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 [Editeur] House Made Of Dawn

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ninik

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Jeu 23 Avr - 7:58

Les Enfants de Karia, d'Anthony Holay

Critique de Malka

Kenan, Redresseur de Foi, accompagné de son charrou, arrive dans une ferme isolée pour y passer la nuit. Sa présence, loin d’être anodine, puisqu’il vient enquêter sur des faits surnaturels frappant la région, est également loin d’être la bienvenue. Pourtant, ses occupants lui doivent l’hospitalité, et la nuit qui va suivre est loin d’être de tout repos.

Le style fluide de l’auteur permet d’entrer immédiatement dans le récit. L’ambiance froide, voire glaciale qu’instaure l’auteur se renforce par l’isolement de la ferme et de signes inquiétants vite interprétés par Kenan. Sauf que le lecteur ne connaît pas leur signification. Kenan s’ingénue à garder ça pour lui, et l’auteur entretient le mystère, en apportant les informations au compte goutte. Il utilisera ce procédé dans toute la nouvelle, entre secrets à découvrir, signes à intégrer, et leurre de l’ennemi, qui se révélera bien fourbe. Il tient ainsi le lecteur en haleine, en le surprenant souvent, même si certains détails sont plus facilement déductibles que d’autres. Parfois, on tremble avec Kenan et d’autres on voudrait le prévenir des dangers qui l’attendent. Il s’établit donc, une interaction particulière entre le lecteur et le personnage.

La ferme semble, pourtant, de premier abord banale. Tout semble calme: trois hommes d’un certain âge, occupés par les travaux de la ferme, une jeune et jolie fille et la mystérieuse femme de l’un d’entre eux, qui se fait remarquer par son absence.
Le plus dangereux, ou en tout cas le moins inoffensif, semble Kenan. En effet, les redresseurs de foi sont d’anciens prisonniers qui obtiennent grâce en acceptant de s’occuper de missions confiées par les Officiants du temple. Cependant, l’agressivité qu’il rencontre en ces lieux lui semble anormale. Heureusement que la présence d’Alrune, la jeune paysanne, apporte un peu de candeur dans ce climat lourd et qui deviendra de plus en plus pesant, jusqu’à sombrer dans l’horreur.
C’est que Kenan chasse un monstre bien particulier: un ogre qui a kidnappé les enfants de Karia, et il compte bien le maîtriser pour mettre fin à ses agissements, ou si possible briser la malédiction (pour cela il devra trouver le sorcier qui en est à l’origine).

Le monde créé par l’auteur a sa propre cohérence où le surnaturel prend ses aises. Malgré le format court du récit, il est clairement exposé, et crédible. Les redresseurs de foi, tel Kenan, semblent y avoir un rôle de régulateur, puisqu’ils s’occupent des comportements surnaturels déviants et ici, même horribles et dangereux. Pour mener à bien leur mission, les Officiants les dotent d’un Kriss, dague puissante pour venir à bout des créatures démoniaques, et de connaissances des signes et des herbes, qui se révéleront fort utiles. Donc, même si la nouvelle ne permet pas découvrir un univers ample, avec ses paysages et décors, l’auteur y exploite sa dimension religieuse et fantastique.
On retrouve également dans ce monde, des étranges créatures, tel le charrou de Kenan, animal qui lui sert de monture et de chien de garde, et d’autres plus traditionnelles, tels que les sorcières, lycanthropes et les ogres.

L’histoire se suffit à elle-même et ne manque pas d’intensité, pourtant on pourrait imaginer sans mal une ré-exploitation de ce personnage et de ce monde, tant les possibilités qu’ils offrent sont riches. On aimerait le retrouver pour d’autres aventures et éventuellement en apprendre plus sur lui. Cela reste en effet, le seul point sombre à évoquer. On en apprend peu sur Kenan et de manière confuse, lors de sa lutte avec la sorcière qui essaie d’utiliser ses faiblesses. Pourquoi est-il redresseur de foi ? Quel est son parcours jusqu’à ce rôle délicat ? On se pose encore des questions à son sujet à la fin de la nouvelle.

En conclusion, « Les enfants de Karia » est une nouvelle riche et intense, qui permet la découverte d’un personnage prometteur et d’une aventure particulièrement terrible et vive. On apprécie la dimension fantastique du monde crée, s’inspirant de créatures traditionnelles et le rôle des Redresseur de foi.
Je remercie le forum Au cœur de l’imaginarium et les éditions House made of dawn pour cette lecture intense.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 24 Avr - 8:16



Système d'exploitation, de Vincent Germain





Arthur Verkamp est un Nolife. Toute sa vie tourne autour de son PC et de sa connexion Internet, grâce auxquels il rejoint le monde d’Asgard.


Mais un jour, son PC ne s’allume plus… et la descente aux enfers commence pour Arthur.


