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 [Editeur] Rivière Blanche

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mar 26 Avr - 9:49



Les Sanzindes, de Vladislav Krapivine





La Fédération Occidentale est gouvernée pour le bien de tous et à la satisfaction générale par le Système de la Machine qui suit en permanence la vie quotidienne de tous grâce aux index biométriques qui sont inoculés à chaque citoyen dès la naissance.

Tout semble donc parfait pour l'ensemble de la population, à l'exception des Sanzindes, enfants mystérieusement privés d'index, sans aucun avenir en dehors de la prison école dont ils ne peuvent s'échapper qu'en rêve.

Quel que soit le délit commis par un citoyen, la Machine n'applique qu'une peine, la peine capitale, mais selon la gravité du délit, la chance d'être tiré au sort annuellement sera très variable.

Heureux bénéficiaire du Système, un petit bourgeois, Cornélius Glass, était loin de s'attendre à une condamnation à mort après tirage au sort pour avoir traversé la rue en dehors du passage piéton. Toutefois son exécution est retardée à la suite d'un dysfonctionnement administratif. C'est alors qu'en prison il va faire la connaissance de Sanzindes et réviser ses valeurs en constatant l'inanité de sa vie passée de publiciste. Cette découverte peut-elle apporter quelque secours à un condamné à la peine capitale ? Et quelles seront les conséquences possibles pour les Sanzindes ?... Et pour le Système ?...

Vladislav Petrovitch Krapivine est né le 14 octobre 1938 à Tioumen, en Sibérie, dans une famille d'enseignants. Auteur classique reconnu de la littérature jeunesse dont les œuvres représentent plus de trente forts volumes, il est lu aussi bien par les adolescents que par les adultes. Il est traduit en de nombreuses langues étrangères. Néanmoins Krapivine mérite d'être encore mieux connu.


  • Genre : dystopie

  • Nombre de pages : 292

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mar 26 Avr - 9:54

Les Sanzindes, de Vladislav Krapivine

Critique de ninik

Comme précisé dans la préface du livre, les Sanzindes s'inscrit dans un cycle d'ouvrages, écris par Vladislav Krapivide. Fort heureusement, il n'est pas nécessaire de connaître chaque tome du cycle pour apprécier les Sanzindes, qui est une histoire à part entière. Le lecteur peu au courant de l’œuvre de Krapivide ratera quelques allusions à des événements survenus dans d'autres tomes, ou ne reconnaîtra pas certains personnages, mais c'est tout.
Le style est agréable, et nous plonge dans une science-fiction dystopique dénuée de date. Nous sommes dans le futur, vraisemblablement lointain, ou peut-être dans un monde parallèle mais proche du notre.
Le monde dépeint est terrifiant et fait froid dans le dos. Décris par les yeux de Cornélius, homme sans histoire est très heureux de la vie banale qu'il mène, dans laquelle il ne se pose aucune question sur le fonctionnement de son pays, l'impact n'en est que plus fort, tant l'innocence et l'indifférence des moutons résidant ici tétanise – d'autant que ce que nous voyons renvoie des échos déplaisants sur ce que nous vivons au quotidien, et il n'est pas difficile d'imaginer que dans quelques temps un système similaire à celui du livre sera instauré.
Tout le monde, ici, possède un index. C'est un produit injecté dès la naissance, qui permet de tout faire. La maison reconnaît l'index de la personne, et lui ouvre la porte, on scanne l'index pour payer, un débit se faisant directement sur son compte en banque, etc. Tout est géré via ce système très pratique. Bien entendu, cela implique implicitement que toute personne est fichée, qu'on sait toujours où elle se trouve et que, si elle est reconnue coupable de quoi que ce soit, elle n'a aucun échappatoire. Avec des flash-back et des explications, le lecteur apprend d'ailleurs comment le système s'est développé, perfectionné, pour que l'indexation devienne systématique et ne pose aucun problème aux gens, qui n’aspirent plus à grand chose à part travailler la journée et se détendre devant la télé le soir. Oui, dans notre 21ème siècle, nous n'en sommes pas loin.
Le système pénal est calé sur l'indexation. Il n'existe qu'une seule sentence, peu importe le crime commis : la mort. La seule modification selon le crime est la probabilité, et ainsi, n'importe quelle faute conduit à une loterie. Si on est choisi, on doit se présenter pour la sentence car, dans le cas contraire, la mort sera violente au lieu de se passer en douceur. Là encore, l'on découvre comment le système a évolué pour aboutir à cela.
Cornélius est notre héros, un homme paisible, n'aimant pas vraiment sa femme, pas vraiment sa fille, content de bosser mais surtout, de rentrer chez lui, alors que sa femme est loin (sa fille est déjà adulte) pour pouvoir se détendre en paix. Aucun questionnement ne le travaille concernant ce système plus que ridicule. Mais voilà, quelques temps auparavant, il a traversé la route à un endroit interdit, et la machine a fait fonctionner la loterie (une chance sur un million) et le voilà sélectionné.
Il se rend donc à la prison, mais un cafouillage va faire de lui un homme déclaré mort mais qui n'a pas été tué. Il se retrouve coincé là, au sein d'une aberration qui n'est pas sans rappeler Brazil. A partir de ce moment, le livre bascule dans un canevas classique. Cornélius va être forcé de se questionner, et de devenir le héros qu'il n'a jamais été. En côtoyant les enfants sanzindes (qui n'ont pas d'index), des enfants emprisonnés, dont le seul crime est de ne pas avoir été indexé, il va devoir prendre ses responsabilités. Découvrir ces enfants est douloureux pour le lecteur. En effet, nous voyons ce groupe de tout petits et d'adolescents, vivant emprisonnés, surveillés par une gouvernante cruelle qui n'hésite pas, pour les punir, à leur injecter une substance dans le sang qui provoque une douleur effroyable pour qu'ils respectent des règles aussi absurdes que l'interdiction de dormir les bras sous les couvertures. Cornélius prend sa place et, en les côtoyant, et surtout en faisant la connaissance de cet enfant, amené là parce que son index a disparu mais refusant de se plier à cette horreur, va en apprendre beaucoup sur lui-même. Il va replonger dans ses propres souvenirs d'enfance, se rappeler comment il était faible et martyrisé, et comment il a fait la connaissance d'un jeune homme qui refusait de plier.
Certains des enfants sont mis en avant, avec une véritable personnalité développée, prenant soin des petits, aidant Cornélius à comprendre son nouveau rôle, mais celui qui est vraiment mis en avant est notre rebelle qui, involontairement, ouvrira les yeux à notre héros qui, en refusant de l'abandonner, se lancera dans une révolte.
Les personnages sont intéressants, bien que classiques, les enfants ayant une personnalité des plus développée et attachante, et, même s'il est facile de prévoir l'évolution de l'histoire, c'est avec plaisir que l'on tourne les pages pour voir notre héros se ressaisir enfin. Les dialogues et les adultes sont parfois absurdes (le lecteur pense souvent, encore une fois, à Brazil) et ne fait qu’accroître l'envie que notre héros secoue ce système effarant.
Il y a cependant des longueurs dans l'ouvrage, mais le récit reste intéressant, et surtout, l'univers est bien construis, bien creusé. L'auteur fait des allers et retours entre présent et passé, et le laisse prendre de l'ampleur sous sa plume.
Les Sanzindes est ainsi une agréable découverte, qui mérite le détour, même si le récit aurait mérité d'être plus original et plus dynamique.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mar 10 Mai - 8:58



Holocauste, de Christophe Siebert





D'après les estimations, il ne resterait que quarante mille personnes dans le pays. Des personnes qui devaient tout réapprendre. Et pour cela elles devaient se regrouper. Plusieurs pensaient que si tout ce monde convergeait vers Paris, un nouveau départ serait possible après l'HOLOCAUSTE...


