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 [Editeur] Lumen éditions

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ninik

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MessageSujet: [Editeur] Lumen éditions   Mar 8 Juil - 11:23



Lumen Editions




Les éditions Lumen publient une littérature d'évasion jeunesse, adolescents et jeunes adultes, dans le domaine de l'imaginaire.



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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mar 8 Juil - 11:28



Gardiens des Cités perdues de Shannon Messenger





Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ?

Un premier roman baigné de magie, dont la fantaisie et le sens du suspense font des miracles, et où éclate le talent indéniable de Shannon Messenger. Un nom à retenir !



  • Genre : fantastique

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mar 8 Juil - 11:30

Gardiens des Cités perdues de Shannon Messenger

Critique de Youplala

Merci pour ce partenariat avec les éditions Lumen, qui m'a énormément plu.

J'ai eu l'opportunité de lire "Gardiens des cités perdues" de Shannon Messenger. C'est un roman qui nous raconte l'aventure de Sophie jeune fille de 12 ans qui entend les pensées des gens. C'est un don qui représente plutôt une malédiction pour elle, car elle ne sait pas le gérer. Elle est à l'écart des autres, même de sa famille qui pourtant l'aime. Mais est-ce que ce mal être ne cache pas une plus grande destinée ? Sophie n'a peut être pas sa place dans le monde des hommes...

Entre Harry Potter et le conte de fée cette histoire nous plonge dans un endroit merveilleux. En effet Sophie est emmenée chez les elfes et découvre un nouveau foyer. Ses pouvoirs peuvent se maîtriser, et quoi de mieux que l'école des elfes pour développer ses capacités. Le déroulement du roman se calque sur l'année "scolaire" de Sophie, on la découvre petit à petit tout le long de cette période. Bien qu'il y ai beaucoup de personnages, ils sont tous appréciables et bien construit. Notamment l'héroïne qui évolue par étape, c'est un réel plaisir de la découvrir, son rôle au sein de sa nouvelle famille peut émouvoir le lecteur. Cela m'a d'ailleurs tiré une larme ou deux. Ensuite les relations sociales de l'adolescente qui s'améliorent nous la présentent, comme une jeune fille drôle avec du caractère. D'ailleurs son groupe d'amis est vraiment atypique. Notamment le personnage de Dex qui n'est pas sans nous rappeler le très sympathique Ronald Weasley, meilleur ami de Harry Potter.

Il y a beaucoup d'aventure dans ce roman, beaucoup d'action, mais il y a aussi un gros nœud d'intrigues qui nous tire tout le long du livre. Qui est vraiment Sophie, qui sont ses parents, jusqu'où ses pouvoirs peuvent aller, quel est le complot qui se dévoile depuis son arrivée? Autant de questions que l'adolescente doit élucider tout en réussissant ses examens. Toute l'histoire est bien construite, tout gravite autour de Sophie, et chaque réponse nous étonne un peu plus. Sans parler de l'univers féerique dans lequel elle évolue. J'ai été transportée par ce monde coloré, joyeux, parfois même incongru. La faune et la flore sont étonnantes, l'auteur décrit tout tellement bien que rien qu'en fermant les yeux, le lecteur peut se projeter dans ce monde si différent du notre. De plus les références aux cités perdues qui servent de terres d'accueil aux elfes sont très bien choisies et donne encore une raison de faire fonctionner son imaginaire.

Même si les similitudes avec certaines œuvres contemporaines ressortent dans ce livre, cela n'entache en rien la personnalité propre de ce roman. Le monde est complètement différent tout en étant proche de ce que l'on a pu voir auparavant. C'est un savant mélange des deux qui fournit au lecteur une lecture de qualité qui le ravira et l'emmènera loin de son quotidien. Et bien sur tout cela pour son plus grand plaisir.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Lun 25 Aoû - 11:18



Witch Song d'Amber Argyle



Dans les profondeurs de la forêt, à l’abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu’elle est une sorcière, une des Gardiennes de la nature qui contrôlent les éléments par la force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l’abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule.

Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre. Les Chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l’amener à bon port.

La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s’éteindre ? Sous la plume ensorcelante d’Amber Argyle, suivez Brusenna sur les routes d’un monde menacé, dans une quête où ses choix peuvent sauver ou condamner les Hommes !

  • Genre : fantasy

  • Nombre de pages : 322

  • Format : papier







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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Lun 25 Aoû - 11:20

Witch Song d'Amber Argyle
Critique d'Allisonline (à lire aussi sur son blog, ici)

J'ai passé un très agréable moment avec Witch Song et je tiens à remercier les Éditions Lumen et le forum Au cœur de l'Imaginarium pour leur confiance ! J'ai dévoré ce livre en lecture commune avec ma super Binôme de folie : Justine de Lire-une-passion, ce qui n'a fait qu'ajouter au plaisir que j'ai pris à découvrir l'histoire de Senna !

Encore une fois, je suis conquise par le travail des Éditions Lumen sur le livre objet. Il est beau, agréable en mains, la couverture et le papier sont de bonne qualité... Le tout en restant fidèle à leur prix habituel. Si les pavés vous font peur, ne soyez pas rebutés par son apparence : c'est un livre jeunesse et les presque 500 pages ne sont dues qu'à la taille de l'écriture. Aussi, la charte des précédents romans est très bien respectée et mes trois Lumen sont très beaux les uns à coté des autres : sans faute sur l'objet livre confirmé !

Nous sommes donc face à un livre fantastique jeunesse qui mets en scène des sorcières assez différentes de celles que l'on a pris l'habitude de voir récemment dans ce même genre. Et j'ai beaucoup apprécié la façon dont est traité le mythe ici : les sorcières sont des Gardiennes, des femmes qui utilisent le Chant pour contrôler la nature, soit la terre, la végétation, l'eau et la lumière. Enfin, elles ne la contrôlent pas exactement, on est vraiment dans un concept de respect de la nature où les éléments et les sorcières agissent en harmonie, nous n'avons pas cette notion de contrainte. Les Gardiennes veillent donc à ce que les saisons suivent leur cours, à ce que la faune et la flore s'équilibrent et s'entendent... Leur mission est de protéger la nature, simplement.

L'héroïne du roman, Brusenna (que nous finirons par appeler Senna, alors autant commencer tout de suite) est une jeune fille d'une quinzaine d'années, timide, qui n'aime pas attirer l'attention et qui, si elle sait qu'elle est une sorcière, ignore aussi un grand nombre de choses. En effet, elle vit au cœur d'une forêt avec sa mère et son chien, assez loin d'un village où elle est toujours très mal accueillie, voire physiquement repoussée par les habitants craintifs qui voient en elle une pratiquante de la sorcellerie. Un jour où un villageois particulièrement vindicatif fait un scandale pour ...rien, et où Senna se voit déjà prête à être punie pour un crime qu'elle n'a pas commis, une femme intervient pour la soutenir. Cette dernière demande à rencontrer sa mère et Senna finit par espionner la conversation des deux femmes : elle découvre alors qu'elle n'a toujours exploité qu'une infime parcelle de ses talents, que sa mère l'a volontairement tenue loin de leur communauté et qu'une terrible sorcière, Espen, cherche à vaincre toutes ses consœurs et semble même en bonne voie... Les deux femmes partent donc, laissant Senna seule et loin du danger. Jusqu'au jour où elle apprend qu'elle est probablement la dernière sorcière et part donc à l'aventure. Elle trouvera de l'aide dans sa quête auprès des protecteurs, qui l'aideront à fuir les chasseurs de sorcières et à accomplir sa mission...

J'ai vraiment passé un très bon moment avec Senna et les personnages qu'elle rencontre au cours du récit, personnages que je vous laisse découvrir. J'ai apprécié le début du roman, où Senna doit apprendre à contrôler ses nouvelles capacités, à être autonome, à grandir, à comprendre ses sentiments... C'est un personnage attachant, elle est intelligente et débrouillarde, elle est tout simplement agréable à suivre. Plus d'un an passe entre le début et la fin du roman, et on voit vraiment l'évolution de Senna, on voit bien que l'histoire devient plus sombre alors que le dénouement approche. Même si les problèmes sont souvent résolus un peu facilement et que les « méchants » de l'histoire sont presque grotesques tant ils sont facilement mis en déroute. Un peu... Un peu comme la team Rocket quoi.

Sinon, l'univers mis en place est très bien travaillé, très bien présenté. J'ai aimé plein de petits détails, comme l’existence des Crécelles, qui sont aux sorcières ce que les Cracmols sont aux sorciers du monde de Harry Potter. Soit des femmes nées au sein d'une famille de sorcières, mais chantent malheureusement faux et n'ont donc aucun pouvoir.

Witch Song est donc un excellent premier tome pour une saga jeunesse prometteuse ! Pour les jeunes et les moins jeunes ayant envie de découvrir un univers riche et poétique, doux, où la nature est mise en avant et où la délicatesse est reine. J'attends pour ma part la suite avec impatience, même si ce premier tome nous offre une jolie fin fermée tout sauf frustrante, ce que j'apprécie particulièrement. N'ayez pas peur, vous n'aurez pas à attendre trop longtemps : Witch Song sort le 28 aout. Précipitez-vous !