  • Genre : drame

  • Nombre de pages : 156

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 24 Avr - 8:17

Système d'exploitation, de Vincent Germain

Critique de Malka

L'auteur nous met directement en immersion dans le monde du personnage, un « no life » de 26 ans, au chômage, asocial, dont la seule source de plaisir et de vie se résume à son ordinateur et à son jeu en ligne « Asgard ». En fait, il centre le roman exclusivement autour de ce personnage : son approche de la vie, son addiction au jeu, ses réactions et son évolution quand il doit faire face à un imprévu qui bouleverse sa vie.
La narration à la première personne nous permet de le suivre dans sa vie quotidienne, sa routine habituelle, son ordinateur, Asgard, ses séries, des repas pris quand il y pense, cuisinés à la va vite, si on peut appeler cela cuisiner. Cette routine entrecoupée de sorties « obligatoires », à Pôle emploi dans un premier temps, et pour les courses, inévitables et contraignantes, est mise en place avec aisance par l'auteur.
Lors de ces sorties, on découvre une facette antipathique du jeune homme : il considère les autres, leurs problèmes, leur misère, avec condescendance et mépris. Mais on se rend aussi bien vite compte que son caractère asocial va plus loin. Arthur considère que sa vraie vie, celle qui vaut le coup d'être vécue est celle qu'il partage sur Asgard avec ses amis. Dans la vie IRL, on le sent anesthésié : il se contente de réagir aux situations et aux personnes, selon un scénario pré- établi. Il ne possède aucune chaleur, aucune empathie, aucune compassion envers les autres. Même si on comprend que la vie est loin d'être facile pour lui, il explique de lui même que c'est celle qu'il s'est choisie. J'ai éprouvé beaucoup de difficultés à trouver ce personnage sympathique et je me suis vite demandé comment l'auteur allait faire évoluer ce personnage.
C'est lorsque son ordinateur tombe en panne, que tout son monde s'écroule. Son manque d'argent, les mensonges à ses parents (il prétend travailler et subvenir à ses besoins d'étudiant, alors qu'il a arrêté ses études depuis deux ans) l'empêchent de résoudre rapidement ce problème. Au début, il s'organise pour pouvoir jouer et quand cela devient impossible, le manque s'installe. C'est la descente aux enfers, on le voit confondre réalité et fiction, plonger dans la noirceur et la paranoïa.
Si c'est une façon intéressante d'envisager le personnage, la progression lente et le manque d'empathie ne m'ont personnellement pas transportée. La routine, la plongée dans un cauchemar toujours plus vif, toujours plus noir, sont bien mis en place. L'ensemble est bien écrit, l'ambiance, les plongées de la fiction dans le réel (apparition de personnages du jeu dans le quotidien d'Arthur), bien transcrites et mises en place. De sa lassitude blasée, en passant par son état de manque (du jeu) à la folie, le chemin est semé d’embûches et de péripéties.
Pourtant, la rencontre ne s'est pas faite. Le temps passé aux côtés d'Arthur m'a paru très long, car je n'ai pas réussi à entrer en phase avec lui, à trouver quelque chose qui me le rende moins antipathique. Seule la plume fluide, la crédibilité apportée au monde du personnage, à son comportement de plus en plus déviant ont réussi à accrocher mon attention, jusqu'à un final un peu prévisible, certes logique, mais qui manque un peu de panache.

En conclusion : même s'il s'agit d'un bon roman, mon avis est un peu mitigé. Je remercie le forum Au cœur de l'Imaginarium et les éditions House Made of Dawn pour cette lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Mer 20 Mai - 7:47

La Nina Blanca, de Christophe Semont

Critique de Frei (à lire aussi sur son blog ici)

Quand El Loco est maudit par l'homme qu'il tue pour trahison, sous les yeux des membres de son cartel, il ne se doute pas une seule seconde que la Niña Blanca va lui rendre une petite visite...

C'est un plaisir de plonger dans un nouveau texte de Christophe Semont, auteur de La malédiction de Chango, une nouvelle fort plaisante que j'ai déjà eu loisir à chroniquer. Et quel grand plaisir de voir tout ce travail fournit pour une courte nouvelle, que ce soit autour des cartels, l'implication des forces de l'ordre de l'ordre et les légendes mexicaines, notamment la populaire Santa Muerte ! Car l'auteur s'attaque encore une fois aux légendes locales, comme dans sa première nouvelle, les faisant vivre dans ses textes. Cependant, bien qu'il reprenne les légendes locales et que l'on retrouve son style qui lui est propre, au final il n'y a que très peu de ressemblances entre La Niña Blanca et les autres textes de Christophe Semont.

Pour un texte aussi court (une trentaine de page), il y a tout un panel de personnages et de lieux diversifiés que Christophe Semont arrive à planter assez rapidement. Avec peu de mots, l'auteur nous en fait une description juste et suffisante pour que l'on puisse s'imaginer sans peine les scènes et on plonge très rapidement dans cet univers. Les personnages sont également nombreux, mais l'auteur ne nous laisse pas en peine avec des personnages travaillés. On s'y adapte tellement vite qu'on se retrouve à la fin de la nouvelle sans avoir vu les pages défiler !

En tout cas le dépaysement est total et m'a amené à faire quelques recherches pour en savoir plus sur la Santa Muerte, une figure d'un culte religieux mexicain qui est surtout vénérée par les personnes qui mettent en danger leur vie quotidiennement, tout comme j'en avais fait pour la Santeria dans la précédente nouvelle de l'auteur. Mais pendant ma lecture, j'avais hâte d'avoir la version de l'auteur sur la Niña Blanca, qui est-elle et pourquoi elle fait tout ça. Dans le texte, on retrouve surtout la légende de la Santa Muerte auprès des hommes des cartels et dans l'image de la Niña Blanca, une femme en tunique blanche. et la fin centrée sur ce personnage m'a grandement satisfaite, je n'aurais pas pu rêver mieux !

Je ressort de ma lecture plus que satisfaite, c'est un coup de cœur pour moi!

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Mer 3 Juin - 7:03

L'entretien, d'Antoine Gaïani

Critique de Frei

Écrire une chronique sur une nouvelle n'est jamais chose aisée. Mais quand cette nouvelle ne me fait ni chaud, ni froid, ça le devient encore plus...

On suit Laurel qui doit se rendre à un entretien d'embauche. Mais une fois devant son nouveau patron, il apprend que celui-ci n'est autre que le Passeur des âmes vers le Paradis ou l'Enfer... Car il va bientôt mourir, étant dans un état plutôt grave suite à un accident. Mais Laurel ne l'entend pas de cette oreille, et essaye de comprendre l'énigme de sa mort et comment revivre...

Non pas que je me sois ennuyée pendant ma lecture, mais elle ne m'a absolument pas affectée. L'histoire manque terriblement d'action : en effet ce n'est qu'un entretien, Laurel écoute le Passeur parler de sa vie, lui rappeler ses nombreuses fautes, Laurel nie, essaye de trouver une solution pour s'enfuir, mais rien de plus, au final. Alors certes, il y a tout de même des révélations et de nombreux rebondissements, mais je n'ai rien ressenti non plus de ce côté là : l'étonnement, la stupéfaction, ... Rien. Ce qui est plutôt ennuyant, car je m'attends toujours à passer par un panel d'émotions tout au long de ma lecture, ce qui, à mon humble avis, fait vivre l'histoire que nous lisons.

Si tout cela ne m'a absolument pas touchée, c'est que les personnages manquent de vie, ils ne sont pas tellement approfondis. Laurel est un homme qui n'accepte pas la situation aussi facilement que le Passeur le voudrait. A par nier, vouloir partir, et avoir ses petites erreurs rappelées par le Passeur, on en sait pas plus sur ce personnage au final. Tout comme le Passeur, nous n'en savons pas plus également sur lui, si ce n'est qu'il est là pour attendre que Laurel passe de vie à trépas.

