais d'un accessoire de beauté, très prisé sous l'Ancien Régime***. Comme on nous l'explique dans les premiers chapitres, ce sont des petits ronds ou cœur de tissus qui se collent sur le visage. Il y en a de très différentes et chacune a un nom et une signification (la plupart du temps plus ou moins érotique). Celle choisit par Merteuil et que l'on peut voir sur la couverture du livre est "l'élégante", qui porte plutôt bien son nom puisqu'une fois portée, Merteuil devient désirable. On retrouve ici un peu de fantastique du XIXème siècle où un objet du quotidien est dépositaire d'une sorte de magie qui lui est propre. Dès cet instant c'est comme si la Merteuil du XVIIIème siècle était venu prendre possession de celle de notre époque et, progressivement, sa personnalité va se durcir. De naïve, la jeune femme devient cynique et manipulatrice, ce qu'elle est déjà depuis un temps non défini chez Laclos. Et, comme pour les récits fantastiques à la Edgar Allan Poe ou à la Théophile Gautier, l'usage de l'objet est à double tranchant : plus on l'utilise plus ses effets "bénéfiques" se pervertissent et finissent par détruire l'utilisateur et son entourage. On pourrait dire que l'acquisition de cet objet entraîne un pacte tacite avec le diable mais dont les termes ne sont connus que de lui seul. Et plus dure en est la chute. Si elle est consommée de manière similaire chez Laclos et Laurent, l'auteure choisis quand même de conserver une note d'espoir et de laisser une porte ouverte à Valmont et Mertueil.

Différentes scènes de sexes, parfois assez crues, parsèment l'ouvrage. Si les libertins du XVIIIème, dont Valmont et Merteuil chez Laclos, utilisent fréquemment un langage à double entente pour évoquer la relation charnelle, elle n'est jamais montrée. Personnellement je ne goûte guère les scènes d'érotisme, j'aurais préféré des évocations plus subtiles. D'ailleurs je trouve que cela fait passer Valmont pour une sorte de monstre sexuel incapable de refréner ses désirs et ça ne colle pas avec l'esprit de Laclos pour moi. Néanmoins le faire passer de conquête en conquête est raccord avec l'esprit libertin.

En terme de structure pure et dure entre les deux œuvres, Marie Laurent a choisis un espace beaucoup plus resserré que Laclos, ce qui a entraîné ici et là des inversions (pas forcément illogiques cela dit). De la dizaine de personnages épistolaires de Laclos, on n'en garde que quatre vraiment principaux : Valmont, Merteuil, Danceny et la petite Volanges. Mme Tourvel, pourtant centrale chez Laclos, est réduite à une présence anecdotique, ce qui n'est pas dénué d'intérêt puisque Merteuil ne peut que constater à son plus grand déplaisir que Valmont le Séducteur est en train de s'enticher de cette femme sans rien pouvoir faire. Là où chez Laclos nous avions très peu d'éléments pour imaginer son ressenti sur la situation, chez Marie Laurent c'est l'inverse : nous manquons d'éléments sur la situation et la "frustration" du lecteur croît en proportion avec la jalousie de Merteuil. Le nombre restreint de personnages entraîne à modifier les motivations des uns et des autres et donc à inverser des événements : la relation Danceny/Merteuil devient le déclencheur de l'histoire et c'est pour se venger de son ex que la petite Volanges est poussée dans les bras de Valmont. De plus la relation Valmont/Volanges intervient chronologiquement bien avant celle Valmont/Tourvel alors que c'est l'inverse chez Laclos. Cela dit ce ne sont que pirouettes scénaristiques qui ne gênent guère à la lecture. Je trouve le parti pris de l'auteure plutôt audacieux d'ailleurs et fort plaisant.

Globalement il s'agit donc pour moi à la fois d'une adaptation et d'une interprétation de Marie Laurent sur le thème des Liaisons dangereuses. L'adaptation est relativement fidèle à l’œuvre de Laclos et même plutôt plaisante dans ses clins d’œils et références, l'ajustement à notre monde moderne est bien pensé et cohérent et malgré des inversions et des libertés dues à un nombre restreint de personnages, j'y ais tout à fait retrouvé ce que j'appréciais dans le livre originel***. La partie interprétation me satisfait moins, en partie à cause des scènes érotiques, même si l'aspect fantastique du récit est parfaitement réussi. Néanmoins je vous invite à aller découvrir ce récit qui revisite et rafraîchi un classique de la littérature française.