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : 192

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mar 10 Mai - 9:01

Holocauste, de Christophe Siebert

Critique de ninik

Avec Holocauste, l'auteur, Christophe Siebert, a pour projet de nous raconter l'apocalypse (enfin une forme d'apocalypse) depuis le jour où elle se lance, jusqu'à l'extinction finale de l'espèce. Projet ambitieux s'il en est, mais, en voulant nous raconter tout cela en moins de 200 pages, le lecteur ne peut qu'être craintif quant au résultat.
Le livre est construit comme un journal, avec des dates et les événements qui y ont lieu. Mais il y a deux types de journal. L'un, titré Olivia, nous raconte à la première personne l'évolution de ce protagoniste central. C'est par lui que s'ouvre le livre, et par lui qu'il se termine (même si elle ne sera pas la dernière survivante de l'humanité), et nous suivons le récit de la catastrophe et les premiers jours par les yeux de cette prostituée qui va évoluer en accord avec ce nouveau monde qui s'ouvre à elle. L'autre journal est plus générique et dépeint ce qu'il advient ailleurs, dans le monde, s'attardant parfois, le temps de quelques pages, sur un petit groupe de personnages.
Hélas, le problème du livre, c'est qu'il est trop court et qu'on ne comprend pas quel est son propos. Les raisons de la catastrophe sont rapidement exposées (enfin, il s'agit de l'hypothèse la plus répandue) mais cela n'apporte finalement rien, malgré l'originalité de ce qui est révélé. Tout ce que voit le lecteur, c'est que, tout à coup, toute l'électronique lâche, et que, quelques jours après, une maladie tue en une journée une grosse partie de la population (et cette maladie refait régulièrement surface). Mais l'auteur va trop vite. Le lendemain de la catastrophe les gens sont déjà en train de s’entre-tuer, les cadavres sont partout, la viande dans les supermarchés est pourrie, et j'en passe. Ce n'est pas vraiment crédible, tant l'auteur a envie que, dès la fin d'internet, le monde n'arrive plus à fonctionner et passe à la barbarie, et il aurait dû laisser s'écouler quelques semaines, voir quelques mois.
A cela s'ajoute que l'auteur, en s'attardant parfois sur un petit groupe, mais le quittant aussi vite qu'il s'y est arrêté, empêche toute empathie, tout intérêt pour les personnages. Tout à coup on suit untel, qui découvre la mort de sa femme, ou un policier parisien, qui nous parle un peu du fonctionnement actuel. Il enquête sur une mort, se fait tuer, et on le quitte. Le lecteur ne comprend pas, et tourne les pages, à la recherche d'un sens et de ce que veut raconter Christophe Siebert.
Alors on se penche sur Olivia, seul protagoniste récurrent, mais là encore, son évolution laisse perplexe, à part l'envie de montrer comment basculer dans la folie et la description de quelques scènes glauques.
Car l'auteur va assez loin dans le gore et dans l'horreur malsaine, mais en décrivant les scènes sans s'attarder, l'impact est amoindri, et de surcroît ces séquences n'apportent rien. En effet, le style, fait de phrases très courtes et répétitives, agace, et empêche l'empathie, de ressentir quoi que ce soit face à l'horreur.
Reste que le livre se lit assez vite, n'est finalement pas déplaisant, mais s'oubliera très rapidement.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Sam 14 Mai - 9:26



Dimension Arnauld Pontier, d'Arnauld Pontier





Pointe nord de l'île. Une bande de terre épaisse et graveleuse séparait en deux l'embouchure de l'ancienne rivière : d'un côté, s'étendait à perte de vue un amas de galets noirs et gluants, de l'autre, un vaste espace pratiquement asséché - ce qu'il restait du lit de l'Hudson River. Sur la rive, la même bande de terre rapportée serpentait jusqu'au pied de l'espèce de tour monumentale qui trônait là, seul relief encore visible sur l'île, ultime vestige d'un temps révolu depuis des millénaires...

En 27 nouvelles, de fantastique et de science-fiction, pour la plupart inédites, vous allez croiser le diable, rencontrer la Mort, visiter d'étranges planètes, contempler le futur, découvrir, aux aguets, derrière la banalité du quotidien d'inquiétantes forces et faire connaissance avec des espèces extraterrestres qui ne nous veulent pas forcément du mal... Car la magie de la nouvelle, c'est cela : en peu de mots vous proposer de multiples et imprévisibles voyages.

Arnauld Pontier a publié une dizaine de récits et de romans, en littérature générale comme en littérature de l'imaginaire ; il a également participé à plusieurs anthologies et a dirigé Dimension Système Solaire. En 2004, il a obtenu le prix Marguerite Yourcenar pour La Treizième cible. Son dernier roman, Agharta - Le temps des Selkies a été finaliste du prix Rosny Aîné 2014.


  • Genre : recueil de nouvelles

  • Nombre de pages : 268

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Sam 14 Mai - 9:30

Dimension Arnauld Pontier, d'Arnauld Pontier

Critique de Malka

Auteur de romans, récits, nouvelles et poésies, Arnauld Pontier a également dirigé l’anthologie de science-fiction Dimension système solaire.
On le retrouve avec sa propre anthologie Dimension Arnauld Pontier mêlant deux genres : science-fiction et fantastique.
Pour introduire celle-ci, il rappelle au lecteur de ne pas confondre la nouvelle avec une histoire courte. Elle possède ses particularités : courte, mais efficace, elle crée une atmosphère particulière, capture immédiatement le lecteur, son attention, contrairement au roman, qui le mène sur la longueur grâce au développement de son intrigue. L’intention et la lecture de ceux-ci sont donc différentes.
Philippe Ward, dans sa Post-face appuie l’idée de cette spécificité, et du plaisir de la lecture. Il témoigne du savoir faire de l’auteur, sur ce format et dans les « mauvais genres ».

Dans son anthologie, l’auteur présente chaque nouvelle, les remet dans leur contexte : écrites selon l’inspiration ou pour un appel à textes, usant de thèmes qui lui tiennent à cœur.
Celles ci sont bien construites : l’auteur mise sur les classiques et apporte une atmosphère détaillée, claire et permettant l’immersion immédiate. S’il s’appuie sur les codes connus des lecteurs de science-fiction et de fantastique, il ne se laisse pas aller aux clichés, gardant sa touche personnelle. Il apporte un message, une idée, se pose sur une situation donnée, sur un moment, un instant précis.
Le lecteur se trouve vite happée par l’histoire, pour certaines plus que d’autres, selon ses goûts, ses préférences littéraires, mais chacune sait se montrer efficace, avec une écriture précise et claire.
Si l’auteur présente son intention, et les messages qu’il veut faire passer en introduction, il ne spoile pas pour autant, et arrive bien souvent à surprendre le lecteur malgré lui.
Les fins se présentent sous forme de chutes toujours soignées, et se concluent de manière plus ou moins efficace. Elles sont généralement noires, sombres et sans espoir, mais tombent parfois un peu à plat. Certaines nouvelles de l’anthologie m’ont scotchées plus que d’autres, même si toutes restent agréables à la lecture.

Arnauld Pontier trouve influences et inspirations dans diverses ressources. S’il s’appuie sur un mythe serbo-croate pour l’une de ses nouvelles, il sait aussi se servir des mythes et légendes conférant un statut et un pouvoir particulier aux chats ou aux hibou. Il s’attarde aussi sur le phénomène de l’effet papillon. S’il rend hommage à Lovecraft, Jean Ray, Philipe K Dick ou Boris Vian, il sait aussi s’inspirer du cinéma avec le film Prédator. Les sources sont donc très variées et bien d’autres idées viennent alimenter son imaginaire et enrichir son univers.

Plusieurs thèmes ressortent dans l’anthologie.
L’homme s’y voit souvent puni pour sa stupidité (les guerres et conflits destructeurs, ses habitudes nocives, telle son avidité démesurée). Ce peut être la nature qui reprend ses droits suite aux conflits. Même les éléments peuvent se rebeller : l’eau, le sable. Des planètes vivantes les piègent pour satisfaire leurs propres intérêts, leurs propres besoins. Ce peut être également des créatures surnaturelles qui prennent leur revanches ou des extra-terrestres qui prennent le contrôle, envoûtent et créent des pièges élaborés. La prise de pouvoir peut se faire perfidement : une invasion facile sur le long terme qui mène à l’extinction de la race humaine.
L’auteur exploite aussi le pouvoir de créatures jugées insignifiantes, faisant parti du quotidien, dont on ne conçoit pas la dangerosité : les chats (et leur don), les chiens (qui servent de catalyseur pour l’éveil des humains), le hibou (porteur de malédiction) et la femme charmante (mais fatale au double sens du terme). Les sceptiques avides et matérialistes voient leurs certitudes s’ébranler et en paient le prix. Ceux qui désirent croire goûtent à de réels moments de bonheur .
Le temps s’avère parfois un élément à part entière de la nouvelle. Manipuler et rembobiner le temps propose un éternel recommencement. Les boucles dans le temps sont autant de chances données, ou peut être un jeu à grande échelle, une expérience ?
La quête d’identité se complexifie quand le corps se métamorphose, ou quand le clonage est en jeu : comment savoir se différencier entre modèle et clone.