Mais dans l'ensemble, cette nouvelle est plutôt bien écrite et se laisse lire, tant l'écriture de l'auteur est fluide. Il n'y a pas de fautes, la syntaxe est bonne, on arrive très vite à la fin sans avoir vu les pages défiler. Mais pour ma part, c'est tout ce que je peux ressortir de cette lecture.

En bref, une petite histoire qui se laisse lire, mais qui ne ma pas plus touchée que ça.

Merci au forum Au coeur de l'Imaginarium et aux éditions House Made of Dawn pour ce partenariat.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 5 Juin - 8:57

L'entretien, d'Antoine Gaïani

Critique de Maliae

Cette histoire m’a autant plu de par son style que son déroulement ou son héros. Je l’ai trouvé bluffante.
L’écriture est très prenante, j’ai vraiment apprécié le style de l’auteur, tout en humour, une fois les premières lignes lues je me suis retrouvée plongée dans l’histoire. Malgré son caractère un peu étrange (ou bien à cause de ?) je me suis attachée à Laurel Montant (aucun lien avec.), il était drôle, sans le faire exprès, il m’a paru totalement décalé. Il semble avoir du mal à comprendre le second degré, il est très terre à terre, ça m’a amusé.
Laurel Montant va à un entretien, un entretien qui va se dérouler de façon bien étrange pour lui. Si j’ai assez vite compris les tenants et les aboutissants de cet entretien, en revanche, je ne m’attendais pas du tout à la suite. L’histoire est pleine de rebondissements, ne nous laissant guère le temps de nous ennuyer, déjà parce que c’est drôle et ensuite parce que c’est mystérieux. Lors de cet entretien, on en apprend plus sur la vie de Laurel Montant, sur sa femme, sur son ami. En plus de donner vie à Laurel, les détails parsemés dans l’histoire seront important pour la suite.
On se pose des questions : pourquoi est-ce que cet entretien est aussi bizarre ? Quel est l’étrange personnage qui participe aussi à l’entretien avec Laurel ? Pourquoi est-ce que sa présence ne dérange pas Peter Prite ?
Peter Prite, le recruteur est un personnage assez intéressant, il fait partit du mystère. Un patron qui pose des questions étranges pour un entretien, qui parait en savoir plus qu’il ne le devrait. Qui est réellement cet homme et que veut-il ? Je l’ai trouvé à la fois rassurant pour sa bonhomie, son humour, et en même temps inquiétant à cause de son côté inquisiteur et du mystère qui plane autour de lui.
Je ne me suis pas vraiment attachée à ce personnage, à cause, sans doute, de son rôle dans l’histoire – je ne peux en dire plus sans risque de spoiler – mais il est intrigant.

J’ai deviné assez tôt pourquoi cet entretien était aussi étrange, mais la suite, je ne m’y attendais pas du tout. La fin m’a réellement surprise, je me suis laissée avoir et c’est bien évidemment le but de l’auteur qui nous guide sur des fausses pistes, nous embrouilles.
La dernière phrase de la nouvelle m’a cependant laissé perplexe, je ne suis pas sûre du sens qu’il faut lui donner. Selon moi, elle laisse une ouverture sur la suite, et je préfère imaginer que les choses vont s’améliorer.

Une nouvelle très accrochante donc, on se laisse entraîner par le style d’écriture et par le personnage de Laurel Montant auquel on s’attache, pour son côté décalé. On y retrouve de l’humour, du mystère, des rebondissements, des événements plus tristes, une fin surprenante. Tout ce qu’il fallait pour me plaire, et ça a fonctionné. J’ai adoré.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 1 Aoû - 7:24



Le Grippeminaud, de Norman Jangot





Les SDF du métro parisien sont devenus la cible d'un monstre inédit : Le Grippeminaud. Il traque et viole les laissés pour compte à travers les couloirs du métro.

Sa quête : les maladies de peau, les odeurs insoutenables, la crasse et la souillure.

Sa folie l'emmènera toujours plus loin, toujours plus en profondeur dans les couloirs sombres et déserts, à la recherche de son Graal : l'homme au masque d'aluminium, qui semble dissimuler la pire des maladies contagieuses.



Un thriller à l'humour noir et dérangeant qui nous plonge dans la tête d'un sociopathe urbain, méthodique et redoutable.


  • Genre : horreur

  • Nombre de pages : 57

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Sam 1 Aoû - 7:26

Le Grippeminaud, de Norman Jangot

Critique d'Aelynah

Pour ce partenariat j'ai voulu tenter les écrits des éditions House made of Dawn qui semblent sortir des sentiers battus de mes lectures habituelles.
Me voici donc entamant le grippeminaud de Norman Jangot.
Le sujet en lui-même déjà est assez particulier puisqu'il parle d'un criminel violeur de SDF attiré par leurs odeurs et sécrétions corporelles, leurs maladies de peau ou leur crasse imprégnée.
J'étais donc à la fois mitigée et curieuse de découvrir cette nouvelle d'une cinquantaine de pages et surtout la plume de son auteur.
Autant j'ai hautement apprécié le style fluide et entraînant de Norman Jangot et ses descriptions réalistes autant je me suis parfois sentie aussi mal à l'aise que le Parisien coincé en pleine cohue dans ce métro bondé.