*du latin epistolaris, adjectif dérivé (toujours) du latin epistola signifiant lettre. Les récits épistolaires sont à la mode à l'époque de Laclos mais ne comprennent généralement que deux ou trois voix différentes, rarement plus.
**périphrase employée pour qualifier la période monarchique ante-révolutionnaire et ici plus spécifiquement les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI
*** à ne pas confondre avec original. Le premier indique une relation de filiation/inspiration entre deux œuvres, le second un caractère de primauté, d'unicité entre une œuvre/un comportement unique/nouveau et des copies/des conventions.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Jeu 1 Jan - 9:53

L'Amant de mes rêves, d'Erika Sauw

Critique d'Aurel629

Pour ce nouveau partenariat, je me suis lancée sur les éditions Artalys que je ne connaissais pas. Erika Sauw nous raconte les aventures de la jeune Célia Garnier (oui, oui, comme les shampoings), qui a quitté sa région natale pour aller s’installer dans une autre région (non mentionné) pour son travail de comptable.
Alors qu’elle pensait entrer tranquillement dans la vie active, la jeune Célia va aussi entrer dans un jeu de séduction et de sexe. Elle rencontre tout d’abord le jeune commercial de l’entreprise où elle travaille : Christophe. Leur première conversation est des plus banales, l’auteure alliant même humour et sarcasme avec brio. La jeune comptable remarque alors l’insistant regard du commercial dans son joli décolleté. Alors qu’il pense que Célia ne va pas résister à son invitation à dîner, elle l’envoie sur les roses en employant un langage des plus crus « Ecoute,[…] Peut-être arriveras-tu un jour à me sauter, mais pas ce soir [… !] ». Puis elle quitte son travail plutôt fière d’elle. Elle n’était pas restée insensible au charme du beau jeune homme, mais elle aime se faire quelque peu désirer.
Arrivée devant chez elle, elle ne trouve pas le badge de sa porte et c’est un voisin, Fabrice qui lui ouvre. De fil en aiguille, il lui propose son aide pour monter son meuble de cuisine le lendemain matin.
Dès lors, d’étranges rêves érotiques viennent hanter ses nuits. Elle finit même par dormir nue. Le lendemain matin, Fabrice arrive pour monter son meuble et c’est sans surprise que les deux jeunes gens s’avouent leur attirance. Ils finissent par coucher ensemble. Une ombre plane toutefois, le jeune homme vit avec son père malade et Célia ne peut pas l’appeler au risque de déranger le vieil homme. Toutefois, le beau Fabrice disparaît. Célia se tourne alors vers Christophe, encouragée par sa collègue de travail. L’homme se révèle être moins abrupt qu’au premier abord et bien meilleur amant qu’il n’y parait.
La jeune femme va devoir choisir l’amant de ses rêves.
Erika Sauw est une auteure que je ne connaissais pas. Elle a commencé à écrire il y a une quinzaine d’année et sait manier la plume. Elle écrit avec douceur et légèreté, alliant humour et sérieux. L’écriture est fluide et plaisante à lire. Quelques fautes de frappes sont toutefois présentes et des mots sont parfois oubliés.
Il m’est difficile de comparer ce livre avec d’autres du même auteure étant donné que je n’en ai pas lu, mais il m’a été plaisant de rencontrer cette jeune Célia pleine d’assurance et de débauche. Elle ne ressent aucun scrupule à coucher avec deux hommes en même temps. Ses formes voluptueuses et ses jambes sont un atout qu’elle semble savoir manier. Les deux amants ne s’intéressent pas uniquement à leur plaisir mais aussi à celui de leur partenaire. Erika Sauw m’a fait sortir de mes sentiers battus où l’homme est le personnage principal et où l’intrique tourne autour de lui. Ce livre m’a fait penser aux clichés écrits dans le livre Les filles biens n’avalent pas de Marie Minelli qui dit que les filles n’aiment que le sexe avec amour.
L’auteure amène toutefois une partie fantastique à son œuvre qui, en mon sens, n’a pas lieu d’être. Elle amène une chute qui m’a quelque peu déçue. Le choix de Célia est finalement celui de la déraison. Je me tournerai avec plaisir vers d’autres livres du même auteure.
Merci au forum et aux éditions Artalys pour ce partage

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Sam 7 Fév - 11:30



Don Juan ou la passion d'un mythe, de Charlène Willette





Une femme de notre époque décide de se glisser dans la peau de Marie Tudor et de prendre le plus célèbre des amants : Don Juan. « Alors, pourquoi Marie choisit-elle Don Juan ? Parce qu’il est le plus insaisissable des fripons ! Le plus détestable des hommes ! Le plus macho des amants ! Mais aussi le plus séduisant des Roméo ! » Pour le trouver, elle organise un gigantesque casting en vain. C’est donc à partir des dix mâles les plus séduisants qu’elle va le créer et jouir avec lui des plaisirs de la chair, se confronter à lui, mais également à elle-même.

