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 [Editeur] Rivière Blanche

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mer 8 Fév - 9:07

Dimension Sidération, de Collectif

Critique de Malka

Dès la préface, le ton humoristique introduit l'ironie que l'on retrouve dans l'anthologie : ironie caricaturale ou plus dramatique, selon l'histoire lue.
Elle apporte également des éléments d'informations sur le thème de la sidération : ce qui est stupéfiant, que l'on trouve difficile ou incapable à imaginer. Elle invite alors le lecteur à entrer dans le récit et à se laisser porter par le texte. On comprend bien mieux l'implication de ces conseils à la lecture de l'anthologie.
Comme pour chaque édition des anthologies « Dimension... » chez Rivière Blanche, les nouvelles sont présentées avant la lecture, pour préparer le lecteur. La présentation de l'auteur reste située à la fin et n'alourdit pas l 'ensemble.

La narration des nouvelles proposées se fait largement à la première personne. Dans l'une d'elle, le mélange de la première et troisième personne prend son sens. Quelle que soit la narration adoptée, elle est choisie avec logique et stratégie. Le but reste d'emmener le lecteur, de lui faire perdre ses repères en même temps que le personnage, voire jusqu'à la folie. Le doute est toujours permis à la première personne, celle de la vision rapportée du personnage. Il piège le lecteur, l'emmène dans la fiction, l'installe dans la sidération.
Les personnages possèdent un rythme différent. L'immersion peut être directe ou il peut mettre du temps à se dévoiler, de manière naturelle, par jeu, pour faire durer le suspense.
La plume des différents auteurs, toujours fluide, se révèle parfois plus riche, et même poétique.

Faire entrer le lecteur dans la sidération, c'est aussi le mener au sein de la fiction, lui faire accepter l'anormalité, l'irrationnel comme la réalité.
Les nouvelles de SF ou fantasy s'appuient sur des descriptions détaillées et un vocabulaire bien précis, pour rendre le récit visualisable, vivant et réaliste.
Les mises en situations bien amenées entraînent dans des intrigues mystérieuses, caricaturales, parodiques. Parfois, le lecteur tombe dans un délire bien construit, ou alors n'ayant ni queue ni tête et restant agréable à la lecture. Ce gentil fouillis, parfois noyé sous une profusion de personnages, plaît, même si le sens peut vite échapper au profit de l'incompréhension. C'est totalement subjectif, selon le lecteur : la magie ou plutôt la sidération prend ou non.
Dans cette logique, on retrouve également deux histoires, où des segments de récits sont imbriqués de manière aléatoire, tout en restant logiques : un puzzle intéressant à reconstituer (il faut juste s'accrocher pour suivre le fil)

L'ironie se retrouve donc dans la narration, mais également dans le retournement de situations ou des rôles des personnages (stéréotypes inversés), tout à fait plaisants à la lecture.
Ce retournement se retrouve également au niveau de l'intrigue, dans les chutes proposées qui bien souvent servent à surprendre et sidérer le lecteur (et souvent le personnage). Il confère la dimension surréaliste (sidération) de l'intrigue et des nouvelles. Parfois, la chute ne vient pas malgré l'attente et il semble manquer quelque chose, même si le récit reste sympathique à la lecture.
Mais quand elle tombe, qu'elle soit la grâce de Dieu (ironie inside, Dieu possède un bon sens de l'humour (noir) visiblement), ou pour la plupart une bonne dose de mystère, elle s'avère le plus souvent parfaitement réussie.

La sidération s'insinue également dans les nouvelles, de façon plus précise.
Des entités (ennemies ou alliées) défient l'imagination par leur forme, leur nature, leur originalité. Qu'elles soient créatures extra-terrestres, ou à l'échelle d'une planète, d'un système, ou simples anomalies dans la « réalité », elles diffèrent de tout ce que l'on peut connaître, sidèrent ou causent l'état de sidération (de pétrification). Les symptômes des personnes sidérées divergent selon les situations, mais se rejoignent sur le plan clinique (la définition médicale de sidération).
On aime visualiser comme dans un film les créatures hors normes, éloignées de tout ce qui semble conventionnel, défiant même les limites de la fiction. La réalité s'efface et c'est bien un voyage en Dimension Sidération qui transporte le lecteur. L'efficacité de l'évasion annonce un retour difficile à la réalité pour les personnages, comme pour le lecteur.

