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 [Editeur] Walrus

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ninik

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MessageSujet: [Editeur] Walrus   Mer 20 Mai - 8:04



Walrus




Walrus, ce sont des histoires délirantes, effrayantes, fantastiques, bourrées d’action et de geekeries qui vous retourneront le cerveau. Ce n’est pas parce que c’est de la lecture que ce doit être ennuyeux.


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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Sam 13 Juin - 8:20



Le Cabinet des Ombres, épisode #1 : Les Fleurs du Mâle, de Clara Vanely







Des ombres menaçantes planent sur le Paris des Rêveurs.

Suite à l’assassinat du député Courcy — l’un des Maîtres Rêveurs de ce côté du monde —, le Procurateur Bartholdi confie à Ernest Bonenfant le soin d’enquêter en toute discrétion. Il faut dire que l’Ether bruisse de rumeurs ces derniers temps...

Y aurait-il un lien avec la Porte des Enfers, sculptée par Rodin et abandonnée depuis à la garde de Camille Claudel ? Ou encore avec le terrible secret que renferment les carnets de Dupré ? Démons, voleurs et conspirateurs pourraient bien s’être ligués pour mettre la main sur le précieux Passage vers l’Autre Monde. Aidés dans leur quête par le sémillant Lisandru Sassetti, amant du rêveur Bonenfant, Ernest et Camille finiront peut-être par remonter la piste des crimes jusqu’au dangereux Cesare Cortese, l’ennemi de toujours...

Dans un Paris au crépuscule du XIXe siècle, noyé dans les brumes de l’absinthe et des machines à vapeur, Clara Vanely nous propulse dans un univers écarlate et raffiné, où l’irruption soudaine des forces du Mal vient perturber l’Éther pour nous entraîner dans un tourbillon de mensonges, de poursuites et de meurtres. Dans une langue riche et florissante, piquetée d’argot historique, l’auteur donne vie à un monde résolument original, mélange de glam, d’aventure et de steampunk, aux doux accents de Baudelaire, Oscar Wilde et Huysmans.


  • Genre : thriller historico-steampunk

  • Nombre de pages : 140

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Sam 13 Juin - 8:24

Le Cabinet des Ombres, épisode #1 : Les Fleurs du Mâle, de Clara Vanely

Critique d'Aelynah

Une nouvelle maison d’édition a vu le jour dans la liste de mes dernières découvertes et avec elle la lecture de deux de leurs romans récemment édités.
J’ai décidé d’ouvrir le bal avec mon genre de prédilection, le steampunk, présent à leur catalogue au travers de la série de romans courts de Clara Vanely : Le Cabinet des ombres.
Outre une couverture intrigante d’ombres et de rouages de cuivre, la quatrième de couverture m’a ouvert l’appétit. Il ne me reste donc qu’à me lancer dans le plat de résistance et découvrir ce que cache ce visage anonyme et sombre qui n’est pas sans me rappeler Arsène Lupin.

Ernest Bonenfant est un Rêveur, un aventurier, un monte-en-l'air. Il a eu la malchance de désobliger l’Ether et les pontes de l’Ailleurs et le voici ainsi suspendu de ses droits d’errance et cantonné à Paris.
Alors qu'il allait mettre la main sur des carnets avidement convoités, une descente de police le pousse à s'enfuir et à les laisser au marlou qui les lui a déniché contre paiement de ses services.
Le lecteur va ainsi se retrouver dès le départ au cœur de l'action, de la bagarre même et du mystère car Ernest Bonenfant semble ne pas être ce qu'il veut bien nous faire croire. Au contraire de son nom, il n'a rien d'un enfant de chœur mais tout du dandy voyou et manipulateur. Il n'est donc pas surprenant de le voir s'acoquiner avec la lie des bas fonds et se retrouver dans de nombreuses affaires indélicates. Un élément particulier lors de sa fuite va néanmoins nous interloquer et attiser notre curiosité.

Car les Rêveurs semblent des personnages à part et surtout incognito dans ce Paris Steampunk très dix neuvième décadent. Ce qui rend ainsi les assassinats de trois d'entre eux en une période courte assez louche pour ne pas être traités à la légère.
Ernest va donc être missionné sur cette enquête par l'un des pontes de leur société, le procurateur Amilcar Bartholdi (savant mélange de son nom propre et de son pseudonyme, il est aussi l'auteur de la statue de la liberté). Son fidèle compagnon et caractériel amant Lysandre Sassetti, (dit Sandru ou Lisandru dans son dialecte corse) va l’y aider.

Autre mission dont il est l'"heureux" bénéficiaire, la garde de l'Arche des enfers, "porte" qui ne serait pas moins que le passage vers les Enfers, sculpté par Auguste Rodin lui-même .
Pour se faire il est ici secondé par Camille Claudel (ancienne compagne de Rodin), abandonnée dans une situation inconfortable, elle-même Rêveuse dans le déni et pour qui il a, de plus, la délicate fonction de mentor. Car chaque rêveur a un don qu'il doit développer mais surtout garder discret. Don qui se développe au travers de l’évocation.