Prendre le mythe de Don Juan à rebrousse-poil et affronter les nombreuses symboliques du patriarcat à travers un érotisme sans bornes ; tel semble être le parti-pris littéraire de l’ouvrage de Charlène Willette. D’emblée, l’auteure nous plonge dans le mélange des époques. La narratrice a grandi dans le contexte de mai 68 mais pour affronter Don Juan, personnage du XVIIe siècle, elle va revêtir le rôle de Marie Tudor, la puissante reine née en 1513. L’histoire se déroule a priori de nos jours, dans un château où elle a fait venir plusieurs hommes parmi lesquels elle doit choisir celui qui sera Don Juan. Marie veut créer ce personnage et se confronter à lui : « Elle allait enfin pouvoir régenter ce petit monde et choisir parmi tous ces mâles celui qui conviendrait le mieux pour tenir le rôle de Don Juan et satisfaire sa libido anticonformiste et peut être même excentrique ». Déçue par tous ces hommes attirants mais incapables d’incarner la créature parfaite dont elle rêve de tomber amoureuse, elle va finalement prendre des morceaux des uns et des autres, et construire un personnage parfait avec le meilleur de ce qu’a chacun d’eux. Le mythe de Don Juan côtoie celui du docteur Frankenstein.


  • Genre : érotique

  • Nombre de pages : 152

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Sam 7 Fév - 11:32

Don Juan ou la passion d'un mythe, de Charlène Willette

Critique d'Aurel629

Le genre fantastique n’est pas un genre que j’apprécie énormément. Je me suis lancée dans ce partenariat pour changer un peu mes habitudes de lectrice et sortir des sentiers battus. J’ai envie de vous dire : HEUREUSEMENT. Ce livre parle à tellement de femmes. Qui n’a jamais souhaité tomber sur un homme qui nous fasse vibrer, qui soit beau, intelligent, avec un corps de rêve et un sex appeal à revendre ? J’ai envie de dire ce que femme a demandé, Marie l’a fait !
Don Juan ou la passion d’un mythe conte l’histoire d’une femme de notre époque, qui va se mettre dans la peau d’une reine, celle de Marie Tudor. Le lecteur est alors plongé dans l’époque du Moyen-Age, et où l’héroïne vivra dans la demeure de la reine anglaise. Elle va alors faire ce que des millions de jeunes femmes rêvent de faire : trouver LE prince charmant. Qui n’a jamais rêver de mixer plusieurs hommes pour en faire l’homme parfait, celui qui n’existe pas ? Elle convoque alors une assemblée de mâles et procède à l’élimination de plusieurs dizaines d’entre-eux, jusqu’à ce qu’il en reste dix. Chacun se verra emprunter la partie de son corps qui répond aux souhaits de l’exigeante Marie. Cette dernière souhaite obtenir un homme aux coups de reins exceptionnels, mais aussi habile de ses mains, habiles de pensées, au physique ravageur et au corps parfait ! En un tour de magie, dans son laboratoire, Marie mixe chaque partie souhaitée et obtient ce dont elle rêvait : un prince. (quand on pense que la vraie Marie Tudor avait pour prince charmant Louis XII de 38 ans son aîné !!).
La question que je me suis alors posée fut simplement de savoir comment l’auteur allait-elle mettre en histoire ce qui semblait être banal ? Charlène Willette a su mêler fantastique, romantisme et réalité. Marie, qui a donc créé son prince, celui qui va l’aduler, la chérir, l’aimer et surtout lui faire découvrir les plaisirs charnels, sera-t-il si parfait ? Un troisième personnage apparaît alors : La Tisbé. Cette jeune femme qui vit dans le château est un personnage un peu complexe qui joue un peu les entremetteuses dans l’histoire si parfaite écrite par Marie. Puis lorsque l’on arrive à la fin du livre et que l’on découvre qui est vraiment La Tisbé (en verlan Bêtise ce qui semble s’y prêter à merveille pour le coup), le lecteur est agréablement surpris. Enfin cela fut mon cas ! L’auteure a eu une manière des plus subtiles d’amener le ying et le yang, La Tisbé est un peu le côté obscur de chaque femme. Elle fait naître chez Marie ce côté petite fille fragile et jalouse.
L’écriture de l’auteur est agréable et limpide. Rien n’est décousu et il est facile de s’y remettre le lendemain. Les chapitres ne sont pas trop longs et le vocabulaire est soigné. J’avoue qu’après quelques nouvelles plutôt crues, j’étais soulagée de pouvoir lire une nouvelle érotique sans gros mots. Les scènes qui lient Marie et Don Juan sont pleines d’amour. A travers l’écriture, on peut ressentir toute la passion de Marie pour cet homme. En bref, un vrai plaisir à lire.
Merci aux éditions Artalys et au forum pour le partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Lun 9 Fév - 6:39