En conclusion, les nouvelles de l'anthologie Dimension Sidération m'ont touchée de manière inégale : très fortement pour certaines, moins pour d'autres, voire pas du tout, pour celles à côté desquelles je suis passée (ce n'est que subjectif, ce peut être mon inculture sur certains sujets qui est en cause ici).
Ce n'est pas une anthologie entièrement accessible et encore de façon très subjective, mais tellement fascinante qu'il ne faut pas passer à côté.
De très bonnes lectures au final ! Je remercie Rivière Blanche et Au cœur de l'Imaginarium pour cette très intéressante découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 26 Fév - 8:52



Le Pacte des Suicidés, de John Everson





La falaise. Elle l'appelait. Il sentait sa caresse enténébrée. Elle le tentait avec une promesse très, très ancienne. Il y avait si longtemps qu'il savait, si longtemps qu'il percevait son attraction qu'aujourd'hui, en cette nuit fatidique, son étreinte était presque décevante.

Un journaliste s'installe dans une petite ville où il ne tarde pas à repérer une mystérieuse épidémie de suicides d'adolescents. Mais sont-ce bien des suicides ? Ses recherches lui permettent de découvrir une série de morts violentes ayant eu lieu à intervalles réguliers depuis un siècle...

Né le 14 mars 1966 dans l'Illinois, John Everson est l'auteur de huit romans et plusieurs recueils de nouvelles. Le pacte des suicidés, son premier roman, et sa suite, tous deux ayant pour protagoniste le reporter Joe Kieran, s'inspirent de son expérience de journaliste. En 2004, Le pacte des suicidés remporta le prestigieux Bram Stoker Award du premier roman.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 316

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 26 Fév - 8:57

Le Pacte des Suicidés, de John Everson

Critique de ninik

Comme expliqué en préface, John Everson était journaliste quand il a eu l'idée d'écrire Le Pacte des suicidés – ce n'est ainsi pas un hasard si le héros lui-même est journaliste. Rivière Blanche aime ainsi proposer des ouvrages nantis de préfaces (soit écrites par l'auteur, soit par quelqu'un d'autre) qui explique qui est l'écrivain, et positionnant le livre dans son contexte. Ainsi, un ouvrage venant de chez Rivière Blanche est toujours plus que son histoire. Il s'agit parfois d'un livre rare, inédit, ou ancien, mais qui s'inscrit toujours dans quelque chose de plus, et qui tient à l'expliquer au lecteur curieux. Et qui possède en général une très belle couverture, Le Pacte des suicidés ne faisant pas exception, la couverture parvenant à retranscrire avec brio l'ambiance mystérieuse, macabre et sexuelle de l'ouvrage.
Le Pacte des suicidés est un roman assez court, aux chapitres de quelques pages à peine (25 chapitres pour 311 pages) et au style dynamique, souvent concis mais fluide. Sans surprise, l'auteur va donc à l'essentiel, et les descriptions ne sont jamais grandement détaillées (mais suffisantes pour visualiser les différents endroits, et pour retranscrire le côté sinistre de certains lieux). Mais surtout, les personnages se révèlent plutôt caricaturaux. Le groupe ayant fait le fameux pacte peut se définir par sa fonction (la belle rebelle, la brute, la timide, etc), et notre héros est assez basique et, surtout, très niais et pas toujours très intelligent, malgré ses bonnes intentions.
Le Pacte des suicidés est, cependant, un très agréable ouvrage qui peut se déguster comme de la littérature bis très intéressante. En effet, si John Everson est très clair sur le fait qu'il y a bien quelque chose de caché dans la fameuse falaise (même si le héros lui-même met du temps à le croire), l'auteur parvient à créer un délicieux mystère, lié à la nature de la chose et à ses motivations et, surtout, à déstabiliser et mettre en place une ambiance aussi sexuelle que macabre et abominable. Quand la créature s'adresse aux gens et les contrôle, les forçant à se plier à ses jeux malsains, impossible de rester de marbre, et l'auteur arrive à créer autant l'excitation que l'horreur avec brio.
Les pages se tournent ainsi à toute vitesse, alors que nous nous dirigeons vers la conclusion du récit, sachant que le personnage principal va s'en sortir (vu que dès la préface John Everson nous révèle avoir écris une suite indépendante avec le même héros) mais sans savoir comment, et surtout ayant du mal à imaginer la happy-end.
Et c'est ainsi que la conclusion est autant réussie que ratée. Réussie car l'auteur parvient à créer une fin sinistre et macabre, tout en faisant gagner son héros (qui ne semble donc pas si victorieux que cela), mais le final se révèle trop brutal, un retournement de situation faisant passer le récit d'un échec complet à cette victoire en demi-teinte. Ainsi, l'auteur aurait mérité de mieux travailler ce final et, surtout, à l'étendre sur quelques pages de plus pour le rendre moins brutal.
Le Pacte des suicidés n'en est pas moins une très bonne lecture, qui ne restera sans doute pas dans les mémoires mais qui, tel un film bis, se déguste avec plaisir.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 26 Mar - 9:07