En conclusion, j’ai découvert dans l’anthologie Dimension Arnauld pontier, un univers qui lui est propre, des thématiques classiques mais traitées avec sa touche personnelle et souvent avec originalité. Le mélange science-fiction et fantastique m’a beaucoup plus. Si j’ai apprécié les nouvelles de manière inégale selon ma subjectivité, chacune est écrite et construite avec soin.
Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium et les éditions Rivière Blanche pour cette excellente découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 15 Mai - 8:58



La Révolte des Cog'r, de Boris Hunter





Erwa vit tranquillement dans son village avec sa mère. C'est un des meilleurs chasseurs grâce à son " Côg ", son Don, ce murmure intérieur dont tous les individus de son peuple sont dotés. Jusqu'au jour où il découvre un vaisseau inconnu. Tout son monde va être bouleversé par ce contact qui va aboutir à LA RÉVOLTE DES CÔG'R.


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : 304

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 15 Mai - 9:02

La Révolte des Cog'r, de Boris Hunter

Critique de ninik

La Révolte des Côg'R, de Boris Hunter, aurait pu être une histoire de science-fiction classique mais intéressante. L'action nous emmène auprès d'un peuple primitif – chasseurs, cueilleurs, paysans – qui possède un Don, qu'il appelle le Cog, et qui lui permet de prédire l'avenir sur quelques secondes. Ils s'en servent pour être extrêmement bons à la chasse, puisque grâce à lui, ils peuvent anticiper les mouvements de leurs proies. Tous les ans, le meilleur chasseur de leur village est choisi pour faire le Voyage, fierté dont on ne revient jamais. Erwa, notre héros, a un cog particulièrement développé qui lui permet de sentir bien plus que ces quelques secondes, et, pressentant que le Voyage est une mauvaise chose, se fait passer pour un chasseur moyen, alors qu'il est le meilleur. Un jour, il croise un vaisseau spatial écrasé et sauve une jeune femme magnifique de la mort. Cette rencontre va lui faire comprendre qu'ils sont cultivés par une société intergalactique, et ils vont se rebeller.
Oui, il n'y a rien de nouveau dans la Révolte des Côg'R, mais, traité différemment, la lecture aurait pu en être agréable. Hélas, un énorme défaut vient parasiter la lecture et agacer au plus haut point le lecteur : la naïveté ambiante ! Boris Hunter a tellement voulu faire de ses héros des « gentils » qu'il a plongé dans le mythe du bon sauvage en oubliant toute subtilité. Leur vie est simple mais agréable, ils n'ont jamais connu la guerre, ne sont pas cruels, tout le monde est beau, tout le monde est gentil. Darz, le seul homme du village a être présenté d'abord comme quelqu'un dont il faut se méfier, est vite remis au pas et devient quelqu'un de super, de fiable, de génial. En fait, il avait peur, et il a suffit de quelques paroles pour calmer la peur, et tout va bien. A côté de cela, les hommes de l'espace bossant pour la société sont méchants, ils ne voient que le profit, mais les autres, les personnes normales, elles, sont justes manipulées et, dès qu'elles voient la vérité, non-seulement sont horrifiées, mais font tout ce qui est en leur pouvoir pour changer les choses. S'y ajoute un côté mièvre dans les rapports amoureux qui manque de faire tomber le livre des mains. Chaque fois qu'un mercenaire ennemi se fait arrêter après une bataille, il est libéré deux heures après car il voit à quel point on leur a menti, et il (ou elle) tombe immédiatement éperdument amoureux de quelqu'un du village. Il se fait immédiatement accepter (oui, il a essayé de les tuer dix minutes plus tôt mais c'est pas grave, il a un bon fond) et quelqu'un du village tombe éperdument amoureux de lui (ou d'elle), à tel point que si l'un se fait tuer deux jours plus tard, le conjoint restant se suicide, ne pouvant plus vivre ainsi. Effarant !
D'autres détails viennent déranger, comme le fait qu'il suffit à nos chasseurs de suivre un enseignement accéléré grâce à un ordinateur pour devenir les pilotes de vaisseaux les plus doués de la galaxie, par exemple, ou la rapidité avec laquelle la révolte se règle. Et j'aimerais bien comprendre pourquoi tous les Cog'R sont des blonds aux yeux bleus et tous les gens de l'espace ont la peau noire...
De surcroît, de nombreuses coquilles sont disséminées ici et là, comme l'oubli d'une lettre, un mauvais article devant un nom, ou même un chapitre présent en double.
Au final, j'espérais une lecture agréable, mais trop de choses m'ont dérangé dans la Révolte des Côg'r. Vraiment dommage.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Jeu 26 Mai - 8:59



Sâr Dubnotal contre Jack l'Eventreur, de Norbert Sevestre





Quel ne fut pas son effroi lorsqu'il vit devant lui un homme traînant un grand sac de toile. Il était vêtu d'une ample lévite noire et d'un chapeau mou à larges bords. Ce dernier était rabattu sur un loup noir, ne laissant voir, par les trous des yeux, que deux pupilles quasi félines brillant comme des escarboucles.

Des palaces de Marseille aux ruelles embrumées de Whitechapel, le Sâr Dubnotal, le Grand Psychagogue, son disciple Rudolph, son médium Gianetti Annunciata, et son trio d'assistants, Frank, Fréjus et Otto, luttent contre le maître du mal, le satanique hypnotiseur Tserpchikopf, qui n'est autre que Jack l'Eventreur, et son complice, la belle mais redoutable Comtesse Azilis de Tréguilly.

Publié anonymement en 1909 dans une série de vingt fascicules, le Sâr Dubnotal est l'un des premiers super-héros enquêteurs du surnaturel. Comme John Silence et Carnacki, le Sâr Dubnotal mêle allégrement la science de l'occident à la magie orientale, le tout dans une atmosphère lourde d'épouvante, de meurtres macabres et de
spectres vengeurs.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : non-communiqué

