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 [Editeur] House Made Of Dawn

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ninik

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MessageSujet: [Editeur] House Made Of Dawn   Jeu 5 Juin - 11:27



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Nous publions trois types de textes :

- Fantastique, SF

-Polars noirs, Thrillers

-Courts Lettrages (novellas orientées Imaginaire)

Notre ligne éditoriale reste dans le cadre de l’imaginaire mais se caractérise par un critère de qualité exigeant : surprenons le lecteur !

Le catalogue est en train de s’étoffer et de nouvelles publications arriveront très bientôt. Nous sommes ouverts à toutes les propositions de tapuscrits à travers la page contact du site.

En tant qu’auteur, vous trouverez toutes les informations sur le contrat à compte d’éditeur que nous proposons, nos politiques de diffusion, nos ventes et notre travail d’éditeur ici.

Pour finir, un petit mot sur le numérique. Tant par choix esthétique que par la souplesse de son aspect économique, le numérique nous est apparu comme une solution miracle, à nous les éditeurs indépendants qui voulons mettre en avant des auteurs sortant des sentiers battus. Nous avons nous-mêmes été dubitatifs à l’arrivée des tablettes de lecture, nous n’en sommes que plus profondément repentis ! De par ce fait, nous nous engageons à vendre nos e-books entre 3 et 5 euros maximum et à rémunérer les auteurs jusqu’à 75% des revenus de leurs livres. Sans obligation d’achat et sans clause minuscule en bas du contrat !

Sur ce, bonne lecture !

L’équipe House Made Of Dawn



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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 4 Juil - 9:25



Le tombeau des maîtresses de Max Rice





“Lorsque le jeune Teddy se rue dans le commissariat de la paisible ville de Quiet Town, l’Agent Japser Gérard ne se doute pas de la terrible confession que s’apprête à faire le gamin. Pour son dernier jour de service, il se fera embarquer dans une affaire qui le dépasse.

Construit comme un long monologue confessionnel, “Le tombeau des maîtresses” plonge le lecteur dans la sordide histoire d’une famille au terrible secret. Un vrai polar noir comme on les aime, à l’ambiance si caractéristique du genre.



  • Genre : polar noir
  • Nombre de pages : 88
  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 4 Juil - 9:25

Le tombeau des maîtresses de Max Rice

Critique de Coccinelle

Je voudrai remercier le forum Au Cœur de l’Imaginarium ainsi que les éditions House MaDe Of DaWn pour ce partenariat.

A travers ce court roman nous allons découvrir des personnages très attachants. L’agent Jasper dont c’est la dernière journée avant son départ en retraite, Teddy un jeune homme qui se livre pour le meurtre de son père et Rosie la caissière d’une supérette qui vient d’assister au meurtre de son patron. D’autres personnages viendront étoffer l’histoire…

Ce thriller n’est pas une petite histoire qui fait peur, ça pourrait ressembler à des faits réels qui se cacheraient derrière n’importe quelle porte de maison. Dès les premières pages le ton est donné et l’auteur nous emmène là où il veut nous mener. La violence et la mort vont être les deux éléments clés de cette histoire, avec un mélange de compassion vis-à-vis de certains acteurs. Le lecteur comprend le geste de Teddy, il a été une victime toute son enfance.

Lorsque je me suis inscrite à ce partenariat, j’ignorai ce qui m’attendait. La couverture du livre est très sombre, une vieille cabane se dessine, laissant présager une histoire sordide dont le titre Le Tombeau des Maitresses n’évoque, chez moi, rien de particulier. Le résumé de la quatrième de couverture m’a totalement subjugué, la suite promet d'être une sombre histoire…

La plume de Max Rice est très légère, les mots galopent sans cesse, on n’a pas le temps de reprendre son souffle… La fluidité du récit permet une lecture facile qui transporte au cœur des événements que l’on découvre petit à petit sur certains personnages. On ne réalise pas qu’une telle histoire existe, pourtant personne n’est à l’abri. Ce court roman m’a captivé, j’en ai même oublié le titre jusqu’à ce que celui-ci soit cité. L’espace d’un instant j’ai été parcouru de frissons… C’est alors que Le Tombeau des Maitresses a pris tout son sens.

Pour conclure, j’ai eu la chance de découvrir ce court thriller qui m’a procuré des sueurs froides n’ayant pour seule lumière que ma petite lampe de chevet. En effet, j’aime créer une ambiance. Je n’ai pas eu de mal à plonger dans cette atmosphère glauque. Vous qui lirez ma critique, si vous aimez les histoires qui glacent le sang, alors faites-vous plaisir avec ce livre…

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Mer 3 Sep - 12:55



Le sens de la vie, de Sylvain Lamur





Quand la rumeur de cette exposition extraordinaire arrive aux oreilles de Inigo et de son amant, ils ne peuvent résister à la tentation d'aller y jeter un coup d’œil par eux-mêmes.
Il faut dire que l'annonce est sensationnelle : l'artiste De Bruyne aurait confectionné une sculpture qui vous dévoile le sens de la vie. Rien de moins.
Les voilà partis sans attendre vers l'étrange et légendaire ville de Tihème où l’œuvre transcendantale est exposée.

Un Court Lettrage qui vous plongera dans un monde à part, à la frontière du Western et du Steampunk.


  • Genre : steampunk western

  • Nombre de pages : 43

  • Format : numérique






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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Mer 3 Sep - 12:57

Le sens de la vie, de Sylvain Lamur

Critique de Frei (à lire aussi sur son blog ici)

Il y a des livres, leur résumé vous tente. Voilà un peu ce qui s'est passé quand j'ai vu Le sens de la vie : du western mélangé à du steampunk, j'imaginais que ce serait sur fond de philosophie sur le thème du sens de la vie. En effet, une sculpture qui permettrait d'enfin comprendre, ça promet! Oui mais voilà, on promet, on s'attend à quelque chose, et puis on l'a pas. Et on déchante...

Le côté western? Je l'ai cherché, à vrai dire. Et je ne l'ai pas trouvé, étant donné qu'aucune indication permettait de comprendre que nos personnages principaux étaient en plein dedans. Cependant, le côté steampunk est bien présent, et nous offre une agréable traversée dans cet univers, la plume de Sylvain Lamur nous transportant très facilement avec une fluidité très agréable.