Radu Dracula 6, de Philippe Lemaire





Dans ce sixième et dernier opus : Que celui qui peut comprendre, comprenne. Toutes les pièces sont en place pour le dénouement de cette aventure. Radu Dracula, Sa fille Maria, le Diable, Judas, Mina, Torquemada et bien entendu le dernier descendant du Christ. Le rideau peut se lever sur la scène finale.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 192

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 26 Mar - 9:10

Radu Dracula 6, de Philippe Lemaire

Critique d'Aelynah

Et voici arrivé le dernier tome de la série Radu Dracula.
Cette série que j'ai adoré dès le départ et qui n'a pas démérité au cours des 5 précédents tomes.
En tant que lecteur, je ressens toujours un drôle de sentiment de voir arriver la fin d'une aventure. De plus, ici, la quête de Radu est globalement à contre-courant des romans habituels. Nous suivons tout de même le roi des Vampires à la recherche du dernier héritier de Dieu, et ce pour le mener à Satan. C’est sa quête du Graal personnelle. On peut donc dire que le lecteur est mitigé sur la fin de quête qu'il souhaite et du coup fortement curieux de voir jusqu'où va aller Philippe Lemaire, et surtout comment il a su terminer cette quête pour nous surprendre tout en nous gardant attentif jusqu'au bout.
Cruelle ironie ! J'aime beaucoup les personnages, tous autant qu'ils sont.
Radu Dracula, prince strigoï de son état, n'est vraiment pas l'archétype du mec sympa. Déjà, c'est le roi des Vampires, mais surtout ce n'est pas sa compassion qui l'étouffe. Cruel, arriviste, ce qu'il veut c'est réussir sa mission pour Satan.
Alors ? Me direz-vous. Comment peut-on avoir envie qu'il réussisse ?
Tout simplement parce que malgré cela, l'auteur a su nous le rendre attachant. On le suit tout de même depuis 5 tomes au fil des siècles. On a pu voir son évolution au travers des expériences vécues face à Torquemada. Il n'est pas insensible ou hermétique aux sentiments. Il est juste très pragmatique et un peu trop axé sur sa survie. Mais qui ne le serait pas à sa place ? Finir sa mort et après, dans le royaume de Satan, "bénéficier" de ses largesses ne me paraît pas une situation enviable. "Chaleureuse" sûrement, mais très douloureuse surtout.
Maria, de son côté, est encore « jeune » et sa "rébellion adolescente" de non-morte nous la rend là encore très attachante. Elle est restée fidèle à elle-même et à ses croyances malgré la non-mort, et c'est tout à son honneur. Elle pourrait représenter le camp du milieu de par sa nature vampirique et ses aspirations.
Du coup là encore, on se demande si elle ne devrait pas être celle qui va terminer cette quête.
Et puis il nous reste le camp "adverse". Celui de Judas Iscariote, que nous avons eu le loisir de rencontrer à maintes reprises et dont la version des faits sur les derniers jours du Christ pourrait faire dresser les cheveux sur la tête des plus fervents chrétiens. Avec lui le dernier descendant.
Ne serait-ce pas logique que ce soit le Bien, le côté de Dieu qui gagne?
C'est là tout le paradoxe de cette série. Au final, le lecteur ne sait plus trop pour qui voter.
Alors quand arrivent les dernières pages et que l'on découvre LA solution de Philippe Lemaire on se dit « Ahhh», « AH ! », "ouf!", "mince alors!!" ou bien même "flûte" selon nos aspirations mais en tout cas une chose est sure, on ne s'y attendait pas.
Cette fin montre que l'auteur sait faire montre d'auto dérision et qu'il en a encore en réserve. Elle me trouble cependant un peu, comme la plupart des fins de séries, car elle semble toujours se dérouler trop vite. Un léger sentiment de désappointement m'a traversé, et puis je l'ai relu à nouveau et j'ai fait mon deuil.
Radu m'a accompagné ainsi sur six tomes tous aussi intéressants les uns que les autres, et je remercie les éditions Rivière Blanche pour le privilège que j'ai eu à les vivre chacun les uns après les autres.
La plume de Philippe Lemaire mérite que l'on s'y attarde, et l'histoire de cette quête du Graal à la mode vampirique est suffisamment bien menée pour ne jamais lasser.
C'est donc, en conclusion, une aventure que j'ai adoré suivre et que je referme à regret. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et rien ne m'empêchera de m'y replonger à loisir à un autre moment.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Lun 3 Avr - 8:26