« L’évocation était cet art subtil de créer le tout à partir du rien, le plein à partir du vide, ou encore la vie à partir du Nihil »

L'enquête qu'il va mener à fond de train puisque le délai imposé est très court va le mener à nous montrer de quoi il est capable. Les découvertes sur les différents dons des Rêveurs, leurs particularités physiques et physiologiques vont nous entraîner dans un roman très Steampunk et surtout très alternatif.

Pourtant, malgré une plume agréable, et une intrigue qui ne prend pas de temps à nous être exposée, un petit quelque chose m'a cependant empêchée de m'investir totalement et rapidement dans ma lecture.
Tout au long de celle-ci j’ai cherché ce petit rien qui me gênait et qui me faisait lire ce roman sans déplaisir aucun mais sans la flamme habituelle pour mes lectures steampunk.

Ce premier roman de Clara Vanely est plutôt court mais ce n’est en soi pas un problème, l’intrigue démarrant dès les premières pages tournées. La lecture avançant, se profile sous nos yeux ce nouveau monde atypique, ses personnages aux dons particuliers et cette ambiance très steampunk. L’idée de base de ces contrées de l’Ailleurs, de l’Ether et de ce Paris ignorant de cet autre monde pose une pierre supplémentaire à l’intrigue. Ernest et son équipe doivent ainsi faire preuve d’une discrétion à toute épreuve.
Le lecteur, au même point que le Parisien moyen, ignare et cependant chanceux d’être mis dans la confidence, entraperçoit au travers de dialogues une esquisse de ce que sont les Rêveurs, leur monde ou bien leurs dons. Mais comme pour tout ce qui n’est qu’aperçu, les grandes lignes semblent nettes alors que les détails nous échappent encore. Comme une peinture de Degas ou un effet de style photographique, le pourtour des personnages semble rester flou à nos tentatives de les cerner davantage.
Ce trouble pourtant semble s’accorder à l’intrigue menée par l’auteure. Les fils de l’écheveau de l’enquête jusqu’alors indépendants paraissent disposés à venir se rejoindre et tresser sous nos yeux le profil d’une énigme inextricable.
Au travers d'une ambiance très dix-neuvième siècle, des quartiers malfamés et de la présence d’une société de basse extraction, l’auteure nous entraîne et nous perd parfois dans des dialogues aux intonations argotiques historiques, piquetés parfois de langage plus châtié. Cela rend la lecture somme toute laborieuse même si, l’habitude venant, les expressions idiomatiques se font plus faciles à cerner et la compréhension plus rapide.
L’utilisation d’une police italique au cours du roman afin de distinguer le domaine du rêveur du tout un chacun aurait été beaucoup mieux pensée, à mon goût, si elle s’était accompagnée de quelques explications ou annotations pour nourrir notre curiosité. Alors si ce fait peut au départ amuser le lecteur qui y voit une bonne devinette, à la longue il peut aussi lasser et gâcher une lecture au demeurant pleine d’action et de rebondissements.

Tout cela pour dire que malgré cet avis mitigé ce fut tout de même une lecture entraînante car peu de temps morts sont là pour stopper l’intrigue et les nouveaux éléments qui s’ajoutent au gré de l’enquête nous amènent à nous poser beaucoup de questions qui faute d’avoir le tome 2 sous la main resteront pour cette fois à l’état larvaire.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Mer 1 Juil - 7:27

Le Cabinet des Ombres, épisode #1 : Les Fleurs du Mâle, de Clara Vanely

Critique de ninik

J'ai récemment découvert l'éditeur Walrus, et ce fut immédiatement un coup de cœur. Entre leurs deux livres dont vous êtes le héros lovecraftien (Menu Cthulhu mais surtout Plongée sur R'lyeh) et le magnifique premier épisode (et le mot est faible) du Masque et la poudre, ce furent de surprenantes mais passionnantes découvertes. Très intéressé par leurs livres, c'est avec une certaine impatience que je me suis penché sur une autre de leurs séries, écrite cette fois par Clara Vanely : Le Cabinet des ombres, dont le premier épisode, Les Fleurs du Mâle, est chroniqué ici.
L’œuvre nous amène dans le Paris de la Belle Époque, mais un Paris fantastique, dans lequel vivent, cachés, des Rêveurs, capables de voyager entre différents mondes. L'un d'entre-eux, Ernest Bonenfant, va devoir enquêter sur l'assassinat de trois Rêveurs importants, et partir à la recherche d'un ennemi de toujours et d'une succube, tout en convainquant Camille Claudel d'accepter son statut de Rêveuse. Cette dernière en veut à ces gens de la disparition de son amant, le sculpteur Rodin, et de devoir garder son dernier chef d’œuvre, une Porte menant vers les enfers.
Un résumé pareil laisse rêveur face à la complexité du Cabinet des ombres, qui mélange allègrement fantastique (avec un doigt de steampunk), Paris historique (ainsi que quelques personnages célèbres), le tout teinté d'une sombre histoire de meurtres, de prostitution, et de complot politique, les Prussiens n'étant pas étranger à tout ce qui se trame.
Cependant, un projet si ambitieux peut aussi avoir du mal à tenir et s'effondrer sous la pression. Fort heureusement ce n'est pas le cas, loin s'en faut !
Mais ne brûlons pas les étapes et commençons par l'écriture, d'une beauté rare. Clare Vanely utilise une plume assez superbe, entre écriture soutenue, dialogues par moment argotiques (mais rien de compliqué, les mots étant facilement compréhensibles dans le contexte) pour emporter immédiatement le lecteur dans l'ambiance qu'elle veut créer et le laisser visualiser les décors. L'auteure ne verse jamais dans de longues descriptions (le format est court, elle ne pourrait pas) mais pourtant, il est facile de s'imaginer les différents lieux que fréquentent nos personnages. Ces derniers sont haut en couleurs, et, certes, sont quelque peu archétypaux (l'allié d'Ernest est l'amoureux transi, le méchant semble issu d'une série B, Claudel est la femme forte, et Bonenfant le manipulateur flegmatique) mais cela ne nuit en rien à leur crédibilité. Ils s'intègrent magnifiquement à cette histoire et, une fois commencée, difficile de ne pas la dévorer.
Le récit en lui-même est plutôt simple, mais lance des pistes qui laissent à penser qu'il se développera dans les autres épisodes, les manigances politiques semblant aussi importantes que complexes. L'auteure alterne ainsi dialogues passionnants, séquences d'action, et description de son univers fascinant, en un mélange qui ne peut qu'emballer le lecteur.
La fin de l'épisode un est en même temps brutale mais logique, concluant un récit qui appelle une suite, et il est difficile de ne pas se précipiter immédiatement sur celle-ci.
Clara Vanely signe ici une sublime réussite, avec ce premier épisode tout simplement prodigieux, un sans faute pour l'amateur de ce type d'ouvrage.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Sam 4 Juil - 7:13