Si je n'étais pas satisfaite par ce côté western absent, je m'attendais à l'être avec une vision du sens de la vie par l'auteur, au travers de ses personnages. Mais non. A la place, nous avons un personnage féminin répondant au nom de Lili, qui se retrouve recherchée par les femmes bafouées de Tihème pour avoir couché avec leur mari, qui rejoint le couple gay. Couple gay qui se fait agresser par un groupuscule homophobe de la ville, ce qui prend beaucoup de place dans l'histoire. Et le sens de la vie, dans tout ça? On voit la question nous passer sous le nez, pour laisser place à une nouvelle placée sous le signe de l'homoromance. Même si ce genre de lecture ne me gêne pas, j'en ai toute une pile à lire de dédiée si l'envie me prend d'en lire. Sauf que là, non, ce n'est pas vraiment ça que je voulais.

L'on me donnerait le pouvoir de réécrire cette nouvelle, j'enlèverais le personnage de Lili et son histoire, qui ne fait qu'appesantir cette nouvelle, et nous éloigne de notre but principal. Sans ce personnage, on aurait très certainement nos réponses. Car Lili n'apporte pas que ce problème, mais aussi celui de fournir une fin totalement brutale et qui frustre le lecteur. Quid d'Inigo? Quid de la sculpture et son sculpteur? Tant de questions sans réponse...

Mais sans ça, à la fin, peut-être que l'auteur ne savait pas comment conclure son histoire, mais il couche sur le papier ses idées, sans trop chercher si elles s'imbriquent bien ou pas, pour justifier le fait que nous n'aurons plus un mot sur le sens de la vie, et le tout donne l'impression de brouillon inachevé.

J'en ressort déçue. Je voulais faire l'expérience d'une lecture western mélangée au steampunk, découvrir une vision du sens de la vie, on me la met sous le nez et on me la promet, pour au final me dire "Et bah non, et puis c'est pas grave"... En bref, je ne suis pas satisfaite de cette nouvelle.

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Dernière édition par ninik le Mer 3 Sep - 16:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Mer 3 Sep - 13:03

Le sens de la vie, de Sylvain Lamur

Critique d'Hinahon (à lire aussi sur son blog ici)

Quand j'ai lu le résumé, j'ai tout de suite été intriguée : l'histoire de cette sculpture m'intéressait vraiment. Et même si je savais que l'histoire était courte, je m'attendais à plus de choses... Je ne sais pas si c'est de ma faute, si justement j'en demandais trop, mais au final, j'ai l'impression d'être passée à côté de l'histoire.

Parce que tout n'a pas été négatif, je préfère commencer par ce qui m'a plu.
Cette histoire se déroule dans un univers Steampunk. On retrouve ici les éléments classiques de ce style : dirigeables, inventions à la limite de la magie... Si vous aimez ce style, je pense que l'histoire pourrait vous plaire. Mais alors, ne lisez pas ou ne vous arrêtez pas au résumé. Ce que j'ai vraiment aimé ici, c'est vraiment les explications liées aux inventions qu'on peut trouver dans la ville de Tihème. J'aime ce mélange d'ancien (les dirigeables, la vapeur...) et de choses qui au final sont futuristes pour nous. Le côté limite mystique que l'auteur a su donner à l'univers vers la fin m'a vraiment plu... Mais malheureusement, ce n'est pas ce que j'attendais de cette histoire.
Les personnages étaient agréables, bien que l'on ne puisse pas forcément prendre le temps de s'y attacher vu le format court. J'ai aimé que l'auteur se serve de ses personnages pour dénoncer l'homophobie. Les deux amants n'ont pas une vie romancée idéale, ils sont pointés du doigt et même plus, mais cela paraît plus réaliste. J'ai aussi aimé le personnage de Lili même si j'aurais voulu en savoir plus sur elle, ce que ne nous permet pas le format de l'histoire. C'est un personnage complexe, que l'on a à peine le temps d’effleurer. J'aime son côté rebelle et femme forte. Je dirais même peut être femme de pouvoir. Rien n'est dit sur elle, mais par ses actions c'est le type de personnage que j'imaginerais défendre une cause de toutes ses forces ! Mais même si l'histoire m'a plu, au final, ce n'est pas l'histoire que j'attendais.

Ici, le résumé nous parle d'une mystérieuse sculpture qui dévoile le sens de la vie. Et malheureusement la majeure partie de l'histoire se passe sans réel lien avec cette œuvre d'art. Et pour être honnête, j'ai l'impression que je n'ai pas lu le bon résumé. La seule chose lue dans le résumé qui a une réelle importance dans l'histoire est l'univers Steampunk / Western. Mais la sculpture, elle, est trop peu présente par rapport à la place qu'elle prend dans le résumé. C'est vraiment dommage car l'univers est bien trouvé et très intéressant, mais l'histoire m'a vraiment déçue. Non seulement je n'ai pas retrouvé ce que j'ai lu dans le résumé mais en plus, la fin m'a laissé de marbre... J'ai même cru qu'il me manquait une partie du livre. Suis je passée à côté de quelque chose ? Je ne sais pas, en tout cas, pour moi la fin est ratée, limite bâclée.

Enfin une autre chose m'a dérangé... Cette nouvelle est courte (annoncée à 43 pages, sur mon logiciel de lecture elle faisait 67 pages avec une police assez grosse.) et j'ai trouvé beaucoup trop de petits soucis dedans pour cette longueur. J'ai vu un passage avec un mot qui manquait, un autre avec un mot en trop, un moment, un mot de deux lettres est coupé en deux par des espaces (faute de frappe?) et vers la fin, un mot est souligné sans que je vois de réelle nécessité à cette typographie particulière. Par exemple, voici le passage avec un mot en trop : « [...]ce qui nous aurait dû nous encourager à nous faire plus discrets que jamais. » Sur le coup, j'ai du relire ce passage plusieurs fois pour pouvoir trouver le fil... Toutes ces petites choses ajoutées les unes aux autres constituent une sorte de pollution visuelle qui est très désagréable... Et je dois avouer qu'ajouté à ma déception par rapport à l'histoire, ça ne fait que renforcer le fait que je n'ai pas pu apprécier cette histoire comme je l'aurait voulu.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Dim 12 Oct - 10:17



Werewolf, de Tiéphaine G. Szuter





Enlisés dans la campagne russe à bord de leur char, quatre soldats allemands errent en quête de secours.

Le froid, la fatigue et la peur pèsent sur eux depuis trop longtemps.

Mais le vrai danger vient peut-être d'ailleurs, de quelque chose qui dépasse leur imagination de simple soldat. Car que peuvent être ces ombres abominables qui rôdent de plus en plus près du char lorsque la nuit tombe ?


  • Genre : horreur

  • Nombre de pages : 50

  • Format : numérique






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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Dim 12 Oct - 10:18

Werewolf, de Tiéphaine G. Szuter

Critique de Frei (à lire aussi sur son blog ici)

Werwolf (qui se prononce Vervôlf), est une courte nouvelle fantastique se basant sur les rumeurs et autres mythes qui entourent les troupes d'élite SS. Nous y suivons quatre soldats allemands qui tentent de rallier leurs lignes, en 1944. Deux vétérans, un bleu et un ex-SS qui se retrouvent malgré eux poursuivis par une bête sombre qui ne pense qu'à la vengeance...