Dimension fées, de Collectif





Anthologie de nouvelles présentées par Chantal Robillard.

Textes de Olympia Alberti, Jean-Pascal Ansermoz, Christiane Baroche, Ugo Bellagamba, Pierre Bordage, Elizabeth Chamontin, Muriel Chemouny, Henri Etienne Dayssol, Philippe Di Folco, Pierre Dubois, Sylvie Durbet-Giono, Estelle Faye, Patrick Fischmann, Claudine Glot, Joel Henry, Emmanuel Honneger, Olivier Larizza, Jacques Lovichi, Hélène Marchetto, Sybille Marchetto, Roland Marx, Chantal Robillard, Joel Schmidt, Hervé Thiry-Duval, Françoise Urban-Menninger et Bernard Visse.
Nouvellistes, conteurs, poètes, journalistes ou chercheurs, et même un elficologue et un féericologue, tous de styles variés, vous feront ici découvrir leur vision des fées, intemporelles ou actuelles. Oui les fées existent, en tout cas ici !

Car cette anthologie vous propose une lecture-promenade buissonnière à travers les époques, les frissons ou les rêves... Vous y rencontrerez des fées du logis ou des champs, des Carabosse insolites, des dames de fontaines ou de stations d'épuration, du désert ou des forêts, des Restos du coeur ou des étoiles... Des fées virevoltantes, bienveillantes ou vengeresses, mais aussi des "fées mûres", des pandas, du lierre grimpant... Pas de raton laveur dans cette anthologie, mais un enchanteur : le grand Giono, vu par sa fille.

A déguster sans modération, l'abus de lecture ne faisant de mal à personne !


  • Genre : recueil de nouvelles

  • Nombre de pages : 224

  • Format : papier

  • Nombre d'exemplaires : 1

  • Délai de lecture : 1 mois

  • Date de fin d'inscription : 04 mai 2016




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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Lun 3 Avr - 8:28

Dimension fées, de Collectif

Critique de Malka

Dès la préface, on comprend que « Dimension Fées » est une anthologie qui valorise la diversité : diversité des auteurs et des points de vue. On y rencontre des écrivains, novellistes, conteurs et poètes, dont l'influence se veut plutôt traditionnelle ou plus moderne, voire mixte. Même si tous connaissent les fées et leur univers (de près comme de loin, qui n'a pas un minimum de connaissances sur le sujet ? Les clichés abondent, les informations plus culturelles aussi, mais l'anthologie recèle des spécialistes, des passionnés), les approches de chacun diffèrent et offrent au lecteur des textes qui se rejoignent où s'opposent sur certains points.
Certains se focalisent dans le récit sur les fées, d'autres sur les personnages, jouant sur la narration, variant soit à la première ou à troisième personne. En effet, les plumes s’adaptent au besoin de l'écrit: toujours fluides et agréables à la lecture, au langage soutenu ou plus familier, mais ne tombant pas dans l'excès.