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mar 9 Sep - 12:15



In The After de Demitria Lunetta





Ils entendent le plus léger des bruits de pas…
Ils sont plus rapides que le plus dangereux des prédateurs…
Et leur traque ne prendra fin qu’à votre dernier souffle !

Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ?

Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !

Distingué par l’Association des libraires américains comme l’un des meilleurs livres jeunesse 2013, IN THE AFTER saura vous faire passer des nuits blanches !


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 464

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mar 9 Sep - 12:16

In The After de Demitria Lunetta

Critique d'Aelynah

Cette chronique est une double première pour moi puisqu'il s'agit de ma première dystopie mais aussi de ma première lecture commune.
Je remercie donc le forum Au cœur de l'Imaginarium pour ce partenariat avec les Éditions Lumen ainsi qu'E.C Tanengam pour cette lecture commune.

Amy a 13 ans quand sa vie et le monde sont chamboulés par l'arrivée sur Terre d'Aliens. Ceux-ci ne ressemblent en rien à ceux des séries télé ou des films catastrophes. Leur but est plus primaire : exterminer les humains en les dévorant.
Cela fait maintenant 3 ans qu'elle survit en autarcie avec Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu à une attaque et qu'elle a trouvé dans un supermarché en ruine.
Parfois elles croisent d'autres humains mais leur survie passe avant la compagnie. Jusqu'au jour où un événement surprenant va de nouveau chambouler leur vie. Et si les survivants étaient plus nombreux que ce qu'elles croyaient ?? Mais sont-elles prêtes à cette éventualité ?? Et aux découvertes que cela va entraîner??


Comment expliquer ce que j'ai ressenti à cette lecture? Même moi je suis encore dans le doute de mes propres sentiments.
C'est la fin du monde, seules survivent les forts. Comment une adolescente a-t-elle pu s'en sortir ainsi et trouver le courage surtout de le faire? Comme quoi la nature humaine est vraiment une chose magnifique.
L'imagination de l'auteure est fertile et nous suivons avec fébrilité et angoisse la progression de nos deux héroïnes dans ce monde voué à la destruction. Des enfants laissées seules et qui se débrouillent comme des chefs. L'Histoire nous a souvent montré  des cas de ce genre, les aliens en moins.
L'instinct de survie d'Amy et Baby est fort. Elles ont bien compris où était leur sauvegarde : dans le silence et la solidarité mais surtout dans la méfiance.

Le découpage du récit en trois grandes parties distinctes marquées dans l'édition même du livre par une double page noire qui se voit sur la tranche, nous laisse présager de nombreux rebondissements. Des pages noires comme la nuit, noires comme les ténèbres qui entourent le monde.
Ce détail allié à une couverture en relief et un dessin sombre et fracturé ne peut que nous donner un aperçu de l'ambiance.
Et notre lecture nous prouve assez rapidement que nous avons raison de le croire.
C'est un roman vraiment prenant et j'ai dû me faire violence pour ne pas le lire d'une traite.
C'est là l' "avantage" de la lecture commune Smile. Il faut essayer de rester au même niveau pour en discuter et partager sans risquer de se spoiler l'une l'autre. Merci encore à Émilie pour ces échanges du soir fructueux. Pouvoir discuter et se poser les questions chacune l'une à l'autre que l'on se pose à soi-même habituellement c'est agréable.
Car de plus en plus de questions restent en suspens et c'est avec impatience que l'on attend de découvrir les secrets que l'on semble nous cacher depuis le début.
Qui sont-ils? D'où viennent ils? Que sommes nous devenus pour réussir à lutter contre eux??
Pourquoi les survivants sont ils en majorité des enfants? Est ce réellement dû à leurs facultés d'adaptation et à la propension des adultes à tout faire pour leur protection? Ou y a-t-il autre chose?

La première partie nous plonge dans l'ambiance de fin du monde et elle est ainsi prenante, flippante et en même temps surprenante. Les premiers chapitres nous mettent dans le bain. Et je peux vous assurer que vous vous y retrouvez plongé jusqu'au cou. C'est sombre, dur et intense.
Nous découvrons ce qu'une apocalypse peut faire à la race humaine tant physiquement que moralement. Nous en avons l'exemple lorsqu'Amy rencontre Jake.
La survie devient le seul et unique but de tous et souvent au détriment de la solidarité ou de la compassion. Sa rencontre avec Baby est une bénédiction pour Amy car elle va apprendre à partager mais aussi retrouver un peu d'humanité et d'amour. Ses sentiments renforcent leur besoin de survie et nous les suivons donc avec encore plus d'attention dans cette vie qui semble sans lendemain. À ce moment là, l'espoir semble mort et seule compte le fait de vivre au jour le jour en profitant l'une de l'autre et se protégeant l'une l'autre.

Baby est une petite fille de 3/4 ans lorsqu'Amy la trouve. Et tout comme elle, on se demande comment elle a réussi à s'en sortir tout en étant heureux de cet état de fait. Son passé reste sombre cependant et nous irons de découverte en découverte ou du moins certains indices vont nous mettre la puce à l'oreille. Qui est-elle? Qu'elle est cette cicatrice à la forme particulière qu'elle arbore dans le cou? Et comment s'est-elle faite cette blessure qu'Amy a dû soigner lorsqu'elle l'a trouvée ?

La plume de l'auteur, dans cette partie, est fluide et en même temps tel un serpent elle glisse de page en page tout en vous laissant cette sensation désagréable presque visqueuse que tout ne va pas se passer aussi bien que vous le souhaitez.
On vit l'évolution de notre personnage au fil des mois et des années. Les quelques flash-back sont là pour nous les expliquer ou plutôt nous donner les raisons de tels revirements. Car la jeune fille un peu rebelle de l'avant est toujours là mais elle sait maintenant que ses rebellions d'enfants étaient puériles et inutiles. Elle regrette pourtant ce temps et les rares moments de joie qu'il lui en reste.

Lorsqu'un événement va à nouveau chambouler leur vie et qu'elles vont découvrir qu'elles ne sont plus seules, nous sommes perplexes.

Car avec la deuxième partie vient l'espoir mais aussi le questionnement. Nous avons deux visions de la vie d'Amy à quelques mois d'écart et ce en même temps. Du coup cela ralentit un peu le rythme. Personnellement je suis restée accrochée à l'histoire mais je me suis sentie moins investie.
La partie post-apocalyptique était plus sombre, plus glauque. Elle nous tenait en haleine par cette horreur sous-jacente.
Cette deuxième partie est donc différente tant par la lumière qu'elle dégage avec ce renouveau que par ce côté trop propre, trop neuf presque suspect.
Baby a comme disparu des écrans, sa présence se fait plus discrète même si elle reste en filigrane.
Nous rencontrons de nouveaux personnages, des plus lumineux aux plus sombres. Du coup, le suspens reste en arrière plan car malgré les deux vies d'Amy que nous suivons et les découvertes que nous faisons, nous ne savons toujours pas le pourquoi du comment.
De nombreuses questions sont toujours là en toile de fond.

Puis même si nous n'en apprenons pas vraiment plus, la troisième partie voit Amy prendre de grandes décisions qui vont bouleverser sa vie.
On s'approche du dénouement et en même temps ce que l'on apprend au fur et à mesure exacerbe nos sentiments.
Certains humains sont plus néfastes que les Floraes eux-mêmes. Car nous apprenons enfin le nom que les hommes leur ont donnés. À lui seul il nous ouvre des perspectives de réflexion. Pourtant je ne sais pas si j'aurais pu vivre dans leur monde nouveau.

Et lorsqu'en fin LA révélation apparaît c'est ... Dingue! Car je ne trouve pas vraiment de mots pour décrire ma réaction. Surprise, estomaquée, sur le cul Smile...
J'avais imaginé des scénarii et des dénouements mais rien comme cela.
L'auteure est absolument horrible de nous balancer ça comme ça. Comme Amy on ne peut rester stoïque à une telle découverte.
J'ai beau avoir envisagé cette hypothèse ou plutôt une qui ressemblait je ne m'attendais pas à cela.