L'auteur maîtrise totalement son sujet: l'Ordre Noir, l'Ahnenerbe, les armes et autres engins utilisés pendant la guerre (notamment les chars). Mais un gros problème persiste: vous avez intérêt à être calé sur ce sujet, sinon vous n'allez pas comprendre grand chose, car il n'y a pas d'annotations expliquant tel ou tel terme, ce qu'est par exemple l'Ahnenerbe, la véritable signification du Wolfsangel, ou ce qu'est un shrapnel.

Il en va de même pour les différents mots orthographiés en allemand, il n'y a aucune annotation. Heureusement pour moi, l'Allemand était ma LV1 et j'ai passé quelques temps dans un lycée bavarois, mais tous les lecteurs n'ont pas une connaissance de la langue. Par contre, il est dommage de constater que les villes citées par nos personnages principaux ne sont pas, elles, en allemand (Hanovre -> Hannover...). Car si on se lance dans cette voie-là, autant y aller jusqu'au bout.

Dans l'ensemble, l'histoire est plutôt bien écrite, mais c'est trop plat. Il n'y a aucune tension, et je ne l'ai pas ressentie à travers nos quatre soldats, traqués à la fois par les Russe, leurs partisans, et quelques loups-garous... On s'inquiète un peu, une fois passé les trois quart de la nouvelle, mais ça ne m'a pas plus touchée que ça.

Je trouve également dommage que l'ex-SS ne tienne pas sur ses positions. En effet, Wolfhart ne veut plus rien avoir affaire avec son passé dans l'Ordre Noir et le projet Werwolf, mais nomme ses chars avec des noms de loups (dont notamment Fenrir, et je trouve dommage que ce nom soit utilisé dans 90% des histoires sur les loups-garous, ça manque cruellement d'originalité), et qu'il explique son passé dans la SS (et donc le projet Werwolf), très facilement à ses subalternes.

En bref, un gros potentiel, mais qui se retrouve gâché par le fait d'être obligé d'aller chercher les informations sur internet alors qu'une annotation en bas de page aurait suffit.

Merci au forum Au coeur de l'Imaginarium et aux éditions House Made of Dawn pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Jeu 23 Oct - 10:23

Le sens de la vie, de Sylvain Lamur

Critique de Malka

Le sens de la vie doit son titre à une œuvre d’art, que souhaitent admirer Benjamen (le narrateur) et son amant Inigo. En effet, cette œuvre est sensée dévoiler le sens de la vie à ses visiteurs.
Benjamen espère pouvoir y trouver des solutions, pour vivre en harmonie dans une société qui manque d’ouverture d’esprit (notamment pour faire accepter sa relation avec Inigo). Son amant, bien plus pessimiste, Inigo ne partage pas cet espoir. Si Benjamen s’avère être un doux rêveur, Inigo, par contre, semble plus pragmatique.

Au début de la nouvelle, la relation entre les deux hommes se met bien en place, pourtant, elle semble stagner, alors qu’ils arrivent dans la ville de Tihème, où se trouve l’œuvre d’art. Leurs interactions s’y réduisent même au strict minimum.
L’attention de Benjamen se détourne peu à peu de son amant et se pose sur un autre personnage : la pétillante Lili. celle-ci apporte un vent de fraîcheur sur la nouvelle, mais apporte aussi son lot d’ennuis et d’aventures.
D’abord méfiant, voire jaloux, Benjamen tombe sous le charme de la demoiselle, qui ensorcelle les hommes de Tihème et déchaîne les foudres des Femmes Bafouées. Celle-ci ne manque pas d’ennemis et de ressources et il est difficile de lui rester insensible : tantôt charmante, tantôt agaçante. Benjamen paraît presque lisse à ses côtés.

La ville de Tihème réserve également bien des surprises. Son architecture particulière repose sur une machinerie à vapeur (réfracteur d’onde): un réseau ondulatoire, des immeubles torsadés… Le tout ne manque pas d’originalité, de magie et de poésie, mais reste tout de même abstrait. On visualise d’ailleurs assez mal cette ville. Cependant la caractérisation de la ville s’inscrit plus dans une atmosphère générale et les détails la concernant enrichissent l’univers de la nouvelle.

En conclusion, grâce à son style simple et fluide, le charme de ses personnages et de l’univers décrit, la nouvelle « Le sens de la vie », reste une lecture agréable, même si parfois confuse.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 25 Oct - 9:49



Sur les ruines du monde, de collectif





Sur les ruines du monde, une anthologie composée de 10 histoires apocalyptiques, présente le travail d’auteurs actuels de la scène fantastique française. 10 décors, 10 ambiances, 10 fables terribles qui dépeignent la fin de notre civilisation. Entre poésie, violence et mystère, laissez-vous guider à travers les ruines des grandes cités et les paysages dévastés à la recherche de la réponse à une question : Que resterait-il de l’humanité sans la civilisation ?

1 Schrödinger (V.F.F Pouget) : Enfermé dans une cellule minuscule pour les prochaines années à attendre que le monde s’auto-détruise, le héros de cette histoire se demande s’il a finalement fait le bon choix en acceptant cette proposition.

2 Le sac koala (Nathalie Haras) : Quelques jours avant l’arrivée de la météorite, la population fuit vers le sud pour éviter le point d’impact. Mais ce père, lui, fonce vers le nord avec une seule idée en tête : retrouver sa fille.

3 La fête (Lionel Dulout) : A travers les ruines silencieuses de notre monde, la Fête sans fin suit son cours, éphémère et insouciante. Jusqu’au jour où ils s’installent près de cette tour gigantesque où les secrets du passé sont enfermés.

4 M. le Vétérinaire fait sa tournée (Stéphane Pihen) : Dans une Haute-Normandie ravagée par la crise économique, M. le Vétérinaire prèpare son repas du soir après sa tournée journalière : jus de betterave et chaton mort-né.

5 L’adieu à la reine (Annaiq le Quellec) : L’humanité fuit la Terre, caillou desséché dont toutes les réserves ont été outrageusement épuisées. Une femme vient assister à un spectacle étrange : on brûle ce qui reste de la grande flotte espagnole dans le port de sa ville. La fin d’un monde et la fin d’une époque.

6 Mars (Renaud Ehrengardt) : Benjamin et Rafael ont dix ans. Il est temps pour eux de passer leur initiation. Le sage du village les envoie chercher un objet mystérieux par-delà la Montagne Bleue, là où vivent les fantômes.