Les fées prennent donc des formes variées et deviennent un peu plus accessibles aux hommes (sauf exception). Leur côté sacralisé disparaît, même si leur dimension reste toujours supérieure à celle des humains. Leur pouvoir, quel que soit sa forme, ne disparaît pas et elles choisissent leur manière de se manifester : des simples ombres à l'amante secrète. De même en va avec les hommes concernant leur intérêt pour leur existence. Sauf exception, elles attirent le regard, la sympathie.

Dans le monde moderne, elles semblent plus proches : que ce soit une fée, œuvre du diable qui vient en aide aux pauvres, à la sœur bien aimée (le fantôme, la sœur fée) qui œuvre pour la liberté du personnage. Les fées peuvent également se montrer sans pitié quand on ne croit pas en elles,ou hors de portée quand on cherche à déceler leurs secrets. Le choix d'une vie humaine, près de l'être aimé peut également les priver du statut féerique.
La vision plus traditionnelle décrit les fées, plus fidèles à notre culture et à certains clichés, que l'on reconnaît alors plus facilement : belles et gracieuses, mystérieuses.

La frontière entre le monde réel et le monde féerique s'avère plutôt trouble dans les récits, tout en restant inaccessible. Le peuple des fées n'ouvre pas les portes de son monde au premier venu. Que ce soit en refuge ou en rêve, la frontière pourtant mince se clôt aux non-initiés. Il faut croire, savoir le reconnaître et il faut être raffiné, différent, proche des leurs et de leurs coutumes sans doute, pour découvrir leur existence, ou leurs domaines et secrets bien gardés.
Parfois, il est inutile d'entrer dans le royaume des fées ou de connaître son peuple mystérieux :on peut faire de sa vie un conte de fée, ou tout simplement être la fée de quelqu'un.

L'ambiance et les descriptions sont bien mises en place dans chacun des récits. Du franc parlé, en passant par le récit traditionnel, conté de manière teintée d'humour ou plus sérieux, aux jeux de mots, à la poésie, l'anthologie fait le tour de divers styles, nous fait voyager dans des lieux et dans le temps de manière fort agréable.

La conclusion, récit à part entière, permet à la fée à l'origine de l'anthologie de nous faire découvrir les auteurs et éditeurs, sous l'esprit vif de sa plume. Une fin glougloutante bien amusante...
De toutes les nouvelles, poésies et contes lus, j'avoue une affection particulière pour la fée Mélangette, bien ancrée dans notre quotidien et faisant preuve d'un soutien concret, réel. Certes, on perd le côté féerique, mais j'apprécie son état d'esprit. Sinon, j'ai aimé les textes de manière inégale, trouvant mon bonheur aussi bien dans les plutôt modernes ou plus traditionnels. Monsieur Paul, qui trouve refuge dans les Roches Longues (sanctuaire de nature) parmi les ombres, m'a également touché.

En conclusion, j'ai découvert en « Dimension fées » la diversité promise, des textes de qualité. Chacun peut y trouver sa perle rare : il y en a pour tous les goûts. Je remercie le forum « Au cœur de l'Imaginarium » et les éditions Rivière Blanche pour cette découverte intéressante.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Lun 22 Mai - 8:13



Les Epouvantails, de Philippe Morin





Sur la route des vacances et de l’océan, les problèmes mécaniques s’accumulent pour la famille Lescure. Obligés de quitter l’autoroute, les voici échoués dans un hameau secoué par une affaire de vol de matériel agricole et par la disparition inexpliquée d’un couple de Parisiens...