Je ne sais comment expliquer ce mélange bizarre d'impatience et de dégoût que j'ai expérimenté tout au long de ma lecture.
Impatience de suivre ce grippeminaud, violeur de SDF et féru de maladies corporelles, d'odeurs nauséabondes et de crasse et en même temps les descriptions, les images qui surgissaient dans ma tête à la lecture des phrases et des mots de l'auteur me renvoyaient une sensation de nausée et de dégoût.
Si le but était de choquer l'odorat et l'imagination du lecteur, Norman Jangot a hautement réussi son coup.
On ne peut rester insensible à la lecture de cette nouvelle.
Le grippeminaud est l'image d'un homme perverti et avide de lexomil comme un gourmand de chocolat. Il vit dans son monde et semble à la fois réaliste des risques qu'il prend à côtoyer ces maladies, ces corps putrides et à la fois attirés par eux comme un papillon par la lumière tel un drogué.
Sa recherche de la victime absolue, de celle qui sera l'apothéose de sa jouissance le tire en avant vers des risques toujours plus grands. Pourtant il semble ne pas en tenir compte, obnubilé par celui qu'il a croisé un matin dans cette rame, celui qui en un instant a transformé sa vie de grippeminaud. Car il est là, il le veut et est prêt à tout pour le trouver.
Comme il le dit lui-même :"...Je me dirige vers mon paquet cadeau, mon fantasme, la clef de voûte de ma révulsante lubie, mon point d'orgue macabre et pestilent, le Saint-Graal de la mort et de la maladie, le nirvana des bubons infectieux et la quintessence de la déchéance humaine s'offrant à moi sur un plateau d'argent, à la lueur des flammes des bougies..."
C'est donc un personnage qui nous trouble par ses besoins et ses désirs hors du commun et, je l'avoue, assez incompréhensible pour la femme que je suis.
Pourtant la plume de l'auteur réussit à nous le rendre intéressant. On le suit jusqu'au bout, jusqu'à ce final qui va nous laisser sans voix et en même temps hilare. Quelle ironie !!!

Ce ne sera pas une nouvelle que je relirai comme je le fais souvent de mes autres lectures. Trop de choses m'ont dérangé, dégoûté, choqué dans ce récit pour me laisser un goût de reviens-y.
Pourtant malgré cela je ne regrette pas cette découverte. Elle me permet de me rendre compte que certains auteurs sont capables de nous faire ressentir des choses autres que la joie, l'humour ou la beauté. Et que cette laideur sait elle-aussi parler au lecteur et le faire réagir.
Merci pour cette lecture dérangeante qui m'a fait ressentir des sentiments encore inconnus.
Je vous conseillerais tout de même de ne pas la mettre entre toutes les mains mais ce n'est qu'un avis de timorée face à un style décalé et importun

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Mer 21 Oct - 5:54



Rédemption, de Géraldine Blondel





Ce mois-ci, pour la rentrée littéraire, nous proposons à nos lecteurs un exercice de style particulièrement réussi. Géraldine Blondel a fait le pari de retranscrire le légendaire tueur de Whitechapel dans un cadre de Science-fiction. Le résultat est excellent et inattendu. Un petit résumé ci-dessous :


"Ce qui restait de l'humanité s'est entassée dans le vaisseau spatial Rédemption, en quête d'une planète habitable. La béta-Syphillis fait rage et le vaisseau aura bientôt épuisé toutes ses réserves. C'est dans ce climat tendu et chaotique qu'une série de meurtres ignobles survient dans les rues de Whitechapel, le district des laissés pour compte et des malades au stade terminal."


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : 40

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Mer 21 Oct - 5:55

Rédemption, de Géraldine Blondel

Critique d'Aelynah

Mon précédent ouvrage des éditions House Made of Dawn m’avait laissé un goût amer en bouche, par son côté dérangeant. Mais qu’à cela ne tienne je ne voulais pas m’en tenir là et ai donc décidé de réitérer avec un autre de leur roman semble-t-il plus « classique ».

Géraldine Blondel a fait le pari de retranscrire le légendaire tueur de Whitechapel dans un cadre de Science-fiction.
La Terre n’est plus et le salut de l’humanité se trouve à bord d’un unique vaisseau, le H.M.S Redemption. Trois générations déjà naviguent vers un avenir incertain et l’espoir d’une nouvelle planète habitable.
Hélas les vicissitudes de la vie ont touché durement un quartier de ce vaisseau, Whitechapel au travers d’une maladie, la bêta syphilis. Le corps est d’abord touché puis l’esprit et la folie guette les victimes de cette tragique épidémie de luxure.
Moitié époque victorienne, moitié science-fiction ce roman nous entraîne dans le quartier malfamé de Whitechapel, lieu de débauche et de stupre où sont enfermés les malades de la bêta syphilis. Impossible d’en sortir ou d’y entrer.
Ils sont la lie de l’humanité, ils sont parqués ici et continuent leur vie tels leurs ancêtres du même quartier des années 1900.
Même si au départ le mélange m’a surprise, je me suis rapidement prise au jeu et au fil de l’histoire.
On oublierait presque que nous sommes à bord d’un vaisseau spatial lorsque nous suivons l’enquête de l’inspecteur Abberdine dans le quartier de Whitechapel. Car des crimes atroces y ont été commis, un assassin cruel et sanguinaire égorge et éventre ses victimes et laisse les corps telles des scènes macabres de tableaux sanglants.
Puis comme un contraste étonnant l’auteure nous transporte dans l’autre partie du vaisseau, celle où vivent les nantis, où le ciel est toujours bleu, où se trouvent le poste de pilotage et sa majesté la Reine Victoria.
La plume de l’auteure est telle que ses descriptions suffisent à nous imprégner de l’ambiance glauque et nauséabonde de Whitechapel ou au contraire de celle plus nette du poste de pilotage sobre et proche de l’immensité de l’espace grâce à cette coupole de verre.
Au travers de l’œil du peintre ou de l’auteure nous découvrirons la beauté au cœur des miasmes pollués (laissez-vous guider vers les hauteurs de la chapelle) ou la laideur sous couvert de propreté impeccable (honte à ces hommes nantis exempts de pitié).
Même ainsi, aux confins de l’espace, la race humaine a su encore mettre en place des clivages sociaux. Alors que ces quelques poignées d’hommes et de femmes sont ce qu’il reste de l’humanité, l’auteure nous dépeint une société que rien ne change :
des pauvres qui subissent les affres des maladies et des crimes dans les bas fonds et les nantis qui, sous couvert de les plaindre et de vouloir voir stopper les crimes, se délectent au contraire des images horribles et insoutenables des victimes.