Les Nuits d'après, d'Emmanuelle Aublanc





Veronica croit avoir trouvé le bonheur en Italie en épousant Mario. Mais le jeune homme est membre d’une unité d’élite chargée de lutter contre la mafia et disparaît soudainement. Brisée, elle rentre en France pour se reconstruire. La cicatrisation s’annonce difficile, d’autant plus que Veronica garde dans les profondeurs de son esprit une ancienne blessure : sa brève relation avec Damien. Confrontée à son premier amour, elle doit maintenant jongler avec les fantômes de son passé.


  • Genre : drame

  • Nombre de pages : 272

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Lun 9 Fév - 6:39

Les Nuits d'après, d'Emmanuelle Aublanc

Critique de Malka

L'auteur nous propose une romance aux bases assez classiques, cependant le style agréable emporte sans mal le lecteur avec efficacité. Si l'intrigue reste prévisible, les émotions et sentiments des personnages sont bien fouillés et la psychologie travaillée. Même les personnages secondaires sont loin d'être négligés.

Parmi ses personnages, on découvre celui de Véronica, partie en Italie pour oublier son amour de jeunesse, et qui rencontre Mario, qu'elle épouse. Mario, mari attentionné, lui apporte l'amour et le bonheur qu'elle attendait, mais il la laisse seule et désemparée après sa mort. Ce passage se pose rapidement sur un premier chapitre introductif et laisse place ensuite à l'histoire, la vraie, quand Véronica rentre chez elle et retrouve son amour de jeunesse, Damien, le meilleur ami de son frère.

Veronica s'avère un personnage blessé par la vie, instable, hésitant, mais pourtant têtu. Elle ressort marquée, blessée, meurtrie de ses deux histoires d'amour. Dans la première, Damien l'a trahie et rejetée après avoir passé une nuit avec elle. Dans la seconde elle est finalement également abandonnée.
Damien s'est donc avéré être un véritable gougeât. Pourtant, Véronica arrive encore à se laisser troubler par lui, lors de leurs retrouvailles. C'est un homme séducteur, volage, mais plus sensible qu'on peut le croire. Pourtant, son comportement m'a paru totalement égocentrique et peu compréhensif avec les femmes, que ce soit avec Adeline, sa compagne qu'il délaisse rapidement, ou Véronica, qu'il bouscule de manière grossière, vu la période de fragilité dans laquelle elle se trouve. Damien jette dehors Adeline et son garçon du jour au lendemain, sous prétexte que c'est mieux ainsi, pour qu'elle puisse couper facilement. Il manque totalement de délicatesse et lui dit de manière abrupte que finalement, après plusieurs années passées ensemble, il ne l'aime pas vraiment. Il faudrait bientôt le remercier pour cette « gentillesse », après tout il le fait pour Véronica ! Cette façon de minimiser et pardonner aussi facilement cet acte abject m'a fait grandement tiquer et le récit perd en crédibilité. J'ai tout de même apprécié de connaître les réactions d'Adeline apportées de son point de vue. Si Veronica n'est pas choquée dans un premier temps par cette séparation, dont elle est tout de même la cause, elle prend conscience de la situation, quand elle croise Adeline et son garçon, alors qu'elle est accompagnée de Damien. Toutefois, elle rapporte la situation à elle même une fois de plus et à sa souffrance personnelle. Elle n’éprouve aucune empathie pour les autres, ce qui la rend quelque peu agaçante au fil du roman. Si on s'attache facilement au personnage au début, on prend peu à peu ses distances face à ses caprices et sa froideur envers les autres.
On a parfois l'impression que ces deux personnages peuvent se permettre beaucoup de choses en tant que personnages centraux et parce qu'ils sont amoureux. Un peu plus de réalisme dans les conséquences de leurs actes aurait été bienvenu.
Le frère de Véronica, Christiano, apparaît comme un personnage important dans cette histoire. Ce frère hyper protecteur aurait pu avoir un rôle plus régulateur, si l'auteur lui avait donné un peu plus d'emprise sur sa sœur. Mais elle reste froide face à ses reproches, parfois très sensés. Il apparaît un peu comme le méchant de l'histoire, celui qui manque de tact et de compréhension, pourtant il ne manque pas de lucidité. J'ai aimé son côté « frère » qui se sent responsable de sa sœur. On sent à travers ses mots durs, son attachement pour elle et sa volonté de la faire réagir.
Sa mère, plus discrète et compréhensive connaît sa propre romance qui apporte un peu d'air frais à l'histoire : enfin quelqu'un qui se prend en main et qui avance ! Ce qui va aider sa fille a en faire de même, car elle reste longuement empêtrée dans ses doutes et ses hésitations.
Le psychologue que consulte Véronica joue un rôle surprenant aussi dans un sens. On y sent l'intervention de l'auteur pour guider son personnage, car un psy qui suggère les décisions et solutions que doit prendre son patient me semble bien intrusif.