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 316

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Lun 22 Mai - 8:15

Les Epouvantails, de Philippe Morin

Critique d'Aelynah

Je retrouve les éditions Rivière Blanche pour un titre de la collection anticipation/fiction bien proche du thriller. J'avais adoré plusieurs de leurs titres auparavant et j'étais curieuse de découvrir la plume de Philippe Morin.
Nous nous retrouvons ici avec plusieurs histoires en parallèle et il faudra attendre le dernier moment pour obtenir une vraie réponse sur le choix de ce titre « Les épouvantails ».
Un village perdu du Cantal et un fait divers qui n'est pas dans les habitudes de la gendarmerie du coin. Un couple de parisiens en vacances dans le coin a disparu sans laisser de traces.
Le même village voit aussi des vols à répétition se dérouler sur du matériel agricole. Pas facile de cacher une moissonneuse ou un tracteur et pourtant aucune piste ne se profile à l'horizon pour l'une ou l'autre affaire.
Dernier point pour que le triangle se referme, la famille Lescure est en route pour l'Atlantique mais des défiances mécaniques les poussent à sortir de l'autoroute... Pour arriver dans notre petit village si tranquille en apparence.
Trois histoires. Trois affaires. Mais combien de points communs ou de de coïncidences ?
J’avoue avoir été rapidement emportée par la plume de l’auteur. Il sait créer une ambiance. Ici on ressent la chaleur caniculaire du coin, les sentiments de chacun mais surtout on a beau ne pas connaître on s'y croirait.
Si vous êtes déjà passé par les routes nationales en période de vacances, vous reconnaîtrez l'image de ce petit village mort en apparence sous un soleil de plomb, ce village où tout semble anachronique et qui donne envie de passer sans s'arrêter.
Pas de chance pour les Lescure, leur problème mécanique les pousse à s'y installer quelques heures, puis à se perdre dans les méandres des routes de campagne pour retrouver l'autoroute. Hélas, leurs ennuis ne sont pas terminés et ce périple familial sur la route des vacances va devenir un cauchemar sans nom pour cette petite famille pas si lisse que ça.
L'auteur a su nous plonger dans une ambiance lourde qui n'est pas seulement due aux sentiments exacerbés par cette chaleur accablante. Les descriptions de certains événements semblent amplifiées par des détails simples mais percutants. J'ai eu la sensation de voir certaines scènes s'imprimer sur ma rétine à les lire. Parfois des hauts le cœur même ont menacé ma lecture. Certains passages n'ont pas besoin de fioritures pour exprimer la rage, la colère, la peur ou la brutalité et Philippe Morin a su en jouer pour nous plonger plus avant dans le récit.
C'est noir!
On cherche des raisons là où il ne semble pas y en avoir. On nous en présente d'autres telles que la jalousie qui, exacerbée par la haine, le temps et cette canicule vont amener certains protagonistes a des actions terribles.
C'est parfois glauque et violent, noir et sanglant.

Un très bon récit auquel je ne reprocherais qu’une chose. Sa fin !!!
Ce final ouvert et qui semble nous laisser en plan sur une scène presque irréelle. Qu’en est-il des autres protagonistes ? Que deviennent-ils ?
La violence de ce final nous jette un froid et nous laisse comme abasourdi, pourtant après quelques moments pour vraiment appréhender l’événement explosif de cette fin, le lecteur se pose encore beaucoup de questions. Est-ce un fait exprès de l’auteur ? ou simplement un manque qui nous trouble profondément ? Mystère, mais ça ne fera pas oublier la plume vivante et horrifique de ce récit qui vaut la découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mer 24 Mai - 6:56



Flaxman Low - Expériences Spectrales, d'E. & H. Heron





Si les choses tournent au vinaigre, pas de panique ! Flaxman Low, enquêteur pour le compte de la Society for Psychical Research, est l’homme de la situation. Faisant fi de la nature même du suspect, ce détective de l’occulte met un point d’honneur à percer chaque mystère par la seule force de la logique…