 Beaucoup de suspens donc dans ce roman, beaucoup de sensations aussi à vivre lorsque l'on suit leurs aventures. Ce n'est pas un coup de cœur car la deuxième partie m'a beaucoup moins plu que le reste mais ça reste une lecture pleine de rebondissements et de questionnements comme je les aime.
Merci encore au forum Au cœur de l'Imaginarium pour m'avoir permis au travers de leur partenariat de découvrir ce roman.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mar 30 Sep - 9:47



Wizards tome 2 Le Sacrifice, de Diane Duane





Nita est en vacances d'été sur les rives de la magnifique île de Long Island. Une nuit, sortie nager, elle croise dans les eaux tièdes un dauphin qui parle le langage des sorciers. Les rochers de la côte soufflent à son meilleur ami, Kit, venu passer quelques jours avec elle, qu'un danger imminent approche du rivage... Et voilà nos deux jeunes sorciers repartis en mission ! Entre animaux marins dotés de pouvoirs de sorcellerie, incantations vieilles comme le monde et regards inquisiteurs des parents de Nita, nos deux amis doivent ruser pour plonger découvrir les secrets ancestraux enfouis au fond de l'océan... et dont il va leur falloir maîtriser les arcanes, sous peine de mort ! Retrouvez Kit et Nita dans la suite de leurs aventures ! Vendue en tout à plus de 3 millions d'exemplaires rien qu'aux États-Unis, Wizards berçait avant Harry Potter les rêves de magie des adolescents américains. Très appréciée outre‑Atlantique, cette série a été primée de nombreuses fois.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 350

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mar 30 Sep - 9:51

Wizards tome 2 Le Sacrifice, de Diane Duane

Critique d'Allisonline (à lire aussi sur son blog [url= http://allison-line.blogspot.fr/2014/09/wizards-tome-2-le-sacrifice.html]ici[/url])

J'avais passé un agréable moment avec le premier tome de Wizards, même si quelques points m'avaient un peu dérangée. J'avais cependant prévu de laisser une chance à la suite de la saga et je ne le regrette pas du tout, ce second tome étant bien meilleur que le précédent. Je tiens donc à remercier le forum Au Cœur de l'Imaginarium ainsi que les Éditions Lumen pour ce partenariat !

Une fois encore, et je pense arrêter de le dire tant c'est toujours le cas chez Lumen, l'objet livre est superbe. La couverture est vraiment belle et en totale adéquation avec l'histoire. Et je précise aussi que Lumen nous offre ici un livre au même format et au même prix que les autres romans de la maison.

On retrouve dans ce second tome les deux héros rencontrés dans le premier, Nita et Kit, en vacances à Long Island avec les parents et la sœur de la jeune fille. Alors qu'ils se baignent tranquillement en profitant d'un repos bien mérité après les événements du tome précédent, un dauphin vient leur demander de l'aide en utilisant le Discours, le langage universel. Une de ses amies, une sorcière tout comme eux, est gravement blessée. Nita et Kit acceptent sans hésiter et vont se retrouver au cœur d'une aventure sous-marine qui va une fois encore être bien plus qu'une petite mission sans importance...

J'ai trouvé très plaisant d'être plongée en plein océan pendant la majorité du récit et d'avoir pour compagnons des baleines et des requins, entre autres. C'est un univers que j'ai très peu souvent visité au cours de mes lectures et dont je ne connais pas grand chose, finalement. Et je ne pensais pas m'y plaire autant ! Dans le roman, les habitants de la mer ont une façon de voir les choses très particulière et bien différente de la notre, mais il était très agréable de bouleverser mes habitudes et j'ai vraiment aimé ce coté très original.

Un autre point que j'ai beaucoup apprécié est un écho à ma propre façon de penser, à savoir le fait que l'Homme n'est pas forcément supérieur aux autres créatures, et Diane Duane semble partager mon avis. En effet, si Nita et Kit sont bien les deux jeunes sorciers au cœur de l'histoire, S'reee, la jeune baleine qu'ils rencontrent au début du roman, en est un aussi ! Maitriser la magie et le Discours ne sont pas des arts réservés aux sorciers humains, toutes les créatures peuvent apprendre. C'était très plaisant de lire une histoire où les humains et les habitants de l'océan sont sur un pied d'égalité.

Aussi, il y a beaucoup de choses qui se sont grandement améliorées, depuis le premier tome. L'intrigue principale, pour commencer, est bien plus poussée que celle du précédent, et plus épique aussi ! Nita et Kit, que j'avais trouvé très semblables dans le premier tome, ont gagné en maturité et ont vu leur caractère s'affirmer. Ils gagnent ainsi en crédibilité et on s'attache d'autant plus à eux. Je leur reprocherais cependant toujours cette facilité à accepter l'inimaginable, ainsi que leur faculté d'adaptation à n'importe quelle situation. Aussi, Diane Duane passe toujours sous silence tout ce qui concerne la sorcellerie et l'apprentissage de la magie, Nita et Kit arrivant toujours préparés d'un chapitre à l'autre, ou ayant appris tout ce qu'il y avait à savoir durant une ellipse. C'est un peu frustrant, comme si le lecteur était laissé de coté.

Suivant presque le même schéma que le tome précédent, le roman prend une tournure bien plus sombre vers la moitié du livre, et le titre prend enfin tout son sens. Mais le tout reste très accessible aux jeunes dès dix ans. Ces derniers s'identifieront très facilement aux deux héros, lesquels tentent de sauver le monde tout en devant jongler avec des problèmes bien plus communs, comme les couvre-feux, la petite sœur casse-pieds ou la maman inquiète en voyant sa fille se rapprocher d'un garçon...

Une fois encore, j'ai apprécié la lecture de ce tome de Wizards, mais je reste assez loin du coup de cœur. Ce tome est plein de bonnes choses, très original et promet une suite des plus intéressante, surtout du coté de la famille de Nita... mais je n'en dis pas plus. Le fait que les deux personnages principaux aient autant mûri en si peu de temps promet des aventures de plus en plus palpitantes et j'ai hâte de voir ce que nous réserve Diane Duane avec la suite de Wizards. Encore merci à Lumen et à Au Cœur de l'Imaginarium !

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Sam 18 Oct - 10:02



King's Game, de Nobuaki Kanazawa





Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange SMS qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un “King’s Game”. Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l’évidence : ils ont 24 heures pour
s’exécuter et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? Où qu’elles soient, quoi qu’elles tentent pour s’échapper, la mort vient trouver ses jeunes victimes, infaillible. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à découvrir la vérité avant qu’il ne s’abatte ?


  • Genre : thriller

  • Nombre de pages : 373

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Sam 18 Oct - 10:06

King's Game, de Nobuaki Kanazawa

Critique de Sebuster (à lire aussi sur son blog ici)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce livre nous fait rentrer directement dans l’histoire. Au bout de quelques pages, on est déjà plongé dans le jeu du roi, jeu que personne dans la classe de Nobuaki ne prend au sérieux bien évidemment. Même lorsque le premier décès arrive, les élèves ont du mal à croire que la cause réelle de ce suicide apparent est le gage du jeu du roi.
Pourtant les décès parmi les élèves de cette classe de seconde vont s’enchaîner, au rythme d'un à plusieurs par jour, en fonction des ordres du roi. Très vite le lecteur est happé par l’histoire et son rythme, aidé par le découpage en chapitres correspondant à chaque journée. Au fil des pages, l’angoisse naît : quels seront le prochain ordre et son gage en cas de non-exécution ? Qui sera la victime ?
En ce qui concerne l’histoire et sa morale, les personnages :
Toute l’histoire est construite autour de Nobuaki, le personnage principal qui va tenter par tous les moyens d’éviter de nouveaux décès. Ses échecs répétés pour sauver ses camarades de classe constituent un chemin initiatique pour lui : il s’interroge sur les notions d’amitié lorsque ceux en qui il avait confiance n’hésitent pas à trahir pour sauver leur peau, d’amour lorsqu’il se sent incapable de protéger celle qu’il aime ou de lui avouer ses sentiments. Très vite le roman tourne autour des relations humaines, grâce à une psychologie des personnages travaillée, palliant à un manque de description physique poussée : les personnages sont décrits par leur caractère. Les codes et la mentalité japonaise ressortent de ce récit : si ce jeu du roi se produisait en France, les gens n’adopteraient pas les mêmes comportements. Les japonais restent dignes malgré l’atrocité des meurtres (décapitations, démembrements, crise cardiaques, asphyxie…).

En ce qui concerne le style de l’auteur :

Étant donné qu’il s’agit de la traduction d’un livre en japonais à l’origine, il est difficile de se prononcer là-dessus, tant les codes et les coutumes japonais diffèrent des nôtres. Cependant, la lecture est fluide et agréable. Les dialogues correspondent pour la plupart à ceux qu’auraient des personnages lycéens dans la réalité. Il y a quelques incohérences ou phrases dont le sens est parfois compliqué à comprendre, mais je pense que cela est dû justement à cette différence de culture et à la traduction. Je garde néanmoins un très bon souvenir de cette lecture : j’ai été totalement immergé grâce à ce style fluide et au vocabulaire simple.

Quelques bémols :

On entend beaucoup parler des éditions Lumen ces derniers temps, suite aux nombreuses chroniques de lecteurs enchantés par leurs différents ouvrages qui se diffusent largement sur les réseaux sociaux. J’avais donc hâte de commencer la lecture de mon premier livre chez Lumen, d’autant plus que le résumé m’avait véritablement attiré, fan de Phone Game, ce film d’angoisse se déroulant dans une cabine de téléphone, ou de Doubt, ce manga sur le même thème que King’s Game.
Mais j’ai été déçu par le nombre de fautes d’orthographe ou d’accord (dès la 6ème ligne du roman on peut lire « Les badauds s’éventait le col de la main et se plaignait d’un bout de la journée à l’autre… », ou bien quelques pages plus loin « Tu va griller toutes tes forces… »), les bug de mise en page lorsqu’une tirade est coupée en plein milieu d’une phrase avec insertion d’un alinéa, les coquilles (avaientt par exemple). Cela m’a profondément choqué, mais heureusement que l’histoire est très prenante : j’en ai donc poursuivi la lecture jusqu’au bout et dévoré le livre en 3 nuits.