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Jeu 26 Mai - 9:06

Sâr Dubnotal contre Jack l'Eventreur, de Norbert Sevestre

Critique d'Aelynah

Voici ici les aventures d'un personnage bien particulier, le Sâr Dubnotal, le Grand Psychagogue dans sa lutte contre le mal.
A l'origine vingt fascicules ont regroupés les aventures diverses et variées de notre super-héros enquêteur du surnaturel. Ce roman en regroupe trois qui rassemblent rien que pour nous la lutte bien particulière qui l'opposa au satanique hypnotiseur Tserpchkopf, autre nom de Jack l'Eventreur.
Ce recueil de trois histoires, qui se complètent, nous emmène ainsi en compagnie de ce personnage assez singulier qu'est le Sâr Dubnotal. Diplômé d'une grande faculté de médecine, il est l’un des premiers enquêteurs du surnaturel. Accompagné de ses dévoués compagnons, son disciple Rudolph (jeune homme a la plastique bien faite et la tête bien pleine), Naïni son fidèle serviteur hindou (un géant de la nature), Annunciata son médium et son trio d'enquêteurs Frank, Frejus et Otto (tous anciens des services de police ou de l'ordre de leur pays respectif) il va poursuivre avec assiduité cet odieux malfaiteur qu'est Tserpchkopf et sa complice Azilis de Treguilly.
Les enquêtes sont somme toute assez basiques et la description des personnages assez grandiloquente.
Car nous avons là un super héros riche à foison, quasi invincible et doté de sortes de pouvoirs magiques.
L'auteur ne peut ainsi lui opposer un ennemi basique sans quoi l'énigme perdrait sa saveur et le lecteur son attention. C’est ce qu’il aurait pu advenir de ma lecture en effet si Norbert Sevestre n’avait voulu affubler aussi son malfaiteur de divers pouvoirs dont celui très importants d’hypnotiseur.
Le fait que l'on retrouve ce même bandit dans plusieurs fascicules va de fait attirer un accroissement des risques encourus par le héros mais surtout du niveau de menace du méchant. La nature maléfique de cet hypnotiseur va donc se voir exagérée et son pouvoir s'accroître de façon démesurée tout comme sa méchanceté et son sadisme. Cela amène donc une surenchère en tout qui n'a hélas pas su être habilement scénarisée par l'auteur et qui amène une certaine frustration dans la lecture.  Comme le dit le dicton « le trop est l’ennemi du bien ». Comment prendre cette lecture au sérieux, ne serait-ce qu’un minimum devant tant de situations grandguignolesques, de crimes surjoués et surtout de résolutions par le héros quasi immédiates.
Notre grand psychagogue semble avoir la solution à tout, l’explication à tout et deviner en un instant les tenants et aboutissants de l’affaire. Le scénario paraît ainsi clairement simplifié au possible et les révélations presque surfaites de naïveté.
C'est donc avec un sentiment mitigé mi-amusé, mi-dépité que j'ai suivi leurs aventures. Hésitant parfois entre lever les yeux au ciel tellement c'était gros ou pouffer de rire, j’ai terminé ce roman sur une note légère mais pas inoubliable. Surprenante, décalée du fait de sa méthode de narration plutôt populaire, l'avancée dans le récit se fait cependant trop vite pour donner au lecteur un semblant d’imprégnation. On le lit comme on survolerait un article, sans vraiment s’y plonger, avec légèreté et un intérêt moyen.
L'apanage des Editions Rivière Blanche est de nous faire découvrir ces récits disparus ou trop peu connus. Certains auront le mérite de revoir le jour et peut-être d'y faire un bref mais heureux passage sous la lumière des projecteurs alors que d'autres, hélas n'en ressortiront pas grandi pour autant. Je crains hélas que, de mon avis, ce roman fasse partie des seconds.
Je trouve aussi regrettable les fautes de frappe et autres coquilles qui parsèment régulièrement le récit. Cela fait du plus mauvais effet et lorsque, comme ici le récit ne se suffit que moyennement à lui-même, cela ôte encore un élément d'envie au lecteur.
En conclusion, on va dire que c’est une lecture facile et sans prétention qui a le mérite de faire passer le temps mais dont je ne considère pas que l’on doive attendre des miracles scénaristiques.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Sam 4 Juin - 8:34



La Femme dans la Voiture, de Richard Marsh






illustration
Phil COHEN
Richard Marsh traduit par Charles Giraudeau
Baskerville 30. La Femme dans la Voiture
ISBN-13: 978-1-61227-525-3
350 pages

"Dans tous les sens du terme, c'est un puzzle que vous avez là."

Londres, 14 mai, deux heures du matin.

Le colonel Overton vient d'assister à un crime en plein Piccadilly Circus : une femme a poignardé un homme dans le dos puis s'est perdue dans la foule. Tout en l'écoutant, son ami John Baird remarque une luxueuse Rolls-Royce, dont sort soudain une femme paniquée qui disparaît aussitôt. Quelques instants plus tard, un taxi dépose une troisième femme, qui s'empare de quelque chose dans la voiture et s'enfuit sans demander son reste.

Les deux amis découvrent alors que le chauffeur de la Rolls-Royce est mort...

Ainsi débute un roman policier touffu et passionnant, très novateur pour son époque, où aucun des personnages, limiers, criminels et héroines, n'est vraiment ce qu'il semble être.

Richard Marsh (1857-1915), auteur vedette de cette collection, vous a déjà fait rire avec Curios et frémir avec Les Enquêtes de Judith Lee. Il fait aujourd'hui l'objet d'une véritable redécouverte de la part des universitaires et des lecteurs anglo-saxons.


  • Genre : policier

  • Nombre de pages : 350

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Sam 4 Juin - 8:40

La Femme dans la Voiture, de Richard Marsh

Critique de ninik

Une des collections de Rivière Blanche se concentre dans la publication de récits, souvent rares, datant des années 1900, voir un peu avant. Beaucoup de thrillers y sont parus, mais Rivière Blanche n'hésite pas à y dévoiler d'autres romans, comme des histoires de super-héros par exemple. Le résultat est parfois surprenant pour nos habitudes actuelles de lecteur, mais toujours enrichissant et historiquement passionnant.
La Femme dans la voiture, de Richard Marsh, date de 1915, et est présenté par Jean-Daniel Breque, responsable de la collection et fervent défenseur de cette littérature. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'il publie des romans de Richard Marsh, puisque ce dernier a déjà offert aux amateurs Les Aventures de Judith Lee. Et si La Femme dans la voiture a déjà été publié, ce fut dans le cadre d'un feuilleton, et c'est la première fois qu'un ouvrage publie l’entièreté du récit.
Les premières pages en sont surprenantes, et demandent une adaptation du lecteur. En effet, les réactions des personnages, les dialogues, et la manière d'écrire (de nombreux points-virgules, une narration bien spécifique) surprennent, se révélant souvent désuets pour notre perception, mais s'y adapter permet de découvrir un excellent ouvrage, certes dense et touffu, mais très intéressant.
Nous y suivons une enquête débutant par la découverte d'une voiture, devant un club de Londres. Un cadavre est trouvé à l'intérieur, quasiment coupé en morceaux. Plusieurs jeunes femmes semblent graviter autour de cet assassinat, de même qu'un autre meurtre, survenu plus tôt, paraît en être lié. La Femme dans la voiture possède un certain nombre de protagonistes principaux, et l'auteur, s'adressant au lecteur, dissimule volontairement un certain nombre d'informations, certains personnages s'étonnant de telle ou telle chose sans que l'auteur ne révèle la nature de l'objet ou de la personne sur l'instant, gardant cette révélation pour plus tard, quand la tension sera à son comble. Le tout crée une ambiance mystérieuse et dense, qui implique une certaine concentration. Cependant, les indices se dévoilent au fur et à mesure, et l'histoire, habilement mise en scène et imaginée, tient d'un bout à l'autre à la perfection, ce qui, au vu du nombre de participants et de sous-intrigues, se révèle être un tour de force assez impressionnant.
La Femme dans la voiture possède peu d'action, et ne s'étale pas en de trop longues descriptions. La plus grosse part de l'ouvrage se compose de très nombreux dialogues, les protagonistes s'interrogeant, questionnant diverses personnes, et cherchant chacun à résoudre une part du mystère. Ainsi, finalement, seul le lecteur connaîtra tous les tenants et aboutissants de l'intrigue.
Celle-ci, magnifiquement mise en scène, se dévoile lentement, bien qu'elle s'accélère sur la fin (un peu trop je dois dire, l'échange entre deux personnages principaux apparaissant légèrement artificiels, et on ne peut que regretter que le roman n'ait pas pris le temps de nous révéler quelques indices supplémentaires à la place).
Cependant, il s'agit d'un petit détail, mais La Femme dans la voiture est un excellent thriller, empli de personnages, de réflexions, de mystères, et qui mérite amplement le détour. Il fera souvent s'interroger le lecteur sur l'honnêteté d'untel, sur qui est untel ou ce qu'il veut, bref, Richard Marsch parvient vraiment à impliquer le lecteur dans sa quête de la vérité et offre un thriller haut de gamme tout autant qu'une peinture de l'époque. Un livre qui mérite vraiment le détour, au sein d'une collection précieuse.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mer 15 Juin - 9:43



Dimension Super-Héros 3, de Collectif





Anthologie des héros de l'Univers Hexagon présentée par Romain d'Huissier.

Textes de Hervé Bourgade, Cédric Burgaud, Nelly Chadour, Fabien Clavel, Barbara Cordier, Romain d'Huissier, Vincent Lenga, Jean-Marc Lofficier, Sullivan Lord, Ghislain Morel et Kristof Vala.