Pourtant même si l’enquête avance plutôt vite, même si l’assassin va être rapidement mis hors d’état de nuire (la nouvelle ne fait tout de même que 40 pages), même si au final nous connaissons déjà l’histoire, l’auteure a su y ajouter un élément qui va nous mener vers un final particulièrement génial et emphatique.
Car oui, cette fin m’a surprise et transportée. Je ne savais à quoi m’attendre et au vu du contexte mi-victorien, mi-SF j’émettais quelque doute quand à une sortie convaincante. Et ce fut là mon erreur.
Tel la fin du grippeminaud de Norman Jangot, l’ironie de la chute nous sort des sentiers battus et nous laisse un sentiment assez complexe au cœur, un mélange de rire et de désespoir qui donne son cachet inattendu à ce récit.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Mar 15 Déc - 9:39

Rédemption, de Géraldine Blondel

Critique de Malka

Géraldine Blondel, avec cette nouvelle Rédemption, retranscrit l’histoire de Jack l’éventreur dans une intrigue de science fiction. En effet, si elle reprend les ficelles de l’histoire que nous connaissons déjà, elles s’inscrivent dans les subtilités d’enjeux futuristes.
Le titre en est la preuve, puisque « Rédemption » est le nom porté par le vaisseau qui mène le reste de l’humanité en quête d’une nouvelle planète d’adoption. Si l’auteure réussit à entremêler les deux intrigues, celle des meurtres reste très classique et la dimension Sf, même si essentielle, un peu trop discrète.

Sur le vaisseau, la vie s’organise selon l’époque victorienne. On y retrouve la reine Victoria et le quartier de Whitechapel. Dans ce quartier de misère sont regroupés les personnes atteintes d’un virus virulent qui les atteint physiquement, mais aussi mentalement, les menant à la démence. Ils y sont traités comme des monstres. Si on entre dans Whitechapel contraint et forcé par la maladie, on n’en ressort jamais, ou tout du moins théoriquement. Sauf que l’éventreur, « le boucher », nargue la police et l’inspecteur Abberline, en y circulant selon son bon vouloir pour y perpétuer ses horribles meurtres.

L’auteure fait le choix de découper sa nouvelle en différentes parties rythmée par les tableaux de scènes de crimes fort bien décrits. On retrouve entre les deux la position de la reine, donc les enjeux politiques, les discussions et réflexions de l’inspecteur, donc les enjeux de l’enquête et des incursions de l’assassin dont on perçoit la démence et la haine de l’humanité à travers ses lettres. Certains passages concernent un peintre, observant le poste de pilotage et on peine à comprendre l’intérêt de ceux-ci avant la fin de la nouvelle. Fin d’ailleurs tout à fait ironique et fort bien adaptée.

Dans "Rédemption" , on ne se pose pas sur un personnage en particulier, oscillant entre eux, comprenant les enjeux, mais difficile de s’impliquer en tant que lecteur. De plus l’intrigue reste peu originale, aurait pu être plus impliquée dans la dimension SF et s’introduire un peu plus dans Whitechapel et ses quartiers, car l’idée de la maladie ravageant ses habitants était bien pensée.

Le style fluide et soigné et de bonnes idées rendent la nouvelle agréable et intéressante, mais il lui manque un peu de profondeur.
Je lirai avec plaisir d’autres écrits de l’auteure, car cette nouvelle me semble tout à fait prometteuse.
Merci au forum Au cœur de l’Imaginarium et aux éditions House made of dawn pour ce bon moment de lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Jeu 17 Déc - 10:48



De Monstrorum Natura, de Sylvain Lamur





La panique a gagné la ville depuis qu'un monstre aquatique difforme s'attaque à ses habitants.
C'était sans compter sur Lili Swamp, jeune femme dont le culot n'a d'égal que son charme magnétique.
Accompagnée de l'inspecteur Owens Owens, ils tenteront de découvrir l'origine de cette bête infâme qui terrorise la population.

Sylvain Lamur nous plonge dans un univers teinté d'éléments Steampunk où le surnaturel n'est jamais très loin. Ce livre fait suite à "Le sens de la vie".


  • Genre : science-fiction

  • Nombre de pages : 50

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Jeu 17 Déc - 11:01

De Monstrorum Natura, de Sylvain Lamur

Critique d'Aelynah

J’ai découvert les éditions House made of Dawn grâce au forum Au cœur de l’Imaginarium, d’abord frileusement au travers des écrits glauques et angoissants de Norman Jangot puis de façon plus fantastique grâce à Géraldine Blondel. Je ne pouvais donc pas passer à côté de mon genre favori : le Steampunk et de cette nouvelle de Sylvain Lamur.
Le problème avec le Steampunk, c’est que l’on aime et l’on dévore ou l’on n’accroche pas du tout.

Ici je l’avoue je n’ai pas mis longtemps à connaître mon avis, outre que la nouvelle est courte mais elle est aussi fascinante par son contexte et ses personnages. Vous l’aurez deviné : j’ai adoré, à tel point que ses 85 pages ont été lu d’une traite et sans souffler en moins d’une heure.
C’est donc un récit captivant à mi-chemin entre le fantastique et les films de série B de notre enfance. Et je ne suis pas négative lorsque je dis cela car j’adorais ces films aux monstres laids, glauques à souhait qui semblaient à la fois horrifiques et drôles.
L’héroïne, Lili Swamp est atypique et fascinante de par son pouvoir sur les hommes, les femmes aussi parfois. Elle les aguiche, les séduit, d’un sourire, d’une œillade et le désir fond sur eux et les étourdit. Mais elle en paie aussi le prix. Un désir parfois plus violent encore l’étreint car un démon intérieur semble la pousser à la luxure parfois dans l’opulence, parfois dans le sordide.
De temps à autres, Lili parvient à le dominer mais souvent sa faiblesse sonne le glas de ce qui aurait pu être une vraie relation. Dans ces cas-là, elle se déteste, se déprécie, nous entraîne dans sa déchéance et pour oublier se noie dans l’alcool.
C’est un personnage torturé, et pourtant bizarrement attachant que la suite du récit va nous amener à plaindre, à envier un peu aussi mais surtout à suivre avec frémissement.
Après avoir quitté Trihéne où de malencontreux événements s’étaient produits et sont le sujet d’une autre nouvelle Steampunk de Sylvain Lamur, voici donc Lili dans cette nouvelle ville.
Là encore l’insécurité règne, mais pas seulement dans les bas-fonds, car des attaques ont eu lieu et de nombreux meurtres sont à déplorer. Des témoignages peu fiables parlent de monstres, de créatures marines telles des poulpes dorés ou des crapauds géants. On peut d’ailleurs observer en début de fascicule une illustration de ce à quoi semblait ressembler les fameux poulpes dorés géants.
Mais me direz-vous, que vient faire Lili là-dedans ?
Simplement qu’au sortir de sa toute récente et mémorable cuite d’oubli et de dégoût d’elle-même, la police la réveille, groggy et encore nauséeuse sur les bords du fleuve, mais surtout entourée de quatre cadavres mutilés.
C’est le début d’une rencontre, d’une recherche mais surtout pour le lecteur d’un besoin d’en découvrir toujours plus.
Sylvain Lamur nous entraîne ici dans une enquête policière qui, si comme moi, vous n’avez pas eu l’occasion de découvrir sa plume dans sa nouvelle précédente « Le sens de la vie » va vous faire découvrir son monde Steampunk et décalé. Même s’il est fait référence une fois ou deux au passé évoqué dans la nouvelle précédente, le lecteur ne se sentira pas déphasé et suivra sa lecture sans même être dérangé. Tout au plus, une fois les dernières pages tournées aura-t-il envie d’en lire plus et de se tourner vers cette autre récit pour satisfaire son besoin d’informations sur divers personnages que nous allons croiser.
De mon côté je n’ai pas réussi à lâcher le récit de la première à la dernière page. Je l’ai dévoré en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire. J’ai été fascinée par cette héroïne fragile et au caractère pourtant bien trempé, qui va découvrir, à travers les épreuves, que sa faiblesse peut-être une force...