Transoxiane, épisode #1 : Barbe-Bleue, de Guillaume Vissac









Misère Balkaï n’est pas une chamane de contes de fées ou de légendes africaines : c’est une traceuse, capable de retrouver ceux qui ont disparu en parcourant les paysages tourmentés de la Transoxiane, notre monde intérieur. Ces transes mystiques lui permettent de subsister comme d’autres font de petits boulots. Un endroit abrité pour dormir, quelques grammes de junkfood, un peu d'herbe pour mieux faire glisser son esprit en Transoxiane, Misère n’a pas beaucoup de besoins,même si la vie ne lui a pas fait de cadeaux.

Quand Maude, une adolescente solitaire et amatrice de jeux en ligne, disparaît sur le chemin du collège, certains pensent à une fugue. Misère, elle, sait entendre les âmes : elle sent que la jeune fille est prisonnière quelque part, mais où ? Grâce à quelques affaires personnelles glanées chez la mère, la chamane piste la trace de Maude en utilisant la peau d’une vieille connaissance. Mais cette région de la Transoxiane réserve de dangereuses surprises : labyrinthes, faux-semblants et dents aiguisées, Misère Balkaï devra une fois de plus composer avec les ombres... au risque d’y laisser sa peau.

Dans une ambiance urbaine oppressante et étrangement familière, Guillaume Vissac réussit l’exploit de nous offrir une véritable fantasy urbaine et sombre à la française, où la ville devient le terreau des angoisses sourdes et des pensées les plus noires. On pense forcément à Neil Gaiman en entrant dans cet univers riche, déjà familier, que nous avons peut-être quelquefois visité en rêve avant que le jour ne vienne nous en tirer. Le langage brut de l’auteur, presque scandé, embarque le lecteur par sa propre rythmique, conférant à Transoxiane son statut d’œuvre à part.



  • Genre : thriller fantastique

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Sam 4 Juil - 7:15

Transoxiane, épisode #1 : Barbe-Bleue, de Guillaume Vissac

Critique d'Aelynah

Misère Balkaï est une chamane, grande, plutôt carrée elle ne ressemble pas au stéréotype que l'on se fait de ces dernières.
Ce matin-là, elle rend visite à une mère dont la fille a disparu sans laisser de traces deux mois plus tôt. Elle rentrait de l'école, ce jour-là, personne ne sait pourquoi elle rentra à pied ... Ou plutôt elle quitta l'école à pied mais n'arriva jamais à la maison.
Alors Misère va voyager au travers de sa transe pour essayer de retrouver des traces de Maude, de cette jeune fille timide et effacée qui un beau jour, a disparu des cartes.

Misère semble un personnage assez atypique. Elle est chamane, ce qui ne court pas les rues, vit dans une rame de vieux RER à deux étages, désaffectée. Ils sont plusieurs comme elle à vivre là : chacun ses secrets, ses galères ou ses combines.

Ses transes elles-mêmes sont particulières puisqu'elles les passent au travers des yeux et du corps d'Alexei.
Elle fut en l'espace d'une soirée son premier et son dernier amour puisque pour une raison inconnue il ne survécut pas à leur nuit d'amour. Et depuis il revit au travers de ses transes en Transoxiane.

Elle est entourée de Pépé, le vieux de la rame d'à côté et à l'étage sous le sien, de Yakubu, à la fois geek et hacker. Deux personnages complètement différents et à la fois complices. Ils l'aident, la comprennent et la secondent lors de certaines transes singulières.

C'est donc en Transoxiane que Misère va chercher des indices pour retrouver Maude. Car tout ce qu'elle y découvre a, après transposition, un lien avec la vie réelle.
Ce qu'elle va y trouver au travers des aventures d'Alexei est surprenant et assez singulier: un village où tous les enfants ont été enlevés par « le vieux », une montagne creuse en forme de colosse, des personnages atypiques et fantaisistes et un jeu « catch the cat » qui semble être à la base de tout.