7 Au nom d’Athée (Mathieu Dugas) : Après avoir traversé la moitié de la planète à la recherche de sa femme, Paik Young Il devra affronter des pirates toulonnais qui se sont installés sur les côtes ainsi qu’une secte aux mœurs étranges adorant un Dieu mystérieux répondant au nom d’Athée. Dans une Provence sans foi ni loi, il devra se battre pour survivre et retrouver son épouse.

8 Protéger et servir (Thomas Baronheid) : La vie se déroule paisiblement dans le Foyer. Les robots pourvoient à tous les besoins des humains sans qu’ils aient à se préoccuper du monde extérieur, qu’ils n’ont jamais vu. Mais un jour, ce havre de paix est bouleversé par une étrange attaque…

9 Sur les traces du Dragon-Tangible (Anthony Boulanger) : Le monde est noyé dans une épaisse fumée noire et toxique. Seul moyen de repousser ces volutes mortelles : les hydrocarbures. S’étant installés sur les aires d’autoroute, les survivants s’interrogent sur les traces étranges retrouvées un matin au bord de la route et qui évoquent une créature mythique issue du nuage obscur : le Dragon-Tangible.

10 Derrière le désert (Svetlana Kirilina) : Qu’y a-t-il au-delà de ce désert apparemment sans fin qui cerne le petit village de Mara ? Une question qui l’obsède depuis son plus jeune âge. Poussée par les voix mystérieuses qui émanent du désert, elle envisage d’entreprendre cet ultime voyage au bout de l’inconnu.


  • Genre : post-apocalyptique

  • Nombre de pages : 326

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 25 Oct - 9:54

Sur les ruines du monde, de collectif

Critique de Malka

Les nouvelles proposées sont différentes aussi bien sur le fond (axe choisi) que sur la forme (taille et narration, style différents). Chacune d’entre-elles possède pourtant un point commun : elles se centrent toutes sur l’histoire de personnages pris dans la tourmente de fin du monde. Cette fin ne représente pas, en elle-même, le sujet principal. Comme le titre le précise, le lecteur se trouve projeté sur les ruines de mondes en perdition: soit parce que la fin a déjà eu lieu et que les survivants s’organisent (sur la terre et ce qu’il en reste, sur les restes de notre civilisation, ou même ailleurs, loin de ses ruines, ou sur une autre planète), soit parce qu’elle arrive (plus ou moins vite) et que le monde tel qu'on l’a connu n’existe déjà plus. D’ailleurs, jamais cette fin du monde n’est décrite, dans aucune de ces nouvelles. Souvent les auteurs restent vagues sur les événements qui l’accompagnent. Quand elle est explicitement citée, on retrouve des causes banales comme l’arrivée d’une météorite, d’un cataclysme. Seulement dans la nouvelle « Sur les traces du dragon tangible » la fin du monde, tel que nous le connaissons, s’avère particulièrement originale, car elle survient suite à un enténèbrement mondial et à la perte du soleil. Cette nouvelle s’appuie entièrement sur les suites de cet événement.

Face aux dangers, les personnages se trouvent confrontés à un choix: celui d’affronter les événements ou de les fuir au sens propre comme au sens figuré. Evidemment, quand arrive la fin du monde, la question reste la même : que ferions nous ? (pour faire face à ce qui la précède ou ce qui la suit ) Ici les personnages connaissent les tourments du choix, mais une fois la décision prise, ils le vivent comme une libération. Dans la possibilité de choisir, réside la liberté d’influer sur son destin.
Pour la plupart, le choix de fuir s’impose, pourtant cela n’empêche pas les hommes de construire leur propre prison : « Schrödinger » en est un parfait exemple. En effet, le choix s’avère essentiel. Le personnage principal accepte d’être enfermé pour un projet de repeuplement de la planète. Après quelques années d’isolement, il ignore quel est l’état actuel du monde extérieur. Y a-t-il des survivants ? Est-il seul au monde ? Que fera-t-il ? Va-t-il sortir pour affronter ce monde extérieur, quand tant de données inconnues subsistent ? Malgré l’enfermement, pour lui, choisir c‘est se libérer d’un poids : la conclusion de la nouvelle l’illustre particulièrement bien.
Dans « La fête », les survivants fuient la réalité et le monde extérieur en se réfugiant dans une bulle de fête, mêlant alcool, drogue, et danse comme moyen ultime de s’exprimer. Aucun éloignement de cette « bulle », donc de cette fête permanente et de ses effets abrutissants, n’est permis. Ce choix devient vite une prison. On retrouve ce concept dans « Protéger et servir » où les humains sont enfermés dans des couveuses avec des robots qui s’occupent de leur bien être, mais se voient privés de tout libre arbitre.
La fuite observée s’avère très différente dans « Le sac Koala », car involontaire. Une petite fille autiste, prisonnière de son propre monde, s’y réfugie coûte que coûte et ne semble pas prendre conscience de ce qui se passe autour d’elle. Seuls les inconforts et désagréments qui leurs sont liés l’interpellent: le personnel de l‘hôpital l‘abandonne pour fuir et plus personne ne s’occupe d’elle. Seule la faim finit par la faire réagir.

La fin du monde annonce également le temps des regrets : de la civilisation, du confort ou de ses propres actes, volontaires ou non.
Dans « Schrödinger » , le personnage fait face à l’enfermement et à l’isolement en s’absorbant dans la culture qui fut la sienne : il enchaîne musiques, films et livres, qu‘il a visionnés, écoutés déjà mille fois. Mais peut lui importe, il s‘accroche aux souvenirs de sa vie passée. On comprend que son enfermement fut une décision difficile à prendre et qu’il regrette sans doute maintenant, même s’il doit s’en accommoder. Si sa femme l’avait retenu, peut être aurait-il refusé. Peut être était-ce plutôt, à l’origine, du bluff pour essayer de la faire réagir.
Dans « le sac Koala » c’est Paul qui regrette amèrement d’avoir laissé sa fille dans un institut et se demande comment elle affronte les événements, entourée d’étrangers. On ne peut que lui donner raison, quand on sait qu’elle se retrouve seule, abandonnée par ceux sensés s‘occuper d’elle. La double narration proposée par l’auteur, le journal de Paul, la narration du point de vue de sa fille, joue de cette tension et sollicite la compassion du lecteur. La culpabilité et la prise de conscience de Paul aurait-elle été aussi vive, sans l’arrivée de la fin du monde ?
« Au nom d’Athée » nous propose une vision légèrement différente, mais très intéressante. Ray Young-Il regrette la vie qu’il aurait pu avoir, une vie de famille, avec sa femme et leur enfant, dont on l’a éloigné en l‘envoyant en prison. C’est parce qu’il les cherche et qu’il veut rattraper le temps perdu, qu’il se trouve entraîné dans bien des mésaventures : son passé influence son destin de façon insoupçonnée.