Dans la cohérence de l’histoire je déplore deux faits :

- le premier est que malgré les 31 meurtres ou décès suspects dans une classe de 32 élèves, à aucun moment la police ne prend cela au sérieux. Tout juste si les policiers interrogent les élèves à un moment donné, mais l’action de la police n’est pas développée dans le roman. Dans la réalité, si une telle situation se produisait, peut-on réellement envisager que la police ne remuerait pas ciel et terre pour résoudre l’affaire ou bien surveillerait les rescapés ? Cela rend peu crédible l’histoire, qui est par ailleurs, je le répète, très prenante grâce à l’attachement du lecteur à Nobuaki et à la volonté de connaître le fin mot de ce scénario.
- le second est que les parents des élèves les laissent rentrer, sortir de chez eux, et ceux quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit alors que des élèves meurent tous les jours ! Même lorsque le héros et certains de ses camarades entreprennent un voyage en train, bus, stop de plus de 800 km il n’y a aucune réaction des parents.
Ces deux points perturbent donc la cohérence du livre.

En résumé :

J’ai adoré ce livre, je l’ai dévoré car le thème du King’s Game me fascine, tout comme les thrillers psychologiques. Mais les nombreuses fautes et les quelques incohérences dans l’histoire m’empêchent de lui donner la note maximale. Je lui mets tout de même un 4/5 et j’attends impatiemment la suite pour savoir sur quoi la chute du tome 1 va m’entraîner.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Dim 26 Oct - 9:22



Dualed, d'Elsie Chapman





Dans la ville fortifiée de Kersh, avant d’atteindre son vingtième anniversaire, chaque citoyen doit éliminer son Double, un jumeau génétiquement identique, élevé dans une autre famille. Le compte à rebours se déclenche un beau matin, et chacun a trente petits jours pour affronter son autre moi. West Grayer est fin prête. Elle a quinze ans, et s’entraîne depuis des mois et des mois pour affronter son alter ego. Survivre, c’est accéder à une vie normale, terminer ses études, avoir le droit de travailler, de se marier, de mettre au monde des enfants. Mais un grain de sable imprévu vient griper la machine, et West se met à douter : est-elle vraiment la meilleure version d’elle-même, celle qui mérite un avenir ? Pour rester en vie, elle doit cesser de fuir... son Double d’abord, mais aussi ce qu’elle ressent, et qui a le pouvoir de la détruire. Frénétique et imprévisible, le premier roman d’Elsie Chapman est un thriller qui vous prend à la gorge, une chevauchée infernale de la première à la dernière page.


  • Genre : thriller fantastique

  • Nombre de pages : 440

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Dim 26 Oct - 9:26

Dualed, d'Elsie Chapman

Critique d'Illion

On dit des films de Quentin Tarantino (puisqu'un magazine fait la comparaison, moi aussi) que soit on adore, soit on déteste. Ce livre je le déteste. Pas parce qu'il est mal fait, incohérent ou plein de fautes, mais parce qu'il représente tout ce qui me tape sur les nerfs quand je lis un livre et que je résumerais en deux points qui convergent l'un vers l'autre : la narration à la première personne et la banalité.

Je l'ai déjà dit dans une autre chronique (cf. Série des Flavia de Luce sur le blog), voire plusieurs mais quand je lis un livre j'ai en horreur la narration à la première personne, en particulier quand ça me paraît être utilisé dans un cadre purement conventionnel - et c'est le cas ici selon moi -. Alors "les goûts et les couleurs ça ne se discute pas" et je reconnais volontiers que c'est un ressenti purement personnel, vraisemblablement issu de mon expérience de gameuse : étant une vraie buse cosmique aux jeux à la première personne (FPS en tête) je préfère ceux avec une caméra isométrique (type The Witcher ou les MMORPGs). Mais ce que je déplore ici, au-delà de mon goût propre, c'est un manque cruel d'originalité. Un récit avec une gamine de 16 ans comme héroïne peut marcher avec une narration à la troisième personne, comme un récit historique peut fonctionner en étant à la première. L'un n'empêche pas l'autre.

Le livre appartient au genre de la dystopie/contre-utopie*. Je sais que chaque genre a ses codes et conventions plus ou moins tacites et utilisés par tous mais le génie d'un auteur c'est aussi de transcender ces codes par la rupture, l'innovation ou la réactualisation. Là, bien que je reconnaisse ne pas l'avoir lu, j'ai l'impression d'avoir un énième Hunger Game avec juste un changement de décor et de nom. Rendez-vous compte : un monde plus ou moins post-apocalyptique/rongé par une guerre entraîne la civilisation humaine a radicalement repenser son mode de fonctionnement en créant une sorte d'épreuve où des adolescents doivent s’entre-tuer et dont le héros est une fille de 15/16 ans entraînée plus ou moins malgré elle, le tout chapeauté par un Conseil de "sages". ça ne vous rappelle rien ? Dualed ainsi que The Testing sont conçus sur ce scénario de base. Comme par hasard la narration est toujours à la première personne.

C'est peut-être à la mode, et très certainement que la traduction perd beaucoup par rapport à l'anglais (parce que le côté "frénétique et imprévisible" moi je l'ai pas vu hein...), mais dès les premières lignes je suis sortie de mes gonds et j'ai eu envie de jeter le livre. Encore une fois le genre ne convient probablement pas à mes goûts mais les thrillers j'aime bien et la quatrième de couverture dit que s'en est un. Excusez du peu mais dès la première page, en faisant le lien avec ce que je savais d'Hunger Game et avec ma lecture de The Testing, je connaissais non seulement la fin du livre mais aussi - à peu près - son déroulement et les états d'âme de West Grayer. ET JE M'EN FICHE DE SES ETATS D'ÂME !!!! Qu'en ai-je à faire des émois balbutiants d'une gamine de 15 ans, obligée de tuer pour survivre, amoureuse de son ami d'enfance (encore une constante...) mais qui ne s'assume pas ? Je veux le thriller moi ! Le côté "frénétique et imprévisible" !!! Au lieu de ça j'ai un vague fond d'action ultra-violent et sanglant et beaucoup de mièvreries et d'hésitations.... J'ai peur pour la suite T_T.

En dehors de ça, techniquement le livre est bien fait et je n'ai pas grand chose à lui reprocher (si ce n'est que j'ai sué pour le finir...). J'avoue que j'adhère même plutôt bien avec la thématique développée qui, selon moi, pose la question de l'état d'adulte. Bien que présenté d'une manière extrême avec une société divisée en deux - d'un côté les adultes privilégiés et de l'autre les adolescents discriminés-, Elsie Chapman présente le passage de l'enfance à l'âge adulte d'un point de vue intéressant et dont on peut tirer plusieurs interprétations.

Voici la situation :

- de 0 à 20 ans, les individus sont "inactifs"
- entre 10 et 20 ans, ils sont "activés" et ont un mois à partir de l'activation pour tuer leur Alt/Jumeau Génétique. L'activation peut intervenir n'importe quand dans cette fourchette de 10 ans, parfois très tôt (le Professeur Baer à 10 ans), parfois très tard (un autre personnage à presque 20 ans). Au terme des 30 jours, si aucun des deux individus n'a tué l'autre, ils meurent tous les deux.
- après l'activation (selon l'âge), les individus ayant réussi à éliminer leur Alt deviennent des "accomplis". Les accomplis ont un boulot mieux payé (même si adolescents), le droit à de la vraie nourriture (par exemple une salade César avec du poulet et non pas du pigeon), la possibilité de poursuivre leurs études, de se marier, de faire des enfants etc...

Ce que le livre traite comme une discrimination est le reflet même de la réalité : un adolescent réfléchit rarement à ce qu'il veut faire "après", le mariage et les enfants ne sont que des mots situés dans un avenir vaguement lointain, et la nourriture... Si on les laissait faire les adolescents mangeraient n'importe quoi non ? ^^' -ne sais pas-. La réalité c'est que tout le monde est d'accord pour admettre que l'adolescence est une période charnière entre le monde des adultes et celui des enfants. Mais ce n'est pas nécessairement une question d'âge comme l'indique la fourchette plutôt large de 10 ans. Je crois que l'âge adulte est plus un état d'esprit (tout du moins ça semble présenté ainsi) : selon le parcours et les circonstances de la vie, certains l'atteignent très tôt, d'autres très tard. Ce n'est pas une erreur, juste la nature car tout le monde est différente et réagit différemment aux événements. Mais Elsie Chapman va plus loin en nous disant ce à quoi correspond ce changement d'état d'esprit : chaque individu de Kersh a un Alt**, un jumeau génétique, et ne devient "accompli" (comprenez adulte) seulement quand il l'a éliminé. Le récit fait dans la violence et le sanglant, mais qu'importe l'idée est la même. Passer à l'âge adulte, c'est se traquer, se trouver et se vaincre soi-même pour se libérer des peurs de l'enfance, avancer et envisager une vie en en acceptant toutes les conséquences et les responsabilités : faire des études pour trouver un bon travail pour pouvoir acheter une maison, manger à sa faim et élever des enfants. Si on prend le "schéma classique". Et donc ceux qui n'y parviendraient pas sont condamné à s'auto-détruire, comme les individus incapables de trouver et de tuer leur Alt dans le temps imparti. Le livre rend compte aussi d'une autre réalité à travers la description des différents quartier de Kersh : au-delà du fait que même les utopies semblent avoir leurs riches et leurs pauvres, nous sommes tous plus ou moins bien préparés à affronter notre Alt selon l'environnement dans lequel nous vivons. Parfois on part désavantagé par la vie, parfois sur-préparés. Le résultat est le même : nous aurons tous à mener ce combat.