L'histoire se construit sur la base de nombreux flash-back, qui permettent de reconstituer par morceaux l'histoire de Véronica et Damien. J'ai fortement apprécié cette mise en place bien menée et plaisante à la lecture. On aime également le passage du point de vue de Véronica à celui de Damien. On peut ainsi suivre l'évolution parallèle de leurs sentiments, souvent en totale inadéquation (le couple a bien du mal à se comprendre) et à faire la lumière sur ce qui c'est vraiment passé. La transition entre les deux se fait avec aisance et fluidité.

A la fin du récit, un mystérieux personnage amène un revirement de situation inattendu et même totalement invraisemblable. Cette partie est-elle vraiment utile ? On sent la volonté de l'auteur d'apporter un coup de théâtre et de surprendre le lecteur, mais cela alourdit au contraire le rythme de l'intrigue.

Au final, je reste sur un avis mitigé. La lecture n'a pas été désagréable, mais beaucoup de choses dans le comportement des personnages et dans le déroulement de leur histoire m'ont dérangé. J'ai eu du mal à m'attacher à eux. Heureusement, je me suis laissée porter par la plume de l'auteur et l'organisation en flash-back m'a semblé fort intéressante. Je remercie Au cœur de l'Imaginarium et les éditions Artalys pour cette lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Dim 22 Mar - 9:12

Don Juan ou la passion d'un mythe, de Charlène Willette

Critique de Ninik

Derrière Don Juan ou la passion d'un mythe, Charlène Willette offre à ses lecteurs une quête initiatique. Celle d'une jeune femme qui, tel l'enfant qui doit symboliquement tuer ses parents pour devenir adulte, doit, dans sa quête de la passion et, au-delà, de l'amour, affronter son fantasme parfait, à savoir Don Juan.
Si l'héroïne et narratrice est une femme de notre temps, avant l'épilogue, l'auteure fait tout pour nous le faire oublier. En effet, la narratrice revête les atours et la personnalité de Marie Tudor et s'enferme dans un château, dans lequel elle va convier un grand nombre d'hommes, à la recherche de la personnification idéale de Don Juan. Tout dans l'écriture est fait pour déshumaniser tout autre protagoniste que notre narratrice, et les hommes conviés ne sont nommés que par leur métier, ou une partie d'anatomie (plus tard, deux personnages prendront plus de corps). De même, le monde se résume à ce château, Charlène Willette faisant tomber des tonnes de neiges alentour, coupant l'endroit du monde. L'extérieur cesserait d'exister que la narratrice et, par extension, ses lecteurs, ne s'en apercevrait pas.
Charlène Willette a une belle plume, fluide, recherchée, pleine de vocabulaire, qui se prête bien à l'exercice. Quand Marie s'exprime, elle parle avec une langue recherchée qui colle amplement à son personnage, de même qu'elle n'hésite pas à de longues descriptions, pour s'attarder sur le château ou sur la physionomie de son Don Juan. De plus, cultivée, elle met de nombreuses références à l'intérieur de son récit, Marie citant volontiers certaines pièces de théâtre ou certains auteurs, et le choix de la musique, lors de séquences choisies, se révèle important, la narratrice prenant le temps de décrire les notes, les mélodies, et de faire des parallèles avec ce qui se passe. Quand elle s'exprime, c'est souvent dans un style désuet et ampoulé qui, encore une fois, correspond au récit. Cependant, elle n'hésite pas à verser dans une certaine crudité lors de séquences érotiques sauvages, mais jamais dans la vulgarité.
Si l'auteure cite forcément Don Juan, Frankenstein est aussi nommé, pour la manière surprenante mais logique dont est créé notre héros, ainsi que le marquis de Sade, pour la recherche effrénée du plaisir des protagonistes, y compris dans la douleur. Ainsi, à partir du moment où Don Juan apparaît, les personnages seront toujours deux, bien que dans différentes situations, les autres habitants du château n'étant que des ombres. Un protagoniste féminin, au nom étrange mais à l'identité importante, apparaît sur le tard, mais Marie voit sa quête comme solitaire.
Au niveau de l'érotisme, les premières séquences sont furieusement excitantes, et c'est un plaisir pour le lecteur de se laisser porter par la plume enflammée de l'auteure. Elle va parfois assez loin, puisque, en désirant tout essayer, elle verse entre-autre dans le sado-masochisme, mais aussi dans une scatologie qui correspond assez au personnage, l'auteure n'ayant de surcroît aucune envie d'édulcorer le propos.
Par la suite, l'auteure, rentrant moins dans les descriptions érotiques, crée une ambiance sulfureuse, mais prouve que son intérêt évolue. En effet, en plongeant à l'intérieur de sa psyché pour comprendre qui elle est vraiment, Marie finit par agacer. Ses atermoiements sur le thème de « je t'aime, je te hais » sont certes compréhensibles, mais s'étendent trop longuement au fil des pages. De plus, Charlène Willette finit par s'étendre largement sur une théorie caricaturale qui veut que les femmes se posent trop de questions, et que les hommes se laissent aller dans la vie. Ainsi, Marie s'applique, pour éviter les scènes de jalousie, à développer son côté masculin. Oser ce genre de théorie, en les développant en long, en large et en travers, déplaît ainsi au plus haut point.
A partir de la moitié de cet ouvrage assez court, c'est sans véritable déplaisir, mais sans plaisir non-plus, que l'on continue la lecture, jusqu'à un épilogue certes compréhensible, mais, en rattachant le récit à notre monde, l'ambiance hors du temps s'efface, et cela se révèle un peu dommage.
Au final, Don Juan ou la passion d'un mythe n'est pas dénué d'idées ni de recherche, et possède une écriture délicieuse, mais, comme souvent dans un huis-clos, il est difficile d'éviter l'ennui et le récit qui tourne en rond. De plus, certaines idées développées sont hautement ridicules, et c'est dommage.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Dim 29 Mar - 11:11