Suivre Alexeï et Misère au travers des transes ou de leurs explications dans la vie de tous les jours a été très intéressant et l'avancée des événements va à son propre rythme, jamais languide toujours frôlant l’overdose.
Parfois cependant la lecture est aussi chaotique et embrouillée que le cerveau de Misère après avoir fumé de la beuh pour se jeter dans sa transe.

C'est une lecture psychédélique de bout en bout, parfois le lecteur ne sait plus s'il est dans la transe ou en dehors, les seuls points de repère sont alors les personnages car les situations sont toutes aussi bizarres dehors que dedans.
Misère semble être capable de relier les événements de la transe à ceux du réel ce qui est loin d'être mon cas et parfois je me suis sentie un poil perdue.
Au final je me retrouve fort dépourvue pour vous donner un avis tranché sur cet épisode.
J'ai apprécié ma lecture et en même temps je me suis retrouvée mitigée par mon ressenti. Je ne suis pas capable de dire si j'aime ou je n'aime pas car des passages me paraissent encore abscons mais je ne peux reprocher à l'auteur de n'avoir pas su m'entraîner de bout en bout. Le rythme est soutenu, les personnages atypiques et les conclusions hors norme.
C'est donc une découverte particulièrement surprenante que je viens de faire au travers de ce premier roman de Guillaume Vissac.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Mer 15 Juil - 7:06

Transoxiane, épisode #1 : Barbe-Bleue, de Guillaume Vissac

Critique de ninik

Je ne connaissais pas Guillaume Vissac en me lançant dans la lecture de Transoxiane épisode 1 (Barbe-Bleue), mais il faudra que je découvre ses autres écrits. En effet, Walrus éditeur m'offre ici une nouvelle découverte des plus fascinantes, après les coups de cœur qu'ont été Le Masque et la poudre et le Cabinet des ombres, sans oublier les plaisirs de jouer (car il s'agit de livres dont vous êtes le héros) Plongée sur R'lyeh et Menu Cthulhu (ce dernier un peu frustrant cependant).
Certes, Transoxiane n'arrive pas au niveau du Masque et la poudre, mais offre un univers aussi passionnant qu'original, et une très intéressante histoire (et le Masque et la poudre étant un tel chef d'oeuvre, difficile de l'atteindre).
Cependant, ne brûlons pas les étapes. Le départ de Transoxiane m'a quelque peu dérangé, par l'écriture peu fluide, la musicalité des phrases donnant un rendu haché, brutal. Pourtant, le style colle assez bien à l'histoire et, rapidement, le lecteur se prend au jeu et se laisse porter par ce court récit, aux côtés de Misère et d’Alexei, entre narration brutale et dialogues décalés.
Misère est une femme capable de voyager (ou plutôt de regarder Alexei voyager) dans un univers onirique, la Transoxiane. Elle s'aide de ses périples pour retrouver des personnes disparues et, aujourd'hui, elle s'intéresse à une adolescente qui ne donne plus signe de vie depuis deux mois, disparue en rentrant chez elle. Aidée d'un hacker/marabout, ainsi donc que d’Alexei, elle va découvrir que la petite demoiselle était amatrice d'un jeu en ligne, et avait un amoureux, gamer lui-aussi.
Misère va alterner les phases dans le monde réel et ceux en Transoxiane (les deux mondes parasités de manière très intelligente par le jeu vidéo) pour retrouver l'enfant. Les chapitres, assez courts, alternent la plupart du temps réel et Transoxiane et, quand elle se trouve dans le monde onirique, ce n'est plus Misère qui est aux commandes, mais son ancien amant, mort, Alexei. Il est ainsi facile de savoir dans quelle contrée se passe l'action.
La Transoxiane est pleine de symboles, et développe une imagerie passionnante, tandis que le monde réel, parasité par des éléments fantastiques, en devient aussi étrange qu'effrayant, par les yeux un peu hors de la réalité de l'héroïne atypique que nous présente Guillaume Vissac.
Le lecteur dévore les pages, voulant savoir qui a enlevé l'enfant, ce qui se passe vraiment, et se précipite vers une conclusion des plus surprenante et bien trouvée. Abrupte aussi, le lecteur ne pouvant qu'espérer découvrir une continuité, mais pourtant pleine de poésie, grâce aux dernières paroles de Misère.
Ce premier épisode de Transoxiane est donc une nouvelle réussite de la part de Walrus, toujours à l’affût de récit surprenant mais bien écrits et passionnants, et je n'ai qu'une impatience, continuer à suivre les pas de Misère en Transoxiane.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Mer 19 Aoû - 6:57



Proie du noir, de Gaëlle K. Kempeneers





My name is Dunoir. Proie Dunoir. Laissez tomber : private joke. Qui je suis ? La nouvelle recrue du B.A.S., la banshee de service. On m’a engagée pour botter les culs des méchants qui hantent les rues de Rédemption. Sauf qu’entre les monstres mythiques, les divinités en goguette, les vampires crétins et les Puissances qui se bousculent au portillon, je ne sais plus où donner de la tête. Alors, quand en plus la Famille (la mienne, sinon ce ne serait pas drôle) s’en mêle, j’ai bien besoin de mes collègues Lucrèce et Leyhan pour y mettre un peu d’ordre. Sans oublier Jack, le loup. Mon âme-sœur, parait-il. Je vous ai déjà parlé de mon âme ? Y a moyen d’écrire tout un roman sur le sujet. Ah ! Mais attendez… Bref, y a des jours comme ça où on se dit qu’on aurait mieux fait de se casser la jambe au saut du lit !