En résumé, je déteste ce livre pour ce qu'il est à savoir une énième dystopie mettant en scène une adolescente devant survivre à un "jeu de massacre" géant. ça ne m'empêche pas d'apprécier le message très instructif caché derrière les lignes. J'attends autant que je redoute Divided, que je dois lire après et où je risque de retrouver les mêmes "défauts"...

*Le terme utopie vient du grec u- (préfixe de négation) et topos (le lieu, l'endroit), désignant clairement un "non-lieu" i.e un endroit qui n'existe pas. Thomas Moore créa le genre littéraire à la Renaissance avec son livre justement intitulé Utopia et décrivant une société parfaite, juste et égalitaire pour tous. Les utopies narrent donc des histoires dans des cités/civilisations idéales. De même que les dystopies et contre-utopies, bien que dans des registres différents, même si, en général, on utilise un mot pour l'autre. La contre-utopie désigne plutôt une utopie qui sombre et s'effondre dans sa propre dépravation du fait de la corruption de la pensée originelle (j'y range les 1984, Fahrenheit 451 et autres Meilleur des mondes). La dystopie, elle, se fonde sur une utopie basée sur la violence et naissant des cendres de l'ancien monde plutôt que d'une pensée idéale (Hunger Games, The Testing, Divergent -à priori car je ne l'ai pas lu- et bien sûr Dualed)

**Pour "alter-ego" du latin signifiant "autre-moi"

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Lun 24 Nov - 10:59



Divided, d'Elsie Chapman





West Grayer en a terminé avec sa vie de tueuse à gages. Elle a vaincu son double, sa jumelle génétique élevée dans une autre famille, et prouvé qu’elle avait droit à un futur dans la ville fortifiée de Kersh. Déterminée à oublier cette effroyable épreuve, elle est prête, désormais, à mettre le passé derrière elle. Mais le Conseil, l’instance dirigeante de la cité, ne l’entend pas de cette oreille. Ils cherchent à la convaincre de reprendre du service, de tuer de nouveau. En échange ? Une offre incroyable, presque impossible à refuser…

West va-t-elle accepter de replonger en enfer, quitte à risquer tout ce qu’elle a, une fois de plus ? Quand elle découvre que parmi ses cibles se trouve un des fantômes de son passé, la jeune fille comprend que la situation est en train de lui échapper. Le Conseil ment : si elle veut survivre, elle va devoir affronter les douleurs enfouies de son histoire personnelle. Jusqu’où iront les autorités pour préserver leurs secrets ? Et West, pour sauver ceux qu’elle aime ?

Le chasseur est désormais la proie ! Action en pagaille et rebondissements saisissants : les masques tombent enfin dans la suite de Dualed, le thriller dystopique haletant d’Elsie Chapman.


  • Genre : thriller fantastique

  • Nombre de pages : 322

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Lun 24 Nov - 11:02

Divided, d'Elsie Chapman

Critique d'Illion

Ayant été fortement déçue du traitement scénaristique apporté à Dualed, qui selon moi n'est qu'un énième "pseudo-Hunger Games", j'appréhendais la lecture de Divided. J'espérais que l'auteure se ressaisirait et sorte des schémas classiques autant que j'avais peur qu'elle continue dans cette lancée. Le résumé n'était pas vraiment pour me rassurer tant la trame scénaristique proposée est banale. Si on enlève tous les éléments propres au livre et à l'univers développé, cela donne à peu près ceci :

Le personnage principal a raccroché de son activité plus ou moins légale. On lui demande de reprendre du service une dernière fois pour une ultime mission de la plus haute importance en lui faisant une offre impossible à refuser et trop belle pour être vraie. Le personnage accepte, commence la mission mais finit par se rendre compte qu'il a été piégé. Il doit maintenant mener un combat de titan à l'issue incertaine pour survivre.

Osez me dire que vous n'avez jamais lu de livres ou vu de films et de séries reprenant ce schéma scénaristique... Qui plus est, là où ça me met hors de moi dès le résumé, c'est que la phrase d'accroche publicitaire du magazine est EXACTEMENT la même, à la virgule près, que pour le premier volume. Donc soit ils ont lu les deux en même temps et ont fait un tir groupé, soit ils n'ont pas pris la peine de changer de phrases d'accroche, ce qui est pire. Pour moi, c'est une "faute" déjà énorme et qui me fait partir avec un mauvais à-priori sur le livre, d'autant plus mauvais que je n'avais pas aimé son grand frère.

Sur le plan du scénario, malheureusement il n'y a pas grand chose à en dire. Le tome 2 souffre du même manque d'originalité que le tome 1, avec une histoire de base vue et revue. J'en sais le déroulé presque exact avant même que les événements n'arrivent, au temps pour les "rebondissements saisissants" annoncés... En gros l'histoire centrale est clichée et l'histoire amoureuse de l'héroïne est mièvre. Je ne reviendrais pas sur ma perception de la composante "romance" du livre : j'estime avoir dit ce que j'avais à dire pour le premier et mon avis n'a pas changé, loin de là. Pas vraiment mieux, pas vraiment pire non plus de ce point de vue là.

Après il y a quand même des bonnes choses, je serais vraiment de mauvaise foi si je prétendais le contraire. Le tome 1 abordait implicitement la question du passage à l'âge adulte, le tome 2 se concentre plus sur le développement de son personnage central et de son univers dans une démarche qui est plutôt intéressante. On évoque ainsi ce que j'appellerais le "stress post-traumatique" du passage à l'âge adulte. Le personnage a vaincu son Alt, cet autre-lui qui représente la part de lui-même qui l'empêche de devenir adulte, mais est-ce pour autant qu'il l'accepte ? La question ici posée est de savoir si pour être adulte il suffit simplement d'accepter de le devenir en détruisant la part de soi qui reste dans le passé ou si, à l'image de West, il faut aussi accepter que ce passé désormais mort et révolu est une part intégrante de soi et de l'adulte que l'on devient. Finalement sur quoi peut-on construire son futur : l'oubli ou le souvenir ? La même question revient de manière indirecte avec l'histoire de la ville fortifiée de Kersh dont on nous dévoile progressivement la mythologie avec ses héros fondateurs, etc... comme une cité à l'antique s'appuyant sur des figures légendaires pour se développer. Kersh possède aussi sa part d'ombre plus ou moins occultée comme on le devine aisément, et au gré des révélations plus ou moins inattendues, je veux bien l'admettre, se pose la question du développement sain et serein de la vie à la fois dans et hors les murs : étant coupé du monde extérieur, la réalité de la situation est-elle vraiment ce qu'on nous en dit ? Les choses n'auraient-elles pas évoluées différemment si tout un chacun possédait les bonnes informations ? Là apparaît également la limite ténue entre l'utopie et la contre-utopie/dystopie, la différence entre se servir d'une arme pour tuer ou se servir d'une arme pour protéger.

Comme pour le tome 1, des bonnes et des mauvaises choses, mais je ne peux définitivement pas passer à côté du manque d'originalité chronique du scénario. Certes, il a réussi à me surprendre et à me captiver pendant toute la partie où l'offre est faite à West Grayer, remarquablement traitée sur le plan psychologique, mais pour le reste c'est trop classique et, selon moi, c'est LE gros point noir de cette série jusqu'à présent. Si troisième tome il y a, j'espère vivement qu'Elsie Chapman va enfin se démarquer des schémas classiques du genre mais malheureusement je n'irais pas le lire pour vérifier.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mer 26 Nov - 9:14



King's Game extrême, de Nobuaki Kanazawa





Sept mois ont passé depuis le King’s Game qui a décimé la classe de seconde de Nobuaki. Le jeune homme a déménagé, rejoint un lycée différent et s’est rapidement fait de nouveaux amis. Pourtant, chaque soir, à l’approche de minuit, il fixe avec angoisse son téléphone, redoutant l’arrivée d’un SMS du roi. L’être maléfique qui a provoqué la mort atroce de ses anciens camarades semble cependant s’être évanoui dans la nature. Nobuaki finit par croire que le cauchemar est définitivement derrière lui…

Mais un soir de juin, la spirale infernale reprend. Cette fois, l’horreur monte d’un cran : les défis et les sanctions, tous plus terribles les uns que les autres, se succèdent avec frénésie. Tous les camarades de classe de Nobuaki sont terrorisés, perdus, abasourdis face à la tragédie… sauf une. Que sait-elle du jeu du roi ? A-t-elle un lien avec l’expéditeur de ces terrifiants messages ? Si Nobuaki veut sauver ses amis et mettre un terme au jeu, il va lui falloir le découvrir, et vite !