Fantastiques amours, de Collectif





La nonne rouge de Lily Dufresne : Au sein d’une forêt magique dont personne n’est jamais revenu, vivrait une vierge d’une beauté inimaginable, que les conteurs surnomment « la nonne rouge ». Un cadeau pour les hommes qui se mérite, mais quel bonheur pour le gagnant !

Adopte un poulpe de Jon Blackfox : Zohra est une coquine qui a trouvé un adolescent sur Adopte-un-gonze et part chez lui pour une partie de jambes en l’air. Elle n’a aucune idée de l’endroit où elle va se retrouver, ni du plaisir qu’elle connaîtra.

Éros et Thanatos de Marie Laurent : Roger est un homme qui travaille depuis vingt ans pour une entreprise de pompes funèbres. Tandis qu’il conduit un cadavre dans son corbillard, il voit une auto-stoppeuse sous la pluie et accepte de la prendre. Elle se révèle peu vêtue, très entreprenante… et à courte durée de vie.

Paradis artificiels de Yannis Z : Après avoir déserté son foyer où l’amour s’est éteint, un homme échoue dans une auberge sous une tempête de neige. Il y rencontre deux jolies jeunes femmes qui mettent tout en œuvre pour le réchauffer. Il se laisse faire malgré l’étrangeté de la situation.

La rumeur d’Anne Feugnet : Clayton est un guerrier originaire de la Terre qui se bat pour une alliance de peuples issus d’autres mondes. Comme ses confrères, il se délasse dans les bras de prostituées. Un jour, une rumeur annonce l’arrivée d’un contingent de jolies filles où il espère trouver son compte. Il ne sera pas déçu.

Une anthologie de cinq nouvelles qui conjuguent à merveille l’érotisme au fantastique ou à la science-fiction.


  • Genre : érotisme
  • 120340
  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Dim 29 Mar - 11:18