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 15 Jan - 10:58



Journal d'une infection, de Roman H Grey





Les zombies de Roman H.Grey ne mangent pas de cervelle humaine en avançant les bras tendus. Ils sont complètement ancrés dans la réalité et donc bien plus tragiques.



Le ZCV, nouveau virus sexuellement transmissible transforme ses victimes de manière pernicieuse, autant physiquement que psychologiquement.



L'ombre du sida rôde sur ce texte incisif et personnel qui offre une version fraîche du genre zombie.


  • Genre : horreur

  • Nombre de pages : 35

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 15 Jan - 11:02

Journal d'une infection, de Roman H Grey

Critique de Malka

Journal d’une infection est, comme l’indique le titre, le journal intime d’un malade. Le narrateur nous présente donc au fil du temps (à la première personne) l’évolution de sa maladie, ses symptômes, sentiments et émotions. Cette maladie s’avère bien spéciale puisqu’elle transforme les infectés en zombies. Pourtant, elle fait partie intégrante de la société: à l’hôpital, un service et des traitements spécifiques y sont consacrés. On dépiste le virus (qui est en fait une MST). On traite et soigne, dans la mesure du possible, les infectés. Les malades ne sont pas pour autant bien acceptés par la société, et plutôt rejetés et marginalisés.

Notre narrateur apprend la nouvelle de sa maladie et passe vite du choc de la nouvelle, à la culpabilité, la colère et la honte, mais c’est une maladie qu’il a déjà affronté, car vu évoluer chez un de ses proches. Il sait que sa vie va changer, anticipe et prépare la suite des événements. La description de ses sensations et émotions se mettent en place naturellement, progressivement.

L’auteur se penche donc plus sur l’infecté (le narrateur) que sur l’infection en elle-même. Le narrateur aborde avec précision les symptômes auxquels il a déjà assisté et auxquels il va devoir faire face.
L’aspect surnaturel n’est donc pas vraiment exploité et aurait peut être pu l‘être un peu plus, pour donner du piment au récit.
On apprend à connaître le personnage au fil du temps et de son journal, sa vie et sa situation familiale tendue. Le point de vue n’en est pas pour autant innocent pour le déroulement de l’intrigue et s’avère original. Il propose un traitement différent, plus humain, intime et moins spectaculaire, du phénomène de « zombification ». Le processus détaillé apporte un éclairage sur le vécu, sur le phénomène en lui-même. Par contre, la nature de la transmission, les ravages, la honte des infectés et le rejet de la société, les difficultés et douleurs engendrées par le traitement fait tristement penser à un virus de notre réalité.

Au fil des pages et du journal, on assiste au dégoût, aux angoisses du malade ainsi qu’aux changements dus à la maladie. Les secrets de familles se révèlent également et on en apprend un peu plus sur la personne que le narrateur a perdu.
Malgré les tensions qui l’opposent à ses parents, il décide de les revoir avant que les symptômes soient trop présents. Conscient de sa haine pour son père qui s’amplifie, il ne sait si elle est liée à la maladie ou à un agacement véritable. On comprend pourtant la vérité et le lien entre les secrets de famille et la perte de la personne qui lui était chère. Les pièces du puzzle se mettent en place.

Le récit bien mené et le style fluide rendent la lecture du récit agréable, malgré sa gravité. On compatit aux angoisses du personnages, entre des souvenirs pénibles, un présent douloureux et des perspectives d’avenir peu réjouissantes.
Passée la surprise du point d’attaque adopté pour évoquer l’infection et les zombies, on plonge facilement dans l’histoire.
De plus, le narrateur alterne son récit sur ses états d’âme, son quotidien et les contraintes de son travail : il est un célèbre scénariste et garde en tête de finir sa tâche, tant bien que mal. Il l’achève et termine son journal par la même occasion. La fin arrive ensuite très logiquement. On l’attend avec le narrateur et l’accompagne jusqu’au bout de son voyage.

Je remercie le forum « Au cœur de l’Imaginarium » et les éditions « House Made of Dawn » pour cette agréable lecture.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Jeu 17 Mar - 9:01



Dents, de Milan Nova





Quand Augustin apprend qu'un oncle éloigné lui a légué une exploitation viticole, le Domaine du Loup Noir, il n'hésite pas une seule seconde.
La vie londonienne ne le satisfait plus et il a besoin d'un nouveau projet dans sa vie.



Mais une fois arrivé à Lorient-sous-les-pins, un minuscule village perdu dans les collines, il s'apercevra vite que son oncle lui a légué bien plus qu'un vignoble.



Et tous les héritages ne sont pas bons à prendre...