La fin d’un monde, peut également signifier l’évolution de notre monde, un changement radical, voire d’autres civilisations qui le remplacent.
Certaines nouvelles nous dépeignent un monde sombre et impitoyable qui se superpose au notre, un monde qui se détériore et court à sa propre perte. La population y vit dans la misère, sans espoir de voir son sort s’améliorer et cherche la moindre source de réconfort : dans une vie de famille à reconstruire, dans une religion à trouver, ou dans la foi en l’humanité à retrouver. Parallèlement, les comportements déviants, cruels et impitoyables se généralisent.
C’est le cas pour « Monsieur le vétérinaire fait sa tournée », où se propagent insécurité, maladies et bidonvilles dans la ville du Havre, ou dans « Au nom d’Athée » où des pirates esclavagistes et fanatiques religieux sans scrupules entraînent leur monde, de manière plus ou moins subtile, dans une folie barbare.
D’autres nouvelles présentent leurs univers sous un jour différent et coupent définitivement du mode de vie de notre civilisation. Les ruines, seuls vestiges de celles-ci, deviennent l’objet d’une quête ou d’une initiation, comme s’il était possible de tirer leçon des erreurs du passé, alors que ces civilisations éteintes continuent à exercer leur fascination. Dans « Mars », deux adolescents n’échappent pas à la « traditionnelle » aventure initiatique que leur impose leur village et partent visiter les ruines de l’ancien monde. La nouvelle propose un joli retournement de situation et un peu d’humour mêlé d’espoir à la fin. Dans « Derrière le désert » l’exploration se fait plutôt énigmatique et les traces du passé mystérieuses et envoûtantes.
« Sur les traces du dragon tangible » diffère de ces nouvelles, puisque notre monde change suite à un phénomène d’enténèbrement. Le soleil disparaît, coupé de la terre par des nuages qui envahissent notre terre. D’étranges et dangereuses créatures les accompagnent. Les hommes s’organisent face à cette nouvelle menace. L’univers décrit est le plus riche et le plus fascinant du recueil. Cependant , l’exploration de l’univers de la petite fille autiste, ou plutôt du reflet de notre univers tel qu’elle le conçoit, est tout aussi intéressant.

En conclusion, le recueil propose une vraie réflexion et une vraie cohérence dans le choix de ses nouvelles. Chacune se démarque par son style et sa narration, mais le style de chacune est fluide et agréable à lire. Certaines nouvelles sont courtes, voire bien trop courtes ! J’aurais par exemple aimé en lire un peu plus sur l’univers riche et passionnant de « Sur les traces du dragon tangible » dont la fin arrive un peu abruptement. Ce format court fut pourtant approprié pour «  L’adieu à la reine », fort bien écrit et intense, bien que peu développé.
D’autres nouvelles sont longues, voire bien trop longues: il m’a été difficile d’arriver au bout de « La fête » et «  Derrière le désert » qui auraient pu être plus percutantes en supprimant quelques incohérences et longueurs, les rendant confuses. Par contre, « Au nom d’Athée » fait partie des plus longues, mais elle s’est révélée si passionnante, qu’elle se dévore rapidement. Cette nouvelle est d’ailleurs un vrai coup de cœur !
Parmi les autres nouvelles du recueil j’ai également beaucoup apprécié « Le sac koala » et « Mars », tout deux touchantes à leur façon, ainsi que « Schrödinger», première nouvelle du recueil qui propose une bonne entrée en matière.
Globalement, la lecture fut donc très agréable.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 8 Nov - 10:34



L'entretien, d'Antoine Gaïani





Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cet entretien d’embauche. Laurel Montant le sent bien. Est-ce le fait qu’il ait oublié montre et mallette ou bien les drôles de questions de son interlocuteur ? Et qui est cet impoli masqué qui se trouve avec lui dans la salle d’attente ?

Un récit kafkaïen qui perd le lecteur dans une histoire qui pourrait bien s’avérer plus complexe que prévue.


  • Genre : étrange

  • Nombre de pages : 91

  • Format : numérique (pdf, mobi ou e-pub, à préciser à l'inscription)






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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 8 Nov - 10:34

L'entretien, d'Antoine Gaïani

Critique d'ATea

Un récit à la troisième personne d’un personnage, Laurel Montant, trente six ans, qui se présente à un entretien d’embauche. Un grain de sable dans le rouage, et l’entretien d’embauche se transforme en quelque chose qui ne ressemble à aucun des entretiens d’embauche que vous auriez pu vous-même passer…

C’est par un premier chapitre farfelu que l’on commence sa lecture. En effet, ses phrases redondantes renforcent ce comique ridicule, et le personnage prend forme rapidement sous nos yeux, sa psychologie obsessionnelle ainsi que sa façon de s’exprimer. Le style est posé.
Sur le fond, on sent que l’on va dans une nouvelle particulière mais je dirais que l’on ne sait pas vraiment le définir à cet instant. Mais c’est grâce à cette écriture fluide et cet humour pince-sans-rire que l’on est entraîné rapidement vers la suite sans retenue.

Cette nouvelle se construit sur vos différentes élaborations de pistes, toutes plus fausses les unes que les autres, mais qui témoignent de l’étrangeté de la situation J’ai pensé à un entretien entre un psychiatre et un patient fou. J’ai aussi pensé à des reviviscences d’employés voyant les Tours du WTC s’effondrer dans un cauchemar,… Et bien vous savez dorénavant qu’il ne s’agit pas de cela. Vos idées s’enchaînent sans problème et de manière assez décousue, à l’image de la narration, ce qui n’est pas un tort du tout. Par contre, lorsque le protagoniste est dans le déni de sa situation, vous sentez le blocage psychologique et le blocage des mots. Ce fut le seul endroit où j’ai ressenti une longueur dans le texte, qui n’a pas été délétère puisque l’Auteur rebondit. Car lorsque vous pensez que vous en êtes à la fin, l’inattendu nous propulse dans une autre dynamique, puis un deuxième rebondissement nous envoie au milieu d’une enquête et de sa résolution. Alors qu’on pourrait craindre un excès, je trouve au contraire que les enchaînements sont loin d’être anarchiques. L’écriture reprend de sa fluidité et vous renvoie même à certaines images du début de l’intrigue. En somme, une vraie logique dans cet univers abracadabrantesque, avec un fil rouge : l’obsession de notre cher Laurel pour l’apparence : la mallette et la montre, la pipe.

Cette nouvelle est agréable à lire puisqu’on peut y plonger facilement. Mais on en sort rapidement également, et quelques jours après, je suis davantage marquée par le style épuré de l’Auteur et son personnage haut en couleur que par les détails de l’intrigue elle-même.