Fantastiques amours, de Collectif

Critique de ninik

Mélanger érotisme et fantastique, heroïc fantasy ou science-fiction, permet de s'éloigner des classiques de la littérature de charme, pour offrir de la fraîcheur et surprendre, ainsi que mélanger érotisme et violence. En grand amoureux de ces différents genres, c'est plein d'espoir que je me suis lancé dans le recueil de nouvelles d'Artalys Editions, Fantastiques amours.
C'est ici cinq nouvelles qui sont proposées au lecteur. Trois d'entre-elles sont fantastiques et se déroulent à l'époque contemporaine, mais la première et la dernière détonnent, l'une en plongeant dans l'heroïc fantasy, et l'autre dans un futur lointain. Pourtant, malgré ces postulats, les situations érotiques sont furieusement classiques. Lily Dufresne, derrière son récit plein de forêts monstrueuses, de peste et autre, propose une simple quête initiatique, le personnage principal cherchant l'amour, et nous offre une jolie séquence d'amour comme point final, mais qui n'est guère plus, finalement, qu'une version pour adulte du prince charmant trouvant sa princesse dans un château reculé. John Blackfox, lui, avec son Adopte un poulpe, offre une séquence d'onanisme dans un champs. Marie Laurent, avec Eros et Thanathos, essaie de s'approprier le fantasme de l'auto-stoppeuse, tandis que Yannis Z, avec Paradis Artificiel, laisse un héros désarmé s'arrêter dans un hôtel reculé et se faire aborder par la plus jolie fille qu'il ait jamais vu, et qui l'emmènera dans sa chambre, ou l'attend une autre jeune femme tout aussi sensuelle. Et Anne Feugnet, avec La Rumeur, nous emmène certes dans le futur, mais propose la rencontre entre son héros et une prostituée pour sa plus belle nuit d'amour.
Les plumes sont belles. Certaines sont douces et sensuelles, comme celle de Lily Dufresne, ou plus crue avec Adopte un poulpe. Mais toutes sont excitantes et font monter la température chez le lecteur. Cependant, même si les descriptions érotiques sont intéressantes et, l'impression d'un tel classicisme déçoit quelque peu.
Et hélas, le chamboulement ne viendra pas non-plus du côté fantastique de l'histoire. Le monde d'heroïc fantasy dépeint dans La Nonne rouge est vu et revu (même si les tentes de l'amour sont bien trouvées et font sourire). John Blackfox se rate complètement sur tout le côté fantastique avec son Adopte un poulpe, la conclusion décevante, et les dialogues entre l'extra-terrestre et l'humaine sonnant bien trop faux. Paradis Artificiel propose un postulat fantastique souvent utilisé en cinéma et en littérature de genre, et se révèle assez prévisible, même si le côté onirique est maîtrisé. Avec La Rumeur, l'auteur de ce récit de science-fiction intéresse car, même si le monde créé reste assez classique, l'auteure essaie de le rendre vivant et crédible, avec des descriptions. Elle dépeint aussi la politique, ainsi que la guerre qui fait rage. Mais cela ne sera qu'une toile de fond, aucune visite de planète hostile ne nous étant offert, aucun combat spatial, et le lecteur ne peut que regretter que tout cela ne soit pas plus utilisé. De plus, les motivations de l'extra-terrestre présente dans le récit, sont trop basiques pour convaincre.
Eros et Thanathos ose flirter avec un énorme tabou, et le fait plutôt avec intelligence, sans créer le dégoût, mais en faisant frissonner. Cependant, quand la créature se dévoile, elle le fait avec trop de franchise, dans des dialogues sonnant complètement faux, alors que les situations étaient suffisamment parlantes pour que le lecteur comprenne ce qu'il se passe, ainsi que les motivations des protagonistes. Dommage car ce récit aurait pu être une excellente histoire s'il n'y avait pas eu ces sur-explications.
Au final, Fantastiques amours se laisse lire, surtout grâce à la beauté et à l'excitation des plumes, mais ne restera pas dans les mémoires, et c'est regrettable. Il est aussi à noter quelques petites coquilles de temps en temps. Rien de trop préjudiciable, mais il manque parfois un mot ou deux, et Adopte un poulpe voit deux lettres être inversées dans son titre.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Dim 5 Avr - 7:53



Constance et séduction, de Jess Swann





Après le décès de leur père, Isobel et Helen Westlake sont forcées d’abandonner la demeure dans laquelle elles ont grandi et déménagent à Chester dans le nord de l’Angleterre. Tandis qu’Isobel entretient une relation amicale avec Adam, tout en tentant de mener sa carrière et de veiller sur sa cadette, Helen fait la connaissance du flamboyant Oliver Vane… Amour, frustration et surtout vérités cachées sont au rendez-vous de cette réécriture moderne de « Raisons et sentiments » de Jane Austen.


  • Genre : sentimental

  • Nombre de pages : 340

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Les éditions Artalys   Dim 5 Avr - 8:03

Constance et séduction, de Jess Swann

Critique de Malka

Constance et séduction est une adaptation de Raison et sentiments, version moderne du roman de Jane Austen, écrit par Jess Swann. J'ai fait le choix de ne pas lire la version originale, n'ayant pas encore découvert ce titre de Jane Austen, préférant découvrir l'histoire, plutôt que de la redécouvrir.