De tous temps, les super-héros ont fasciné l'humanité. Avatars moderne des grandes figures mythologiques, vivant des aventures exceptionelles, on les retrouve dans toutes les cultures...

Et cette fois-ci, ils unissent leurs forces ! Sur le thème du crossover, plusieurs super-héros se rencontrent, s'affrontent ou font alliance pour une anthologie plus dynamique que jamais.

Prisonnière d'un cauchemar mystique, Sibilla ne peut compter que sur les Enchanteurs et son vieil ami Dave Kaplan pour la libérer... Sur la piste du trafic d'une étrange substance, Kit Kappa est amené à croiser le chemin du seigneur de la jungle Zembla... Lorsque des événements surnaturels frappent un pensionnat suisse, le jeune Ivan Wolonsky doit faire appel à la mystérieuse Morgane... Afin de contrer les plans des Kyrosiens, Homicron se résout à une alliance inattendue avec Rod Zey... Projeté à travers le temps, le métamorphe Jayde croise le chemin du puissant Kabur... Le Roi des Profondeurs et Ben (Râ) Léonard affrontent ensemble le fourbe Set dont les plans menacent l'Égypte...

L'Univers Hexagon est une création française dont les origines remontent aux années 1950. Réinventé et modernisé par Jean-Marc Lofficier, il est à l'honneur dans ce recueil réunissant les aventures de plusieurs de ses héros, sous la plume de 11 auteurs français.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 260

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mer 15 Juin - 10:02

Dimension Super-Héros 3, de Collectif

critique de ninik

Les super-héros ont envahi les comics-book depuis longtemps, et depuis quelques années squattent joyeusement les salles de cinéma. Mais la littérature a tout autant droit à ses propres adaptations. Rivière Blanche, responsable de la publication des héros de l'univers Hexagon (moins connu que Marvel, il s'agit de super-héros de création française) publie à présent Dimension Super-Héros 3, troisième recueil de nouvelles où des auteurs reprennent certains personnages de l'univers Hexagon (tout comme les Compagnons de l'ombre reprennent les héros de la littérature populaire). Ce troisième tome est particulier, puisqu'il impose la thématique cross-over, à savoir deux (ou plus) protagonistes de l'univers qui se rencontrent. Chaque nouvelle présente les différents super-héros qui y seront présents, et, en fin d'ouvrage, les auteurs sont présentés. A cela s'ajoutent d'agréables illustrations, au début et à la fin de chaque récit, qui mettent en avant les protagonistes dotés de super-pouvoirs. Tout cela contribue à créer une très intéressante ambiance, qui plaira beaucoup aux amateurs de l'univers Hexagon, mais aussi qui donnera envie à ceux n'y ayant jamais plongé de le découvrir (et j'en fais partie).
Romain d'Huissier, auteur dans le milieu du jeu de rôle et aussi écrivain (pour le Carnoplaste et Trash Editions entre-autre) présente l'univers dans une préface passionnante (nous apprenant entre-autre qu'il existe un jeu de rôle sur l'univers Hexagon) et conclut le recueil avec une nouvelle très intéressante mettant en scène le Roi de la mer, qui s'associe à Ra pour lutter contre son frère Seth désirant détruire le monde (le bien nommé La Dernière plaie, puisqu'il y est fait référence aux plaies d'Egypte). Nelly Chadour (elle aussi écrivain chez le Carnoplaste et Trash Editions, mais aussi responsable d'une sublime nouvelle dans le Dimension Trash de Rivière Blanche) s'était déjà intéressée à un personnage de l'univers Hexagon, à savoir Sybilla, dans un livre déjà publié par Rivière Blanche. C'est à nouveau elle qu'elle met au cœur de son récit (le bien nommé Attrape-rêve), une histoire onirico-cauchemardesque passionnante dans laquelle une toute jeune Sybilla, accompagnée d'un journaliste téméraire et d'un esprit indien, cherche à lutter contre les cauchemars qui la hantent. Le récit est brillant, mettant bien en scène le côté onirique de l'affaire, rendant les personnages très attachants tout en nous plongeant dans de l'action constante. Une des réussites du recueil.
Dimension Super-héros 3 est, comme tout les recueils de nouvelles, inégal, mais, comme souvent chez Rivière Blanche, le bon surpasse largement les quelques histoires oubliables. Parmi les moins intéressantes (on ne parlera pas de mauvaises nouvelles, car elles restent bien écrites), il est possible de citer celle de Jean-Marc Lofficier, Cauchemar qui, en mettant en scène, comme souvent, un récit très court, le conclut trop vite et laisse un peu de côté les lecteurs peu familier avec l'univers, malgré une plume comme toujours agréable. L'Homme d'Airain, de Sullivan Lord, n'est finalement qu'une interview, et les dialogues (questions/réponses) semblent un peu artificiels et mal intégrés dans le récit, et ainsi il se révèle le plus faible du recueil. Seconde Renaissance, de Cédric Burgaud, parlera surtout aux personnes familières avec l'univers Hexagon, Phenix plongeant dans son passé grâce à une drogue expérimentale pour se confronter à un traumatisme.
Les autres récits sont pour la plupart passionnants. De l'influence de la gravité sur le temps, de Ghislain Morel, ouvre le recueil avec un récit bourré d'actions, de méchants dignes des serial (ricanements sadiques en plus) et de voyage dans le temps. Dévolution, de Krystoff Vala, s'inscrit dans la même veine avec son scientifique fou transformant les gens en hommes de Neandertal, et le résultat s'avère aussi drôle que dynamique. Seul, on voyage vite ; ensemble, on voyage loin, en faisant s'allier un super moine shaolin et une sorte de Tarzan (Kit Kappa et Zembla) crée une ambiance surprenante, dynamique et extrêmement cinématographique, à la frontière entre nanar et film d'action décomplexé (charge d'éléphants, drogue de combat créant des super zombies, duel d'arts-martiaux). Des vacances de rêve, de Barbara Cordier surprend (mais très agréablement) en posant une histoire bien plus sérieuse et invitant à la réflexion, alors que la jeune magicienne Morgane et l'adolescent télépathe Ivan Wolonski se retrouvent dans une colonie de vacances. Les thématiques de l'intégration, du droit à la différence, et la manière d'utiliser ou pas ses pouvoirs sont ainsi au cœur d'un récit mêlant rêves, jalousies, et querelles d'adolescents. Une réussite, qui s'inscrit, aux côtés du récit de Nelly Chadour et de celui de Ghislain Morel, comme les meilleurs moments du recueil.
Au final, Dimension Super-héros 3 est une lecture des plus fréquentable, passionnante, qui prouve que les super-héros ont aussi leur place dans la littérature traditionnelle et donne diablement envie de continuer à découvrir les personnages mis en scène.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Lun 20 Juin - 9:09



Radu Dracula 4: Jesus, Fils de David, aie pitié de moi!, de Philippe Lemaire





La Princesse repoussa de ses bras frêles la lourde dalle de béton et s'extirpa hors du compartiment inoccupé du caveau. Elle épousseta son antique robe de velours pourpre avant de remettre la dalle en place et sortit de la chapelle funéraire. Un brouillard épais avait envahi le cimetière d'Highgate en ce début de nuit, lui conférant une touche fantastique qui ravit la non-morte.

Quand Radu Dracula meurt en Octobre 1476, il ne sait pas que sa vie ne fait que commencer. Le Diable lui confie une quête qui justifie sa condition de non-mort.

Dans ce quatrième Opus, Radu Dracula revient dans son pays après son séjour aux Amériques en 1494. Une nouvelle piste s'ouvre à lui, celle du gardien du Graal : Judas L'Iscariot. Mais celui-ci, lui glisse entre les mains chaque fois que Radu croit le retrouver. La confrontation aura lieu de nos jours dans le cimetière d'Highgate à Londres. Car l'arrivée de Maria a réveillé les vampires anglais. Mais Torquemada a décidé d'être présent.