D’ailleurs, sans notes parallèles, j’aurais oublié ces petits clins d’œil sur la vie, l’expérience du coma, la mort, le jugement dernier et surtout, parce qu’on n’a pas l’habitude d’en parler, tout ce qui se passe à travers la Pipe et cette idée que les gens se font de vous grâce à un objet. Cette assurance qu’ils pensent y trouver en prenant une bouffée, le fait que cela renvoie une image de sérieux, posé, et parallèlement, l’impact sur l’utilisateur avec son allusion à la sexualité, au sein de la mère.

Comme je l’ai déjà dit, je ne suis pas spécialement marquée par l’histoire en soi au final, mais plus par le style d'Antoine GAIANI. Et je remercie donc le forum ainsi que les éditions House Made of Dawn pour la découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 22 Nov - 10:07



La Nina Blanca, de Christophe Semont





Même dans le milieu ultra-violent et sans pitié des cartels mexicains, on a peur de la Santa Muerte. Alors quand des barons de la drogue se font assassiner sauvagement et sans explication, la rumeur se répand comme une traînée de poudre : la Niña Blanca rôde…


  • Genre : thriller

  • Nombre de pages : 36

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 22 Nov - 10:08

La Nina Blanca, de Christophe Semont

Critique de ChocolatCannelle

Elle serait envoyée par la Santa Muerte, elle décime les rangs des cartels et on l'appelle la niña blanca… La Niña blanca est une novella de Christophe Semont, auteur de plusieurs textes aux éditions House made of dawn, ainsi que dans des collectifs d'autres éditeurs.

En quelques chapitres, on assiste à un règlement de compte, à plusieurs assassinats d'hommes de différents cartels ennemis : qu'il s'agisse de chefs, d'un policier corrompu ou d'un prêtre, le sort que leur réserve la niña blanca est toujours fatal. Le lecteur assiste à ces mises à mort sans connaître leur motif, jusqu'au dernier chapitre où l'exécutrice raconte son passé et les raisons de ces meurtres.

L'écriture est vive, précise. Il n'y a pas de mot de trop, c'est concis et cela va droit au but. Le texte est particulièrement efficace, tout autant que les méthodes de la meurtrière. On s'attend à ce que chaque chapitre se termine par une mort, tant la niña blanca semble impitoyable. Mieux, on l'espère, car chaque personnage qui meurt est présenté comme vil, cruel, par la description de ses actes (dans le cadre de la narration ou par les dialogues échangés entre des tiers) ou par les propos qu'il tient lui-mêmes : différents procédés narratifs sont donc mis en œuvre pour que la sympathie du lecteur s'oriente vers l'envoyée de la mort.

Dans deux chapitres, la niña est déjà sur les lieux du crime, dans deux autres, elle joue un rôle pour réussir à approcher ses victimes. Si approcher un prêtre est assez simple, le stratagème mis en place pour approcher un chef entouré de ses gardes du corps est plus élaboré. Les chapitres, qui se terminent tous par une mise à mort, commencent, soit par le récit de cette approche, soit par une scène différente, qui met aux prises différents protagonistes : assassinat de traîtres, conversation au poste de police.

L'illustration de couverture est reprise en petite taille, avec quelques modifications, à chaque chapitre. La représentation de la mort est aussi un élément du récit : sur le mur de la pièce où le premier cadavre est découvert, la faucheuse a été dessinée avec le sang de la victime. Les hommes des cartels se représentent mentalement la meurtrière comme une personnification de la mort. La mort personnifiée est un sujet de conversation qui revient de manière récurrente, tant les hommes sont superstitieux.

J'étais curieuse de lire un eBook des éditions House made of dawn (qui publient des textes de fantasy, des thrillers, de la science-fiction, etc.). La collection Courts lettrages qui propose des textes courts, des novellas dans la veine fantastique, me semble dynamique et très prometteuse. Avec La Niña blanca, j'ai aussi la preuve que les textes peuvent être très plaisants.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 12 Déc - 10:32

L'éditeur offre pour Noël le recueil Sur les Ruines du monde qui vous feront voyager dans un univers post.apocalyptique au travers de 10 nouvelles, 10 auteurs, 10 voix différentes. Malka l'ayant critiqué, n'hésitez pas à aller voir ce qu'elle en pense.

Et si vous êtes intéressés, il vous suffit de cliquer sur ce lien : http://housemadeofdawn.com/2872-2/

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 12 Déc - 18:32

Merci pour cette info ! Very Happy
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Atea

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 13 Déc - 0:40

Merci aux éditions House Made of Down. Recueil téléchargé et à lire d'ici peu! Smile
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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 13 Déc - 12:07

La Nina Blanca, de Christophe Semont

Critique de Vidia (à lire aussi su son blog ici)

Je remercie les éditions House made of dawn pour ce partenariat proposé via le forum "Au cœur de l'imaginarium".

Qui ou qu’est-ce que la Nina Blanca, cette femme ou chose dont Christophe Semon a fait le personnage principal de sa nouvelle ? Selon la légende, La Nina Blanca, ou encore Santa Muerte, est une divinité féminine, souvent représentée par un squelette, vénérée dans le folklore mexicain ainsi qu’en Amérique Latine. Elle personnifie la mort, est également associée à la guérison et à la protection et assure un passage sans encombre vers l’au-delà à ses fidèles. Pas étonnant que chacun se signe à la mention de cet être funeste de peur d’attirer le mauvais œil.
Mais dans cet ouvrage sur fond de croyance macabre, La Blanche dame se serait-elle réincarnée en une ombre planant telle l’épée de Damoclès au-dessus des membres des cartels mexicains ?
C’est ce que l’auteur, va habilement nous faire découvrir dans ce court thriller.

Cette nouvelle s’articule en divers chapitres, chacun centré autour d'un personnage lié de près ou de loin à un cartel. Le point commun de ces protagonistes, hormis leurs fréquentations douteuses ? Ils ont tous rencontré la funeste Nina Blanca. J'ai beaucoup aimé cette manière de présenter l'intrigue. En quelques phrases ponctuées de ce qu’il faut de détails, l’auteur présente le personnage en évoquant brièvement son histoire passée et présente, ce qui éclaire le lecteur en ce qui concerne ses rapports avec les cartels. Il dévoile également suffisamment d’informations afin que le lecteur puisse se faire une idée du caractère, bien souvent fougueux, qui colle parfaitement à l’image d’homme coriace que l’on se fait d’un membre de gang mafieux, pour finalement en arriver à leur mort tragique par la main de La Nina Blanca. Les chapitres peuvent être vus comme une courte biographie de chacun des protagonistes.
Vu le milieu dans lequel se déroule l'histoire, la violence et la vengeance dominent ce récit. On pourrait donc s'attendre à une histoire sanglante, pleine de passages peu ragoutants. Ce n'est pas le cas et c'est ce que j'ai également apprécié. Certes, l’histoire débute sur une série de décapitations et les meurtres sont exécutés par arme à feu à bout portant mais l’auteur ne s’embarrasse pas de détails gores sur l’état des cadavres.