  • Genre : fantastique (pulp)

  • Nombre de pages : 350

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Mer 19 Aoû - 6:59

Proie du noir, de Gaëlle K. Kempeneers

Critique d'Aelynah

J'ai découvert les éditions Walrus au travers de la série Steampunk Le cabinet des Ombres de Clara Vanely et du premier épisode de Transoxiane de Royer.
Deux titres qui m'ont chacun à leur manière jeté dans des écrits troublants ou entraînants.
Me voici donc cette fois avec ce roman de K. krempreens et cette série Pulp.
Outre un quatrième de couverture bien tentant, la couverture elle-même décalée et assez crue m'a interpellée.

Proie Dunoir est une banshee, un être surnaturel qui tue d'un cri.
Issue à la base d'une Famille particulière de sorcières noires, elle a préféré s'en éloigner après quelques conflits d'intérêt - si mourir peut être appelé ainsi.
Nous la rencontrons donc à son arrivée à Rédemption, petite bourgade qui compte désormais un service particulier de lutte contre le crime : le B.A.S, bureau ...
L'équipe est composée de deux jeunes femmes, l'une sorcière et l'autre sirène, jusqu'à l'arrivée de notre héroïne.
Outre un physique trompeur, puisqu'elle est petite, fine, et avec des airs punks : cheveux hérissés et blancs et piercings à gogo, Proie Dunoir a un caractère bien tranché. Avec elle, la diplomatie est passée aux oubliettes ou au stade d'espèce en voie de disparition. Amis comme ennemis en font les frais, pas de passe-droit.
Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et compense donc sa petite taille par une grande G...

Ses coéquipières ne sont pas en reste et même si l'entente n'est pas toujours au beau fixe entre nos trois guerrières, leurs enquêtes avancent et trouvent rapidement une conclusion fatale pour celui ou celle qui a osé troubler l'ordre de leur petite ville.

Pourtant ce roman ne se limite pas à leurs enquêtes surnaturelles.
Car l'auteure sait tisser la trame de son récit telle l'araignée tisse sa toile.
Les mailles se resserrent autour de Proie au fil des enquêtes. Tout semble vouloir la rapprocher de son passé et des sombres secrets qui y sont enfouis.

La présence de Jack, le beau gosse parfois loup donne cependant une touche de romance dans cette histoire pourtant axée surnaturel.

Mais là encore l'auteure sait nous embrouiller. Car Jack n'est pas un loup comme les autres et ce qui les lie n'est pas une amourette basique.

De plus, chaque enquête qu'ils résolvent apporte son lot de découvertes personnelles pour Proie. Elle se rend ainsi compte que le passé peut resurgir n'importe quand et de la manière la plus surprenante qui soit.
Cela va donc ajouter aux enquêtes déjà très attractives un surplus de suspens qui attire le lecteur vers la page suivante.
J'ai particulièrement aimé lorsque les contes et légendes d'ici ou d'ailleurs se mêlent à leurs enquêtes telles ces croyances anciennes amérindiennes sur le Wendigo, ce conte du Meunier et de sa fille etc...

Tout cela mis bout à bout et complété d'une plume entraînante, pleine d'humour ou de cynisme me pousse à en demander plus.
Walrus a trouvé là encore une auteure pur jus que je compte bien continuer à suivre avec plaisir.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Lun 14 Sep - 7:40



Transoxiane, épisode #2 : La Troisième Marche, de Guillaume Vissac







Sitôt qu'Alexeï débarque dans la ville-monde de Vaǯmba, le marcheur sent que quelque chose ne tourne pas rond en Transoxiane. L'hôtel Malvenu, où il prend ses quartiers, est peuplé d'une foule de personnages aussi inquiétants qu'hétéroclites. Pire, il semblerait qu'on attende sa venue. Comment dès lors retrouver Lune Louise, cette mystérieuse jeune femme dont le prénom lui a été soufflé jusque dans l'infra-monde par Misère Balkaï et qui semble courir un grand danger ? Car le loup rouge, que chacun redoute, rôde dans les couloirs en attendant son heure : celle de tuer l'inconnue qu'Alexeï a pour mission de secourir. Pendant ce temps, de l'autre côté du monde, Misère mène l'enquête autour d'une étrange femme recluse dans son appartemment et dont personne ne voit jamais le visage. Les deux histoires seraient-elles les extrémités d'un même fil ?

Dans une ambiance urbaine oppressante et étrangement familière, Guillaume Vissac réussit l’exploit de nous offrir une véritable fantasy urbaine et sombre à la française, où la ville devient le terreau des angoisses sourdes et des pensées les plus noires. On pense forcément à Neil Gaiman en entrant dans cet univers riche, déjà familier, que nous avons peut-être quelquefois visité en rêve avant que le jour ne vienne nous en tirer. Le langage brut de l’auteur, presque scandé, embarque le lecteur par sa propre rythmique, conférant à Transoxiane son statut d’œuvre à part.