Dans la saison 2 de King’s Game, une course contre la montre mortelle commence… Récit saisissant dont le suspense va crescendo, King’s Game Extreme ne vous laissera pas un instant de répit. Nuits blanches garanties !


  • Genre : thriller

  • Nombre de pages : 384

  • Format : papier





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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mer 26 Nov - 9:17

King's Game extrême, de Nobuaki Kanazawa

Critique de Sebuster (à lire aussi sur son blog ici)

Ce livre m’a été proposé à chroniquer en partenariat avec le forum « Au cœur de l’imaginarium » et je les en remercie !

C'est avec plaisir que je retrouve Nobuaki, ce personnage si attachant qui m'avait bouleversé dans le tome 1 par sa générosité sans borne et son humanité.

Le voici dans un nouveau lycée, hanté par le précédent jeu du roi qui a décimé toute son ancienne classe et à la fin duquel il a choisi de participer au prochain, plutôt que de mourir. Mais afin de ne pas y entraîner ses nouveaux camarades, il s'isole volontairement. En vain. Lorsque le premier message du roi arrive sur les portables de toute la classe, il réalise qu'il tient là l'occasion de sauver ses nouveaux camarades et de mettre un terme définitif à ce jeu mortel. Seulement, rien ne va se passer comme il l'avait prévu...

Très vite le rythme s'emballe dans ce second tome : on retrouve les mêmes gages lancés par le roi que dans le premier opus, regroupés dans le même ordre. Les cadavres s'empilent, sous les yeux impuissants de Nobuaki et du lecteur. Ma première réaction a été de me dire : "À peine 30 pages sur les 300 et quelques que compte le livre, et un tiers de la classe a été décimé ! Que va bien pouvoir faire l'auteur dans les pages suivantes ?" Et c'est une frénésie de lecture qui s'empare du lecteur. Aurons-nous le fin mot de cette histoire dans les dernières pages ? Qui est le roi ? Comment ces morts sont-elles possibles ? Autant de questions qui nous poussent à poursuivre la lecture.

Le style de l'auteur est identique au premier opus, et les deux tomes s'enchaînent parfaitement : le lecteur est plongé directement dans l'univers de l'auteur. La structure du livre reste identique au premier : une nouvelle classe, de nouveaux personnages, dont on pourrait déplorer l'absence de description pour certains d'entre eux, le lecteur a parfois du mal à se les imaginer, mais au rythme où ces personnages secondaires meurent, cela n'est pas très grave. Heureusement, les élèves "principaux", ceux qui vont être présents jusque la fin du livre, sont mieux travaillés et deviennent attachants pour certains, détestables pour d'autres.

J'ai particulièrement aimé le travail sur la psychologie de Nobuaki : moins naïf que dans le premier opus. Même s'il est toujours confronté aux doutes et frustré par son impuissance à sauver ses camarades malgré tous ses efforts, son côté guerrier ressort davantage : il va remuer ciel et terre et faire preuve d'une volonté de fer pour mettre un terme à ce jeu. J'ai préféré le Nobuaki du tome 2 par rapport à celui du tome 1, cette évolution dans le caractère du personnage témoigne du fait que l'auteur a bien pris conscience que les événements vécus par son héros dans le premier tome avaient forcément endurci Nobuaki.

Les scènes de gages sont beaucoup plus gores que celles du tome 1, mais pas assez réalistes parfois car à la limite du possible (comment peut-on sérieusement envisager qu'un individu se tranche volontairement 3 membres avec une tronçonneuse sans hurler ou sans être arrêté par la douleur ? On a l'impression qu'il fait cela comme s'il se brossait les dents).

J'avais été déçu par le nombre de fautes et de répétitions dans le premier tome qui gâchait la lecture. Je suis ravi que cela ne soit pas le cas dans ce second volume, même si quelques répétitions alourdissent parfois le texte, mais rien de comparable avec le premier tome. La lecture en est donc plus fluide.

Ma seule déception concerne la fin, que je ne raconterai pas dans cette chronique. Pourquoi ai-je été déçu ? Car elle est parachutée comme un cheveu sur la soupe par un personnage qui disparaît aussi vite qu'il est apparu, c'est-à-dire en quelques paragraphes.

De plus, c'est mon côté scientifique qui a été le plus malmené par cette fin pour le moins... rocambolesque, voire scientifiquement incohérente. Je ne sais pas si cela est dû à la traduction ou à la réelle volonté de l'auteur, mais les faits et mécanismes scientifiques qui sont décrits sont brouillons et incompréhensibles. Mais peut-être que cela serait mieux passé si je n'avais pas été expert dans ce domaine.

De plus, la manière dont le jeu du roi se termine est contraire à ce que j'espérais. Mais nous sommes peut-être trop formatés par les "happy end". Heureusement, la chute du livre (laissant l'opportunité d'un tome 3 ?) est très originale et donne envie que ce jeu de massacre se poursuive.

En résumé :

J'ai préféré le tome 2 au tome 1 car il apporte des réponses et le personnage de Nobuaki est plus travaillé. Néanmoins, la cohérence de certains faits ou de certaines scènes laissent à désirer. Pourtant la magie opère : on est rapidement immergé dans ce livre dont on veut absolument tourner les pages pour connaître la fin. Un bon moment de lecture en perspective.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Mer 26 Nov - 10:12

J'ai aussi préféré le 2 même si mon coeur sensible lol a parfois failli vouloir aller faire un tour ailleurs.
La série compte 5 tomes si je ne m'abuse mais au vue de la montée en puissance j'ai peur de ce que cela va devenir :s
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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Dim 30 Nov - 11:03



Widdershins tome 1 - Le Pacte de la voleuse, d'Ari Marmell





Dans une autre vie, elle s’appelait Adrienne Satti, mais à présent, elle n’est plus que Widdershins. Gamine des rues, devenue noble, puis voleuse – la vie ne l’a pas épargnée. Orpheline très jeune, elle a connu la pauvreté et le luxe les plus extrêmes. Revenue aux ruelles sombres d’où elle était sortie, elle est désormais considérée comme l’une des voleuses les plus intrépides... Mais ses talents suffiront-ils à la sauver de la ténébreuse conspiration qui ronge inexorablement les entrailles de la cité de Davillon ? Découvrez Widdershins, l’aristocrate devenue voleuse, qui connaît mille façons de couper une bourse et autant de charmer ducs et barons dans les salons de la noblesse !


  • Genre : fantasy

  • Nombre de pages : 412

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Dim 30 Nov - 11:05

Widdershins tome 1 - Le Pacte de la voleuse, d'Ari Marmell

Critique d'allisonline

Après un début plutôt laborieux, je ressors finalement plutôt satisfaite, voire enthousiaste, de ma lecture de Widdershins et je tiens à remercier - une nouvelle fois - les éditions Lumen ainsi que le forum Au Cœur de l'Imaginarium pour ce partenariat.

J'ai tout d'abord été interpellée par le mot widdershins, le titre du roman qui est aussi le surnom de la jeune voleuse que l'on suit. Widdershins est un terme signifiant « dans le sens contraire des aiguilles d'une montre » , autant vous dire tout de suite que ça a bien plus de classe en anglais. De plus, c'est un surnom original est approprié pour l’héroïne éponyme qui va se retrouver plus d'une fois à devoir lutter seule contre tous...

...Enfin, pas tout à fait seule ! Car en effet, la particularité d'Adrienne Satti, ou Widdershins, vient principalement du fait qu'elle « cohabite » avec son Dieu personnel, Olgun, dont elle est la seule fidèle. Cette situation date d'une tragédie survenue quelques années plus tôt, tragédie durant laquelle l'intégralité des fidèles d'Olgun, et donc des proches de notre héroïne, sont morts assassinés d'une horrible façon. Ce jour là, Adrienne Satti est elle aussi un peu morte pour laisser place à Widdershins, voleuse expérimentée, aidée dans sa tâche par Olgun lui-même. Mais je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte, même si celle-ci surviendra bien tard.

Aussi, même si j'ai fini par vraiment beaucoup apprécier le roman, j'ai eu beaucoup de mal à m'y plonger. En effet, l'auteur a choisi de construire son récit sur deux périodes, alternant les chapitres entre présent et passé, ce dernier se rapprochant chaque fois un peu plus du premier et ce jusqu'à ce qu'ils se rejoignent, à la toute fin. Si je dois reconnaître que c'est plutôt bien fait, que chaque flash-back est placé au bon moment pour nous apporter l'exact degré d'information nécessaire, j'ai tout de même trouvé que le rythme en pâtissait beaucoup. Ce qui fait que j'ai mis beaucoup plus de temps que prévu à lire ce roman jeunesse de 400 pages, n'hésitant pas à reposer le livre après seulement un chapitre. Si la construction sert l'intrigue avec brio, elle ne tease pas assez le lecteur pour lui donner envie de dévorer le livre. Et ce jusqu'au 100 dernières pages, au moins.