Après… Prenez et buvez, ceci est mon sang, Que cette coupe s'éloigne de moi et L'un de vous me livrera !, Philippe Lemaire continue à réécrire le mythe du vampire et sa quête du Graal. Une nouvelle vision de Dracula.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 212

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Lun 20 Juin - 9:11

Radu Dracula 4: Jesus, Fils de David, aie pitié de moi!, de Philippe Lemaire

Critique d'Aelynah

Radu Dracula, seigneur des Carpates a été transformé en Nosferatu par Satan en personne. En échange, il lui a été donné la mission de découvrir le sang du Graal, seule source de pouvoir qui permettrait à Satan de prendre l'avantage sur Dieu.
Ce n'est pas une sinécure pour notre vampire et c'est donc du passé au présent que nous avons suivi ses aventures, ses déboires aussi, mais surtout cette quête assez particulière pour un vampire qui l'est tout autant.
Dans l'épisode précédent, Radu avait eu l'immense bonheur de retrouver sa fille Maria et de voir Satan lui faire le cadeau de la vie éternelle. Hélas, cette dernière ne l'a pas réellement vu ainsi et s'est donc enfuie des Carpates avec pour objectif de retrouver son fils, lui-même précédemment transformé par Radu.
La voici donc à Londres en quête de vérité, d'informations mais surtout de vengeance à l'encontre de son père. Elle n'a pas encore vraiment bien assimilé la vie moderne car ses tenues d'époque lui attirent quelques remarques désagréables et elle va de surprise en surprise dans cette ville immense qu'est Londres.
De son côté, Radu est toujours à la recherche de l'héritier du Christ, et c'est encore cette fois entre passé et présent que nous allons suivre les avancées de cette quête quasi impossible.
Je continue à adorer cette série pour ses vampires atypiques. Entre Radu en quête du Graal pour Satan et sa fille en pleine rébellion adolescente vampire, on peut dire que l'on ne s'ennuie pas.
De plus, les passages du passé nous plongent dans l'histoire du monde au travers des yeux de Radu et de son opposé, Torquemada l'inquisiteur fou.
Ils nous permettent aussi de continuer à suivre son apprentissage particulier de Nosferatu sous la férule de Satan. Car les nombreuses capacités qu’il pratique au présent ne lui ont pas été octroyées de suite de par sa nature. Et c’est donc parfois en les découvrant lui-même et parfois en se les voyant inculquer par son mentor que Radu va développer ses nombreux dons.
Cela nous amène à appréhender ses pensées les plus intimes et parfois les plus sombres sur sa condition de non-mort. Car Radu espère qu’une fois sa quête terminée il se verra finir vraiment cette vie qui dure depuis si longtemps. Il reste en cela assez logique dans ses pensées même si ses actes le contredisent parfois.
Philippe Lemaire a, là encore, su me prendre en main dès les premiers chapitres. Sa plume est toujours aussi addictive, je ne me lasse absolument pas des découvertes et des déconvenues de Radu dans sa quête. De plus, les événements historiques vécus par un vampire, ici le retour de l’armada de Colomb depuis ce qu’ils considéraient comme les Indes ou encore d’autres plus récents nous donne un sentiment de longévité au travers des yeux de Radu. Qui n’a pas rêvé de vivre certains de ces grands événements de l’intérieur, c’est un peu ce que l’on fait grâce à la plume enthousiaste et éloquente de l’auteur.

Mais ce quatrième tome nous rapproche de la fin de la quête de notre cher Radu, ou du moins, semble le faire de façon plus positive que les fois précédentes. Car Maria dans sa quête de vengeance a trouvé sur son chemin un personnage particulier et important des recherches de son père.
Cette rencontre inopinée et surprenante, mais surtout leur entente cordiale entre deux créatures si différentes laisse présager de nombreux bouleversements. Et c’est ce qu’il va advenir lorsque Radu va en avoir connaissance.
L’auteur nous laisse ainsi sur une fin de tome particulièrement prenante et un sentiment euphorique et stressant d’approcher le bout de cette quête du Graal.
C’est donc encore et toujours un succès que cette série que je vais continuer sous peu à suivre avec le tome 5. Et vu les dernières lignes lues avant de refermer celui-ci, je m’attends à un départ en fanfare qui n’est pas sans me plaire d’avance. Vivement !

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 17 Juil - 9:59



Manhattan Marilyn, de Philippe Laguerre





Ancienne Marine en Irak, Kristin Arroyo découvre dans les affaires de son grand-père décédé - un célèbre portraitiste - des clichés inédits de Marilyn Monroe. Aidée par un photographe, elle décide de monter une exposition. Malheureusement, rien ne se passe comme prévu : une mystérieuse organisation s'en prend à eux. Pourchassée, traquée, la jeune femme va rapidement comprendre que son destin est lié à celui de Marilyn Monroe et s'efforcer de reconstituer les derniers jours de l'égérie hollywoodienne afin de percer le mystère qui entoure sa disparition.


  • Genre : thriller

  • Nombre de pages : 348

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 17 Juil - 10:06

Manhattan Marilyn, de Philippe Laguerre

Critique de ninik

Philippe Ward est le directeur de collection des passionnantes éditions Rivière Blanche, qui livrent régulièrement nombre de romans et recueils de nouvelles fascinants. Mais c'est aussi un auteur, qui a récemment écrit Manhattan Ghost (avec son fils) et Danse avec le taureau, thriller intéressant tourné autour des corridas, dont le seul véritable reproche était d'être diablement trop court. Il publie aujourd'hui Manhattan Marilyn sous son véritable nom, Philippe Laguerre, thriller très intéressant qui s'inscrit clairement dans son univers littéraire.
Philippe Laguerre aime Manhattan, où il situe l'action de son histoire, tout comme dans son roman Manhattan Ghost, mais il a aussi aidé à publier un recueil de nouvelles chez Rivière Blanche, Dimension New-York, preuve que cette ville l'intéresse au plus haut point. Cela se ressent d'ailleurs (et par extension son intérêt pour les États-Unis) grâce à sa description de l'Amérique actuelle, le récit se plaçant en pleine manifestation pour protester contre la main-mise des riches et lobbys divers sur la société. La première fois que nous découvrons l'héroïne, d'ailleurs, elle scande violemment « nous sommes les 99% ». Philippe Laguerre parvient très bien à faire ressentir cette tension si actuelle (il suffit de voir la situation en France, en Belgique et partout ailleurs) mais nous plonge aussi dans la situation des soldats délaissés après leur retour du front, l'héroïne du roman étant une ancienne militaire, et elle rencontrera, lors de l'histoire, nombre de ses compatriotes, qui ont eu encore moins de chance qu'elle et ont fini sans domicile fixe.
Mais le récit tourne aussi autour de Marilyn Monroe, symbole fascinant qu'il arrive à rendre inoubliable lors de l'introduction la mettant en scène, ainsi que son célèbre « Happy Birthday, mister president ».
La plume de Philippe Laguerre est superbe, agréable et, à travers des chapitres courts, déploie une intrigue certes classique, mais à l'ambiance délicieuse, autour duquel tourne l'amour de la photographie (le grand-père de l'héroïne était photographe, et les photos de Marilyn Monroe qu'elle trouve chez elle sont au cœur de toute l'histoire) déjà présent dans Manhattan Ghost, mais aussi la musique. Déjà dans Danse avec le taureau, Philippe Laguerre jouait avec la musique traditionnelle pour créer son ambiance, et ici, à travers quelques chansons latino (notre soldat est métissée), l'auteur utilise la musique pour poser le cadre.
En dehors de cela, la construction est très classique. Nous avons un complot mystérieux visant à tuer l'héroïne, après qu'en se liant d'amitié avec un photographe, de surprenantes photos de Marilyn Monroe sont révélées. Poursuivie mais aidée par un milliardaire et quelques sans-abri, elle veut comprendre qui est derrière tout ça et pourquoi, et venger le photographe, assassiné.
L'histoire est plaisante, même si, quand les tenants et aboutissants commencent à être révélés, il est aisé d'anticiper la résolution. De plus, la dureté de la vie des sans-abri n'est pas assez présente. L'auteur s'attache en effet à décrire comment les soldats sont abandonnés par la société et finissent sans-abri, mais le lecteur ne ressent pas assez leur désespoir à ce stade, mais plutôt auparavant, comme si le fait que la société les ignore soit plus grave que de vivre dans la rue.
Manhattan Marilyn est un thriller très agréable, qui se lit vite. Les personnages sont certes un peu trop caricaturaux, mais les héros sont attachants, et il est facile de se plonger dans l'univers mis en scène et de se laisser porter sur la conclusion de ce sympathique complot.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Ven 19 Aoû - 8:17



Radu Dracula 5: Je ne te renierai pas..., de Philippe Lemaire





Quand il réalisa qu'il avait été enterré vivant, le prince Bogdan s'efforca de contrôler la panique qui l'envahissait, mais sans réellement y parvenir. Immobilisé dans sa gangue de sapin, il pouvait à peine bouger les bras et les jambes, tandis que les battements de son coeur affolé ne lui parvenaient même plus...