  • Genre : fantasy urbaine

  • Nombre de pages : nc

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Lun 14 Sep - 7:42

Transoxiane, épisode #2 : La Troisième Marche, de Guillaume Vissac

Critique de ninik

Transoxiane épisode 1 avait eu le mérite d'être marquant, entre une écriture au service d'une narration décalée, et une histoire plutôt surprenante. Et, pour être franc, cette suite m'a quelque peu déçu par rapport à ma découverte de la vie de Misère et ses enquêtes si particulières.
Guillaume Vissac maîtrise cependant toujours autant son écriture. Il offre en effet une narration parfois hachée, souvent cryptique, qui va bien avec son sujet. Il part cependant du principe que le lecteur a une bonne mémoire de ce qui s'est passé précédemment, et n'explique plus qui sont les personnages secondaires, ne détaille pas le cadre de vie de Misère, et ne s'étend pas sur la nature de la Transoxiane, monde parallèle qu'explore Alexeï pour le compte de Misère. Ainsi, un lecteur n'aurait pas intérêt à débuter cet épisode si la lecture du premier n'est pas fraîche dans sa mémoire.
Durant une longue partie de la lecture, le livre semble déployer deux récits séparés, même si le lecteur se doute qu'ils seront reliés à un moment quelconque. En effet, Misère enquête, de son côté, sur une étrange femme que personne ne connaît mais qui, résidant dans un appartement dont elle semble ne jamais sortir, effectue la nuit d'étranges déambulations, toujours identiques au pas près. Alexeï, lui, est dans une partie de la Transoxiane beaucoup plus futuriste que dans le premier épisode, et recherche une jeune femme du nom de Lune-Louise. Est-ce la même femme que recherche Misère ? Les réponses n’apparaîtront à ce sujet que dans les dernières pages.
Le lecteur, comme précédemment, passe donc d'un monde à l'autre, mais les aventures de notre monde sont beaucoup plus frustrantes, Misère ayant énormément de mal à progresser dans son enquête. Alexeï, lui, est ballotté, et Guillaume Vissac, comme à son habitude, utilise des descriptions étranges et décalées, qui créent une ambiance unique (même si quelques petites références à Matrix sont perceptibles) et assez difficile à visualiser, créant pour le lecteur un récit particulièrement cryptique dans sa partie se déroulant dans le monde parallèle.
La fin de l'ouvrage fait le lien, d'une part, entre les deux récits de cette suite des aventures de Transoxiane, mais lie aussi cet épisode deux avec le premier, dévoilant un mystère qui, je l'espère, sera développé par la suite. Cependant, cette histoire, par trop codée, rebute quelque peu, et il est difficile de se laisser immerger dans le récit. Je n'en découvrirai pas moins la suite avec plaisir, en espérant qu'elle sera un peu plus facile d'accès.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Lun 28 Sep - 9:23



Mortal Derby X, de Michael Roch





Molly Pop est une jammeuse, une vraie, un fauve dont les patins brûlent la piste, peut-être même la reine du Quad DerbyTM. Mais sa carrière s’arrête brutalement le jour où un terrible accident la laisse amputée des deux jambes, obligeant les médecins à l’équiper de prothèses cybernétiques. Une chose est sûre : la jammeuse ne retrouvera jamais son plus haut niveau. Folle de rage contre la responsable de l’accident, Molly est condamnée à l’exil et expulsée du Cocon, la ville flottante réservée aux privilégiés, pour aller vivre à la surface, parmi les Reclus. En bas, au milieu du chaos et de la destruction laissés par le Grand Effondrement, elle découvre un autre tournoi, le Roller-Quad… et peut-être une manière d’assouvir sa vengeance.


  • Genre : futuriste (pulp)

  • Nombre de pages : 102

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Lun 28 Sep - 9:27

Mortal Derby X, de Michael Roch

Critique de Malka

Dès le début du roman Mortal derby X, Michael Roch nous fait entrer en plein match et dans un rythme effréné. Des présentateurs, pris dans le jeu, nous révèlent sur le vif les renseignements nécessaires et ses subtilités, pour bien le comprendre. Les dialogues coulent naturellement et sans nous laisser de côté. Ce début vivant entraîne dans la lecture. On ne peut que se retrouver scotché, prêt à découvrir la suite.

Nous faisons la connaissance de Molly, joueuse célèbre, victime d’un acte malveillant lors de son dernier match et c’est de son point de vue que l’on continue l’aventure. Sa rancœur envers la joueuse qui a causé la perte de ses jambes la condamne à être bannie de la cité où elle demeure et à rejoindre le monde des reclus. En effet, la colère et l’agressivité, deux sentiments contraires au code de la Réquisition, ne sont pas tolérés dans la cité. On découvre alors, dans ce monde nouveau pour Molly, une autre facette du jeu qui revêt une importance et une influence bien plus importante qu’un simple loisir.

Le lecteur suit sans mal le style vif de l’auteur. Le récit se situe dans l’action, dans la rapidité. Cela ne signifie pas que l’intrigue et les personnages sont survolés. Bien au contraire, car Michael Roch retranscrit ambiance, sentiments et sensations de manière précise et efficace, en allant droit au but.