  • Genre : fantastique

  • Nombre de pages : 57

  • Format : numérique





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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Jeu 17 Mar - 9:04

Dents, de Milan Nova

Critique d'Aelynah

Les éditions House Made of Dawn m’ont habituée à des récits intenses qui font froid dans le dos de la petite froussarde que je suis. J’aime me faire peur et j’avoue que cette fois encore, le scénario concocté par Milan Nova a su trouver le chemin pour me satisfaire.

Ce récit a tout d’abord le bénéfice d’une forme surprenante et peu habituelle puisqu’il s’agit d’un récit épistolaire.
Augustin a quitté la vie londonienne trépidante mais mauvaise pour sa santé pour un petit coin perdu dans les montagnes, Lorient-sous-les-pins. Il compte y reprendre une exploitation laissée à l'abandon depuis le décès de leur oncle et si possible la faire revivre et fructifier.
Ce sont donc ses lettres qu'il écrit à sa sœur Elisabeth qui vont nous permettre de suivre au fil des jours et des événements ses sentiments profonds, ses angoisses et ses espoirs.
L'auteur a su dans chaque lettre y placer de façon simple et directe les émotions d'Augustin, sa joie tout d'abord d'avoir quitté Londres pour ce petit coin agréable et accueillant de campagne, son émerveillement de la vie simple et saine de la vallée mais surtout son étonnement devant l'entraide et la cohésion qui semble exister dans ce petit village de Lorient-sous-les-pins.
Après avoir vécu dans une grande métropole, c'est plus qu'un changement de vie qu'il expérimente, c'est tout un monde différent et nouveau qu'il s'apprête à découvrir à sa plus grande joie ou son pire cauchemar.
Le fait d'écrire à sa sœur lui permet de mettre plus facilement des mots sur des émotions qu'il aurait rejetées autrement par pure fierté.
La peur, la tension, les sensations profondes d'instinct du danger et de survie semblent resurgir à côtoyer cette maison entourée d'une nature presque in-touchée de l'homme. Pour preuve cette forêt profonde et quasi impénétrable qui jouxte le domaine. Elle dégage des relents de majesté et de sauvagerie digne d'un roman de Faérie.
La maison elle-même semble disposer de ses secrets avec parcimonie, de façon à garder l'intérêt d'Augustin au plus haut, mais aussi une tension palpable.
Il devient paranoïaque, peureux, presque superstitieux. La montée en puissance de ces sentiments est parfaitement décrite dans ses lettres à Elisabeth. Il l'interpelle même parfois, tellement il se sent seul. Ses lettres deviennent alors une logorrhée d'émotions et de sentiments exacerbés par la solitude et l'isolement du lieu. Seul dans sa vallée, le citadin redevient irrationnel et influençable.
La nature et la météo en rajoutent encore une couche avec des orages dignes d'une fin du monde, des bruits dans la nuit qui semblent se réverbérer dans toute la vallée.
Ajoutons à cela l'isolement total, l'auteur a une plume magistrale pour poser son ambiance.
Sentez-vous ce frisson qui vous traverse la colonne à l'énoncé d'un courant d'air frais sortant d'un lieu noir et profond ?
Imaginez-vous la crispation nerveuse d'Augustin autour de la seule source de lumière qu'il détienne au sein de cet environnement hostile?
J'y ai rajouté un contexte personnel régional pour amplifier mon implication dans le récit : une bonne soirée de tempête bretonne, pluie battante contre les volets et bourrasques à tordre les arbres.
Comme quoi, il n'y a pas à dire une bonne ambiance amplifie parfois des sensations déjà grandement favorisées par la plume de l'auteur imaginatif.

C’est donc un récit particulièrement bien tourné, sombre et sous tension que j’ai découvert là et qui m’a tenu en haleine et sous pression le temps de ses 57 pages, qui je vous assure paraissent alors bien plus longues qu’elles ne le sont réellement, plongée dans la lecture et l’ambiance.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Ven 15 Avr - 8:16

Journal d'une infection, de Roman H Grey

Critique de ninik

Journal d'une infection raconte, comme son nom l'indique, l'évolution d'une maladie : le narrateur, atteint d'un virus qui transforme les gens en zombies, relate dans un journal l'évolution de la maladie, sa vie, ses sentiments, ce qui lui passe par la tête.
Il s'agit d'une pandémie transformant la victime en zombie, mais, derrière cela, l'auteur, Roman H. Grey parle du sida. En effet, la maladie est sexuellement transmissible, et rend les gens agressifs, les paralysant lentement jusqu'à ce qu'ils attaquent les gens. Mais elle leur donne aussi une envie frénétique de sexe, les poussant à ne pas utiliser de protection. A cela s'ajoutent des personnes qui souhaitent avoir des rapports avec les infectés et, depuis peu, un traitement existe, forçant à prendre un grand nombre de pilules tous les jours, l'équivalent de la tri-thérapie, mais la médication est souvent pire que le mal lui-même (vomissements, nausées, apathie étant parmi les effets secondaires).
Au travers de l'évolution de l'infection, le narrateur nous parle de son succès professionnel (il est auteur de série télé anglaise), de sa haine de ses parents, qui ont banni son frère parce qu'il était homosexuel, et des souvenirs douloureux en rapport avec le dit frère. En effet, il a lui aussi succombé à cette maladie, avant que le traitement n'ait été vraiment efficace.
Journal d'une infection est une lecture agréable, mais est trop court pour déployer les thématiques qu'il voudrait mettre en place. Cette comparaison avec le sida, la vision de l'homosexualité par les autres, la place des infectés dans la société, les difficultés du traitement, tout cela est hélas survolé, alors que chaque thème aurait mérité d'être creusé et, dans le cadre d'un roman à part entière (Journal d'une infection, appartenant aux courts lettrages de House Made Of Dawn, est une nouvelle). Il aurait pu être une grande œuvre, du type des films de George Romero qui, sous-couvert du fantastique zombiesque, pointent du doigt les dérives de notre société.
Hélas, le format de l'ouvrage oblige à aller très vite, et ne s'appesantit sur rien. A cela s'ajoute que le narrateur n'est pas particulièrement sympathique, et il est difficile de ressentir de l'empathie pour lui. Là encore, avec un format plus long, il aurait été intéressant de prendre le temps de s'attacher un peu à lui, de découvrir son heure de gloire, jusqu'à la faute fatidique qui le conduit sur le chemin de la déchéance zombiesque, ainsi le lecteur ne ressent pas particulièrement de peine en lisant l'évolution de l'ouvrage, même s'il comprend la haine pour ses parents et sa tristesse, sa culpabilité.
L'auteur ne semble pas vraiment intéressé par les zombies, car le traitement empêche que le narrateur se décompose et, encore une fois, le zombie de l'oeuvre n'en est pas vraiment un, mais plus un malade d'une infection genre « sida », ce qui empêche le côté horrifique d'être développé.
Au final, Journal d'une infection se lit vite, mais son format empêche les ambitions de l'auteur, et l'histoire se retrouve coincée dans un carrefour sans savoir quelle direction prendre et finalement n'en prenant aucune. Cela se révèle dommage, mais n'empêche pas le livre de se lire vite et sans déplaisir.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Dim 17 Avr - 8:08