Car en effet, j'ai lu les dernières pages en très peu de temps, elles seules me faisant oublier tout ce que j'avais pu reprocher au roman. Les flash-back sont toujours présents, mais offrent enfin les réponses tant attendues qui donnent clairement envie de revenir au présent à chaque fin de chapitre. En deux mots, c'est dynamique et passionnant. C'est vraiment dommage, car j'ai presque dû me forcer à lire jusque là avant de ne finalement plus pouvoir reposer le livre. Ça me donne à la fois très envie de me jeter sur le second tome, tout en me faisant un peu peur : Et si l'auteur choisissait la même construction ?

À part ce défaut qui m'a vraiment embêtée, le reste n'est finalement rien de bien méchant : Il y a bien la multitude de personnages un peu trop manichéens, qui a fait que j'ai tout de suite classé les « bons » et les « méchants » dans des cases sans plus les en sortir, ainsi que leurs noms, qui ne m'ont pas semblé crédibles. Pour le coup, j'aimerais beaucoup savoir si c'est une lubie de traducteur qui a absolument tout voulu franciser ou si Ari Marmell a une passion pour les prénoms et noms français, mais dans tous les cas, j'ai trouvé ça un peu too much.

J'ai cependant beaucoup apprécié l'univers créé par l'auteur, et la place accordée à la religion et aux très nombreux dieux dans celui-ci. L'intrigue tourne autour d'eux, de leurs fidèles et d'un complot auquel Widdershins sera intimement liée bien contre son gré. Elle ne peut alors compter que sur elle-même, quelques rares amis, ses talents et son avantage principal : Olgun lui-même. J'ai beaucoup apprécié le caractère de l'héroïne, bien qu'elle n'ait pas assez de défauts à mon goût, défauts qui auraient pu la rendre plus humaine et plus attachante. Je n'ai vraiment ressenti d'affection pour elle qu'à la fin. Olgun, en revanche, est un personnage très bien travaillé. Alors qu'il ne prononce pas un seul mot et qu'on ne le connaît finalement qu'à travers les ressentis de Widdershins, on découvre un dieu susceptible et taquin, mais aussi compatissant et attentionné.

Je ressors donc finalement contente et j'ai même plutôt hâte de recevoir le second tome de Widdershins, avec lequel je serai plus tolérante. En effet, je pars du principe que si l'auteur a choisi la même construction et le même rythme, il m'offrira un final tout aussi bon que celui de ce premier tome, et je serai donc motivée à y arriver plus rapidement. Aussi, vous remarquerez que je n'ai pas fait mon éloge habituelle aux éditions Lumen. Sachez que ce n'est pas du tout négatif, c'est juste qu'une fois encore, je suis plus que satisfaite de la qualité du livre, et que cela deviendrait vraiment répétitif si cela apparaissait dans chacune de mes chroniques... Une petite chose pour terminer : Quelques passages peuvent être sanglants, et la mort est clairement présente au cours de l'histoire. Widdershins est certes un roman adressé à la jeunesse, mais à un public tout de même assez mature. Je finirai donc par remercier une dernière fois les Éditions Lumen et le forum Au Cœur de l'Imaginarium, et j'ai hâte de me replonger dans l'univers créé par Ari Marmell !

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Sam 3 Jan - 10:37



Gardiens des Cités perdues tome 2 - Exil, de Shannon Messenger





Dans le premier volume, vous aviez fait la rencontre de Sophie, une jeune surdouée télépathe qui s’était toujours sentie différente de ses camarades et avait appris, au détour d’un couloir de musée, qu’elle n’était pas humaine. À ses côtés, vous aviez découvert sa nouvelle vie dans un univers onirique où des créatures de légende peuplent des lieux mythiques tels que l’Atlandide ou Shangri-la.



À l’aube de ce deuxième tome, la jeune Sophie semble avoir trouvé sa place au manoir de Havenfield entre ses deux parents adoptifs, Grady et Edaline, même s’il lui reste encore beaucoup de chemin à faire pour s’intégrer pleinement au monde des Cités perdues. Mais son quotidien s’avère loin d’être de tout repos : désormais chargée de l’éducation de la seule alicorne femelle connue, Silveny, véritable signe d’espoir pour tout le peuple elfe, Sophie doit par ailleurs se montrer prudente, car ses ravisseurs complotent toujours dans l’ombre…



Retrouvez le style vif et malicieux de Shannon Messenger dans un deuxième tome addictif au rythme endiablé, dont les pages se tournent toutes seules !


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 586

  • Format : papier






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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Dim 4 Jan - 9:24



FINAL FANTASY X-2.5 - Le Prix de l'éternité, de Kazushige NOJIMA





Pensée pour un lectorat amateur du meilleur du jeu vidéo, Lumen Gaming accueille des novélisations des plus prestigieuses licences du domaine, à l’instar du mythique RPG FINAL FANTASY. Cette fois, nous vous proposons de retrouver l’ambiance onirique et fantastique de FINAL FANTASY X, sans doute un des opus les plus populaires de la série.

Découvrez les retrouvailles du couple de personnages mythiques formé par Tidus et Yuna après le retour à la vie du jeune homme, au travers d’un roman concocté par le scénariste historique de FINAL FANTASY X en personne, Kazushige NOJIMA.


  • Genre : fantasy

  • Nombre de pages : 288

  • Format : papier

  • Nombre d'exemplaires : 1





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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Dim 4 Jan - 9:27

FINAL FANTASY X-2.5 - Le Prix de l'éternité, de Kazushige NOJIMA

Critique de Sebuster

Etant un grand fan de RPG sur console (Tales of, FF...), ma première question, connaissant la portée de cette saga en terme de jeux vidéo, a été : est-ce qu'un jeu vidéo peut être traduit en roman ?
 
N'ayant pas joué à Final Fantasy X-2, dont ce roman est la suite en réalité, les premières pages ont été difficiles à accrocher. En effet, l'absence de résumé des événements s'étant produits dans le jeu vidéo fait cruellement défaut lorsqu'on n'y a pas joué, mais pour les geeks du jeu, j'imagine que l'immersion doit être immédiate.
 
L'absence de réelles descriptions des personnages (allure, physionomie, expressions...), telles qu'on les retrouverait dans n'importe quel autre roman, empêchent également le lecteur d'imaginer ces héros et leur donne un côté aseptisé. Mais encore une fois, pour les fans inconditionnels du jeu vidéo, cela ne doit poser aucun problème. Ayant pour habitude d'avoir passé des heures devant ma console sur des titres du même genre, il ne m'a été difficile d'imaginer ce monde (ou devrais-je dire cette île), avec ses codes et ses coutumes.
 
En ce qui concerne l'histoire, elle est découpée en 3 parties. Dans la première, on assiste au réveil de Tidus que tout le monde croyait mort depuis 2 ans. Il retrouve ses amis et surtout Yuna. Le style de cette première partie est assez décousu, mêlant rêves, souvenirs et réalité, si bien que parfois, il faut s'y reprendre à plusieurs fois pour comprendre l'histoire, surtout lorsqu'on n'a pas joué au jeu avant. Cependant, le décor est bien posé, les retrouvailles se font et les amitiés resurgissent. Certes le rythme est lent, mais l'auteur tente ainsi de développer les sentiments de ces personnages aseptisés. On a même droit à une partie de Blitzball, ce sport traditionnel de l'univers FF X.
Dans les deux autres parties, après un moment d'intimité entre Tidus et Yuna sur un bateau, puis une tempête éclatant sur l'île, le rythme s'accélère un peu : des combats apparaissent. Notamment lorsque Tidus et Yuna se retrouvent isolés dans l'eau après cette tempête. Avec un fond de complot/vengeance, suite à la trahison de Sin, tous les ingrédients du jeu vidéo sont réunis. Toutes les réponses ne sont pas apportées dans ce roman, notamment sur les raisons de cette vengeance, fait qui sera certainement développé dans le tome suivant.
 
On retrouve bien l'esprit FF, avec ses combats au tour par tour, mais à la façon d'un roman, ce qui les rend plus vivants. En effet, dans le jeu vidéo, les combats au tour par tour peuvent s'avérer lassants : on programme les attaques d'un personnage pendant que les autres attendent. Dans le roman, le principe reste le même, mais étant donné qu'on ne voit pas les personnages, on peut facilement imaginer qu'ils se déplacent ou bougent pendant que le premier attaque.
 
Je retrouve toujours le même constat concernant la cohérence du texte qu'avec certains autres livres de Lumen : les traductions du japonais en français entraînent un manque de lissage entre les phrases du texte.
 