Cette vivacité se retrouve également dans le jeu, décrit avec détail et passion. Pris au piège, on suit avec enthousiasme.
Pourtant, bien que le jeu prenne une place prédominante dans le récit, les enjeux de l’intrigue et le message délivré n’en sont pas pour autant légers. La tension reste toujours palpable.
Le contraste entre la cité et le monde des reclus dénonce également un fonctionnement obsolète de la société : entre la cité qui déshumanise en imposant une vie sans réaction excessive, sans colère, ni révolte et le monde des reclus où seule règne la loi du plus fort, difficile de trouver sa place.

Molly, personnage principal, se révèle attachante par sa détermination. C’est une battante. Les personnages secondaires apparaissent tout aussi intéressants. Les relations évoluent vite, mais de manière naturelle et survoltée. Molly ne fait pas les choses à moitié, ce qui se comprend de par son caractère fort.

Ma seule petite déception pour ce récit, qui s’est révélé prenant, fut une fin qui m’a laissé un peu sur ma faim.

En conclusion, Mortal Derby X est un court roman qui se dévore rapidement et avec plaisir. Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium et les éditions Walrus pour cette belle découverte.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Mer 18 Nov - 7:59



LE CABINET DES OMBRES #2 : L’OMBRE NOBODY, de Clara Vanely





Une nouvelle menace plane sur le Paris des Rêveurs : salons, ruelles et troquets bruissent de la rumeur d’une ombre qui fend le ciel, aussi mystérieuse que dangereuse, et qui attaquerait les badauds sous le couvert de la nuit. Ernest Bonenfant est chargé par le Procurateur Bartholdi d’enquêter : il pourrait bien encore s’agir d’une manigance de l’infâme Cortese... à moins que d’autres forces obscures conspirent au malheur de la ville. Lâché par son amant, le Rêveur pourrait bien n’avoir d’autre choix que de solliciter l’aide de Camille Claudel...

Dans un Paris au crépuscule du XIXe siècle, noyé dans les brumes de l’absinthe et des machines à vapeur, Clara Vanely nous propulse dans un univers écarlate et raffiné, au gré d’un tourbillon de mensonges, de poursuites et de meurtres. Dans une langue riche et florissante, piquetée d’argot historique, l’auteur donne vie à un monde résolument original, mélange de glam, d’aventure et de steampunk, aux doux accents de Baudelaire, Wilde et Huysmans.


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : nc

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Mer 18 Nov - 8:01

LE CABINET DES OMBRES #2 : L’OMBRE NOBODY, de Clara Vanely

Critique de Malka

Ce deuxième tome du cabinet des ombres nous permet de retrouver les personnages, que nous avons appris à connaître dans le premier tome, dans leurs aventures. Pourtant, s’il s’annonce en continuité avec ce premier tome, bien d’autres ennuis les attendent au tournant et d’autres personnages entrent dans l’intrigue (d’autres illustres noms s’ajoutent aux premiers, tel Gustave Eiffel par exemple.)

Les retrouvailles se font donc entre le lecteur et le Rêveur Ernest Bonenfant, son amant Lisandru, Camille Claudel et Bartholdi.
Ernest apparaît toujours aussi égoïste et froid. Ses relations avec Lisandru loin d’être au beau fixe, se détériorent jusqu’à la rupture, principalement à cause des aspects désagréables de sa personnalité. J’avoue avoir eu beaucoup de mal à apprécier ce personnage. Mes espoirs de le voir évoluer et réagir face à la situation désespérée dans laquelle se retrouve son amant se sont vite envolés. Pas de prise de conscience, ni de remise en question ! On doute même de son attachement pour Lisandru. Le côté pragmatique des rêveurs, qu’il revendique pour justifier son comportement (et mis en avant par l’auteur) semble ne pas tenir la route, puisque tous les rêveurs n’en sont pas tous aussi fortement pourvus.
Heureusement, l’auteur nous épargne un récit de son unique point de vue. On lui préfère la compagnie de Lisandru, italien romantique au tempérament à la fois passionné et doux et celle de Camille Claudel, femme de caractère, dont on partage les inquiétudes sur son sort et sur celui de son enfant. Leur amitié joue également un rôle important dans le récit.

Le début du tome apporte des détails sur les rêveurs et l’Ichor, qui permettent à de nouveaux lecteurs d’entrer dans ce tome 2 sans grande difficulté. Ce n’est pas pour autant répétitif et ne gêne pas à la lecture.
Par contre, une série de flash-back en début de récit freine le rythme, alourdit la lecture pour les lecteurs ayant déjà lu le premier tome. L’évocation des faits se déroulant entre les tomes coulent de source et n’enrichissent pas le récit. J’aurais préféré un peu plus d’action.
L’ensemble du tome manque un peu d’unité et de cohérence (on s‘éloigne de l‘intrigue de départ, sans comprendre l‘influence de ces nouvelles aventures sur l‘intrigue principale), mais le style incisif et efficace entraîne tout de même, et rend la lecture agréable.