Christophe Semont a également fait preuve d'originalité dans le dénouement de l'intrigue. Je n'en dévoilerai pas plus pour ne pas spoiler mais sachez que tout s'imbrique, que les personnages s'avèrent être liés les uns aux autres d'une manière que même eux ignoraient. Ils pensaient être les maîtres de leur ville, des durs à cuire que tout le monde redoute. Finalement, tel est pris qui croyait prendre.

Bref, un bon mini thriller qui ravira les amateurs du genre.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 20 Déc - 10:58



Tempête sur Candela, de Fabio Guigou





Candela est une planète hostile. Sur sa face visible, une petite colonie lutte pour survivre dans un froid dévastateur. Tandis que plusieurs voyageurs tentent de se réchauffer dans une auberge perdue au milieu de la tempête, la porte s’ouvre à la volée et une femme s’écroule, apparemment à bout de forces. Qui est-elle et qui sont ces brutes sans foi ni loi qui semblent être à sa poursuite ? Le Capitaine Fiodor, qui comptait prendre sa retraite sur cette planète oubliée de tous, se retrouve sans le vouloir embarqué dans cette histoire…


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : 80

  • Format : numérique






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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 20 Déc - 11:01

Tempête sur Candela, de Fabio Guigou

Critique de ninik

Fabio Guigou offre aux lecteurs de House made of dawn, avec Tempête sur Candela, un récit de science-fiction. Présent dans leur collection courts lettrages, il s'agit d'une grosse nouvelle se situant sur une planète plutôt désolée, à la vie difficile du fait du froid glacial, et des tempêtes de neige très fréquentes.
L'histoire débute sur un grand classique du cinéma et de la littérature de genre, qui positionne immédiatement le lecteur dans un terrain archi-connu : l'auberge désolée. Isolée de la civilisation, coincée au milieu d'une tempête particulièrement violente, elle regroupe un ramassis hétéroclite d'occupants. Ces derniers, peu décrits, donnent une impression de durs à cuirs et de criminels, mais ne sont rien face à l'intrépide capitaine, valeureux, vif, courageux, qui sirote un verre alors que, bien évidemment, la porte s'ouvre. Une silhouette en franchit le seuil avant de s'effondrer : sous ses vêtements protecteurs, notre héros découvre bien évidemment une femme magnifique et, en apprenant que de vils néo-punk futuristes veulent lui faire la peau, décide de la protéger.
Oui, l'histoire est d'un classique à toute épreuve et, passé quelques pages, le lecteur peut le raconter dans son intégralité. Pourtant, sa construction, son style et quelques particularités font que Tempête sur Candela se révèle fréquentable et mérite le détour.
Commençons par sa construction. Après avoir sauvé la jeune femme et l'avoir ranimé, le vieil aventurier et sa nouvelle amie se lancent dans un jeu d'histoires qui, bien que surprenant par un léger manque de logique, et par un style contradictoire, permet au lecteur d'appréhender les bases plutôt intéressantes de l'univers construit par son auteur. Ce dernier, en effet, loin de vouloir résumer son récit à la petite aventure de sauvetage/vengeance sur une planète pleine de tempêtes de neige, désire le positionner dans un univers futuriste construit et cohérent, dont les ramifications vont plus loin que la nouvelle en elle-même. Il ne serait ainsi pas surprenant que Fabio Guigou revienne à son univers par la suite, en y racontant d'autres aventures, peut-être la jeunesse de notre héros, ou des récits s'intéressant à des protagonistes complètement différents.
En effet, le vieil homme, qui n'est pas natif de cette planète, demande à la jeune femme de lui raconter l'histoire de la colonisation des lieux, et offre, en échange, un récit de la guerre qui s'est produite une cinquantaine d'années auparavant. Certes, une jeune femme poursuivie et à moitié morte, qui s'amuse au jeu des histoires, est assez peu crédible, mais finalement, l'auteur ayant construit des protagonistes de série B, cela colle assez bien à l'ambiance, les héros surmontant aisément leurs peurs pour lâcher des punchlines bien senties, même au milieu d'une séance de torture. Ce qui déstabilise plus, c'est que l'histoire de la colonisation est racontée à la troisième personne, dans le style de l'auteur, alors que quand le vétéran prend la parole, il raconte la guerre avec ses mots, utilisant un bagout bourru qui supprime de l'épique ce qu'il gagne en ironie mordante. C'est d'ailleurs la démarche que privilégie l'auteur quand, plus tard, il s'attaque à la vengeance de notre héros, racontant une lutte certes sanglante, mais sur laquelle souffle un humour noir et un certain cynisme.
Ces deux flash-back qui s'intercalent dans cette nouvelle assez simple, montrent que les grands héros de cette course à l'espace, sont les Russes, et qu'il y a eu une nouvelle guerre avec des fascistes. Certes, l'auteur ne rentre pas dans les détails, préférant tourner son récit autour de concepts scientifiques futuristes plutôt que creuser la géopolitique de son monde, mais le tout est rendu plutôt vivant, entre les mondes colonisés et les vestiges du passé décrits.
On pourrait reprocher à l'auteur d'avoir créé un personnage trop super-doué, de ne pas mettre de véritables rebondissements à son récit (la révélation finale est assez classique) ou autres défauts du genre, mais encore une fois, l'écrivain a, de manière très visible, opté pour une récit très bis, et, dans cette démarche, cela s'intègre parfaitement, et ce qui aurait pu lasser sur plusieurs centaines de pages se marie fort bien au format court.
Ainsi, Tempête sur Candela, sans être inoubliable, est plutôt plaisant à lire et permet de passer une soirée agréable, d'autant que l'auteur écrit plutôt bien et que l'ensemble reste fluide. Il serait cependant intéressant que Fabio Guigou revienne à son univers pour d'autres récits, peut-être en optant pour des personnages plus fouillés et réalistes.

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Dernière édition par ninik le Dim 20 Déc - 11:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 9 Jan - 10:43

Tempête sur Candela, de Fabio Guigou

Critique de Sebuster

Imaginez : une planète désertique, une tempête de neige prenant au piège des gens plus louches les uns que les autres dans une taverne lugubre et isolée, une femme débarquant au cœur de l'ouragan et perdant connaissance, un vieux brigand charismatique et mystérieux qui décide de réanimer la belle... Le décor de Tempête sur Candela est posé.
 