Je suis donc assez partagé : l'histoire est digne d'un Final Fantasy, mais est-ce que le roman peut être comparé au jeu vidéo ?
Ce qui fait avant tout la renommée du jeu, ce sont ses sublimes décors à couper le souffle, ses couleurs, ses vêtements et costumes... Les jeux vidéos FF sont également connus pour leur bestiaire atypique, ses codes particuliers de la société, bref tout un univers à part entière. Malheureusement, nous n'avons pas tout ce visuel dans le roman, mis en valeur dans le jeu généralement par une musique exceptionnelle, intensifiant l'effet visuel.
D'un autre côté, le roman permet de s'affranchir des cadres fixés par les codes du jeu vidéo, en laissant notre esprit façonner l'univers tel qu'on se l'imagine, au fil de la lecture.
C'est donc une autre manière d'aborder la saga mythique.
 
Loin de me laisser un souvenir impérissable, ce premier tome a été intéressant à lire, car il apporte une autre vision de cette série. Cependant, je recommande vivement de connaître l'histoire des personnages dans le jeu vidéo FF X-2 avant de lire le roman, fait pour les fans de la série, qui seront certainement accros !

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Sam 10 Jan - 11:48

Gardiens des Cités perdues tome 2 - Exil, de Shannon Messenger

Critique d'Aelynah

Attention à ceux qui n'ont pas lu le premier je préfère prévenir que vous risquez des spoils.

Depuis que le conseil a décidé que Sophie pouvait rester et continuer sa scolarité à Foxfire et que ses exactions seraient notées dans son dossier mais considérées comme punition effectuée, la vie de Sophie a pris un nouveau tournant.

Depuis son enlèvement par les hommes en noir, beaucoup de choses ont changé. Outre ses nouvelles dispositions telle la Polyglottie ou l'Instillation la voici pourvue d'un garde du corps gobelin. Elle, qui n'aime toujours pas être dans la lumière, n'a hélas pas le choix que d'accepter ces conditions. Elwin l'a même dotée d'un nouveau Nexus pour être sûre de ne plus la voir s'évaporer à son prochain saut lumineux.
La rentrée approche et tout est plutôt calme. Même le Cygne noir semble l'avoir mis en veilleuse. Pourtant Sophie cherche encore et toujours dans ses souvenirs ce qui aurait pu y être implanté. Elle ne veut pas être une marionnette que l'on manipule et garder son libre arbitre.

De plus , l'annonce de leur mort a été un véritable traumatisme pour beaucoup. Et lorsque Sophie découvre sa propre tombe au jardin des Errants c'est le choc. Car la mort en tant qu'humains elle connaît mais elle imagine hélas ce que cela a dû être pour ses nouveaux proches elfes, et surtout pour ses tuteurs Ena, bien éprouvés par la mort de Jolie. C'est là qu'elle va découvrir un merveilleux cadeau fait par amour par Eraline et Grady, ainsi que le prochain indice du Cygne noir, et pouvoir repartir en croisade pour son passé.

Les relations de Sophie évoluent, tant avec ses amis qu'avec ses tuteurs. De nouvelles sensations semblent aussi la traverser et nous allons la suivre avec d'autant plus d'impatience que l'indice que le Cygne noir lui a de nouveau laissé rend Alden inquiet, ce qui nous laisse présager des aventures et des découvertes hors norme.

Ce tome va être particulièrement important pour nous, lecteurs, et pour Sophie car il va nous permettre de découvrir des bribes du secret du passé de celle-ci.
Là encore, nous allons suivre avec plaisir et compassion tout le panel d'émotions qu'elle va subir : douleur, tristesse, espoir, trahison, inquiétude ou culpabilité.
Dans le même temps nous en apprenons aussi plus sur la société elfique, ses croyances, ses espoirs, ses peurs aussi et surtout les risques de ce que peut engendrer la culpabilité.

Au niveau personnage, j'avais hâte de voir évoluer leurs relations à tous et éventuellement d'en voir de nouvelles se faire et se défaire. Je n'ai pas été déçue.

Un personnage secondaire du 1er tome va être mis en avant de par son humour, son air jovial et sa verve, vous l'avez reconnu il s'agit de notre Empathe favori : Keefe.
Ce jeune homme qui, dessous des airs bravaches et une certaine insolence, cache une brisure qui nous émeut. Sa relation avec Sophie va se développer, au grand dam de Dex. Mais il lui sera toutefois plus tard d'un certain soutien dans l'adversité.

Dex qui, lui aussi, depuis l'enlèvement a connu quelques changements puisque le voici Technopathe. Pourtant il rejette ce pouvoir et le cache. Pour lui pouvoir inutile, il va petit à petit, grâce à ses amis, apprendre à le voir autrement. Et on augure une utilisation particulièrement distrayante lorsqu'on l'imagine en doublon avec Keefe.
Deux garnements en puissance lâchés dans la nature?? Sauve qui peut!!

Fitz, Biana ,Alden et Della seront encore très présents dans ce tome. Ils sont un peu la 2ème famille elfe de Sophie et de plus Alden est un bon conseiller pour elle dans ses recherches de la vérité. Il l'empêche de se mettre en faute vis à vis du Conseil et la soutient même s'il lui cache toujours quelques éléments qui, nous le verrons ici, sont importants.
Un événement grave va cependant troubler cette sérénité et cette relation qu'ils entretiennent. Et par la même occasion nous en apprendre encore plus sur les événements du passé, Prentice, Jolie et le Cygne noir.

Mais surtout ses anciens tuteurs, Grady et Edaline sont, définitivement,cette fois devenus ses parents adoptifs.
Elle les aide de son mieux à Havenfield grâce à sa Télépathie et cette propension qu'elle a de déchiffrer les sentiments des animaux et ainsi communiquer avec eux.
Cela va lui apporter une nouvelle amitié particulière lors de la découverte de Silveny, une alicorne argentée magnifique et rare. Bien entendu cette particularité va lui apporter aussi son lot de détracteurs et de nouveaux ennemis.Car tous les elfes sont alors concernés par cette découverte. Elle est d'une importance cruciale pour leur avenir et va mettre là encore Sophie sous les projecteurs et surtout la colère de Bronte.

Nous retrouvons dans ce tome toute la délicatesse de la plume de Shannon Messenger lorsqu'elle évoque les sentiments de ses personnages, leurs ressentis profonds et leurs peurs. De même ce tome nous offre quelques scènes d'action toutes aussi attrayantes que précédemment et avec en sus des découvertes qui vont changer les gens et probablement leur vision de l'avenir.
Certains personnages m'ont surpris par leurs réactions. Mais même si nous pouvons, pour certains, envisager de comprendre celles-ci nous n'en attendions pourtant pas de ce genre de leur part.

Contrairement au premier, l'histoire se déroule beaucoup plus à l'extérieur de l'école et cela nous permet de découvrir d'autres sites, magnifiques ou sombres, du pays des elfes ainsi que de nouvelles races de personnages plus ou moins rares ou gentils.

C'est donc avec un réel bonheur que je me suis replongée dans cet univers qui me transporte avec lui et me fait vivre les tourments de ces personnages. J'ai vibré avec eux, frissonné d'angoisse et senti aussi cet élan d'espoir infime lorsque la situation l'a hélas fait ressentir.

La plume de Shannon Messenger est vraiment faite pour la magie du pays elfique et pour nous y transporter sans risquer une moindre évaporation, avec ou sans Nexus.
Vous aimez les contes, l'aventure, le suspens ou simplement vous évader dans un monde merveilleux et en même temps plein de vie, alors n'hésitez plus, rejoignez les et ressentez la magie qui est en vous.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Lumen éditions   Dim 15 Mar - 10:10



Widdershins tome 2 - Le Pacte du mensonge, d'Ari Marmell





Dans un premier volume riche en rebondissements, vous aviez fait la connaissance de Widdershins, jeune aristocrate devenue voleuse, aussi à l’aise dans les bals les plus prestigieux que dans les coupe-gorge les plus douteux de la cité de Davillon. Intrépide et insolente, elle est devenue une légende parmi les siens après les sombres événements du premier tome.



Dans ce nouvel opus, Davillon connaît des jours de plus en plus sombres : le nouvel évêque manigance dans l’ombre, et une créature à glacer le sang rôde dans les rues de la cité la nuit, semant terreur et désordre. Grâce à l’aide de son fidèle dieu personnel Olgun, Widdershins va devoir une fois de plus se retrousser les manches pour sauver ceux qu’elle aime – malgré la guerre incessante que lui livre la Garde de Davillon.



La tension monte d’un cran, et la menace qui pèse sur Widdershins semble de plus en plus sinistre ! Récit de fantasy de haut-vol servi par la plume aiguisée d’Ari Marmell, Le Pacte du mensonge vous plongera dans une cité délicieusement complexe, avec son propre système religieux et une fascinante ambiance Renaissance, aux côtés d’une héroïne effrontée et audacieuse…



L’intrépide Widdershins est de retour… et cette fois, les ténèbres risquent bien de l’engloutir !


  • Genre : fantasy

  • Nombre de pages : 416

  • Format : papier





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