L’esprit steampunk reste très présent dans ce tome. On retrouve un Paris du XIXe avec une exposition universelle sur le point de se dérouler, des machines extraordinaires et élaborées, crédibles, même si on ne rentre pas dans des détails techniques pointus (et c’est tant mieux !). La touche subtile et omniprésente ne peut que plaire aux amateurs de Steampunk !
La localisation dans la ville de Paris, où l’auteur nous entraîne comme dans une promenade, au détour des aventures de ses héros, ajoute un grand plus au récit. Les scènes s’y déroulant sont d’une grande précision et nous permettent de bien visualiser les lieux, l’atmosphère…

En conclusion, ce tome se présente plus comme un tome de transition qui s’attarde plus sur les personnages que sur l’intrigue principale. Cela ne les empêche pas de vivre des aventures rocambolesques avec des personnages illustres et dans un Paris agréablement teinté de l’esprit Steampunk. Ce fut une bonne lecture, malgré les quelques petits défauts de ce tome et je lirai la suite avec plaisir. Surtout que la fin nous laisse sur un Cliffhanger insoutenable ! Je conseille donc vivement cette série au amateurs de Steampunk !
Merci au forum Au cœur de l’imaginarium et aux éditions Walrus pour ce bon moment de lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] Walrus   Mar 22 Déc - 10:29

Proie du noir, de Gaëlle K. Kempeneers

Critique de Malka

J’ai découvert la plume de Gaelle K Kempeneers à l’occasion du premier Ray’s day. Séduite par sa plume, j’étais curieuse de la découvrir dans ce roman pulp, proposé par les éditions Walrus.

Dès le début, je me suis retrouvée scotchée à la liseuse. Le ton du récit, écrit à la première personne, est direct, plutôt enjoué, voire même cynique et teinté d’une bonne dose d’humour, toujours vivant et crédible. Car, Proie Dunoir est un sacré personnage !

Proie, loin de porter correctement son nom est plutôt une chasseuse. Elle laisse derrière elle un passé douloureux, une famille loin d’être sympathique et une mauvaise conduite à racheter, pour rejoindre les États-Unis, plus précisément Rédemption au pied des Rocheuses, et le BAS, bureau des affaires surnaturelles. Sur place, elle rencontre ses coéquipières, une sorcière blanche et une sirène, sa supérieure, elle aussi sorcière blanche, parfois possédée par un être surnaturel appelé Puissance, un étrange homme-loup avec qui elle établit un lien dépassant la simple amitié, mais aussi celui qu’elle hait par-dessus tout, son cousin Basil.

Si tout ce petit monde appartient au monde du surnaturel, Proie y trouve sa place en tant que Banshee, dont le cri tue n’importe quelle créature surnaturelle agressive. Et Rédemption n’en manque pas. D’ailleurs ce phénomène de concentration d’êtres surnaturels alarme notre fée Banshee et l’embarque dans bien des aventures palpitantes.

Le roman se divise en plusieurs parties, divisées elle-même en chapitres presque indépendants, mais dont le fil conducteur reste toujours présent. Intrigue principale et sous intrigues se rejoignent jusqu’au dénouement final, un peut trop rapidement passé à mon goût, puisque Proie s’évanouit et doit se contenter de ce qu’on lui rapporte brièvement.

Pourtant, le roman se lit avec un réel plaisir jusqu’à la fin, car il propose un rythme soutenu, prenant, avec des enquêtes surnaturelles intéressantes, entre l’influence des contes traditionnels, du folklore amérindien et l’univers féerique et surnaturel créé par l’auteur, organisé et cohérent.

Le véritable atout du livre reste tout de même le personnage principal : Proie Dunoir qui, sous la plume de l’auteure, se révèle être une femme de caractère !
Son originalité prend source dans sa marginalité, que ce soit pour son aspect physique (jeune femme menue aux cheveux courts et blancs, de nombreux piercings et tenues loin de passer inaperçues dans la petite ville de Rédemption) ou pour sa nature même de fée (une banshee, ce n‘est pas courant et son âme est atrophiée, pratiquement inexistante), sans oublier sa capacité très pratique dans les enquêtes de communiquer avec les fantômes.
Même si elle peut paraître petite et fragile, c’est une dure à cuire, qui n’a peur de rien ou presque, à l’esprit vif et plus souvent ronchonne que de bonne humeur. Elle manie l’ironie à merveille, mais sait se faire apprécier de tous et surtout du lecteur. Difficile de ne pas adhérer à son caractère fort et son charme singulier.

La relation que Proie entretient avec Jack, l’homme-loup, prend une tournure intéressante et importante dans l’intrigue. Complicité et sensualité sont au rendez-vous. Pourtant la fin nous laisse dans l’incertitude quand à leur avenir et je trouve cela un peu dommage de ne pas donner une conclusion définitive à cet aspect non négligeable du roman.
Est-ce annonciateur d’une suite ? J’espère car je retrouverais Proie et ses amis avec enthousiasme !

En conclusion, je suis ravie d’avoir fait la connaissance de ce personnage hors du commun, Proie Dunoir. Je suis restée scotchée à la liseuse pour lire ses aventures, portée par la plume de l’auteure. Clairement je lirais d’autres aventures avec plaisir si elle devait reprendre du service. Merci au forum « Au cœur de l’imaginarium » et aux éditions Walrus pour ce très bon moment de lecture.

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