Quand Radu Dracula meurt en Octobre 1476, il ne sait pas que sa vie ne fait que commencer. Le Diable lui confie une quête qui justifie sa condition de non-mort.

Dans ce cinquième Opus, Radu se rapproche de sa proie. De son côté, affaibli, Judas Iscariote veille et, malgré Mina, parvient à prévenir le dernier descendant du Christ du danger qui le guette. Alors que dans son monastère pyrénéen, Torquemada attend patiemment que son piège se referme sur le vampire, la poursuite continue...

Après Prenez et buvez, ceci est mon sang, Que cette coupe s'éloigne de moi, L'un de vous me livrera ! et Jesus, Fils de David, aie pitié de moi! Philippe Lemaire continue à réécrire le mythe du vampire et sa quête du Graal. Une nouvelle vision de Dracula.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 212

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Ven 19 Aoû - 8:21

Radu Dracula 5: Je ne te renierai pas..., de Philippe Lemaire

Critique d'Aelynah

Cette fois Philippe Lemaire a tenu à nous montrer l'autre côté de la médaille et c'est donc avec la vision de Judas Iscariote, mais aussi celle du dernier descendant de Jésus Christ que nous allons entamer ce cinquième tome.
Et même si les renseignements collectés alors sont passionnants, ils ne réussissent pas à nous faire oublier la scène finale du rôle précédent, et la curiosité qu'elle nous avait laissé ressentir.
Quel était ce bruit immense qui venait de la partie du château où Radu a enfermé Maria? Que se passe-t-il?
Elle devra donc encore attendre quelques chapitres pour être satisfaite.
Cependant, le scénario n'en est pas moins intéressant, du fait des informations que nous collectons enfin sur l'autre partie de ce duel millénaire.
Le descendant du Nazaréen semble un homme terre à terre, et pas intéressé outre mesure par les élucubrations de ce Judas Iscariote qui semble le poursuivre de ses lettres. Il faudra cependant un événement, qui aurait pu être dramatique pour lui et les siens, pour qu’il ouvre les yeux et décide d’écouter enfin ce qu’il a à lui dire.
Nous pénétrons ainsi plus avant dans le récit mais aussi dans l’histoire de cette quête, du point de vue de Dieu et non plus de Satan.

Car outre Judas, le descendant de Dieu va avoir affaire aussi à notre confrérie de moines espagnols si « sympathiques » et au grand Inquisiteur lui-même.

La quête de Radu semble arriver à son terme, soit par son échec total, soit par sa réussite, mais ce tome nous entraîne inéluctablement vers un dénouement surprenant.
Et quel dénouement ! Au final une question me reste en suspens, comment cela se terminera-t-il ? Car même si l’on peut considérer que je me suis avancée en prédisant un épilogue à cette quête dans ce tome, la suite reste vague et bien mystérieuse et nous plonge encore dans le chaos.
Et de fait, c’est ce que j’aime avec cette série, nulle lassitude à suivre Radu dans sa quête du Graal car chaque fois l’auteur trouve de quoi nous sustenter à notre faim et en même temps nous donner encore à nous pourlécher les babines en imaginant la suite.
Un très bon tome encore, qui nous tient en haleine mais surtout nous permet une incursion du côté des hommes de Dieu et du descendant du Christ, ce qui nous permet ainsi de cerner dorénavant tous les protagonistes de cette histoire.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Sam 3 Déc - 9:42



Docteur Crime, de E.W. Hornung





Blessé au crâne pendant la guerre, condamné par la médecine anglaise, le Dr John Dollar est sauvé par un confrère audacieux qui fait de lui un homme nouveau : non seulement il recouvre la santé, mais il se libère des tendances criminelles induites par sa blessure. Sa décision est prise : le crime est parfois une maladie et il sera celui qui en guérira ses semblables. Le docteur du crime est né !


  • Genre : polar

  • Nombre de pages : 260

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Sam 3 Déc - 9:44

Docteur Crime, de E.W. Hornung

Critique d'Aelynah

Ce que j'aime avec les éditions Rivière Blanche, c'est leur catalogue surprenant de titres oubliés ou très peu connus.
Cette fois encore je découvre un auteur méconnu mais cependant fort intéressant. Il s'agit tout de même du beau-frère d'Arthur Conan Doyle. Et sans imaginer des réunions de famille autour des grands crimes de leurs temps, je n'en suis pas loin.
Le scénario est assez moderne pour son époque puisque notre héros, Dr Crime, ou plus communément appelé Dr John Dollar, s'occupe d'un lieu d'asile pour criminels en rédemption. Mais si ce n'est pas là une idée moderne, son expérience personnelle lui permet de prendre une décision cruciale. Il va guérir ses semblables de leurs tendances criminelles.
Envoyés par leur famille, de leur propre chef ou tout simplement surpris sur le fait, ses pensionnaires vont être amenés à lutter contre leurs propres tendances et ce, parfois, de manière assez spectaculaire, mais surtout par une mise en situation et un suivi psychologique particulier.
Ce roman va ainsi nous exposer diverses affaires qui vont nous permettre de suivre les expériences et les manières de procéder de notre docteur du crime.
Ses "clients" vont être aussi différents les uns des autres que peuvent l'être les crimes.
Mais pour chacun d'entre eux le Dr Dollar va tout faire pour les aider de son mieux.
Dans la manière dont sont traité les affaires, le lecteur, habitué à la plume d'un Conan Doyle ou d'une Agatha Christie, retrouvera ce qui en faisait leur succès : enquêtes à tiroirs, réflexions et solutions parfois alambiquées mais toujours bien développées. On comprendra donc rapidement que cet auteur ait connu une certaine réussite à son époque, mais tout en se demandant pourquoi il n'est pas parvenu plus tôt à nos yeux.
Il s'agit ici d'un roman particulièrement bien mené dans le style Whodunit (roman à énigmes).
Notre docteur Crime, qui se veut docteur plutôt que détective, va cependant être amené plus souvent qu'à son envie à utiliser ses facultés de déductions et de réflexion face à des situations de crimes qui n'en sont pas toujours.
Là où le lecteur retrouvera son côté moderne sera dans l'épilogue de chaque affaire, où il est fort rare que le contrevenant soit arrêté et poursuivi par la loi. Par contre, il est bien mis en avant que la magnanimité de notre bon docteur ne le reste que si le "patient" suit son traitement et laisse de côté ses tendances criminelles.

J'avoue avoir grandement apprécié de retrouver cette ambiance et ce style qui devient désuet de nos jours. Les scénarii, dans le genre des bonnes enquêtes de Sherlock Holmes, restent aussi intemporels que rondement menés. Je regrette simplement que la maison d'édition ait préféré un titre moins connu de l'auteur plutôt qu'un de ses titres phare à son apogée. Cependant si celui-ci ne connut pas, selon les sources de la traductrice le "même succès critique" que ses prédécesseurs il a tout de même tout d'un bon roman.
Le personnage du docteur Crime est atypique par son passé tourmenté et son besoin de combattre les tendances criminelles de ses concitoyens d'une façon surprenantes et pourtant qui semble fonctionner. Les personnages secondaires, en apportant leurs affaires au-devant du docteur Dollar permettent une intrigue prenante et mettent une ambiance propice aux questionnements. Le mystère reste entier jusqu'à l'explication de notre héros et comme tout bon Whodunit, la réflexion est poussée à son comble pour mettre le coupable ainsi que le lecteur devant le fait accompli.
C'est donc encore une fois chez Rivière Blanche une belle découverte et je serais assez ravie de voir ressortir de derrière les fagots les aventures de l'autre héros de cet auteur intéressant. Car E.W. Hornung a, en la personne de Arthur J. Raffles, ouvert la voie à un étonnant prédécesseur de notre Arsène Lupin national. Sa notoriété fut telle que le personnage fut mis en avant au cinéma et interprété par de grands acteurs de l'époque tel John Barrymore ou David Niven. A découvrir donc !