Rédemption, de Géraldine Blondel

Critique de ninik

Avec Rédemption, Géraldine Blondel se lance dans un postulat des plus intéressant : positionner l'histoire de Jack l'Eventreur dans un vaisseau spatial, dernier refuge de l'humanité à la recherche d'une planète habitable. Hélas, en mélangeant ainsi Jack l'Eventreur et une version spatiale de Snowpiercer, le tout dans une courte nouvelle (le récit fait partie des courts lettrages de House Made Of Dawn), Rédemption rencontre les mêmes problèmes que Journal d'une infection, à savoir des thématiques bien trop vastes pour le format court, qui empêchent l'auteure de les creuser et l'obligent à survoler son récit. Il en devient certes pas déplaisant à lire, mais il ne restera pas dans les mémoires.
Et c'est dommage, tant, avec Rédemption, les clés pour un roman dense et passionnant étaient présentes. Géraldine Blondel écrit plutôt bien, sa plume fluide permettant de s'investir dans son récit, et elle sait décrire des meurtres assez abominables. Les thématiques esquissées sont intéressantes. L'auteure nous parle donc de cette béta-syphillis, maladie du corps et de l'esprit mettant White Chapel en quarantaine, une chapelle étant devenue un asile pour les malades, enfermés en ces lieux. Cependant, la quarantaine fuit de partout, et l'auteure nous décrit aussi une noblesse dégénérée, un peintre cherchant à retranscrire, dans ses peintures, l'horreur qu'est devenue l'humanité, et une masse populiste qui se jette sur les histoires de Jack l'Evntreur pour se repaître du sang et oublier sa condition miséreuse. Ainsi, le paysage dépeint dans Rédemption aurait pu, s'il avait été plus développé, représenter une version dégénérée de notre monde. Et tout cela aurait pu être exacerbé par l'identité et les motivations du tueur qui, grâce à sa vision artistique pervertie (et en cela il n'est après tout que le reflet sombre de notre peintre), cherche à pointer du doigt la maladie que représente à ses yeux la race humaine.
Oui, Rédemption aurait pu être un grand livre, si Géraldine Blondel avait plus creusé ses personnages (le peintre, pourtant essentiel, n'est qu'esquissé, et sa participation à l'enquête un peu trop facile) et surtout son enquête. Mais Rédemption étant une grosse nouvelle, l'auteure nous présente des chapitres courts (notés en tableaux) qui décrivent chaque meurtre, le questionnement des enquêteurs, ou les messages laissés par le tueur. Mais l'enquête ne progresse pas (jusqu'à une grosse ficelle finale qui conclut bien trop rapidement le récit) et, au final, le lecteur tourne les pages sans vraiment ressentir ou s'immerger dans le récit.
Le sentiment de ce qu'aurait pu être l'ouvrage déçoit tout particulièrement, mais Rédemption reste une histoire qui se lit vite sans déplaisir. Elle aurait juste mérité mieux.

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MessageSujet: Re: [Editeur] House Made Of Dawn   Dim 19 Juin - 8:49

Dents, de Milan Nova

Critique de ninik

Avec Dents, Milan Nova voulait sans doute rendre hommage à tout un pan de la littérature horrifique, dont le plus célèbre représentant est l'immense Howard Phillips Lovecraft. Hélas, rendre hommage n'implique pas forcément de cumuler les clichés, et il manque à Dents une véritable identité, une certaine forme d'originalité, et, au bout de deux pages, le lecteur un tant soit peu connaisseur de la littérature prise en exemple est capable de prévoir le déroulement, étape par étape.
Le style littéraire est épistolaire, voyant donc un homme raconter ce qui lui arrive via une série de lettres adressées à sa sœur, restée à Londres, alors que lui est venu prendre possession d'un domaine viticole appartenant à son oncle et situé dans un coin de la France profonde. On y retrouve le côté agréable et les travers, qui ressortaient de ce genre de récit écrits par Lovecraft, à savoir le héros, menacé de mort, qui s'enferme juste pour terminer sa lettre (« je les entends à la porte, ils cherchent à entrer, je n'ai plus beaucoup de temps »). Bien entendu, tout comme chez l'auteur de Providence, ce n'est pas forcément rébarbatif, car cela s'inscrit dans le genre littéraire, et se révèle plus un détail amusant qu'autre chose.
La prévisibilité ambiante est, elle, beaucoup plus gênante, tous les clichés se retrouvant dans ce court récit (il s'agit d'un court lettrage de House Made Of Dawn Editions). Le grand domaine abandonné, entouré par la forêt, le héros citadin plongé dans la solitude entendant des bruits étranges et croyant devenir fou, les habitants bizarres appartenant à une secte (On pense immédiatement aux Profonds de Lovecraft) qui, s'ils n'ont pas de mutations physiques, parlent une langue inconnue et obéissent à des lois anciennes, le guide bas du front et mystérieux et, bien entendu, le dieu ancien résidant là.
Ce cumul de clichés agace assez rapidement. Cependant, Milan Nova écrit plutôt bien (dommage que quelques coquilles restent présentes), et arrive assez bien à s'adapter au style épistolaire. Dents est assez court, et le style reste assez fluide et parvient assez bien à nous plonger dans la psyché du personnage et, ainsi, il n'est pas dur de tourner les pages et de dévorer rapidement Dents, sans déplaisir aucun. Hélas, il sera très vite oublié, manquant par trop d'originalité pour convaincre.

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