  • Genre : thriller

  • Nombre de pages : 284

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mer 24 Mai - 6:59

Flaxman Low - Expériences Spectrales, d'E. & H. Heron

Critique d'Aelynah

Cela va faire quelques années que je suis les éditions Rivière Blanche et leurs titres assez atypiques, et surtout sortis de derrière les fagots.
La plupart possède une introduction complète et surtout très détaillée sur un auteur méconnu et son contexte historique. Cette fois, Aurèlie Bescond nous plonge dans la biographie de Kate Prichard et son fils Hesketh Prichard, tous deux co-auteurs de ces aventures. On comprendra la logique de l'éditeur avec cette introduction qui va mettre en avant un lien particulier entre beaucoup des auteurs que j'ai déjà chroniqué chez eux. La plupart ont fait partie d'une équipe de cricket dirigée par un auteur non moins connu que J.M Barrie (Peter Pan). Ainsi H.G Wells, Arthur Conan Doyle, A.A Milne (Winnie l'ourson), G.K Chesterton, E.W Hornung (Docteur Crime)... feront chacun partie du groupe a un moment où un autre.
On comprendra alors mieux les sensations de déjà vu dans les déductions du héros si on se rappelle que son auteur a côtoyé de près le "père" de Sherlock Holmes.
Ce recueil va donc réunir la grande majorité des récits d'aventures de Flaxman Low, détective du surnaturel, membre et enquêteur de la Society for Psychical Research.
Chaque nouvelle est assez courte avec une bonne vingtaine de pages. Cependant, la forme utilisée est assez similaire dans chaque. Le lecteur observe les événements traumatiques au travers des yeux des témoins ou de leur témoignage. Flaxman Low entre en scène généralement suite à la demande d'un des protagonistes et après avoir écouté leurs récits, il décide d’expérimenter lui-même, parfois à ses risques et périls les événements surnaturels. Ensuite, fort de son expérience et parfois tout juste remis de ses émotions, il en vient à ses conclusions logiques et presque évidentes. C’est ainsi qu’il va devoir lutter contre des vampires, des élémentaires, des plantes tropicales et autres joyeusetés. Il restera toujours flegmatique ou presque et ses conclusions amèneront souvent les plus sceptiques à suivre son jugement.
Le plus surprenant est que l'on ne sache pas à quoi ressemble réellement notre héros. Il faudra attendre une des dernières nouvelles « La main du Docteur Kalmarkane » pour en avoir un bref aperçu, et encore est-ce essentiellement une description de caractère plus que physique. Son aversion maladive pour la notoriété pourrait être à l'origine de ce manque. Une des rares remarques sur son physique proviendrait de la ressemblance de son visage avec un buste d’Isis, ressemblance pour le « détachement calme et mystérieux de quelque insondable pensée de leurs traits ». On y apprendra aussi son côté athlétique mais surtout son mode de vie et quêtes personnelles.

La petite nouveauté pourtant avec cette nouvelle, outre bien évidemment un événement surnaturel qui défraie la chronique, c’est la rencontre que le lecteur fera qui changera l’avenir de Flaxman Low. Tout comme Sherlock avait son Professeur Moriarty, Flaxman va croiser la route d'un ennemi à sa mesure en la personne du diabolique Dr Kalmarkane. Cela donne lieu à un duel intellectuel intéressant et une lutte sans merci contre le mal.
Intégrale des aventures de Flaxman Low, éditée antérieurement en divers recueils sous la traduction passionnée et passionnante d’Aurélie Bescond, ce livre est un très bon moment de lecture pour qui aime les récits à la Sherlock mâtinée ici de surnaturel.
Je remercie encore les éditions Rivière Blanche de faire sortir du placard ces récits méconnus et qui ont tout de même leur public actuellement. Je suis charmée par le côté suranné de ces récits et par ce genre que l’on semble avoir oublié dans nos lectures actuelles.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Jeu 25 Mai - 9:03



F.E.L.I.N.E., d'Arnauld Pontier





Elle pouvait aussi se travestir ou user de ses charmes ; c’était également une experte en matière d’infiltration. Mais malgré son habileté et sa puissance, elle n’était pas libre : elle était sous la tutelle du Superviseur, qui, au gré des événements, l’envoyait aux quatre coins de l’univers...