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 5 Fév - 9:13



L'Almanach des vampires 2, de Collectif





Anthologie présentée par Jean-Marc Lofficier. Textes de Henri Bé, Nathan Cabaniss, Anthony R. Cardno, Matthew Dennion, Brian Gallagher, Martin Gately, Travis Hiltz, David McDonald, Frank J. Morlock, John Peel, Neil Penswick, Catherine Robert, Dominique Rocher, Dola Rosselet, Artikel Unbekannt et Zaroff.

Traduits par Martine Blond, Nicolas Cluzeau, Catherine Dussault, Noé Gaillard, Jean-Marc Lofficier et Thierry Virga.


La popularité du mythe du vampire est due au fait qu'il traite du sujet de la résurrection des morts, qui est au coeur de la plupart des religions du monde. Les nouvelles rassemblées dans ce volume mettent en vedette certains des plus célèbres vampires de l'histoire de la littérature. Certains prédatent Dracula, tandis que d'autres sont des incarnations modernes du mythe. Des écrivains du monde entier apportent une diversité de points de vue à ce mélange de tradition et de légendes vampiriques.

Figurent au sommaire de ce recueil Carmilla et Lenore, la Princesse Asa Vajda et la Comtesse Nadine Carody, Alinska, la Vierge-Vampire de Hongrie et Irma Vep, Dracula et le Capitaine Vampire, Lord Ruthven et Nosferatu, mais aussi les Vampires de Mars, Koschei l'Immortel et les Orphelines Vampires, présentant de nombreuses versions, à la fois traditionnelles et non-traditionnelles, du mythe du vampire, toujours plus non-vivant que jamais.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 448

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Dim 5 Fév - 9:21

L'Almanach des vampires 2, de Collectif

Critique de ninik

Rivière Blanche est un éditeur passionnant et toujours surprenant. Que ce soit en proposant des œuvres anciennes et rares, des recueils de nouvelles aux thématiques très intéressantes et rarement exploitées, ou encore en livrant des romans aux sujets ne laissant pas indifférent, l'éditeur ose, et on ne peut que le féliciter pour cela. Parfois, certains livres sont en deçà d'autres, mais ils osent toujours, et jamais l'éditeur ne surfe sur le succès facile en proposant des titres calibrés et sans âme.
Parmi ses recueils de nouvelles, Les Compagnons de l'ombre se révèlent particulièrement intéressants. En effet, les auteurs qui y participent s'approprient les héros populaires, que ce soit de la littérature ou du cinéma (Solomon Kane, Arsène Lupin, Sherlock Holmes et bien d'autres) pour proposer des histoires toutes plus surprenantes les unes que les autres, mêlant en règle générale plusieurs de ces héros au sein d'un même récit. Les Almanach des vampires utilisent le même concept mais, comme son nom l'indique, se centrent sur les buveurs de sang (ce qui n'empêche pas les auteurs de rajouter nombre de protagonistes populaires pour s'allier ou lutter contre les vampires). Sans surprise, ce tome 2 est tout aussi passionnant que le premier et, comme souvent avec les recueils de nouvelles de Rivière Blanche, propose des récits certes inégaux (comme toujours quand de nombreux auteurs travaillent à un projet) mais jamais mauvais. Les récits sont en général assez courts, et classés par vampires mis en avant.
Dès l'ouverture du recueil, le ton est donné, puisque Matthew Denion fait s'affronter, au milieu de l'Atlantide, Hercule et des chauves-souris vampires géantes, les Gyaos (qui viennent des films Gamera, tortue géante et amie des enfants, elle-aussi présente dans le récit). L'histoire est simple, classique, mais bien écrite et passionnante, et ce mélange surprenant offre un sel fascinant au récit. Le lecteur croisera ainsi, lors de sa lecture, Lord Ruthven, Dracula, Sherlock Holmes, Alexandre Dumas et son fils, Sâr Dubnotal, la fascinante Carmilla, mais aussi la princesse vampire crée par Jess Franco, ou les orphelines vampires mises en avant par le regretté Jean Rollin, et bien d'autres !
Ce livre plaira à tout amateur de vampires mais aussi de culture populaire, tant les récits sont intéressants, bien écrits et bien pensés. Certains, cependant, méritent tout particulièrement le détour. Le Sang appelle le sang, de John Peel (mettant en scène Alinska la vierge de Hongrie) offre une fin à l'ironie grinçante certes prévisible, mais délicieusement cruelle. La Sorcière de Lune, de Martin Gately, est un des récits centré sur la délicieuse Carmilla, et propose quelques descriptions horrifiques absolument inoubliables. Difficile d'en révéler la chute pour ne pas gâcher le plaisir, mais la description d'une des vampires et de sa manière de se nourrir restera dans les mémoires du lecteur. Si Carmilla est au centre d'une des histoires les plus horrible du recueil (dans le bon sens du terme bien entendu), les sentiments qu'elle provoque chez ses victimes fait aussi d'elle le point d'orgue de certains des récits les plus mélancoliques, comme le doux-amer A En mourir, de Dola Rosselet, ou Tu Mourras avec délice, de Henri Bé. Certains auteurs optent pour un aspect plus guerrier, et les amateurs d'action ne pourront qu'adorer Le Procès de Van-Helsing, de Brian Gallhager, qui est certes centré sur Le Capitaine vampire, mais, se passant dans la ville vampire, met en avant un grand nombre de personnages (dont Carmilla, et l'ombre de Dracula flotte sur tout le récit), mais de surcroît, l'histoire se permet quelques jolis retournements de situations et une certaine ironie dans sa conclusion, les ennemis d'hier devant collaborer, et Le Capitaine vampire, après avoir enlevé Van Helsing, se doit de le défendre s'il veut survivre. A feu et à sang, d'Artikel Unbekannt, en s'intéressant à la Comtesse Carody (apparue dans le Vampyros Lesbos de Jess Franco) flirte avec l'érotisme, et le fait d'une manière délicieusement brillante, mettant en avant toute la sensualité et la fascination qu'un tel personnage peut instaurer, et Les Demoiselles de la Minuit, de Henri Bé, parvient à recréer l'imaginaire poético-bizarre cher à Jean Rollin en centrant son récit sur ses Orphelines vampires
C'est ainsi un livre assez inoubliable que nous propose l'éditeur, et dont chaque page propose de délicieuses surprises aux amateurs de littérature vampirique, un ouvrage que l'on se doit de découvrir !

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MessageSujet: Re: [Editeur] Rivière Blanche   Mer 8 Fév - 9:05



Dimension Sidération, de Collectif





Né de l'imagination de Serge Lehman, dont l'un de ces recueils porte le titre, La Sidération attire de nouveaux auteurs, comme le prouve cette anthologie dirigée par Noé Gaillard.

Vous avez, un jour, été complètement stupéfié par quelque chose auquel vous n'aviez absolument pas pensé, que rien, jusque-là, ne vous avait préparé à admettre, à envisager... A moins que, comme le personnage de la première nouvelle ici proposée, vos préoccupations ne vous aient tout simplement fait accepter cet "impensé" pour du normal... du convenu implicite... Ainsi, on peut trouver sidérant aussi bien ce que l'on n'avait pas imaginé, que l'incapacité à imaginer. Alors, surgissant des ténèbres, de l'au-delà de la nuit, l'auteur vous offre de quoi être stupéfait et vous aide à imaginer son monde pour qu'au gré de la lecture, plus rien de ce qui est raconté ne vous surprenne... pour de douces sidérations.


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : 224

  • Format : papier

  • Nombre d'exemplaires : 1

  • Délai de lecture : 1 mois

  • Date de fin d'inscription : 28 décembre 2015




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