Dans Constance et séduction, nous faisons la connaissance de deux sœurs très différentes, ainsi que d'une galerie de personnages particulièrement savoureux. Nous apprenons à les connaître, et les suivons à travers leurs vies amoureuses, leurs joies et leurs déboires, car il s'agit avant tout d'une romance. Pourtant bien qu'axé sur la romance, le roman nous livre l'histoire des deux sœurs. Celle ci commence dans le malheur, puisque leur père décède et qu'elles se voient chassées de leur maison, la demeure, où elles on toujours vécu, par leur propre frère. On comprend vite que la vie avec leur frère obsédé par l'argent et avare de nature et son odieuse femme aurait été bien difficile, malgré l'amour naissant entre le frère de cette dernière et Isobel. Les deux sœurs trouvent alors refuge à la campagne, dans le Chester, où Isobel trouve du travail, grâce au chaleureux et secourable Ross Burguess. C'est d'ailleurs, là que la cadette tombe à son tour amoureuse d'un homme charmant et séduisant, son tout premier amour.

Dans ce roman tout semble opposer les deux sœurs.
Tandis qu'Isobel est calme, posée, toujours raisonnable, Helen est fougueuse, spontanée et colérique.
Elles n'en sont pas moins fortes, toutes deux à leur manière, bien qu'Isobel, la plus âgée s'avérera tout de même la plus solide des deux. Ces deux personnages sont extrêmes et ont parfois du mal à s'accorder, mais l'amour des deux sœurs est infaillible et même si leur complicité est mise à mal, elle renaît naturellement, comme seulement c'est possible entre deux membres d'une même famille. Leur frère, bien qu'aimant ses sœurs, se montre parfaitement méprisant envers elles, non par maladresse, mais par lâcheté et avarice. Leurs valeurs diffèrent tellement qu'il est étonnant qu'ils soient de la même famille.
Les deux sœurs trouveront par contre une famille d'adoption chez Ross, l'employeur d'Isobel, homme d'une gentillesse exceptionnelle. Si sa femme se montrera toujours froide et brève, si ce n'est pour vanter les louanges de son bambin (cadet des soucis des deux sœurs, qui n'ont pas l'air de s'attendrir), ses sœurs par contre, totalement exubérantes et volubiles, sauront devenir des amies indispensables, même si quelques peu encombrantes...
Ces personnages secondaires apportent du pétillant à l'histoire qui aurait pu devenir fade, avec une Isobel inexpressive et une Helen excessive. Ils apportent un équilibre essentiel et pimentent l'ensemble du roman.

Les amours des deux sœurs vont donc se dérouler dans ce cadre, entourées, veillées et commentées par ces personnages percutants et envahissants.
Isobel, tombée sous le charme d'Adam, le frère de sa belle sœur, déchantera vite et on assistera avec impuissance pour elle, et frustration pour nous, à bien des difficultés avec Adam, prince charmant un peu mou, même si bienveillant. Tous deux manquent de caractère, comme le constate souvent la cadette, et on se demande comment ils vont réussir à dénouer les fils de leurs mésaventures et de leurs cachotteries. Vera, bimbo avide d'argent qui vient se mettre entre eux apparaît comme un personnage manipulateur, mais néanmoins sympathique. Même si elle est moins vertueuse qu'Isobel, qui s'efface avec une facilité parfois déconcertante, Vera est amoureuse et intéressée, et le fait savoir. Elle possède bien sûr d'autres atouts et d'autres défauts, mais la fin pour le moins ironique, lui donne finalement la place qu'elle a toujours désiré.
Helen de son côté préfère céder au séduisant Oliver que de s'intéresser à James, geek trop timide et inexistant à son goût. Helen s'enflamme, se précipite dans la relation et s'en brûle les doigts. Son désespoir persistant, quelque peu lassant parfois, révèle un personnage immature et égoïste.

Le roman écrit à la première personne du point de vue d'Isobel laisse plus de place à l'inquiétude qu'elle éprouve pour sa sœur et ses mésaventures amoureuses, que pour les siennes, car Isobel reste avant tout un personnage altruiste. Et sur ce point, l'auteur a très bien construit et mené son récit. La narration est vive, les descriptions soignées. Le tout se lit avec plaisir et la plume fluide et agréable de l'auteur entraîne le lecteur. Le livre se lit donc vite et avec plaisir. Les personnages, les situations sont résolument modernes. L'auteur a donc relevé le défi de l'adaptation d'un récit traditionnel pour en faire un moderne avec brio. Seules les intrigues amoureuses souffrent un peu de cette adaptation, à une heure où tout est plus rapide, que ce soit au niveau de l'implication amoureuse ou des chagrins d'amours : on s'engage plus vite et on se remet vite en général. D'un autre côté, c'est plaisant de voir des intrigues qui prennent leur temps pour s'installer dans une époque où tout va justement trop vite.

En conclusion, j'ai passé un agréable moment avec Isobel et Helen, leurs amants, leurs amis. Je remercie les éditions Artalys et le forum Au cœur de l'imaginarium pour cette jolie découverte.

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