Ce n'est pas le scénario, somme toute classique, qui a retenu mon attention dans ce texte, mais sa structure. Le vieux capitaine d'un spaceship et la jeune femme vont entamer un ballet d'histoires racontées au coin du feu, permettant ainsi au lecteur de plonger dans leur univers respectif. Au départ, les deux histoires semblent sans réel lien, même si le lecteur s'attend à ce qu'elles se recoupent à la fin du texte, car c'est là également un classique du genre.
 
On pourrait regretter que, par un style parfois lourd, notamment avec des termes techniques se voulant futuristes, le lecteur se retrouve noyé dans la compréhension globale du passage. Cependant, le champ lexical employé traduit bien l'univers atypique de l'auteur, mélange de science-fiction rétrograde sur fond de steampunk. J'ai beaucoup aimé cet univers.
 
Au travers du récit du vieux capitaine, mettant en scène ce qu'on pourrait qualifier d'empire russe, le lecteur s'attend à ce que l'auteur développe cet univers aux codes aux antipodes du schéma classique, avec les gentils américains et les méchants russes. Mais il n'en est rien, peut-être que cela sera fait dans une éventuelle suite ? Car il est indéniable que l'auteur tient là un univers atypique, à part entière, et que ce dernier lui ouvre les portes d'infinies possibilités.
 
Quant au récit de la jeune femme sur la colonisation de Candela, il est légèrement déroutant, car raconté à la troisième personne, alors qu'on s'attendait à ce que ce soit la jeune femme elle-même qui raconte cette colonisation de part son propre vécu. Néanmoins, le va-et-vient entre les deux histoires captive le lecteur qui tourne les pages pour en connaître la fin.
 
Je noterais une petite déception quant à la chute : je m'attendais à quelque chose de plus frappant. Elle reste classique et ne dénote pas avec le genre du récit, ne surprenant pas le lecteur.
 
En résumé, Tempête sur Candela de Fabio Guigou est une histoire à l'univers atypique, très agréable à lire et qui laisse espérer que l'auteur reviendra sur l'univers qu'il a créé.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 13 Mar - 10:13



Et la mort perdra tout empire, de Jean Bury





La guerre totale est engagée et il est maintenant évident qu’aucun camp n’en sortira vainqueur. Mais la lutte doit continuer jusqu’à la dernière munition, jusqu’au dernier soldat, jusqu’à la dernière étincelle. Dans ce brouillard de sang et de poudre, une musique perce timidement : celle du fifre. Et quelques vers dont l’origine est inconnue résonnent en chœur avec elle.

Plus un cri de mouette à leurs oreilles
Ni de fracas de vagues sur les rivages ;
Là où la fleur surgissait, aucune fleur
Ne poussera plus sous les déluges ;
Ils seront morts et fous, simples clous,
Mais les têtes martelées jailliront entre les fleurs
Au soleil jusqu’à l’effondrement du soleil,

Et la mort perdra tout empire.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 80

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 13 Mar - 10:15

Et la mort perdra tout empire, de Jean Bury

Critique de Malka

Jean Bury propose dans «  Et la mort perdra tout empire », une bataille qui oppose les humains aux lycans : l'avant, le pendant et l'après bataille avec toutes les stratégies, attaques, tueries et horreurs, se déroulant sur ce champs de bataille.

Pour la présenter, l'auteur utilise une narration à plusieurs voix. Même si chaque chapitre propose le point de vue de différentes personnes, cinq au total, il garde une linéarité et une cohérence chronologique. L'auteur place ses fils, tisse son intrigue, construit le récit avec soin. Il le maîtrise à la perfection et tient le lecteur en haleine. Il parvient même à le surprendre, grâce au jeu de ces différentes voix très bien mises en place.

Les personnages sont liés ou se croisent. On s'attache à certains plus qu'à d'autres, notamment au petit fifre, dont on suit les aventures avec angoisse et qui s'avère bien vite le personnage central du récit. Certains personnages apportent des informations utiles ou une aide inespérée, mais ils ne marquent pas le récit dans la même mesure que d'autres, plus prégnants. Le capitaine Barraine et le sergent Liatochinski y jouent par exemple un rôle important, au même titre que le fifre et apparaissent dans deux chapitres. Cependant, on ne comprend le véritable rôle de certains d'entre eux, qu'après la bataille, quand les masques tombent.
L'immersion dans le récit est immédiate et totale: la narration à la première personne et le style de l'auteur, qui s'adapte et propose un ton différent selon les narrateurs, y contribuent pour beaucoup.

L'auteur distille des informations sur les lycans au fil du récit, mais finalement, cela se résume à peu. Les hommes ne semblent savoir sur eux que leurs caractéristiques physiques, utiles lors du combat (leur tailles, griffes, leur manque d'intelligence, si ce n'est pour les loups gris, leur puissance, leur bestialité et capacité à tuer), ou leur territoire. Peu de notions liées à leur mode de vie, leur culture. Les ennemis des deux camps semblent ne pas se connaître beaucoup. Et le récit nous le démontre dans son dénouement.

Les descriptions détaillées, riches et imagées font appel aux sens du lecteur, l'entraînent dans cette bataille aux côté des protagonistes.
A travers une atmosphère oppressante, l'auteur installe le sentiment de peur, de menace latente, omniprésente. Par le biais de ses personnages, par cette bataille et sa conclusion, il cherche également à démontrer l'absurdité de la guerre.
La fin propose pourtant une note d'espoir, touchante même si très mince et tout à fait relative. Au lecteur de choisir s'il veut y croire ou non.

En conclusion : je me suis trouvée complètement happée par l'histoire. J'ai apprécié le jeux des différentes voix, la détresse du jeune fifre, personnage très attachant par sa jeunesse et son courage, ces soldats qui se battent avec l'énergie du désespoir, mais aussi le style riche et soigné de Jean Bury. J'avais déjà adoré « Terre zéro » et je n'ai pas été déçue par « Et la mort perdra tout empire ». Je remercie le forum Au cœur de l'imaginarium et les éditions House made of dawn pour cette excellente lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Jeu 23 Avr - 7:57



Les Enfants de Karia, d'Anthony Holay





Depuis plusieurs mois, les enfants de la petite ville de Karia disparaissent mystérieusement. Les villageois effrayés parlent d’une sorcière et d’êtres revenus d’entre les morts…

Kenan, un jeune Redresseur de Foi est envoyé pour mener l’enquête.
Une novella d’horreur qui ravira les amateurs du genre.


  • Genre : horreur

  • Nombre de pages : 50

  • Format : numérique





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[Editeur] House Made Of Dawn
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