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : 184

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Jeu 25 Mai - 9:04

F.E.L.I.N.E., d'Arnauld Pontier

Critique d'Aelynah

F.E.L.I.N.E ou la Force d’Élimination, de Libération et d'Intervention Nano-équipée.
Notre protagoniste principal, 727, dénommée elle-même Lina, est une humaine qui a été éduquée pour être améliorée tant dans ses aptitudes physiques qu'intellectuelles. Son habileté et sa puissance lui valent de nombreuses missions d'infiltration et de meurtres aux ordres d'un Superviseur (machine orbitale associée à tout humain "Augmenté"), lui-même aux ordres du Central.
Nous nous lançons à la suite de Lina directement au cœur de l'action et de sa mission. Pas de chichi ni de bouée, l'auteur nous jette dans le grand bain de suite. Le lecteur découvre certaines particularités de la F.E.L.I.N.E et de ses membres au travers des actions de notre personnage principal. Les scènes de corps à corps sont maîtrisées et décrites avec force détails, parfois peut être un peu trop techniques pour moi, je l'avoue, qui n'y connaît pas grand-chose en combat rapproché et diverses méthodes de lutte. Pourtant ce n'est pas trop gênant car l'action suit sa logique et l'inconnu est englobé par votre cerveau dans la globalité des mouvements, de ce fait on suit cela d'un œil attentif, surtout au résultat.
Lina est parmi les meilleures de sa promo, c'est ce qui va lui valoir une rencontre particulière avec les Déviants et particulièrement Kaïrma. Et là où la jeune femme suivait les ordres sans se poser de question va s'incruster un grain de sable qui va gripper la machine bien huilée de sa vie programmée. Lina est un personnage vraiment intéressant pour cela. A partir du moment où un doute se fait jour dans son esprit, elle ne va plus obéir aux ordres aveuglément mais tenter de trouver les bien-fondés de ses missions et des meurtres qu’elle va commettre.

C'est alors que l'auteur va nous plonger réellement dans son scénario. Le complot devient complexe, les ramifications nombreuses et parfois improbables tant elles semblent irréelles. La trame de la toile semble se resserrer pour la FELINE et ses agents 7.2.
A qui faire confiance ?
Tous semblent avoir des raisons de méfiance.
Lorsque le groupe Arach entre dans l’équation, la mission de Lina devient quasi-impossible.
Ses questionnements sur le bien-fondé de ses actions pour le Central vont prendre alors une place prépondérante mais ce ne sera pas tout. Car elle veut comprendre et choisir son camp avec intelligence et non juste parce qu'elle a été "programmée" pour cela.
Les personnages comme Lina sont attachants par ce qu’ils nous montrent comme humanité malgré une formation de tueur froid et implacable. Lina va évoluer et ses questionnements prouvent une remise en question forte de ses acquis.
Chaque action de chaque camp va être soupesée, décortiquée, cela donne ainsi un récit d’espionnage empli d’agents doubles, d’actions, de méfiance et de rencontres improbables.
De plus, au fil des pages qui défilent, des révélations vont faire jour et plonger le lecteur dans une drôle de situation. Mais j'avoue, que ce que j'ai le plus apprécié, c'est cet épilogue qui nous laisse dans la perplexité totale.
Cette fin qui chamboule tout est vraiment l’ouverture à de nombreuses questions, à une envie de relire le roman pour essayer, les yeux éveillés cette fois, de découvrir des indices sur LA révélation. Merci pour ce récit captivant dont l’auteur a su éveiller mon impatience en me promettant un préquel qui nous donnera les réponses attendues.
C’est une magnifique découverte que ce roman d’anticipation. La SF ne fait pas partie de mes genres de prédilection mais Arnault Pontier a un style vivant et une plume enthousiaste qui ont su me plonger dans le récit. Pour la non-fan de SF que je suis j'ai découvert là une plume aussi agréable que son auteur et un monde vraiment intéressant.

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